Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Créer ensemble une école pour la réussite de tous, c’est possible à condition de « regarder chaque élève comme une chance » !

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atd_livre_ecole L’école est aujourd’hui un amplificateur de différences : plus le milieu d’origine de l’enfant est pauvre, moins il réussit à l’école, comme l’a rappelé l’étude PISA en 2010. On sait également que, chaque année, plus de 150 000 enfants sortent du système scolaire sans diplôme.

Or s’il y a une chose qui réunit les parents qu’ils soient riches ou pauvres, c’est bien le désir de la réussite de leurs enfants. Pour les parents qui ont une vie difficile, l’espoir mis dans l’école est d’autant plus grand qu’ils y voient le seul moyen pour leurs enfants de ne pas vivre ce qu’ils ont subi eux-mêmes.

Que faire face au gâchis humain que représente l’échec scolaire ? Pour ATD Quart Monde, qui lutte depuis plus de 50 ans contre la misère, l’échec n’est pas inéluctable. Mais la réussite scolaire de tous les enfants ne peut être envisagée que si les familles vivant dans la pauvreté sont réellement partie prenante, avec tout ce qu’elles peuvent apporter. En ce sens, un projet d’école ne peut se distinguer d’un projet de société.

Le livre « Quelle école pour quelle société ? » rassemble sous la plume de Pascal Percq, des témoignages et des propositions de parents de milieu très défavorisé ou non, d’enfants, de jeunes, d’enseignants, de chercheurs, de pédagogues, de syndicalistes : tous s’expriment ici et disent « Comment construire ensemble l’école de la réussite de tous ». ATD Quart Monde appelle chacun à concrétiser ce rêve. C’est possible. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

A qui profitent les journaux ? Jean Stern dénonce la main-mise de la finance sur la presse.

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Jean Stern est journaliste. Ancien de Libération et de La Tribune, il a également travaillé pour 7 à Paris et Le Nouvel Économiste. Il a participé à la fondation de Gai Pied en 1978 et est l’éditeur de la revue De l’autre côté. Il est aujourd’hui directeur pédagogique de l’EMI, Scop de formation à l’université Paris X.

« Les patrons de la presse nationale, tous mauvais », cet ouvrage extrêmement bien pensé et bien documenté, n’est, contrairement à ce que pourrait laisser croire son titre,  pas un pamphlet. Le ton du livre est très mesuré, et l’auteur lui-même ne se dédouane pas d’avoir eu, parfois, alors qu’il occupait des fonction d’encadrement dans de grand journaux, à constater son impuissance à faire changer les choses, son renoncement à faire entendre sa voix… Mais il s’agit bel et bien d’un procès. Celui d’un système qui a permis à des groupes industriels de s’offrir des journaux, sans autres buts que d’assurer leur communication, de toucher des aides publiques à la presse et « d’optimiser » leur fiscalité par le biais de savants montages financiers.

De cet état des lieux qui conduit à « saigner à blanc » chaque jour davantage les rédaction, tout en culpabilisant les journalistes, Jean Stern cherche les racines dans l’histoire. En effet, le paysage de presse française se recompose après la libération, et déjà, le ver et dans le fruit…. L’analyse du système (parfois aberrant) de la distribution des journaux explique également pourquoi la France est un des rares pays européen où l’on achète pas ou peu de quotidien. Le fait que les recette s publicitaires aient été longtemps considérées comme une manne, dispensant de tout effort pour s’attacher des lecteurs garce à la qualité éditoriale des titres, est une autre explication de la faillite de la presse française… Certes, le livre de Jean Stern n’est pas très optimiste… Mais lorsque l’on demande à cet enseignant en journalisme s’il n’a pas un peu peur d’envoyer ses élèves au « casse-pipe », il répond qu’il y aura toujours de la place pour ceux qui inventent de nouveaux journaux, comme le montre les succès de Siné Mensuel, Fakir, CQFD, XXIe siècle, etc. En effet, quand on écrit avec passion et respect pour les lecteurs, ceux-ci sont au rendez-vous ! Lire la suite et partager »

Expositions, Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Citadelles en suspens : esprit Hara-Kiri, es-tu là ?

