Films, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Maurice Audin : la vérité avant l’oubli ?

Écoutez l’émission du 23 janvier avec Josette Audin

 

Projeté ce jeudi 26 novembre au cinéma Les trois Luxembourg, le film de François Demerliac« Maurice Audin,  la disparition », également disponible en DVD  retrace l’histoire, hélas emblématique de celle de beaucoup d’autres, de Maurice Audin, un jeune mathématicien algérois, membre du Parti Communiste Algérien et militant de la cause anticolonialiste. Ce père de trois jeunes enfants n’a que 25 ans quand il est arrêté, en 1957,  en présence de sa femme Josette,  par les parachutistes français. Sa famille ne le reverra plus jamais. Il est peu après déclaré « évadé » par l’armée.

Aujourd’hui, en 2012, à l’heure où une loi mémorielle clientéliste vient d’être votée, il semble que l’Etat français ait la mémoire sélective…   Malgré 50 ans d’enquêtes et de procès, la justice a refermé ses dossiers sans condamner les coupables du meurtre d’Audin, et de tant d’autres, ni reconnaître les faits : la torture et l’assassinat. Les souvenirs s’estompent, les documents se perdent et les derniers témoins disparaissent à leur tour. Après celle de Maurice Audin, nous assistons à une nouvelle disparition : celle de la mémoire. À l’aide de témoins historiques, le film revisite la Guerre d’Algérie à travers le destin d’un individu, devenu le tragique symbole de ce conflit sans no

Ce film, est le témoin d’une quête de justice dont le but que la vérité sur le meurtre du jeune Maurice Audin, arrêté, torturé, puis déclaré évadé par les parachutistes d’Alger, en 1957 soit reconnue et dite. Ce documentaire entrecroise des témoignages des protagonistes français et algériens : militants pour l’indépendance algérienne, avocats, historiens, militaires… En s’appuyant sur les recherches de l’historien Pierre Vidal-Naquet, il mêle documents (archives filmées, journaux, livres, dessins …) et scènes de reconstitution pour retracer le contexte de cette disparition et dénoncer la torture et le meurtre pratiqués en Algérie. Josette Audin est le personnage central et le « commanditaire » moral de ce film. Lire la suite et partager »

Films, Livres, Radio : émissions 2012

Bourdieu n’est pas mort !

Écoutez l’émission du 23 janvier avec Bourdieu, Maler et quelques aboyeurs

 

Le regard et l’analyse du sociologue Pierre Bourdieu, notamment sur la télévision, reste d’une ardente actualité. Tout comme d’ailleurs les propos tenus par Serge Halimi dans son livre « Les nouveaux chiens de garde », paru en 1997 et dont le film éponyme, réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat est actuellement sur les écrans des (bonnes) salles de cinéma.

Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise. Il dénonce aussi ceux qui entretiennent la confusion entre les profession de camelot, de porte parole, et de journaliste…

Cette confusion des genre savamment entretenue dans l’esprit des consommateurs d’information comme dans celui de ceux qui la produisent ou la relaient, le titulaire de la chaire de sociologie au collège de France la dénonçait déjà, au siècle dernier dans le film de Gilles l’Hôte. On notera également que, devant la caméra, Bourdieu affirme sans détour que les vraies révolutions sont celle des esprits, celles qui changent les perceptions, les « manières de voir », de façon définitive… Et ces révolution, ce sont les artistes qui les produisent. Effectivement les références de Bourdieu en la matière vont vers la peinture…. et il est important de constater que pour lui l’art culture ne sont donc en rien des épiphénomènes mais bien le cœur même de notre société pour ne pas dire de notre civilisation ! Pour cette raison, entre autres, il faut avec Henry Maler, d’Acrimed s’indigner du fait que l’on tente de discréditer Bourdieu et, comme il le fait aussi, décoder les raison de cette haine féroce…. des raisons très simples, contenues dans son œuvre et dans le film Lire la suite et partager »

Agenda, concert, Radio : émissions 2012

Les Soeurs Moustache, un univers musical à découvrir !

Écoutez l’émission du 23 janvier avec Élise Charreau, l’une des sœurs Moustache

 

À l’occasion de leur concert à L’Européen le 24 janvier 2012, Élise Charreau, nous présente Les Sœurs Moustache.

