Ecoutez l’émission du 30 aout 2010
Dans son premier roman Pourvu qu’elle soit rousse, Stéphane Rose tente de se délivrer de son obsession pour les femmes rousses. Sous la forme d’un journal de bord, ce livre raconte avec sincérité, ironie et surtout une remarquable liberté de ton et d’esprit, la quête effrénée du jeune héros, qui à travers des rencontres successives veut percer le secret de « la rousseur », ou plutôt de son désir, animal pour l’odeur, la peau d’albâtre et le caractère atypique … des rouquine !
Émaillé d’une réflexion sociologique et de références historiques, picturales et littéraires … cet ouvrage est instructif, drôle, décomplexant et assez excitant, il faut bien le reconnaître !
Rencontre avec Stéphane Rose qui a accepté de venir passer une heure au micro d’Aligre FM. Celui dont vous pouvez entendre la voix en cliquant sur le lien ci-dessus est aussi le fondateurs de plusieurs évènements dont « les Gérards de la télévision« , « le prix de l’inaperçu » et la revue interactive en ligne « l’autre sexe« .
Ecoutez l’émission du 12 juillet 2010
Rencontre avec Woudi, artiste qui travaille actuellement sur une œuvre en liaison avec les habitants de Belleville, qui sera présentée en octobre à la Maison des Métallos. Woudi est également cofondateur, avec Isabelle Tat, de la compagnie des Colis-Bruits, qui développe des projets artistiques associant la musique, la danse et les arts plastiques et dans lesquels l’ouverture au monde extérieur a toujours été au centre des préoccupations. Lire la suite
Ecoutez l’émission du 12 juillet 2010
Depuis plusieurs années, les permanences de La Cimade se font écho du labyrinthe administratif dans lequel se perdent ceux qui demandent un visa pour pouvoir venir en France. Cependant à cause de l’opacité qui règne sur les pratiques des consulats, lointains et méconnus, il est devenu très difficile d’orienter les étrangers en proie à cet univers kafkaïen. La délivrance des visas constitue pourtant aujourd’hui un outil essentiel de la politique d’immigration française. En 2009, La Cimade a donc lancé une campagne d’observation dans six pays différents (Ukraine, Turquie, Maroc, Algérie, Sénégal, Mali) afin de dresser un état des lieux des pratiques consulaires, comprendre l’impact des dernières évolutions législatives en la matière et pouvoir apporter des propositions concrètes d’amélioration au dispositif en place. Si le rapport d’observation dresse un constat très critique des pratiques de ces administrations méconnues, il dévoile aussi les grandes disparités existantes entre les différents consulats et rend compte d’une réalité plus hétérogène que ne le laisseraient penser les forts taux de délivrance de visa brandis par le ministère de l’immigration. Cécile Poletti, la déléguée nationale de la CIMADE en Île de France, qui est allée en mission au Mali dans le cadre de cette enquête, nous parle, entre autre, des constats saisissants qu’elle a pu faire devant le Consulat français de Bamako et d’une France dont l’image est largement ternie, à l’étranger à cause de l’humiliation que son administration fait subir aux demandeurs de visas.
Ecoutez l’émission du 28 juin 2010
Rencontre avec Blaise Merlin, fondateur du festival Musiques & Jardins, qui invite les publics de tous âges et de tous bords à arroser les oreilles curieuses, passionnées et impertinentes pour cultiver l’euphorie dans le 18ème et à Aubervilliers ! Des concerts gratuits dans les jardins et les samedi aux trois baudets, 10€ en semaine. Lire la suite
Ecoutez l’émission du 28 juin 2010
Depuis des décennies, le conflit israélo-palestinien déchaîne les passions.
Difficile de se retrouver dans le flux d’informations le concernant et dans le concert de mythes qui l’accompagne. Difficile de se faire une opinion ou plus simplement encore, de comprendre ce que vivent les habitants de cette région du monde et de connaître les façons dont ils perçoivent la situation. Le souhait de Grégoire Osoha a donc été de rencontrer ces gens et de leur donner la parole. Une parole la plus libre possible.
Le fruit de ce travail de collectage est regroupé sur un site internet : « Jalal, Nir et les autres », qui propose de prêter une oreille aux récits d’Israéliens et de Palestiniens au sujet de leur parcours, de leur manière de voir leur propre société ainsi que de leur perception de l’autre. Il suffit pour cela de survoler les villes de la carte, à droite de ce texte, et de cliquer sur les personnes pour écouter leur témoignage.
Grégoire nous raconte comment il a rencontré ces Israéliens et Palestiniens, au gré de ses pérégrinations sans critères particuliers. Si l’ensemble de ces entretiens ne permet en aucun cas de dresser des généralités, chacun d’entre eux délivre sa part de vérité.
Ecoutez l’émission du 21 juin 2010
Dans la plupart des sociétés démocratiques modernes, on est libre de donner certaines parties ou certains produits de son corps – rein, lobe de foie, sang, sperme, ovocytes, etc. – mais pas de les vendre. On est libre de mettre ses capacités sexuelles ou procréatives à la disposition d’autrui gratuitement, mais beaucoup moins de le faire contre paiement. Pourquoi ? Le don est-il toujours un bien et l’échange contre de l’argent toujours un mal ? Contre ce préjugé, Ruwen Ogien plaide pour le pluralisme, c’est-à-dire pour la liberté de mettre son sexe et son corps à la disposition d’autrui gratuitement, mais aussi contre paiement, en dehors de toute répression légale et de toute réprobation morale. Une invitation brillante et décapante à repenser complètement l’opposition morale entre don du corps et commerce du corps, au-delà des clichés philosophiques ou religieux. Bonne nouvelle, l’auteur prépare une sorte d’antimanuel d’éthique, un guide pratique pour résister au moralisme ambiant… je le réinviterai !
