Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2014

Retour de Palestine : Alain Bosc témoigne.

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Ecoutez l’émission du 7 avril avec Alain Bosc

photo bilin_Peggy DerderAu retour d’une mission d’observation en Israël et en Palestine, durant dix jours fin février, Alain Bosc, chargé du secteur Israël-Palestine, commission solidarités internationales à la CIMADE, nous raconte la réalité quotidienne d’un peuple sous occupation. Une vie faite d’humiliations de peur, de révolte et d’espoir.

Après avoir rencontré des membres d’ONG israélienne et palestinienne engagés dans la lutte pour la paix en Palestine et contre le processus de colonisation, ainsi que des associations israéliennes impliquées dans la défense des droits des migrants et des réfugiés, la délégation de La Cimade a voulu approfondir les perspectives de paix, pour laquelle elle milite depuis des décennies, en allant à l’écoute d’îlots de résistance non violente issus des sociétés civiles palestiniennes et israéliennes. Son attention a été retenue par la résistance de comités populaires dans les villages palestiniens en lutte contre la construction du mur et l’accaparement des terres. Dans le domaine agricole, ils s’organisent en coopératives, développent des stratégies pour pallier le manque d’eau, s’entraident et trouvent parfois le soutien de quelques organisations israéliennes très minoritaires. Comment soutenir ces comités populaires dans leurs luttes ? Comment soutenir le travail d’expertise mené par ces ONG sur la logique mortifère de l’occupation ? Comment faciliter des partenariats entre les associations israéliennes travaillant sur les migrants et les réfugiés ? C’est pour obtenir des réponse à ces question et un engagement de l’Etat français pour faire respecter les droits de l’homme et le droit international Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2012

La Palestine dans un fauteuil à l’ONU : un moyen de faire (enfin) appliquer le droit international ?

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Écoutez l’émission du 3 décembre avec Alain Bosc

Téléchargez l’émission du du 19 novembre avec Michel Collon et Leila Shahid
Écoutez l’émission du du 19 novembre avec Michel Collon et Leila Shahid

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Gaza sous les bombes de l’armée israélienne le19 septembre 2012

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Deux émissions consacrées à la Palestine :

– la première en novembre quand Gaza était sous le feu des bombes israéliennes. Une attaque baptisée « Piliers de défense » ou « colonnes de nuées » qui fut très peu dénoncée la communauté internationale et couverte de manière souvent partiale par les grands médias, se contentant souvent de reprendre les « éléments de langage » fournis par les services de communication de l’armée et de l’état israéliens. C’est ce que dénonce Michel Collon, tandis que Leila Shahid, la déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, constate avec amertume l’échec de la stratégie de protestation non violente prônée  par le Fatah depuis la fin de la seconde Intifada en 2003 tant elle est régulièrement piétinée par Israël avec l’apparente bénédiction des états occidentaux.

– Dans la seconde émission, quelques semaines plus tard, Alain Bosc de la Cimade nous fait part de sa joie après l’admission de la Palestine à l’ONU. En effet, le 29 novembre, un vote mémorable s’est déroulé  à l’Assemblée générale de l’ONU où 138 pays ont voté en faveur de l’accession de la Palestine au rang d’Etat observateur non-membre à l’ONU, 9 contre dont les Etats-Unis et Israël, et 41 se sont abstenus. Pour le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et pour beaucoup de Palestiniens en liesse après ce vote, ce grand pas constitue la dernière chance de sauver la solution de deux Etats (Israël et Palestine) alors que l’Etat hébreu et les Etats-Unis ont estimé que cette décision pourrait arrêter le processus de paix. Une avancée diplomatique majeure qui permet aux Palestiniens d’accéder à des agences de l’ONU et aux traités internationaux.Un enthousiasme qu’il faut peut être cependant nuancer car Israël et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions, car ils estiment que la naissance d’un État palestinien ne peut se faire qu’à la suite de négociations entre les deux parties. La peur que la Palestine poursuive l’Etat hébreu devant la Cour pénale internationale aura été déterminante dans leur décision car la poli­tique de colo­ni­sation israé­lienne en Cis­jor­danie s’inscrit, en vio­lation de la loi inter­na­tionale, dans un vaste projet colonial qui vise à s’approprier le ter­ri­toire pales­tinien en l’occupant à tous les niveaux stra­té­giques et en en chassant direc­tement ou indi­rec­tement les Pales­ti­niens. D’ailleurs, une réunion s’est tenue ce mer­credi 2 janvier dans une auberge de jeu­nesse de Jéru­salem avec la par­ti­ci­pation de quelques res­pon­sables de l’aile droite du Likoud pour pro­poser l’annexion de la Cisjordanie. A trois semaines des légis­la­tives israé­liennes,  le can­didat de l’aile droite du Likoud, le parti du Premier ministre Benyamin Neta­nyahu, propose d’annexer la Cisjordanie. Lire la suite et partager »