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Killoffer, série Recapitation

Réunies par Pacôme Thiellement à la galerie Anne Barrault, les œuvres de Topor, Gébé, Scott Batty, Killoffer, Captain Cavern, Olivia Clavel et Jean-Christophe Menu nous invitent  au « passage » vers un monde, peut être sans gravité, où les formes dansent, les corps se disloquent à volonté avant de se recomposer, et bien sûr… les rires fusent, puissants et sonores comme celui de l’instigateur de cette très belle exposition.

Pour tenter de saisir l’esprit de Citadelles en suspens, voici les mots de  Pacôme Thiellement : « Nous vivons dans un monde régi par un faux dieu : fou, stupide et cruel. Et nos vies sont des vallées de larmes ponctuées d’éclats de rire. Cela, nous le savons déjà. Ce que nous savons moins, c’est que, une fois traversées les frontières qui nous séparent du monde suivant, les mêmes problèmes se reproduiront : en plus grand, plus clair, plus dur. Nous devons toujours faire alliance avec le dieu éloigné contre le dieu proche parce qu’il le déteste ; mais, ce que contient la manifestation suivante, nous ne le savons pas. Extases, rêves et images nous informent sur l’espace qui sépare les mondes. C’est pourquoi les grands imagiers sont nos chamanes. Ils rafraîchissent nos regards et informent nos âmes de l’apparence nouvelle d’un espace immémorial. Cet espace, c’est le « monde des formes en suspens » dont parle Sorhawardî ; un monde de « citadelles en suspens ». Depuis ces citadelles, nous dirigeons notre regard vers l’autre monde ; et, depuis l’autre monde, un regard se dirige vers nous. » Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2013

« Faire quelque chose », le film de Vincent Goubet nous fait découvrir les voix et les visages de ceux qui ont dit non…

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faireqqchosePour réaliser ce documentaire, « Faire quelque chose » , actuellement en salles, Vincent Goubet a rencontré quelques-uns des derniers résistants français de la deuxième guerre mondiale. A l’écran, entre autres,  Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, Raymond Lévy, Lise London, Jacqueline Olivier-Timbaud, Serge Ravanel… Au début des années 1940, tous ont décidé d’agir contre ce qui leur paraissait inacceptable. Le film est le récit de ce qu’a été leur combat, sa naissance, son évolution et son aboutissement. Parmi eux, il y avait des femmes et des hommes, parfois plus proches de l’adolescence que de l’âge adulte. Certains n’ont jamais connu la peur, d’autres ont vécu avec elle jours et nuits, prenant des risques énormes pour faire paraître un tract ou un journal. Issues d’un milieu modeste ou de la grande bourgeoisie, ce qui les rapprochait et unissait était le choix de ne pas subir et la volonté irréductible de « faire quelque chose ».

Le plus frappant dans Faire quelque chose, c’est l’esprit de ces témoins – de 87 à 98 ans – déconcertants d’énergie, de malice et d’espoir. Ils avaient autour de 20 ans en 1940, ils nous racontent ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont cru, ce à quoi ils croient encore, plus d’un demi-siècle après cette période à la fois obscure et mythique de notre histoire. Ils nous parlent d’une histoire « à taille humaine ». Une des particularités de ce film est de nous donner à sentir comment la Résistance fut aussi, beaucoup, faite de petits gestes, de coups de sang, d’intuitions, d’émotions. Des actes de courage insensés, sans aucun doute, mais aussi tout un cortège d’erreurs, de tâtonnements, de déceptions, d’initiatives qui réussissent ou qui échouent à « peu de chose près ». Faire quelque chose a été conçu comme un portrait – nécessairement subjectif – de la Résistance. L’auteur a cherché à lui donner un visage, par petites touches. Il réunit des récits parcellaires, évoque l’action au quotidien : des distributions clandestines de tracts aux états d’âme avant un sabotage, des premiers attentats antinazis à l’édification d’une organisation nationale, du refus basique de l’inhumain à la proposition d’un projet de société… C’est peut-être un des aspects les plus saisissants Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Films

