Expositions, Radio : émissions 2013

Les papiers découpés de Matisse, peintre aux ciseaux…

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visuel 10 chute Icare Le musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis propose une exposition haute en couleurs  à l’occasion de l’exceptionnelle donation par la famille Matisse d’un ensemble de 443 éléments en papiers gouachés découpés non utilisés dans les œuvres d’Henri Matisse.

Visite de cette exposition dans les pas de son commissaire général Patrice Deparpe et avec l’éclairage exceptionnel de Jacqueline Duhême, artiste et ex-collaboratrice de Matisse durant sa période « papiers découpés ».

A partir de cette donation, des œuvres de la collection du musée départemental Matisse et de prêts internationaux, l’exposition aborde cette prodigieuse aventure des gouaches découpées, entreprise par le peintre avec Jazz en 1943 et qui trouve son point d’aboutissement avec la conception de la Chapelle de Vence en 1948. Cette donation offre l’opportunité d’en faire la genèse et de révéler l’invention d’une technique au cœur d’une révolution picturale.

L’exposition permet également de croiser les approches artistiques conçues à partir de ce travail préparatoire : maquettes de vitraux, céramique, livres, couverture de livres, tissus permettant de suivre le cheminement de l’artiste, depuis ses premières créations, jusqu’aux grandes compositions en papiers gouachés découpés, telle Vigne de 1953, conservées au musée.

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Expositions, Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Citadelles en suspens : esprit Hara-Kiri, es-tu là ?

Téléchargez l’émission du 14 janvier avec Pacome Thiellement, Anne Barrault, Captain Cavern, Killoffer, Olivia Clavel, Scott Batty et Thomas Berthay Écoutez l’émission du 14 janvier avec Pacome Thiellement, Anne Barrault, Captain Cavern, Killoffer, Olivia Clavel, Scott Batty et Thomas Berthay

killoffer

Killoffer, série Recapitation

Réunies par Pacôme Thiellement à la galerie Anne Barrault, les œuvres de Topor, Gébé, Scott Batty, Killoffer, Captain Cavern, Olivia Clavel et Jean-Christophe Menu nous invitent  au « passage » vers un monde, peut être sans gravité, où les formes dansent, les corps se disloquent à volonté avant de se recomposer, et bien sûr… les rires fusent, puissants et sonores comme celui de l’instigateur de cette très belle exposition.

Pour tenter de saisir l’esprit de Citadelles en suspens, voici les mots de  Pacôme Thiellement : « Nous vivons dans un monde régi par un faux dieu : fou, stupide et cruel. Et nos vies sont des vallées de larmes ponctuées d’éclats de rire. Cela, nous le savons déjà. Ce que nous savons moins, c’est que, une fois traversées les frontières qui nous séparent du monde suivant, les mêmes problèmes se reproduiront : en plus grand, plus clair, plus dur. Nous devons toujours faire alliance avec le dieu éloigné contre le dieu proche parce qu’il le déteste ; mais, ce que contient la manifestation suivante, nous ne le savons pas. Extases, rêves et images nous informent sur l’espace qui sépare les mondes. C’est pourquoi les grands imagiers sont nos chamanes. Ils rafraîchissent nos regards et informent nos âmes de l’apparence nouvelle d’un espace immémorial. Cet espace, c’est le « monde des formes en suspens » dont parle Sorhawardî ; un monde de « citadelles en suspens ». Depuis ces citadelles, nous dirigeons notre regard vers l’autre monde ; et, depuis l’autre monde, un regard se dirige vers nous. » Lire la suite et partager »

Expositions, Livres, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Halte librairie : Quilombo, une décennie d’engagement !

