Ecoutez l’émission du 22 mars 2010
Ce mouvement inspiré du «No Berlusconi Day» suivi par près de 400.000 personnes en décembre à Rome, et dont il reprend le code couleur violet est né sur la toile. Il s’est constitué à l’initiative d’ un groupe d’internautes citoyens d’horizons divers et variés qui se revendique sans aucune bannière partisane ou syndicale. Au départ, un groupe Facebook baptisé «un million de personnes contre Nicolas Sarkozy». Renommé «No Sarkozy Day» quand l’un des membres, Benjamin Ball, propose de suivre le modèle italien. L’initiateur du mouvement qui appelle à une série de manifestations dans toute la France, le samedi 27 mars (RV à 14 heures, place de la République pour les parisiens) revient sur ses motivations et sur l’avenir du mouvement.
Ecoutez l’émission du 22 mars 2010
Vous ne pouvez pas les rater, les images s’imposent au regard des passants qui sillonnent le forum des halles. Par la taille des tirages d’abord, et aussi à cause de l’intimité qui se dégage des ces photos, représentant des pères et des fils, peau contre peau… une émotion rarement perceptible de manière aussi évidente et presque incongrue dans un lieu public. Grégoire Korganow, l’auteur de ces images nous parle de la genèse de se projet et de sa manière de travailler.Au travers de son parcours et des sujets qu’il aborde il est souvent question de curiosité, d’engagement, de pudeur, d’engagement, d’optimisme et de liberté …
Ecoutez l’émission du 15 mars 2010

A l’heure où, les seules mesures dont on entend parler pour lutter contre la déscolarisation sont d’ordre répressives, qu’elles touchent les jeunes eux-mêmes ou leurs parents pour lesquels on prévoit des sanctions financières, d’autres voies sont possibles pour redonner le gout de l’école aux élèves. D’ailleurs, elles existent déjà, à l’instar du Pôle Innovant Lycéen , accueilli depuis septembre 2009 au sein du Lycée Lazare Ponticelli, à Paris dans le 13ème. Il s’agit d’une structure dont l’objectif est de permettre à des élèves “décrocheurs” de retrouver soit le chemin du lycée soit un autre chemin de formation.
Rencontre avec des élèves aux profils divers, qui ont retrouvé le goût d’apprendre, l’envie de découvrir et surtout la confiance en eux et avec des professeurs aux pratiques pédagogiques différentes, particulièrement investis et conscients de la mission primordiale qui leur est confiée en tant qu’enseignants. Une approche différente qui offre à chacun et chacune l’opportunité d’élargir son regard, d’approfondir sa réflexion, comme le prouve les témoignages des élèves (formidables) que j’ai rencontrés.
Un grand merci à Kevin, Guillaume, Benjamin, à ceux qui ne m’ont pas donné leur nom mais dont les mots m’ont particulièrement touchés et aux enseignants et encadrants sans qui ce dispositifs n’aurait jamais vu le jour : Philippe Taburet, Anne Constant, Nicolas Mulet et Sonia Camus. Lire la suite
Ecoutez l’émission du 8 mars 2010
Elles ont beau travailler, se former, assumer la double journée, elles sont souvent invisibles. Exploitées. Discriminées.
Elles s’appellent Colette, Salematou ou Manuela. Elles sont couturière, restauratrice, femme de ménage ou masseuse. Ensemble, elles ont pris la parole et la plume pour parler du travail, de leur travail et de la condition des femmes au travail. De cette série d’entretiens, de témoignages et d’un atelier collectif, est né le livre « Exploitées ? – Le travail invisible des femmes » : un projet de l’association Éclats de Voix pour donner la parole aux « invisibles » du travail.Cet ouvrage collectif, porté par Nadine Jasmin, la fondatrice de l’association Éclats de Voix, est le fruit d’une recherche menée par 12 femmes sur le travail. Il mêle des témoignages de femmes quant aux obstacles qu’elles rencontrent au quotidien, une analyse sans complaisance des dysfonctionnements spécifiques au travail féminin et fait surtout des propositions concrètes pour transformer la place des femmes dans le monde du travail.
Pas de plaintes, mais un constat précis et des propositions élaborées collectivement pour changer le regard et les pratiques du travail ; pour construire l’égalité entre les femmes et les hommes ; pour transformer la société.
Un livre engagé, pour nourrir le débat. Un travail qui a déjà porté ses fruits car il a été pour celles qui ont co écrit l’ouvrage, une véritable prise de conscience et a réellement changé leur rapport à elles-même, à leur travail et surtout leur vie tout simplement ! Rencontre avec des femmes engagées et … libres ! Lire la suite
Ecoutez l’émission du 15 mars 2010
L’usage du mot psychosomatique serait-il passé de mode ? Dans les lieux de soin, patients et soignants en usent encore volontiers.
L’intérêt persistant pour cette notion complexe et controversée rendait urgente une mise au point approfondie. C’est ce que proposent ici des auteurs pour qui l’énigme psychosomatique demeure une priorité. L’originalité de leur mise en commun tient à la diversité de leurs approches. Autour du ” corporel “, la dialectique corps/psychisme en médecine est déclinée sous trois angles décisifs : épistémologique, historique et pragmatique, et une confrontation inédite relance par ailleurs le débat dans le champ de l’addiction, comme dans celui de la psychose.
Pascal-Henri Keller donne la priorité à la parole du patient, examinant les moyens, pour elle, de se faire entendre. Plaidant pour une réconciliation entre les sciences du corporel et celles du psychique, Marie-José Del Volgo invite à une réflexion renouvelée sur la notion de ” guérison “. Dominique Cupa pour sa part retrace les différentes étapes, dans notre société, de l’élaboration en psychosomatique, tout en examinant sa mise en oeuvre à l’intérieur d’un service de néphrologie.
A partir de sa clinique, Gérard Pirlot, opère le rapprochement entre addiction et psychosomatique. Enfin, penché sur les états corporels et psychiques enchevêtrés à l’extrême de la mélancolie, Olivier Douville propose d’y voir une position subjective tragique qui impose au clinicien d’en renouveler sans cesse la lecture.
Ecoutez l’émission du 1er mars 2010

Pour les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences qu’elles peuvent subir en tant que femmes – dans leur pays d’origine, pendant leur exil ou en France – s’ajoute trop souvent la violence de l’administration française parce qu’elles sont étrangères. Ainsi, dans le cadre de la campagne « Ni une ni deux » initiée par La Cimade, une enquête auprès de 75 commissariats, a été mise en place pour observer les conditions d’accueil et de prise en charge des femmes étrangères victimes de violences. Il en résulte que dans plus d’un commissariat sur trois, une femme sans-papiers qui voudrait porter plainte contre des violences, risquerait l’expulsion… Retour avec Violaine Husson sur ce qu’il faut changer pour que chacune, quelque soit sa situation administrative, puisse bénéficier des droits fondamentaux que se doit d’offrir un état démocratique à tous ceux qui vivent sur son sol.
Ecoutez l’émission du 1er mars 2010
Alors qu’ils étaient âgés d’une vingtaine d’années, Juan et Maria sont venus en Ariège fuyant l’Espagne franquiste. A 80 ans, Juan vient d’écrire ses mémoires. Maria à ses côtés, il se raconte devant la caméra complice de la réalisatrice Anne Marie Lallement…
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