Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2013

Accueil et accès aux droits des étrangers : les préfectures hors la loi !

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Ecoutez l’émission du 2 décembre avec Annette Huraux

queue prefecture Une année après la mise en place de la circulaire « Valls » relative aux conditions d’examen des demandes d’admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière,  Annette Huraux de la CIMADE dresse un bilan plutôt catastrophique des pratiques constatée dans les préfectures concernant le traitement des personnes étrangères qui souhaitent obtenir un titre de séjour en France. Requalification sans motif de la nature des titres demandés, rendez-vous donnés au compte-goutte, exigence illégale de certaines pièce justificatives, différences de traitements d’une préfecture, voire d’un guichet, à l’autre,  manque de formation des personnels des préfectures, règne de l’arbitraire au mépris de la loi….. Les « anomalies » ne manquent pas !

Concernant le nombre d’expulsions, celles-ci n’ont pas diminué, et les conditions d’interpellation et de placement en détention des étrangers sans papiers sont toujours aussi brutales… A noter, le triste record d’expulsion d’étranger malades : en une année, on en a expulsé autant qu’en quatre ans (entre 1998 et 2012) …

Loin de la politique d’hospitalité que l’on aurait pu attendre d’un gouvernement qui se dit de gauche, la chasse aux étrangers continue. Donc la mobilisation citoyenne doit également se poursuivre lire la suite et partager

Radio : émissions 2013

De l’inutilité de la circulaire Valls : seule une nouvelle loi peut mettre un terme à l’arbitraire préfectoral en matière de régularisation des sans-papiers !

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Écoutez l’émission du 4 février avec Annette Huraux

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De « nouveaux » critères de régularisation ont été publiés mercredi dans une circulaire émise par Manuel Valls et en application depuis le 3  décembre 2012 (voir le texte ici : Circulaire-Valls-28-12-2012) et censée mettre un terme à l’arbitraire préfectoral. « En réalité, seule une nouvelle loi traduirait une volonté de marquer une vraie rupture avec la politique menée en matière régularisation des sans-papiers par Nicolas Sarkozy. Or, la circulaire présentée par Manuel Valls ne répond pas à cette demande puisqu’elle ne comporte aucun caractère contraignant. L’application du document est ainsi laissée à la discrétion des préfets », remarque Annette Huraux de la CIMADE . (voir ici le decryptage-de-la-circulaire) Le ministère de l’Intérieur ne peut pas, d’un côté affirmer vouloir mettre fin au traitement hétérogène des régularisations, fonction des préfectures dans lesquelles les demandes sont effectuées, et de l’autre proposer une circulaire qui, par nature, est arbitraire !

De plus, selon les propos du ministre, le nombre de régularisations par an sera « de l’ordre de 30 000 » par an : annoncer un tel chiffre revient à établir des quotas. Cela illustre la volonté politique de « fermer le robinet ». Comme on a jugé nécessaire de mettre fin aux objectifs d’expulsion, il faut mettre un terme aux objectifs chiffrés de régularisation des sans-papiers. Certes, la circulaire améliore les conditions de régularisation de certains groupes de sans-papiers mais à objectifs chiffrés constants. Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour que ces « ajustements » ne se fassent pas au détriment d’autres catégories de sans-papiers? La conséquence directe de cette circulaire, c’est que ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont être expulsées mais que leur nombre, lui, sera toujours aussi important. Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2010

Travailleurs sans papiers : un mouvement de grève solidaire et utile à tous les travailleurs précaires !

Ecoutez l’émission du 8 novembre
Avec Annette Huraux de la CIMADE, Nicolas Jounin, enseignant et chercheur à l’université Paris VIII, Jean-Pierre Garçon, chef du département des migrations internationales à l’OCDE et Raymond Chauvaux, coordinateur CGT de la grève des sans papier, nous analysons ce mouvement et tentons de déterminer sa portée.
Par une mobilisation exceptionnelle tant par sa forme que par sa durée, les travailleurs sans papier qui occupent aujourd’hui le lieu symbolique qu’est la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, ont arraché des engagements de la part de l’Etat, sur le plan de l’accès à une régularisation par les travail mais aussi ouvert une brèche pour à la reconnaissance du droit de grève pour les travailleurs précaires ou en intérim. C’est donc pour nous tous, français comme étrangers, qu’il se battent aujourd’hui ! Lire la suite et partager »