Téléchargezl’émission du 3 décembre avec Cedric Biagini, Bastien Roche et Jacques Baujard Écoutez l’émission du 3 décembre avec Cedric Biagini, Bastien Roche et Jacques Baujard

A l’occasion de l’anniversaire  de leur librairie, Cédric, Bastien et Jacques nous présentent leur démarche et leurs engagements, leurs coups de cœurs pour des ouvrages qui sortent des entiers battus et  nous donnent très envie d’aller les rencontrer … à la boutique !

À l’automne 2002, la librairie Quilombo, – qui tire son nom des communautés constituées au XVIIe siècle par les esclaves fuyant les plantations du Nordeste brésilien – ouvrait ses portes, 23 rue Voltaire, Paris XIe. Elle affichait clairement ses intentions : « Nous voulons créer un espace autonome et autogéré, une alternative aux supermarchés de la culture qui mettent tout en œuvre pour que le livre soit un produit de consommation comme un autre. »

Une décennie plus tard, le pari est tenu, les engagements de départ on été respecté tout au long du développement du projet, lentement et avec peu de moyen, mais avec beaucoup d’imagination et toujours un grand plaisir partagé entre l’équipe, les auteurs, les éditeurs et les lecteurs.

En dix ans d’existence, la librairie Quilombo a considérablement enrichi son fonds, entrepris des travaux d’aménagement de son espace pour le rendre plus convivial et l’ouvrir vers son quartier, tissé des liens et passé des partenariats avec des éditeurs, des journaux, des associations,des collectifs, des festivals, des entreprises autogérées, des réseaux militants divers…, organisé régulièrement des débats autour d’un livre ou d’un film qui rencontrent un grand succès, présenté des dizaines d’éditeurs indépendants et engagés, réalisé plusieurs expositions autour du travail de graphistes ou de photographes, envoyé tous les ans à des milliers de lecteurs un catalogue de 80 pages constituant une bibliographie thématique indispensable… Lire la suite et partager »

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Traces de passages… ou comment une création éphémère devient une aventure artistique au long cours !

Téléchargez l’émission du 5 décembre avec Josseline et Richard Garcia et Françoise Baringou Écoutez l’émission du 5 décembre avec Josseline et Richard Garcia et Françoise Baringou

Josseline et Richard GARCIA, vidéastes, nous présentent : Traces de passages, un documentaire qu’ils ont réalisé tout au long des mois de préparation et pendant les cinq jours de Traversée d’Arts 2012, le festival d’arts visuels et de danses dans l’espace public de Saint-Ouen. Plus particulièrement les deux documentaristes ont porté leur attention sur le Collectif Passage, un groupe d’artistes de toutes disciplines (plasticiens, vidéastes, grafeurs, danseurs, comédiens, déclameurs, lecteurs, crieurs, chanteurs, musiciens…)

Le groupe, représenté sur le plateau de Liberté sur Paroles par Françoise Baringou s’est formé autour d’un projet bien précis : investir et transformer une maison et son jardin, voués à la destruction, avec des créations éphémères qui explorent l’avant, le pendant et l’après d’une transformation urbaine. En d’autres termes c’est aussi l’histoire d’une bande d’artistes « pas sages » qui ont décidé de s’en donner à cœur joie en peignant sur les murs, installant des structures incroyables, et organisant une méga fête…. sorte d’apothéose joyeuse avant l’arrivée des bulldozers !

Discrets, mais attentifs et présents, Richard et Josseline, se sont relayés derrière la caméra pour immortaliser les moments d’effervescence, de doute, de jubilation, de travail intense, de tensions, de partage… qui ont marqué le temps de préparation de cette exposition-manifestation-performance … qui, malgré son caractère éphémère a fait plus que laisser des traces : des liens indéfectibles se sont crées… sans doute plus solides que des murs ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Films, Livres, Radio : émissions 2012

Après Sangatte… La mer, for ever !