Wattstax, le Woodstock noir ou la fierté du peuple afro-américain

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Wattstax_1973Le 20 Août 1972, 100 000 personnes viennent commémorer le 7ème anniversaire de ces émeutes au sein du Los Angeles Coliseum . Flash-back sur cet événement musical unique immortalisé sur pellicule par le réalisateur Mel Stuart…

Wattstax, le documentaire musical américain sort le 4 février 1973, distribué aux États-Unis par Columbia Pictures et distribué en France par Mission Distribution lors de sa réédition cinéma en 2004.

 

À la suite de l’arrestation de 3 membres d’une même famille par la California Highway Patrol pour conduite dangereuse, des émeutes urbaines éclatent dans le quartier de Watts à Los Angeles le 11 Août 1965. En 5 jours de violence on dénombre 34 morts,1100 blessés, 4000 arrestations, 977 édifices détruits ainsi qu’une facture de 35  millions de dollars de dégâts. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Rencontre avec Valère Staraselski, plume libre qui nous incite à prendre notre envol !

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valereNi gendarme ni perroquet dans la tête de cet homme là ! A la lecture de son dernier livre, paru à l’automne dernier aux éditions l’Harmattan, on est tout de suite saisi par la liberté, de ton, de forme, mais surtout de pensée qui en émane. Tout comme Il faut savoir désobéir (2000) et Garder son âme (2003), Face aux nouveaux maîtres  est composé d’un choix d’articles parus dans différents journaux ou publiés en ligne, de préfaces et de discours écrits par Valère Staraselski.  Ainsi STARASELSKIla variété des sujets abordés et des formes des textes de ce dernier recueil de chroniques,  écrites entre 2003 et 2012, le rend pour le moins éclectique, mais on observe une belle constance dans la « méthode ». Si Valère est un « honnête homme » contemporain, doté d’une solide culture littéraire, philosophique, historique, artistique et humaine, il n’en est pas moins un libre penseur qui n’hésite jamais à remettre en cause les idée reçues et à bousculer les idéologies. Refusant obstinément toutes formes de compromission et cultivant le doute, il lit, beaucoup, relit les classiques (comme La Fontaine) et nous propose des pistes pour une approche des auteurs sous un jour inédit. Valère a certes des maitres, mais, d’une part, il les choisit, et d’autre part, il ne cessent de les interroger, de remettre en cause les certitudes les concernant pour mieux les cerner… « Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience », dit Aragon. Des mots que Valère peut reprendre à son compte. Peut être faut-il simplement rajouter à ces ingrédients qui composent les convictions, une pincée de joie. Celle qui accompagne la découverte, d’un auteur, d’un texte, d’une musique, d’une idée nouvelle qui enrichit notre perception du monde. Cette joie qui, une fois le livre de Valère Staraselki refermé, nous gagne car on se sent un peu plus armé pour affronter le monde. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Quid des éditeurs, auteurs et lecteurs face aux nouveaux maitres de l’édition ?

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Fruit d’un long travail d’enquête et révélateur d’une vraie passion de son auteur pour la littérature, le livre d’Olivier Bessard-Banquy décrit et analyse les transformation de l’édition française depuis les années 1970. C’est précisément en 1975, année d’apparition sur les écrans de télévision de l’émission de Bernard Pivot Apostrophe, qu’a choisi l’auteur comme point de départ de cette chronique précise et richement documentée du monde de l’édition.  « L’industrie des lettres », une nouvelle édition, entièrement revue et corrigée par l’auteur, d’un ouvrage initialement publié en 2009, et doté d’une préface inédite de Pierre Jourde, décrit analyse et illustre avec de nombreux exemples et des anecdotes savoureuses, la manière dont la production de livres, d’artisanale et familiale, est passée à l’âge industriel. Alors que l’influence des médias de masse s’accroît et que de puissants groupes industriels et financiers investissent dans le livre, la profession a dû se tourner plus largement vers le « marketing » afin de conquérir de nouveaux publics.  S’ouvre alors l’âge des fast books et des productions « de consommation ». Quelles ont été les tactiques et stratégies des maisons historiques pour s’adapter ? Au prix de quels renoncements et/ou compromissions ?

