Radio : émissions 2015

Une école pour la réussite de tous, c’est possible !

Ecoutez l’émission du 11 mai avec Marie-Aleth Grard

maMarie-Aleth Grard, vice-présidente d’ATD Quart Monde, présente le projet d’ATD Quart Monde pour une école vraiment républicaine.

Depuis plusieurs années le mouvement travaille avec des élèves, des parents, des enseignants et des responsables de l’éducation nationale pour faire en sorte que l’école ne soit plus une fabrique d’exclusion. Le constat de départ est alarmant : l’école n’arrive pas à atténuer les inégalités dues à l’origine sociale ou culturelle, elle trie dès le plus jeune âge et, loin de combler ces inégalités, elle les aggrave. Le Conseil économique, social et environnemental a été l’un des premiers à le dénoncer en septembre 2011. Dans ce projet d’avis, présenté le 12 mai au CESE, la section de l’éducation, de la culture et de la communication a voulu montrer qu’une école de la réussite pour tous est possible. Elle a mené plus de 200 auditions et rencontré des acteurs de l’éducation qui innovent. Dans une approche originale, elle a fait participer à ses travaux des parents vivant dans la grande pauvreté, adoptant avec eux la démarche de « Croisement des savoirs ». Ne laisser aucun élève au bord de la route, tel est le sens des préconisations ici. La section souligne également l’importance d’ouvrir l’école aux parents, notamment à ceux qui en sont les plus éloignés, et met en avant des pédagogies collaboratives. C’est ce que nous détaille, beaux exemples à l’appui, Lire la suite et partager »

Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

17 octobre, journée mondiale du refus de la misère : et si l’éradication de la pauvreté était un choix politique ?

Téléchargez l’émission du 14 octobre avec Bert Luyts

Écoutez l’émission du 14 octobre avec Bert Luyts

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Comme chaque 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de nombreux événements ayant pour but de mettre en lumière tous ceux qui se battent tous les jours contre la pauvreté, à commencer par ceux qui la subissent. Bert Luyts, délégué national adjoint d’ATD Quart Monde en France nous retrace le contexte et les enjeux de ce rendez vous de la solidarité et de l’affirmation publique d’une volonté de transformation de notre société.

Cette année le thème de la mobilisation du 17 octobre st la lutte couv povcontre les préjugés à propos des pauvres et de la pauvreté. Car le changement de société passera avant tout par un changement de regard et appréhension des plus fragiles d’entre nous. Pour l’occasion un livre intitulé « En finir avec les idées fausses et la pauvreté » vient de paraître. Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la pauvreté. Alors que l’on accuse les pauvres d’être des assistés et des fraudeurs, il révèle par exemple que le montant des aides sociales non réclamées par ceux qui y ont droit s’élève à plus de onze milliards d’euros par an ! Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Créer ensemble une école pour la réussite de tous, c’est possible à condition de « regarder chaque élève comme une chance » !

Téléchargez l’émission du 4 février avec Pascal Percq Écoutez l’émission du 4 février avec Pascal Percq

atd_livre_ecole L’école est aujourd’hui un amplificateur de différences : plus le milieu d’origine de l’enfant est pauvre, moins il réussit à l’école, comme l’a rappelé l’étude PISA en 2010. On sait également que, chaque année, plus de 150 000 enfants sortent du système scolaire sans diplôme.

Or s’il y a une chose qui réunit les parents qu’ils soient riches ou pauvres, c’est bien le désir de la réussite de leurs enfants. Pour les parents qui ont une vie difficile, l’espoir mis dans l’école est d’autant plus grand qu’ils y voient le seul moyen pour leurs enfants de ne pas vivre ce qu’ils ont subi eux-mêmes.

Que faire face au gâchis humain que représente l’échec scolaire ? Pour ATD Quart Monde, qui lutte depuis plus de 50 ans contre la misère, l’échec n’est pas inéluctable. Mais la réussite scolaire de tous les enfants ne peut être envisagée que si les familles vivant dans la pauvreté sont réellement partie prenante, avec tout ce qu’elles peuvent apporter. En ce sens, un projet d’école ne peut se distinguer d’un projet de société.