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photo : Jacqueline Salmon

Avec Marie Poinsot, nous consacrons ce numéro de Liberté sur paroles, en partenariat avec  revue Hommes et Migrations à un anniversaire qui est passé relativement inaperçu dans la presse portant friande de commémoration… Cela fait exactement 10 ans que l’on a « fermé Sangatte ». Mais la volonté politique ne peut rien contre la géographie. Sangatte est toujours cette petite ville côtière du Pas de Calais, d’où, par beau temps on devine les falaises blanches du pays d’en face : l’Angleterre. C’est justement cet « Eldorado », réel ou supposé, que des migrants venus du monde entier, fuyant la dictature, la misère et la guerre, veulent rejoindre à tout prix, trop souvent même à celui de leur vie.

Ce centre d’accueil de migrants  qui avait été ouvert par la Croix Rouge sur le littoral en face de l’Angleterre a longtemps été un symbole d’une politique d’immigration, du traitement et des représentations des sans-papiers, mais aussi de la réalité de ces migrants en transit en France et des efforts faits par les associations (La Croix rouge, Gisti, Cimade ou Amnesty international) pour leur apporter un soutien. Sangatte concentre ainsi le  rapport à l’altérité et le développement  des frontières de toute nature, qu’elles soient géographiques, culturelles ou  psychologiques. Le principe de cette émission étant de croiser les approches des sciences sociales et les approches artistiques pour mettre en résonance différentes dimensions et regards sur les réalités migratoires, sont prévues dans cette émission, Catherine Wihtol de Wenden, politologue, directrice de recherche au CERI (Centre de recherches sur les relations internationales, Sciences Po Paris), Jacqueline Salmon (photographe, auteure d’une série sur Sangatte réalisée en 2001 et acquise par la CNHI), Marion Osmont (auteure et photographe d’un récent ouvrage Des Hommes vivent ici en partenariat avec Amnesty International) et Haydée Sabéran (journaliste et auteure de Ceux qui passent aux éditions Montparnasse Carnets nord. Un livre qui raconte, simplement, précisement ce qui se passe dans la region de Calais. Comment vivent ceux qui attende de trouver le moyen de traverser…Cette réalité méconnue du grand public, Haydée nous la fait ressentir au travers de portraits de familles, de femmes et d’hommes seuls, d’adolescents : des Iraniens, des Erythréens, des Cambodgiens, des Afghans… qui ont vu leur voisin de traversée mourir de soif dans le désert, qui ont marché des kilomètres, traversé des montagnes, qui aujourd’hui brûlent leurs empreintes digitales sur des clous chauffés à blanc afin de ne pouvoir être identifiés.  De loin ce sont des ombres mais  quand on prend le temps de les regarder, de les écouter, on comprend que ce sont, pour la plupart, des héros !

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concert, Expositions, Films, Manifestations, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ..., Théâtre

Pour son édition 2012 le festival Migrant’scène prend la mer !

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Migrant’scène prend la mer, pour en écouter la rumeur, pour prendre, depuis les océans, le pouls du monde et des migrations. Le festival aura lieu du 5 au 11 novembre à Rabat, au Maroc, et du 15 novembre au 2 décembre 2012 dans 35 villes en France. Comme chaque année, autour de débats, projections, concerts, spectacles, le festival invitera des artistes, chercheurs, migrants, citoyens d’ici et de là-bas, pour croiser les regards et permettre une approche sensible et humaine des migrations.