A ces question Olivier Bessard-Banquy nous fait l’honneur de ne pas apporter de réponses tranchées. Son travail a l’avantage de privilégier la nuance et, au passage de balayer quelques clichés. Ainsi, même si depuis qu’il « passe à la télé », le livre est devenu un produit marketé, et qu’aujourd’hui la domination, dansle monde l’éditions, de grands groupes cotés en bourse conditionne la production de livre en fonction d’exigences de rentabilité, l’auteur nous rappelle que la notion de « coup littéraire » est bien antérieure à ces transformations et qu’aujourd’hui encore il existe certains « aventuriers » (certes peu nombreux), qui fondent ou rachètent des maisons d’édition. Pas d’amertume donc dans cette somme, mais beaucoup d’informations qui permettent de se faire une image assez précise de ce qui se joue derrière les murs de certains immeubles de Saint Germain des prés… Lire la suite et partager »

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Halte librairie : Quilombo, une décennie d’engagement !

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A l’occasion de l’anniversaire  de leur librairie, Cédric, Bastien et Jacques nous présentent leur démarche et leurs engagements, leurs coups de cœurs pour des ouvrages qui sortent des entiers battus et  nous donnent très envie d’aller les rencontrer … à la boutique !

À l’automne 2002, la librairie Quilombo, – qui tire son nom des communautés constituées au XVIIe siècle par les esclaves fuyant les plantations du Nordeste brésilien – ouvrait ses portes, 23 rue Voltaire, Paris XIe. Elle affichait clairement ses intentions : « Nous voulons créer un espace autonome et autogéré, une alternative aux supermarchés de la culture qui mettent tout en œuvre pour que le livre soit un produit de consommation comme un autre. »

Une décennie plus tard, le pari est tenu, les engagements de départ on été respecté tout au long du développement du projet, lentement et avec peu de moyen, mais avec beaucoup d’imagination et toujours un grand plaisir partagé entre l’équipe, les auteurs, les éditeurs et les lecteurs.

En dix ans d’existence, la librairie Quilombo a considérablement enrichi son fonds, entrepris des travaux d’aménagement de son espace pour le rendre plus convivial et l’ouvrir vers son quartier, tissé des liens et passé des partenariats avec des éditeurs, des journaux, des associations,des collectifs, des festivals, des entreprises autogérées, des réseaux militants divers…, organisé régulièrement des débats autour d’un livre ou d’un film qui rencontrent un grand succès, présenté des dizaines d’éditeurs indépendants et engagés, réalisé plusieurs expositions autour du travail de graphistes ou de photographes, envoyé tous les ans à des milliers de lecteurs un catalogue de 80 pages constituant une bibliographie thématique indispensable… Lire la suite et partager »

concert, Expositions, Films, Manifestations, Radio : émissions 2012

Traces de passages… ou comment une création éphémère devient une aventure artistique au long cours !

