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Jaurès : un pacifiste en guerre contre l’injustice !

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« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » ,cette citation de Paul Valery, Jean Jaurès qui fut le contemporain du poète, aurait pu la faire sienne !

En effet, comme le montre Pierre Clavililier dans son ouvrage Jean Jaurès, l’éveilleur de consciences, paru aux éditions du Jasmin, cet homme politique français né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859 et mort assassiné à Paris le 31 juillet 1914, à la veille du déclenchement de la première guerre mondiale, a été de puis son plus jeune age conscient du fossé abyssal entre le peuple et ses gouvernants, entre ceux qui doivent leur suivie à la vente de leur force de travail et les possédants, qui tirent leur richesse de l’exploitation de la classe ouvrière et paysanne.

Jaurès avait l’intime conviction que la paix et l’union entre les peuples de tous les pays était un des facteur majeur du progrès social, voire du triomphe du prolétariat …  Or le nationalisme exacerbé et l’exaltation de la haine, utilisés comme dérivatif aux problèmes de politique intérieure (un grand classique toujours d’actualité !)  vont conduire à la guerre !

Incorruptible et ne supportant pas l’injustice, Jaurès, va défendre Dreyfus, convaincu par le J’accuse de Zola. Il va aussi sans  relâche porter la voix des plus démunis et des travailleurs et tenter de leur faire obtenir plus de droits et de meilleures conditions de travail…

En 1904 il fonde le journal l’Humanité, qu’il dirige jusqu’à sa mort. Jaurès sous-titre son journal « quotidien socialiste » et l’utilise pour accélérer l’unité socialiste. En 1905,  la création de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), unifie les différentes sensibilités socialistes de France. Jaurès partage la direction de la SFIO avec le marxiste Jules Guesde. La SFIO fait sien le constat de la lutte des classes, et s’affirme clairement internationaliste.

Bref, Jaurès avait tout de l’homme qui dérange, qui empêche de faire ses sales affaires tranquillement… Et il l’a payé de sa vie en cet été 1914, tué d’une balle en pleine tête café du Croissant, rue Montmartre par Raoul Villain. Lire la suite et partager »