En mer, une vie est égale à une autre. Ce principe de réciprocité vaut solidarité. Le droit marin pose le sauvetage en mer comme un principe inaliénable. Mais l’emballement des politiques migratoires a modifié la donne. La folie du contrôle, de la surveillance et de la répression condamne, en Europe, ceux qui sauvent les migrants en mer, s’ils sont débarqués dans un pays dans lequel ils entrent illégalement. Ces femmes et hommes se lancent sur la route parce que l’obtention d’un visa est devenue impossible. Ils prennent la mer par nécessité. Pour ce besoin essentiel du mouvement : si l’homme devait rester statique, il aurait des racines, pas des pieds. Ils prennent la mer pour fuir la guerre, la pauvreté, les persécutions. Ils prennent la mer parce qu’ils n’ont pas le choix et parce qu’ils veulent être libres. La mer rassemble dans nos imaginaires un flot de mythes et de légendes. Le voyage initiatique d’Ulysse, l’esprit libre de Robinson Crusoe, l’arrivée des migrants européens en Amérique, les traversées en solitaire…. La mer est le lieu des héros, de la liberté et du passage. La mer porte la mémoire de ceux qui s’émancipent. Le plus grand exode maritime de l’histoire a eu lieu en 1975 : plus de trois millions de personnes ont fui la péninsule indochinoise sur des bateaux de fortune. L’occident s’était alors ému face au courage de ces combattants de la liberté. Et voici ces nouveaux boat – people, naufragés de la mondialisation, bravant la mer, obligés par les contrôles des frontières à prendre des routes toujours plus longues et dangereuses. Quel regard posons nous sur eux ? Ils n’ont droit, au mieux qu’à notre commisération. Il nous faut pourtant reconsidérer la force de celles et ceux qui ont eu le courage de tout quitter Lire la suite et partager »

Expositions, Radio : émissions 2012

Marc Perez entre débordement(s) et art de la fuite !

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Écoutez l’émission du 1er octobre avec Marc Perez

A l’occasion de la présentation de ses œuvres à la Galerie Felli, qui lui consacre une exposition personnelle jusqu’au 27 octobre, le peintre et sculpteur Marc Perez a accepté de se livrer au micro de « Liberté sur paroles ».

Il revient sur son parcours et ses aspirations en tant que peintre, parle, avec retenue, de la peinture, de son rapport à la matière, aux mots…. Et porte un regard acéré sur le  « milieu » de l’art contemporain.

De ses œuvres, Marc Perez renâcle à donner des clés, peut-être par superstition, préférant les livrer brutes au(x) regard(s) des visiteurs. Curieux cependant des interprétations  de chacun, l’artiste prend ainsi la mesure de « ce qui est passé par lui ».

Son atelier est une sorte de lieu exutoire, de chaos fertile où des phrases inspiratrices sont inscrites sur les murs, qui servent aussi de palette. Ici, règne un parfum de liberté reconquise,  propice à la création que Marc Perez ressent comme un élan vital. Nécessaire. Irrépressible.

 

 

 

 

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concert, Expositions, Radio : émissions 2012

Richard Laillier : creuser le noir jusqu’à la lumière !

Écoutez l’émission du 4 juin 2012 avec Richard Laillier

Il y a un peu plus de deux décennies, Richard Laillier a assisté à la rencontre fortuite de la pierre noire et de sa gomme… De cet accident est né un procédé, unique, qu’il s’est approprié  et qui donne à ses dessins cet incomparable mystère velouté.

Sans doute parce que « le diable se cache dans les détails », sur les dessins de Richard, présentés à la Galerie Guigon jusqu’au 30 juin, on ne voit que des parties de corps, des « Etudes », de postures, de formes, de paysages, des membres jaillissants des ténèbres, prêts à nous emporter, si on sait « tendre l’œil », dans un univers où la lumière se mérite : sur le grain dénudé du carton, une lueur permet aux corps de prendre formes.  Libératrices, jubilatoires  et souveraines les œuvres de Richard Laillier nous  interrogent sur notre propre regard et nous rappellent, implicitement, que ce qui ne se voit pas reste à inventer à rêver à désirer…

Pour découvrir le travail de Richard Laillier en y associant le plaisir de la musique, RV le samedi 9 juin à la galerie Guigon, au 39 rue de Charenton, Paris 12e,  pour un concert offert par les deux violonistes Olivia Hugues et Carole Petitdemanche. Lire la suite et partager »

Agenda, Expositions, Livres, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ..., Résonance africaine

Mémoire de l’avenir essaime en Casamance !