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Josseline et Richard GARCIA, vidéastes, nous présentent : Traces de passages, un documentaire qu’ils ont réalisé tout au long des mois de préparation et pendant les cinq jours de Traversée d’Arts 2012, le festival d’arts visuels et de danses dans l’espace public de Saint-Ouen. Plus particulièrement les deux documentaristes ont porté leur attention sur le Collectif Passage, un groupe d’artistes de toutes disciplines (plasticiens, vidéastes, grafeurs, danseurs, comédiens, déclameurs, lecteurs, crieurs, chanteurs, musiciens…)

Le groupe, représenté sur le plateau de Liberté sur Paroles par Françoise Baringou s’est formé autour d’un projet bien précis : investir et transformer une maison et son jardin, voués à la destruction, avec des créations éphémères qui explorent l’avant, le pendant et l’après d’une transformation urbaine. En d’autres termes c’est aussi l’histoire d’une bande d’artistes « pas sages » qui ont décidé de s’en donner à cœur joie en peignant sur les murs, installant des structures incroyables, et organisant une méga fête…. sorte d’apothéose joyeuse avant l’arrivée des bulldozers !

Discrets, mais attentifs et présents, Richard et Josseline, se sont relayés derrière la caméra pour immortaliser les moments d’effervescence, de doute, de jubilation, de travail intense, de tensions, de partage… qui ont marqué le temps de préparation de cette exposition-manifestation-performance … qui, malgré son caractère éphémère a fait plus que laisser des traces : des liens indéfectibles se sont crées… sans doute plus solides que des murs ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Films, Livres, Radio : émissions 2012

Après Sangatte… La mer, for ever !

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photo : Jacqueline Salmon

Avec Marie Poinsot, nous consacrons ce numéro de Liberté sur paroles, en partenariat avec  revue Hommes et Migrations à un anniversaire qui est passé relativement inaperçu dans la presse portant friande de commémoration… Cela fait exactement 10 ans que l’on a « fermé Sangatte ». Mais la volonté politique ne peut rien contre la géographie. Sangatte est toujours cette petite ville côtière du Pas de Calais, d’où, par beau temps on devine les falaises blanches du pays d’en face : l’Angleterre. C’est justement cet « Eldorado », réel ou supposé, que des migrants venus du monde entier, fuyant la dictature, la misère et la guerre, veulent rejoindre à tout prix, trop souvent même à celui de leur vie.

Ce centre d’accueil de migrants  qui avait été ouvert par la Croix Rouge sur le littoral en face de l’Angleterre a longtemps été un symbole d’une politique d’immigration, du traitement et des représentations des sans-papiers, mais aussi de la réalité de ces migrants en transit en France et des efforts faits par les associations (La Croix rouge, Gisti, Cimade ou Amnesty international) pour leur apporter un soutien. Sangatte concentre ainsi le  rapport à l’altérité et le développement  des frontières de toute nature, qu’elles soient géographiques, culturelles ou  psychologiques. Le principe de cette émission étant de croiser les approches des sciences sociales et les approches artistiques pour mettre en résonance différentes dimensions et regards sur les réalités migratoires, sont prévues dans cette émission, Catherine Wihtol de Wenden, politologue, directrice de recherche au CERI (Centre de recherches sur les relations internationales, Sciences Po Paris), Jacqueline Salmon (photographe, auteure d’une série sur Sangatte réalisée en 2001 et acquise par la CNHI), Marion Osmont (auteure et photographe d’un récent ouvrage Des Hommes vivent ici en partenariat avec Amnesty International) et Haydée Sabéran (journaliste et auteure de Ceux qui passent aux éditions Montparnasse Carnets nord. Un livre qui raconte, simplement, précisement ce qui se passe dans la region de Calais. Comment vivent ceux qui attende de trouver le moyen de traverser…Cette réalité méconnue du grand public, Haydée nous la fait ressentir au travers de portraits de familles, de femmes et d’hommes seuls, d’adolescents : des Iraniens, des Erythréens, des Cambodgiens, des Afghans… qui ont vu leur voisin de traversée mourir de soif dans le désert, qui ont marché des kilomètres, traversé des montagnes, qui aujourd’hui brûlent leurs empreintes digitales sur des clous chauffés à blanc afin de ne pouvoir être identifiés.  De loin ce sont des ombres mais  quand on prend le temps de les regarder, de les écouter, on comprend que ce sont, pour la plupart, des héros !

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