radio : émissions 2011

Pour un engagement de la France en faveur d’un état palestinien !

Écoutez l’émission du 5 décembre avec Alain Bosc

 

Alain Bosc, nous rappelle l’engagement de la CIMADE, en faveur des droits des peuples et  du respect du droit international. Le 31 octobre, les Palestiniens avaient enregistré une victoire diplomatique sur la voie de la reconnaissance de leur Etat, en devenant le 195ème membre de l’Unesco, à la suite d’un vote écrasant de la Conférence générale, où seuls 14 Etats s’y étaient opposés. Cette adhésion est maintenant effective après la signature fin novembre de l’Acte constitutif de l’Unesco déposé dans les archives du gouvernement britannique à Londres.  Les Etats-Unis avaient aussitôt suspendu leur financement de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Deux lois américaines interdisent en effet à la Maison Blanche de financer une agence des Nations unies qui accepte les Palestiniens comme Etat. Barack Obama avait même admis ensuite avoir eu « une conversation très franche et ferme » avec Nicolas Sarkozy du fait de « sa profonde déception à l’égard du vote de la France en faveur de l’entrée des Palestiniens à l’Unesco ». La décision américaine prive l’Unesco de 22% de son budget, soit un trou de 65 millions de dollars dès 2011, puis de 143 millions de dollars sur les années 2012-2013. Cela a contraint la directrice générale Irina Bokova à annoncer un plan drastique d’économies, même si des Etats ont annoncé des contributions exceptionnelles comme l’Indonésie (10 millions de dollars) et le Gabon (2 millions de dollars). De son côté, Israël avait pris de fortes mesures de rétorsion contre les Palestiniens en décidant d’accélérer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée et en gelant le transfert de fonds aux autorités de Ramallah. Finalement, sous la pression internationale, Israël a levé un mois après le gel de ces fonds qui représentent deux tiers des recettes budgétaires propres de l’Autorité et proviennent des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises destinées aux Palestiniens transitant par Israël. De fait, l’adhésion des Palestiniens n’a pas eu d’impact sur leur candidature à l’ONU, où ils n’ont toujours pas l’assurance d’obtenir les 9 voix sur 15 nécessaires au Conseil de sécurité, ce qui contraindrait les Etats-Unis à y opposer leur veto. Bien que cette voie semble sans issue, Mahmoud Abbas a réaffirmé le 5 décembre que les démarches se poursuivaient au Conseil. Une solution de rechange serait de demander un vote à l’Assemblée générale de l’ONU où les Palestiniens sont assurés de trouver une large majorité. Mais cette solution ne leur apporterait qu’un statut amélioré de « pays non-membre observateur » à comparer avec leur statut actuel d' »entité observatrice ».

« Il nous semble important que la France soutienne cette opportunité présentée par l’Autorité Palestinienne. Cette reconnaissance devrait permettre de nouvelles négociations pour mettre fin à l’occupation israélienne des Territoires palestiniens et des autres territoires arabes occupés, et pour garantir pour tous sans exception la sécurité et la paix. » écrit Patrick Peugeot, le président de la CIMADE au chef de l’État français afin de tenter de le convaincre d’accorder la voix de la France en faveur de la candidature palestinienne lors du vote au Conseil de sécurité…  La politique et sur tout la diplomatie française en ce qui concerne la Palestine est effectivement très peu lisible : comment expliquer en effet que l’absence de réaction officielle quand un diplomate français et sa famille ont été blessés dans la nuit du 13 au 14 novembre, par un raid israélien, au moyen de quatre missiles, qui selon des témoins, a endommagé sa maison, située près de Beit Lahya, à 200 mètres du poste de police visé par l’armée israélienne.  Lire la suite et partager »