Le livre « Quelle école pour quelle société ? » rassemble sous la plume de Pascal Percq, des témoignages et des propositions de parents de milieu très défavorisé ou non, d’enfants, de jeunes, d’enseignants, de chercheurs, de pédagogues, de syndicalistes : tous s’expriment ici et disent « Comment construire ensemble l’école de la réussite de tous ». ATD Quart Monde appelle chacun à concrétiser ce rêve. C’est possible. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

« Travailler, Apprendre, Ensemble » : une entreprise pour et par tous… C’est possible !

Téléchargez l’émission du 26 novembre avec Gérard Desmedt, Pierre Antoine Béraud et Denis Gendron
Écoutez l’émission du 26 novembre avec Gérard Desmedt, Pierre Antoine Béraud et Denis Gendron

TAE « Travailler et Apprendre Ensemble », fonctionne depuis 10 ans à Noisy-le-Grand. PME d’une vingtaine de salariés, qui œuvrent dans les trois secteurs d’activité de l’entreprise : réparation et revente de matériel informatique, peinture et rénovation et ménage,  cette entreprise est une action pilote du Mouvement ATD Quart Monde. En effet, parmi les salariés, pour une grande part en CDI, se côtoient des personnes fragilisées car ayant connu et, pour certains, connaissant toujours de grandes difficultés sociales et/ou familiales, et d’autres issus de milieux ou de parcours plus favorisés. Tous sont au même niveau,  une échelle de salaire très réduite, une ambiance tenant compte de chacun et faisant la part belle à la solidarité et à l’autogestion. Voici les clés d’une entreprise à la pointe de l’innovation sociale. Dans son livre L’entreprise réinventée »Gérard Desmedt, journaliste attentif , qui a passé du temps  à observer, à poser des questions et à réfléchir à la portée sociale et politique de cette expérience réussie. Il retrace pour ses lecteurs la genèse de TAE, nous livre les portraits (touchants et savoureux) de certains de ses salariés et nous démontre que son fonctionnement n’a rien d’utopique… à condition que l’on comprenne enfin (à tous les niveaux de notre société) que la concurrence acharnée, la compétition à outrance et la guerre économique sont des « valeurs » caduques car socialement inefficaces. Quel sens aurait un monde dans lequel la majorité souffre pour le profits de quelques uns ? Hélas, ce monde, c’est le nôtre, et il est grand temps, au travers de modèles comme TAE, d’ouvrir d’autres voies ! Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Des pailles dans le sable : ce récit nous prouve que le combat pour la dignité n’est jamais perdu d’avance !

Écoutez l’émission du 20 février avec Niek Tweehuijsen

« La Tanzanie c’est le plus beau pays du monde » , lâche Niek Tweehuijsen, avec un sourire radieux, au cours de l’émission. Et pourtant, c’est  au côté des plus faibles, des mis au ban de la société, de ceux dont on ne fait pas plus cas de la vie que de la mort, que ce Néerlandais, volontaire depuis plusieurs décennies à ATD quart monde, a abordé ce pays d’Afrique de l’est. A l’occasion d’une année sabbatique, Niek décide de se rendre à Dar es Salam, pour tenter de renouer contact avec Patricia, sa « grande sœur d’Afrique » qui avait passée quelques années au sein de la famille Tweehuijsen alors qu’elle faisait ses étude d’infirmière aux Pays Bas. Accueilli sur place par le père Georges, le jeune homme cherche rapidement quelque chose à faire sur place afin de rester encore un peu… Mais, surtout, il ne veut pas se laisser enfermer dans le rôle de l’humanitaire de service, le « Mzungu » (blanc en swahili) qui pourra donner ou résoudre les urgences sans fin qui rythment la vie à Dar es Salam… Au fil des pages du livre, écrit en étroite collaboration avec Jean-Michel Defromont, qui a aidé Niek à mettre en forme ses notes et à donner à voir, à entendre, à sentir tout ce qu’il avait pu vivre là-bas, on découvre une galerie de portraits tous plus saisissants et attachants les uns que les autres…. On referme Des pailles dans le sable avec l’impression de connaitre Dastan, Tall, Akili, Sonia, Opepi, on voudrait avoir de leurs nouvelles_certains hélas auront disparu au cours des huit années que Niek a passé sur place_ reste aussi des questions : Comment ne pas être gagné par le doute, voire le découragement quand on est face à cette misère qui semble sans rémission … Qu’est ce qui pousse un occidental à se sentir concerné (au delà des belles paroles et des déclarations d’intention) par ce qui se passe au delà de l’horizon de sa famille ou de ses frontières ? Avant même que Niek Tweehuïjsen n’ouvre la bouche pour y répondre j’ai lu dans ses yeux qu’agir contre la terrible injustice que constitue la misère et les conditions d’existence indignes d’une partie de la population mondiale, ici comme ailleurs, était pour lui une évidence… Lire la suite et partager »

Manifestations, radio : émissions 2011

Face à la misère : refus ou déni ?