Les Sœurs Moustache c’est d’abord une histoire de famille, trois sœurs, trois p’tits bouts de femmes au verbe bien pendu et le poil un peu dru Vous embarquant dans leur univers aux allures de boite à musique entre Tim Burton, Fréhel et Les Triplettes de Belleville. Leurs plumes enfantines, nous livrent des textes intimes et fragiles, portées par trois voix qui s’entremêlent.

Sur scène on découvre un univers onirique et joyeux, et, comme elle sont partageuses, les Moustaches vont inviter d’autres artistes à les rejoindre sur scène. Ce mardi on pourra notamment croiser à l’Européen, entre autres Guyom Touseul, Syrano, et quelques surprises !

Il parait qu’elles préparent un nouvel album, alors guettez le et surtout, en attendant venez les voir et procurer vous, si ce n’est déjà fait « Gribouille et Rafistole », leur premier opus sorti en 2010.

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Films, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Amoureux au ban public : présumés couple…able !

Écoutez l’émission du 16 janvier avec Pauline Raï et des extraits du film de Nicolas Ferran

Au nom de la lutte contre les  » mariages blancs », ou même « gris » et de la « maîtrise » de l’immigration familiale, les couples franco- étrangers subissent depuis plusieurs années le durcissement continu des politiques d’immigration. C’est pourquoi, en juin 2007, le mouvement des Amoureux au ban public est créé  sous l’impulsion de la Cimade et milite pour le droit au respect de la vie familiale des couples franco-étrangers. Répondant à un besoin croissant et intensifié par les récentes lois sur l’immigration, ce mouvement a essaimé dans toute la France et s’appuie aujourd’hui sur une vingtaine de collectif locaux animés par 200 bénévoles. Nicolas Ferran, l’un des fondateur du mouvement vient de réaliser un film afin de donner la parole à ces couples à qui l’État français dénie le droit de s’aimer sereinement. Ce documentaire sera projeté samedi 21 janvier 2012 à la Bellevilloise, à Paris.  Sur l’écran, avec intensité et émotion, 13 couples décrivent dans ce film un parcours du combattant pour se marier en France, faire reconnaître un mariage célébré à l’étranger, obtenir un visa pour la France ou bénéficier d’un titre de séjour. Leurs témoignages ne relatent pas des dysfonctionnements exceptionnels. Ils mettent à jour une politique répressive qui a décrété la mise au ban des couples franco-étrangers dans notre pays. Réduire l’immigration résultant des mariages franco-étrangers, tel est bien depuis quelques années l’un des objectifs des gouvernements qui se sont succédé. Il fut un temps où la France garantissait aux couples franco-étrangers le droit de s’unir et de vivre de façon stable sur son territoire. Que reste-t-il désormais de la liberté du mariage ? Que reste-t-il encore du droit de mener une vie familiale stable ?

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concert, Livres, Radio : émissions 2012

Michel Arbatz aime mélanger ses mots à ceux des autres poètes…

Écoutez l’émission du 16 janvier avec Michel Arbatz

 

Chanteur, écrivain, passionné de poésie et poète lui même, Michel Arbatz, de passage à Paris, est l’invité de Liberté sur Paroles où l’on devise autour de son album Arbatz de A à Z, qui regroupe les chanson de son spectacle (qu’il faut absolument voir car, en vrai, cela n’a rien à voir …) et du disque hommage à Georges Brassens, Chez Jeanne, paru en octobre dernier et qui retrace, en récits et en chansons, la jeunesse, tumultueuse, de ce chanteur  anar jaloux de sa chère liberté.

Un gout de la liberté que partage sans aucun doute Michel Arbatz, car, sans qu’il ait besoin d’affirmer ni de revendiquer quoi que ce soit, comme une évidence, son sourire quand il chante, l’émotion provoquée par ses textes, entre autres signes de richesse intérieure, prouvent bien qu’il est ce ceux qui savent que le monde est ce que l’on en fait !

 

 

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Emissions en partenariat avec Radio Clype, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Les élèves de CM2 de l’école de la Sibelle prennent la parole !

