Films, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Acrimed nous apprend à lire, à écouter, à voir d’où l’on nous informe… le contenu, souvent, en découle !

Écoutez l’émission du 13 février avec Ugo Palheta

Ugo Palheta, l’un de ses animateurs, nous présente  l’association Action-CRItique-MEDias  (Acrimed), née du mouvement social de 1995, dans la foulée de l’Appel à la solidarité avec les grévistes. Elle  réunit des journalistes et salariés des médias, des chercheurs et universitaires, des acteurs du mouvement social et des « usagers » des médias afin d’assurer un travail de veille, de décryptage et de critique indépendante, radicale et intransigeante à l’égard de tous les « producteurs d’information », qu’elle soit écrite, radiophonique ou télévisée. Ainsi, sur le site d’acrimed et dans le magazine Medias critique(s), on trouve des analyses et des décryptages d’articles de presse d’émissions de radio ou de télévision, des ouvrages apportant un éclairage théorique et des invitation à assister à diverses rencontre comme les jeudis d’ACcrimed ou des débats autour de film comme, les nouveaux chiens de garde, que les membres de l’association accompagnent Lire la suite et partager »

Films, Livres, Radio : émissions 2012

Bourdieu n’est pas mort !

Écoutez l’émission du 23 janvier avec Bourdieu, Maler et quelques aboyeurs

 

Le regard et l’analyse du sociologue Pierre Bourdieu, notamment sur la télévision, reste d’une ardente actualité. Tout comme d’ailleurs les propos tenus par Serge Halimi dans son livre « Les nouveaux chiens de garde », paru en 1997 et dont le film éponyme, réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat est actuellement sur les écrans des (bonnes) salles de cinéma.

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise. Il dénonce aussi ceux qui entretiennent la confusion entre les profession de camelot, de porte parole, et de journaliste…

Cette confusion des genre savamment entretenue dans l’esprit des consommateurs d’information comme dans celui de ceux qui la produisent ou la relaient, le titulaire de la chaire de sociologie au collège de France la dénonçait déjà, au siècle dernier dans le film de Gilles l’Hôte. On notera également que, devant la caméra, Bourdieu affirme sans détour que les vraies révolutions sont celle des esprits, celles qui changent les perceptions, les « manières de voir », de façon définitive… Et ces révolution, ce sont les artistes qui les produisent. Effectivement les références de Bourdieu en la matière vont vers la peinture…. et il est important de constater que pour lui l’art culture ne sont donc en rien des épiphénomènes mais bien le cœur même de notre société pour ne pas dire de notre civilisation ! Pour cette raison, entre autres, il faut avec Henry Maler, d’Acrimed s’indigner du fait que l’on tente de discréditer Bourdieu et, comme il le fait aussi, décoder les raison de cette haine féroce…. des raisons très simples, contenues dans son œuvre et dans le film Lire la suite et partager »