Écoutez l’émission du 17 octobre

 

Le gouvernement vient de rendre public (le 21 octobre), le tableau de bord des chiffres de la pauvreté 2010. Il met en avant un taux de pauvreté artificiellement ancré dans le temps en baisse, alors que tous les indicateurs montrent une situation alarmante. ATD Quart Monde s’offusque de ce détournement statistique. IL semble donc qu’au lendemain de la journée du refus de la misère organisée par ATD quart monde, les politiques préfèrent le déni ! Le gouvernement veut rassurer les Français en démontrant que la pauvreté baisse (-5%) grâce à un indicateur qu’ATD Quart Monde et de nombreux observateurs et acteurs contestent : « le taux de pauvreté monétaire ancré dans le temps. » Cet indicateur – inexistant dans les autres pays européens – reflète bien mal la réalité. Les plus pauvres de plus en plus nombreux En considérant le taux relatif, donc non artificiellement ancré dans le temps, on constate que les indicateurs de pauvreté sont mauvais : + 1 % pour le taux de pauvreté au seuil de 60% (954 euros), et ce malgré le coup de pouce du RSA activité. Plus inquiétant, on constate, entre 2007 et 2009, une augmentation du nombre des personnes les plus pauvres : + 9 % de personnes ayant un niveau de vie sous le seuil de 40 % du niveau de vie médian (soit 636 euros par mois pour une personne seule en 2009), soit 3,3 % de la population. Le taux de pauvreté en conditions de vie qui était en baisse de façon continue de 1997 à 2007, augmente à nouveau depuis 2007, donc avant-même la crise. « En 2010, 13,3 % des personnes rencontrent un cumul important de difficultés en conditions de vie. La progression de l’indicateur observée ces dernières années traduit surtout l’augmentation de la part des personnes ayant des ressources insuffisantes » analyse le rapport du gouvernement. Le nombre de ménages surendettés a fortement augmenté en 2009 et reste stable en 2010. Un surendettement « domestique » qui s’explique notamment par l’explosion des loyers et la forte hausse des coûts de l’énergie. Lire la suite et partager »

Livres, radio : émissions 2011

« Le principal, il ne nous aime pas » ou le journal de bord de Régis Félix, à la tête d’un collège qui a fait le pari de la mixité sociale

Ecoutez l’émission du 9 mai avec Régis Félix
Rencontre avec Régis Félix, l’auteur de « Le principal, il ne nous aime pas », l’École à l’épreuve de la mixité sociale, coédité par ATD Quart Monde et « Chronique sociale ». Ce livre, raconte avec tendresse, honnêteté et pudeur, sous la forme d’un journal qui courre tout au long de l’année scolaire, le quotidien d’un collège d’une banlieue de ville moyenne, de ses élèves « décrocheurs », de son principal : Victor Mesnil (alias Régis Félix lui-même), qui se bat pour éviter que certains élèves voient les portes de l’école se refermer devant eux. Un carnet de bord d’une année scolaire dans un établissement de zone urbaine sensible qui tente de réussir la mixité sociale au milieu des confrontations entre élèves, équipe enseignante et familles. Dans l’ouvrage, on trouve les portraits de ceux qui vivent tous les jours entre ses murs. Victor Mesnil, d’abord, le principal au parti pris affirmé : être attentif aux jeunes les plus en difficulté, ceux qui vivent la discrimination scolaire, premier visage de l’exclusion sociale. Mais aussi Yann (à qui le livre est dédié), Raphaël, Joël, Jennifer et Cyril, des  élèves en confrontation permanente avec leurs camarades et leurs enseignants, à la scolarité trouée d’absences et aux histoires familiales compliquées. Le principal aborde tour à tour les rêves des élèves et des enseignants, l’absentéisme, les rébellions, les décrocheurs, les nombreuses réunions, le métier de professeur, la routine scolaire, le quartier du collège, Lire la suite et partager »