Écoutez l’émission du 9 janvier avec Gwenaele Guillerm, Nathalie séné et une partie de la classe de CM2 de l’école de la Sibelle

Les élèves de CM2 de l’école de la Sibelle (75014) vous proposent des chansons, des histoires, des poésies, des sketchs, des citations…  sur « la communication ». Une dizaine d’entre eux  sont venus représenter leurs camarades sur le plateau de « Liberté sur Paroles » avec Nathalie Sené, leur institutrice et instigatrice de ce beau projet qui a pu être réalisé sous forme de programme radiophonique grâce à Radio Clype, une radio scolaire destinée aux élèves des écoles, collèges, et lycées de Paris fondée par Gwénaële Guillerm qui nous honorait également de sa présence sur Aligre FM. Les élèves,   démocratiquement désignés par leur camarades pour les représenter lors de cette émission en direct, expriment leurs impression face à l’expérience unique de réaliser un programme de radio. Ils se sont approprié chaque étape de l’écriture à la conception du conducteur et sorte de cette aventure enthousiastes et grandis. Le thème choisi était la communication ce qui leur a permis à la fois d’apprendre, de manière ludique et participative des éléments en lien avec le programme scolaire, comme les différents niveau de langue et la rédaction de textes, mais surtout d’aller naturellement à la rencontre des autres, de les écouter et d’entamer la conversation…. Merci à eux et à leur institutrice de nous démontrer, une fois encore que l’école publique peut être un lieu d’épanouissement où l’on forme les citoyens de demain. Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2012, Théâtre

(P)latitudes, clownerie sur l’incontournable contemporain : Rafaele Arditti nous invite à plonger, en apnée, dans le grand bain culturel.

Écoutez l’émission du 9 janvier avec Rafaele Arditti

 

Dans son nouveau spectacle (P)latitudes, que vous pourrez découvrir le mercredi 11 janvier à 20h à l’espace Comme vous et moi, à Montreuil, Rafaële Arditti, comme elle l’avait déjà fait avec Sarkophonie, sa précédente création, s’appuie sur de vrais textes pour révéler l’aspect fumeux et élitiste des discours conceptuels sur l’Art. Elle s’amuse ainsi avec la langue de bois politicienne qui caractérise un certain milieu culturel. Dans ce solo, la clown, moulée dans un tailleur de super woman, coiffure structurée, étole colorée, porte l’uniforme branché des gens du milieu de la Culture. Son discours, prononcé  au cœur même d’une installation artistique des plus étonnante,  est également emprunt des codes et des poncifs de la caste en question… Ici, Rafaele incarne Mme Laculture, la directrice du CEPGTN, pour Comité d’Ethique et de Programmation du Grand Théâtre de Niais. Lors de la soirée qui ouvre le festival ARANIéArts Novateurs et des Réseaux Artistiques Européens Innovants, symbole de notre ‘culture exceptionnelle‘, elle présente le parti-pris « risqué » du Comité : celui de collecter des «formes qui témoignent d’un intérêt pour les stratégies de mise en espace et de jeux perceptifs, qu’elles soient circulaires avec des espaces et des dispositifs, qu’elles soient traversées par une lumière diaphane, ou bien qu’elles explorent un registre spatial, ou un espace registral. L’installation-spectacle-installation « (p)latitudes 87/23 # » : un triptyque qui circonscrit les instances introuvables de la représentation, et privilégie l’espace ‘entre’, ‘between’ …» Lire la suite et partager »

Expositions, Films, Radio : émissions 2012

L’oeil sur les rues, 23 regards artistiques et singuliers sur l’espace public !

Écoutez l’émission du 2 janvier avec Marion Jeunet et Christian Coq

 

Jusqu’au 15 janvier, courrez à la Villette pour découvrir l’exposition « L’oeil sur les rues ». A l’intérieur du pavillon Delouvrier, les images accrochent le regard, les sons, qui parfois se mélangent, vous font tendre l’oreille… Et les questions immanquablement affleurent ! En fait, cette exposition qui regroupe 23 vidéos d’artistes de cultures, d’âges et d’horizons divers, nous plonge dans une atmosphère de foisonnante urbanité.

Pour guider le visiteur, parfois perplexe face à des scènes qui lui sont étrangères, Marion Jeunet, la médiatrice, est présente à chaque instant et se tient prête à répondre aux questions des petits comme des plus grands. Extrêmement pédagogue, cette jeune femme souriante se fera une joie de vous apporter toutes les précisions nécessaires à votre visite avec le même enthousiasme qu’elle l’a fait à mon micro.