Ecoutez l’émission du 21 juin 2010

« Ne cherchez plus à nous « diviser pour mieux régner », nous sommes Indivisibles ! », c’est en substance le message que veut faire passer Rokhaya Diallo et sa bande au travers des différentes actions menées par l’association qu’elle a crée.
Les Indivisibles sont un groupe de militants dont le but est de déconstruire, notamment grâce à l’humour et l’ironie, les préjugés ethno-raciaux et en premier lieu, celui qui nie ou dévalorise l’identité française des Français non-Blancs. Lire la suite
Ecoutez l’émission du 31 mai 2010
Toute l’année, dans le cadre scolaire, ces élèves de classes primaire ont travaillé avec leurs enseignants afin de préparer des spectacles de théâtre, des chansons et autres expositions qu’il présentent à la mairie du XXe arrondissement parisien début juin 2010. Rien à voir avec une fête de fin d’année, il s’agit d’un projet au long cours, témoin d’une réelle prise de conscience. Tous ont conscience de l’enjeu que constitue aujourd’hui le fait de faire respecter les droits des enfants dans le monde et aussi dans notre pays. Et c’est d’abord leur camarades, les proches qu’ils veulent sensibiliser. Leur témoignage est précieux, complété par celui de Sophie Epstein, une femme qui a su les conduiire sur le chemin de l’action.
Ecoutez l’émission du 10 mai 2010

Rencontre avec Murielle Szac, directrice de la collection « ceux qui ont dit non » et l’auteur Maria Poblete : depuis toujours, il y a dans le monde des hommes et des femmes qui ont su dire non. Ces figures fortes, engagées dans des combats au service des valeurs de la démocratie et de l’humanisme, ont un point commun : elles ont eu le courage de se révolter, faisant ainsi triompher la liberté, la justice ou simplement un pan d’humanité.
Les livres de cette collection s’attachent à raconter ces personnages sous forme totalement romanesque. Le roman est suivi d’un petit dossier qui montre que d’autres ont aussi dit non. Et qu’il y a encore aujourd’hui bien des raisons de s’engager dans le même combat.
Pour rappeler que les problématiques d’aujourd’hui ne sont pas sans passé et, à l’inverse, que les combats d’autrefois résonnent toujours aujourd’hui permet de comprendre que nous nous inscrivons dans une évolution et que nous avons donc voix au chapitre. Le choix du roman, plutôt que du documentaire, a pour but de permettre aux lecteurs de se projeter dans les personnages et d’accompagner l’esprit de révolte et d’indignation propre à leur âge. Les auteurs sont tous des passionnés de leur personnage et nous font revivre leur engagement de l’intérieur. De plus un blog participatif a été mis en place afin que chacun puisse y déposer ses indignations, ses refus et les combats qu’il estime devoir être menés.
Ecoutez l’émission du 17 mai 2010
Considéré par Cyril De Graeve (qui l’a mis en couverture de Chronicart) comme une des « pop-stars méconnues » de notre temps, par Philippe Nassif (qui l’a encensé dans les pages de Technikart) comme « notre Greil Marcus », ou par Philippe Manoeuvre (qui a édité son livre, Cabala Led Zeppelin occulte, chez Hoëbecke) comme un véritable prophète du rock, Pacôme Thiellement est peut-être notre pop-critique le plus important. Auteur d’une oeuvre inclassable, à mi-chemin de la philosophie, des cultures populaires (musique, cinéma, bande dessinée) et de la littérature. Après s’être intéressé à Paul McCartney, Frank Zappa, le Président Schreber, Mattt Konture, Gérard de Nerval et Led Zeppelin, il a aujourdhui jeté son dévolu sur celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands cinéastes contemporains : David Lynch. Dans La main gauche de David Lynch, il offre une lecture décapante, au style éblouissant et à l’érudition vertigineuse, d’une des oeuvres-clé du cinéma (la série et le film Twin Peaks), tout en en tirant d’étonnants philosophèmes relatifs au médium télévisé, dont Twin Peaks était à la fois une méditation et un produit. Et si Twin Peaks représentait un moment-charnière dans l’histoire, non seulement des séries télévisées, mais de la télévision en général ? Et si Twin Peaks marquait le moment où la télévision atteignait enfin sa fin secrète, capitaliste et gnostique, et en l’atteignant, signait sa fin tout court, c’est-à-dire son autodestruction ? Telle est lhypothèse que soutient Pacôme Thiellement, s’adjoignant au passage l’aide inattendue de musiciens de jazz, de mystiques iraniens, d’actrices disparues, d’amateurs d’occultisme et de Walter Benjamin. Une seule chose est sûre : après avoir lu ce livre, il ne sera plus possible de regarder la télévision comme avant. 
Et le soir même du jour de l’émission, je tombe par hasard sur « Ce soir où jamais », l’émission de France 3… juste au moment où l’animateur, Frédéric Tadeï, donne la parole à … Pacôme Thiellement que j’entends déclarer à une Nadine Morano sidérée : « Mais la mort est inévitable Madame … » Ces mots ont fait de Pacôme mon héros du jour !
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