concert, Emissions en partenariat avec la Cimade, Expositions, Films, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ..., Théâtre

Migrant’scène 2013 : pleins feux sur les femmes migrantes !

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Écoutez l’émission du 4 novembre

migrant-scene2013Organisé chaque année par la Cimade, le festival Migrant’ scène, se tient à la Maison des métallos du 15 novembre au 1er décembre.Cet évènement alliant création artistique et réflexion à travers des expositions, concert, représentations théâtrales, projections de films, performances et débats met cette année les femmes migrantes à l’honneur. Elles sont 100 millions dans le monde. Et, bien que  49% des migrants soient des femmes, celles ci sont largement invisibles. Or, souvent, contrairement aux idées reçues elle sont d’autant plus déterminées que le chemin migratoire a été éprouvant, d’autant plus actives qu’elles doivent prouver encore davantage que les hommes, d’autant plus fortes que leur situation et de femme et de migrante les rend plus vulnérables aux discriminations et injustices sociales. Elles existent et agissent pour et par elles-mêmes, tributaires de notre incapacité collective à penser la complexité et la diversité de leurs situations et parcours de vie privée et professionnelle ! Lire la suite et partager »

concert, Expositions, Films, Manifestations, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ..., Théâtre

Pour son édition 2012 le festival Migrant’scène prend la mer !

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Écoutez l’émission du 5 novembre avec Cécile Poletti

Migrant’scène prend la mer, pour en écouter la rumeur, pour prendre, depuis les océans, le pouls du monde et des migrations. Le festival aura lieu du 5 au 11 novembre à Rabat, au Maroc, et du 15 novembre au 2 décembre 2012 dans 35 villes en France. Comme chaque année, autour de débats, projections, concerts, spectacles, le festival invitera des artistes, chercheurs, migrants, citoyens d’ici et de là-bas, pour croiser les regards et permettre une approche sensible et humaine des migrations.

En mer, une vie est égale à une autre. Ce principe de réciprocité vaut solidarité. Le droit marin pose le sauvetage en mer comme un principe inaliénable. Mais l’emballement des politiques migratoires a modifié la donne. La folie du contrôle, de la surveillance et de la répression condamne, en Europe, ceux qui sauvent les migrants en mer, s’ils sont débarqués dans un pays dans lequel ils entrent illégalement. Ces femmes et hommes se lancent sur la route parce que l’obtention d’un visa est devenue impossible. Ils prennent la mer par nécessité. Pour ce besoin essentiel du mouvement : si l’homme devait rester statique, il aurait des racines, pas des pieds. Ils prennent la mer pour fuir la guerre, la pauvreté, les persécutions. Ils prennent la mer parce qu’ils n’ont pas le choix et parce qu’ils veulent être libres. La mer rassemble dans nos imaginaires un flot de mythes et de légendes. Le voyage initiatique d’Ulysse, l’esprit libre de Robinson Crusoe, l’arrivée des migrants européens en Amérique, les traversées en solitaire…. La mer est le lieu des héros, de la liberté et du passage. La mer porte la mémoire de ceux qui s’émancipent. Le plus grand exode maritime de l’histoire a eu lieu en 1975 : plus de trois millions de personnes ont fui la péninsule indochinoise sur des bateaux de fortune. L’occident s’était alors ému face au courage de ces combattants de la liberté. Et voici ces nouveaux boat – people, naufragés de la mondialisation, bravant la mer, obligés par les contrôles des frontières à prendre des routes toujours plus longues et dangereuses. Quel regard posons nous sur eux ? Ils n’ont droit, au mieux qu’à notre commisération. Il nous faut pourtant reconsidérer la force de celles et ceux qui ont eu le courage de tout quitter Lire la suite et partager »

Agenda, concert, Expositions, Films, Manifestations, radio : émissions 2011, Rencontres, débats ..., Théâtre

Migrant’scène : aller vers ce qui nous rassemble !

Écoutez l’émission du 7 novembre avec Cécile Poletti de la CIMADE

Nous sommes tous, en permanence, traversés de préjugés, notamment sur les migrants. Mais nous pensions que certaines de ces idées reçues, les plus violentes, étaient illégitimes, ne pouvaient servir de discours. Pourtant les digues mentales sont en train de s’effondrer. On voit fleurir, notamment dans les discours politiques, des préjugés dont la férocité s’étale, nue. En 2011… année présidentielle, comment dépasser l’instrumentalisation électorale de cette question de l’immigration ? Comment construire un débat de société où il s’agit de femmes et d’hommes qui cherchent à vivre ensemble, et non pas de bataille vaine entre des stéréotypes? migrant’scène, le festival de La Cimade croise les approches et ouvre les regards. En se positionnant dans un autre univers que celui des débats politiques, il invente une vision plurielle des migrations, faite de récits, de parcours, de mythes. L’autre est face à nous. Que préjugeons nous ? Migrant’scène choisit, pour cette édition 2011, d’aller à la rencontre de nos représentations. Le festival choisit, pour contrer ces idées reçues, non pas d’avancer d’autres grandes idées mais de poser des questions, de transmettre des informations. Lutter contre les préjugés, ce n’est pas répondre à un stéréotype par un autre stéréotype ; c’est se tourner vers soi, interroger ses propres représentations, risquer d’adopter une pensée en mouvement. Ces questions des regards, sur soi, sur les autres, primeront dans le festival. Pour débroussailler nos imaginaires, le festival abordera quatre questions où se semblent se concentrer les idées reçues et les peurs: le travail, l’identité, les flux migratoires, l’histoire. Lire la suite et partager »

Expositions, Livres, radio : émissions 2011

Où sont les corps ? Quels étaient leurs noms ? Enquête sur la disparition des migrants.

Ecoutez l’émission du 4 juillet avec Hélène Crouzillat et Lætitia Tura
Les Messagers est un film documentaire (52′) en cours de réalisation, par la cinéaste Hélène Crouzillat et la photographe Laetitia Tura. Rencontre avec les deux réalisatrices.

A partir de la question initiale où sont les corps ? se tisse une série de questions incontournables : Que deviennent- ils ? Par qui, et comment les corps échoués sur les plages, ou déposés dans les morgues, sont-ils identifiés ? Dans quelle mesure et par qui les familles sont-elles informées ? Comment et ou les corps sont-ils inhumés ? Enfin, comment le deuil est-il vécu par les familles ? Sur le modèle de l’enquête, Les Messagers suit la trajectoire des migrants, du plus loin – le Sahara – au plus près de la frontière avec l’Europe – les enclaves de Ceuta et Melilla. Plus on s’approche des frontières européennes, plus les disparitions sont brutales et définitives. Elles sont parfois le fait d’exactions. Avec la disparition des corps, c’est aussi l’identification des disparus, la possibilité d’une sépulture et d’un deuil qui disparaissent. Qu’elles soient accidentelles ou concertées, les disparitions révèlent en fait un symptôme : celui d’un système rejetant “aux bords du monde” ceux qu’il ne veut pas voir. Les Messagers, ce sont ces premiers témoins, ils nomment la mort, s’organisent pour retrouver un nom, un corps ou bâtir une sépulture. Par leurs actes, ils résistent à la déshumanisation.

D’abord engagé sur des fonds personnels, ce beau et nécessaire projet déjà plusieurs fois valorisé sous la forme de diaporamas sonores (Festival Circulation(s), Fetart, Paris, 2011 ; Festival Migrant’ Scene,La Cimade / Cartoucherie de Vincennes, Paris, 2010, fait aujourd’hui l’objet d’un appel à souscription. Lire la suite et partager »