Quant à Christian Coq, le commissaire de l’exposition, il nous explique avec quelle passion il a concocté ce savant mélange dans le plus grand respect des artistes et de leur travail et, avec comme objectif premier, celui de susciter la curiosité puis la réflexion chez un large public.  Effectivement cette exposition gratuite n’est pas réservé initiés…  la sensibilité de chacun sera, à coup sûr, touchés par ces vidéos dont certaines nous interpellent, nous projettent au cœur d’un évènement, tandis que d’autre nous entrainent dans une réflexion poétique, une invitation à la contemplation ou encore une plongée en  nous-même.

Et quand on se retrouve dehors, dans la « vraie rue », on est bien décidé à pendre le temps… juste quelques minutes, pour observer, avec un œil nouveau, les gouttes d’eau qui glissent entre les pavés, juste devant la grande Halle… cet homme qui Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Les éditions « les points sur les i » ou l’intérêt supérieur de la pensée…

Écoutez l’émission du 2 janvier avec Alain Guillo, El Yamine Soum et Anas Jeballah

A l’heure où le gouvernement vient de décider l’augmentation de la TVA sur le prix du livre, où faute de moyens, crise oblige, les lecteurs fréquentent moins souvent les librairies… à l’heure où de jeunes, ou moins jeunes auteurs renoncent au métier d ‘écrivain qui ne les nourrit pas… Il existe encore des éditeurs indépendants qui prennent le risque de faire exister des objets d’encre et de papier avec à l’intérieur des idées, des graines qui ne demandent qu’ à germer dans les tête des lecteurs pour y faire naitre l’envie de résister, de se lever, d’agir pour changer le monde… Et oui, rien que ça, vous croyiez quoi ? Que les éditeurs indépendants ont choisi ce métier pour gagner beaucoup d’argent… n’y pensez pas : les quelques industriels du livre qui dominent l’oligopole qu’est le marché de l’éditions et dominent aussi celui de la distribution et de la vente de livres en « supermarchés » ne sont pas prêts à partager le gâteau ! Non, Alain Guillo et quelques autres sont riches en un tout autre sens.

Écoutez l’émission avec Alain Guillo, fondateur et directeur des éditions « Les points sur les i » et El yamine Soum et Anas Jeballah deux auteurs du l’ouvrage collectif  « La France que nous voulons » et vous ne pourrez que constater que l’enjeu est ailleurs ! Cet entretien est aussi l’occasion de faire redécouvrir le magnifique poète, Gaston Couté, mort à 30 ans il y a pile un siècle… mais non sans avoir porté un regard Lire la suite et partager »

Livres, radio : émissions 2011

Sarkozy sous BHL : Maître Jacques Vergès accuse !

Écoutez l’émission du 19 décembre avec Jacques Vergès

 

Rencontre avec Me Jacques Vergès, qui démontre avec verve et talent l’incongruité de la politique étrangère du président français à travers l’exemple de sa sa « croisade » libyenne.

« Président de la République pour un an encore, ce sont deux Résistants qui vous écrivent pour vous dire que vous trahissez la France. » C’est par cette accusation terrible que; dès la première page de leur livre « Sarkozy sous BHL », Roland Dumas et Jacques Vergès sonnent la charge contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, telle que celle-ci se manifeste dans les bombardements perpétrés contre la population civile de la Libye. Il s’agit d’ailleurs moins, pour l’ancien président du Conseil constitutionnel et pour le célèbre avocat, de plaider pour M. Kadhafi que de dénoncer une politique d’ingérence qui viole le droit international et piétine l’héritage du général de Gaulle. En réalité, sous le masque de l’humanitaire, le président de la République renoue, en Libye comme en Côte d’Ivoire, avec le vieux colonialisme et vise à s’assurer des richesses de ces pays au mépris des intérêts des peuples et de la souveraineté des États. Par leur argumentation implacable et la férocité de leur style, Dumas et Vergès s’inscrivent dans la lignée des grands polémistes français, du Voltaire de l’affaire Calas au Victor Hugo de Napoléon le Petit. Ils dressent ce faisant un portrait accablant d’un président de la République qui a dévoyé sa fonction jusqu’à la caricature, qui parle le français comme le parlent les voyous et qui, croyant se rehausser, s’est flanqué d’un Bernard-Henri Lévy comme directeur de conscience – on a les Malraux qu’on peut… Sarkozy sous BHL, c’est le dernier degré d’abaissement où est tombée la France. Ce pamphlet qui fera date est complété, en annexe, par le dossier complet de la plainte déposée devant la Cour pénale internationale contre Nicolas Sarkozy pour crime contre l’humanité. Lire la suite et partager »