Écoutez l’émission du 2 juin 2012 avec Doby Adjo, Margalit Berriet et Grégory Busson

Parce que l’art et la culture qui peuvent apporter une meilleure connaissance de soi et des autres pour l’épanouissement de chacun, ce sont ces vecteurs que Magalit Berriet, a choisi pour engager la lutte contre les discriminations, en 2003, quand elle a fondé l’association de « Mémoire de l’avenir« (MdA). MdA réunit aujourd’hui de nombreux artistes utilisant l’art comme moyen d’expression pour aborder des thématiques liées à l’identité, la mémoire, les origines. Son but est de faciliter l’expression de l’imagination, transmettre un message d’ouverture et d’acceptation des différences pour s’enrichir de la diversité des cultures. L’association intervient au niveau national et international auprès d’un large public pour ouvrir au dialogue interculturel et découvrir la richesse qui émane du (mé)tissage humain. Ainsi, l’une des réalisations de l’association est la Bibliothèque, qu’elle a contribué à ouvrir à Cap Skirring en Casamance. Ce lieu de rencontre, un espace convivial pour tous les âges, réunit pour les habitants de Cap Skirring et des villages de la communauté rurale de Djémbering, des livres récoltés en France. Cela afin de favoriser la culture écrite, la diffusion de livres et de journaux mais également pour raviver la culture orale et faciliter la rencontre avec l’ Autre. Comme dans une bibliothèque publique, un échange de livres est possible. Ce lieu est autogéré par Lire la suite et partager »

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Création et migrations : quelles interactions ?

Écoutez l’émission du 7 mai en partenariat avec la revue Hommes et Migrations avec Marie Poinsot, Altaïr Despre, Soly Cissé, Mathieu Pernot et Olivier Sultan

Le rendez-vous mensuel de la revue Hommes et Migrations et de l’émission Liberté sur Paroles était consacré aux relations entre processus de création et migrations avec : Altaïr Despre, doctorante en sociologie qui étudie les liens entre danse contemporaine et migrations africaines, Mathieu Pernot, un artiste photographe présenté actuellement dans l’exposition qui se tient à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, « J’ai deux amours » et qui prépare un projet de livre sur les afghans, ainsi que des entretiens avec Soly Cissé, artiste sénégalais en résidence en France et Olivier Sultan, artiste et fondateur du « Musée des arts derniers » un lieu engagé à la fois dans la promotions du travail des artistes africains vivants et, à travers son antenne à St Ouen, en proche banlieue parisienne, à la sensibilisation à la création artistique, à l’histoire de l’art et au repérage de nouveaux talents dans des territoires trop souvent tenus à distance du milieu de l’art contemporain.
L’exil, les circulations humaines, les relations aux autres font partie des questionnements les plus pertinents pour dire les mutations du monde qui nous entoure. Les artistes témoignent à travers leurs œuvres et leur démarche d’expériences migratoires vécues de l’intérieur ou de leur volonté d’investir les situations d’urgence ou précaires des migrants dans les sociétés d’accueil. Leur travail nous entraîne tantôt sur des histoires singulières, mais parfois aussi nous font comprendre leurs réflexions et leurs émotions en lien avec l’étrangeté du pays d’accueil. Au-delà du témoignage, ils restituent aussi les parcours de ces hommes et de ces femmes qui vivent l’ exil. C’est ainsi tout un univers peuplé de faits réels, d’imaginaires et d’inventions qui se laisse découvrir. A travers leurs créations, les artistes mettent leur engagement en mots, en images, en  chansons etc.. Ces formes d’engagements font la force de leurs œuvres qui peut-être aussi renouvellent et régénèrent par l’intensité de leur propos la création contemporaine.

 

 

A noter : Le Musée des arts derniers propose une exposition dans le cadre de « Traversée d’art » festival pluridisciplinaire et participatif gratuit du 9 au 13 mai à Saint Ouen.

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