Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

17 octobre, journée mondiale du refus de la misère : et si l’éradication de la pauvreté était un choix politique ?

Téléchargez l’émission du 14 octobre avec Bert Luyts

Écoutez l’émission du 14 octobre avec Bert Luyts

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Comme chaque 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de nombreux événements ayant pour but de mettre en lumière tous ceux qui se battent tous les jours contre la pauvreté, à commencer par ceux qui la subissent. Bert Luyts, délégué national adjoint d’ATD Quart Monde en France nous retrace le contexte et les enjeux de ce rendez vous de la solidarité et de l’affirmation publique d’une volonté de transformation de notre société.

Cette année le thème de la mobilisation du 17 octobre st la lutte couv povcontre les préjugés à propos des pauvres et de la pauvreté. Car le changement de société passera avant tout par un changement de regard et appréhension des plus fragiles d’entre nous. Pour l’occasion un livre intitulé « En finir avec les idées fausses et la pauvreté » vient de paraître. Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la pauvreté. Alors que l’on accuse les pauvres d’être des assistés et des fraudeurs, il révèle par exemple que le montant des aides sociales non réclamées par ceux qui y ont droit s’élève à plus de onze milliards d’euros par an ! Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Des pailles dans le sable : ce récit nous prouve que le combat pour la dignité n’est jamais perdu d’avance !

Écoutez l’émission du 20 février avec Niek Tweehuijsen

« La Tanzanie c’est le plus beau pays du monde » , lâche Niek Tweehuijsen, avec un sourire radieux, au cours de l’émission. Et pourtant, c’est  au côté des plus faibles, des mis au ban de la société, de ceux dont on ne fait pas plus cas de la vie que de la mort, que ce Néerlandais, volontaire depuis plusieurs décennies à ATD quart monde, a abordé ce pays d’Afrique de l’est. A l’occasion d’une année sabbatique, Niek décide de se rendre à Dar es Salam, pour tenter de renouer contact avec Patricia, sa « grande sœur d’Afrique » qui avait passée quelques années au sein de la famille Tweehuijsen alors qu’elle faisait ses étude d’infirmière aux Pays Bas. Accueilli sur place par le père Georges, le jeune homme cherche rapidement quelque chose à faire sur place afin de rester encore un peu… Mais, surtout, il ne veut pas se laisser enfermer dans le rôle de l’humanitaire de service, le « Mzungu » (blanc en swahili) qui pourra donner ou résoudre les urgences sans fin qui rythment la vie à Dar es Salam… Au fil des pages du livre, écrit en étroite collaboration avec Jean-Michel Defromont, qui a aidé Niek à mettre en forme ses notes et à donner à voir, à entendre, à sentir tout ce qu’il avait pu vivre là-bas, on découvre une galerie de portraits tous plus saisissants et attachants les uns que les autres…. On referme Des pailles dans le sable avec l’impression de connaitre Dastan, Tall, Akili, Sonia, Opepi, on voudrait avoir de leurs nouvelles_certains hélas auront disparu au cours des huit années que Niek a passé sur place_ reste aussi des questions : Comment ne pas être gagné par le doute, voire le découragement quand on est face à cette misère qui semble sans rémission … Qu’est ce qui pousse un occidental à se sentir concerné (au delà des belles paroles et des déclarations d’intention) par ce qui se passe au delà de l’horizon de sa famille ou de ses frontières ? Avant même que Niek Tweehuïjsen n’ouvre la bouche pour y répondre j’ai lu dans ses yeux qu’agir contre la terrible injustice que constitue la misère et les conditions d’existence indignes d’une partie de la population mondiale, ici comme ailleurs, était pour lui une évidence… Lire la suite et partager »

Manifestations, radio : émissions 2011

Face à la misère : refus ou déni ?

Écoutez l’émission du 17 octobre

 

Le gouvernement vient de rendre public (le 21 octobre), le tableau de bord des chiffres de la pauvreté 2010. Il met en avant un taux de pauvreté artificiellement ancré dans le temps en baisse, alors que tous les indicateurs montrent une situation alarmante. ATD Quart Monde s’offusque de ce détournement statistique. IL semble donc qu’au lendemain de la journée du refus de la misère organisée par ATD quart monde, les politiques préfèrent le déni ! Le gouvernement veut rassurer les Français en démontrant que la pauvreté baisse (-5%) grâce à un indicateur qu’ATD Quart Monde et de nombreux observateurs et acteurs contestent : « le taux de pauvreté monétaire ancré dans le temps. » Cet indicateur – inexistant dans les autres pays européens – reflète bien mal la réalité. Les plus pauvres de plus en plus nombreux En considérant le taux relatif, donc non artificiellement ancré dans le temps, on constate que les indicateurs de pauvreté sont mauvais : + 1 % pour le taux de pauvreté au seuil de 60% (954 euros), et ce malgré le coup de pouce du RSA activité. Plus inquiétant, on constate, entre 2007 et 2009, une augmentation du nombre des personnes les plus pauvres : + 9 % de personnes ayant un niveau de vie sous le seuil de 40 % du niveau de vie médian (soit 636 euros par mois pour une personne seule en 2009), soit 3,3 % de la population. Le taux de pauvreté en conditions de vie qui était en baisse de façon continue de 1997 à 2007, augmente à nouveau depuis 2007, donc avant-même la crise. « En 2010, 13,3 % des personnes rencontrent un cumul important de difficultés en conditions de vie. La progression de l’indicateur observée ces dernières années traduit surtout l’augmentation de la part des personnes ayant des ressources insuffisantes » analyse le rapport du gouvernement. Le nombre de ménages surendettés a fortement augmenté en 2009 et reste stable en 2010. Un surendettement « domestique » qui s’explique notamment par l’explosion des loyers et la forte hausse des coûts de l’énergie. Lire la suite et partager »