Ecoutez l’émission du 1er mars 2010

Pour les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences qu’elles peuvent subir en tant que femmes – dans leur pays d’origine, pendant leur exil ou en France – s’ajoute trop souvent la violence de l’administration française parce qu’elles sont étrangères. Ainsi, dans le cadre de la campagne « Ni une ni deux » initiée par La Cimade, une enquête auprès de 75 commissariats, a été mise en place pour observer les conditions d’accueil et de prise en charge des femmes étrangères victimes de violences. Il en résulte que dans plus d’un commissariat sur trois, une femme sans-papiers qui voudrait porter plainte contre des violences, risquerait l’expulsion… Retour avec Violaine Husson sur ce qu’il faut changer pour que chacune, quelque soit sa situation administrative, puisse bénéficier des droits fondamentaux que se doit d’offrir un état démocratique à tous ceux qui vivent sur son sol.
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22 juillet 2010 à 17 h 34 min
Bonjour !
Je ne prends pas le temps d’écouter l’émission de radio, mais je suis régulièrement confrontée à la question en rencontrant des femmes et des hommes étrangers, aux problèmes des violences morales, économiques ou physiques subies par les femmes et les hommes étrangers sur notre territoire : ce que l’on peut appeler » le pouvoir des papiers » exercés par des français ou françaises, conjoints d’étrangers ou par des conjoints étrangers dans le cadre du regroupement familial. « Si tu n’acceptes pas ce que je t’impose, je n’irai pas avec toi à la Préfecture pour le renouvellement des papiers ». Les gens n’ont parfois pas d’autres solutions que de subir, parfois des choses très graves, sinon, ils se retrouvent en situation de sans papiers et expulsables. La chasse qui se fait par rapport aux mariages blancs ou « gris » peut se justifier, mais je pense que le respect doit se faire dans les deux sens. La protection devrait être la régle pour tout le monde sur notre territoire. Les CIDFF et l’OFII, et les services sociaux me semblent tout à fait sensibles à la question, qui est prioritaire pour ces organismes, mais sont souvent impuissant à aider les gens… Il existe des commissariats de police ou des gendarmeries où des personnes sont très attentives à la question et aux gens. Après, c’est comme partout, ça dépend de l’écoute, des compétences des gens… et des directives !
Voilà, je vous remercie. Ce problème me semble très grave, et il me semble que le principe d’égalité que nous revendiquons dans notre pays n’est pas respecté entre les français et les étrangers, sur ce sujet-là, non plus…
Brigitte