Films, Radio : émissions 2014

La Tunisie à l’épreuve de la démocratie

Téléchargez l’émission du 3 octobre avec Christophe Cotteret

Ecoutez l’émission du 3 octobre avec Christophe Cotteret

Democratie annee zeroDémocratie année zéro, le documentaire de Christophe Cotteret sorti en salle  le 5 novembre 2014 revient en détails sur les prémisses de la  révolution tunisienne de 2011, il analyse avec finesse les véritable causes de ce retournement final, qui a conduit à ce qu’à partir de décembre 2010 : « Ce n’était plus le peuple qui était sous surveillance, mais le pouvoir »

En réalité il a fallu bien plus d’un mois et un concours de circonstance favorable pour que cette  « société civile qui s’est opposée à la société politique toute entière » fasse fuir Ben Ali.

C’est à Redeyef, où tout avait commencé bien des années plus tôt que le réalisateur a tout d’abord posé sa caméra. Interrogeant les militants syndicaux qui ont accompagné le mouvement des mineurs dans le bassin minier de Gafsa en janvier 2008, rencontrant les jeunes qui ont fait la révolution de décembre 2010/janvier 2011, Christophe Cotteret et Amira Chebli rappellent dans la première partie intitulée « Résistance » l’histoire de cette révolte, en remontant plus loin que le rôle catalyseur de l’immolation de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid. Les témoignages vont alterner avec les images de téléphones portables partagées sur facebook, tous ces documents produits sur le vif dans l’immédiat et la nécessité, et qui ont mobilisé tout un pays en une accélération de l’Histoire qui a pris tout le monde par surprise.

Democratie Annee Zero_affiche

Comprendre pourquoi et comment la revendication sociale devint revendication politique et s’est faite révolutionnaire (conduisant à la fuite de Ben Ali le 14 janiver), où ce n’est plus seulement un dictateur qui doit dégager, mais tout un régime (Kasbah 1 et 2), permet de saisir ce qui se passe aujourd’hui à l’heure des première élections libre en Tunisie. Pays fier et digne qui, à jamais préfère subir la faim à l’humiliation.

Si ce film porte le titre de Démocratie année zéro, c’est bien qu’il perçoit la révolution tunisienne comme un nouveau départ, celui de la construction politique d’une communauté où parler et participer échappe à la soumission à la vérité d’un autre. C’est dans ces débats qu’elle construit son unité. Les récents événements, de l’adoption d’une Constitution ouverte à la défaite du parti islamiste aux élections législatives d’octobre 2014, confirment que le sang n’aura pas coulé pour rien.

EnnahdhaEn parallèle, on peut voir le documentaire « Ennahdha – Une histoire tunisienne« , du même réalisateur : Dans ce film, ce sont les principales figures du mouvement qui retracent son histoire, de sa naissance en 1978, en réaction à la dérive autocratique du Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Valère Staraseslki réveille les mémoires … et les consciences !

Téléchargez l’émission du 23 septembre avec Valère Staraselski

Écoutez l’émission du 23 septembre avec Valère Staraselski

Valere-Rois1Alliant sa passion pour l’Histoire et pour la vérité à son talent de  narrateur, le roman que Valère Staraselski nous livre ici avec L’adieu aux rois, paru aux éditions du Cherche Midi constitue un outil de réflexion essentiel qui, loin des clichés et des idéologies simplificatrices, rappelle utilement quels sont les fondements de notre société.

Dans ce huis-clos, qui met en scène quatre personnages et un chat, c’est un épisode oublié ou trop souvent déformé de la Révolution française qui nous est raconté d’une manière  précise et originale.

L’auteur exhume ces jours de l’automne 1793, durant lesquels, tandis que la France est assiégée de toutes parts et que règne la Terreur, les mausolées royaux vont être détruit . Dans une volonté de faire table rase d’une époque que l’on souhaite révolue, les cercueils des rois et des reines de France, des princes et des princesses et de tous les nobles dont les sépultures se trouvent à la basilique de Saint Denis vont être ouvert. Et les corps ou les restes humains qui en sont extraits seront jetés dans deux fosses communes creusées à proximité….

Dans  le livre de Valère Staraselki, c’est un témoin, Ferdinand Gauthier, royaliste  et catholique fervent, un personnage ayant réellement existé et qui fut organiste attachée à la basilique, qui vient chaque jour à Paris durant une semaine afin de narrer avec une précision teintée d’émotion les faits qui se sont déroulés sous ses yeux.

Le commanditaire de ce témoignage, l’avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville, Lire la suite et partager »

Impromptus

Il a passé sa vie à dénoncer le régime de Ben Ali pendant que les Français allaient en Tunisie passer leur vacances en promo… la réaction de Taoufik Ben Brik !

Ben Ali s’est enfuit (vers la France ?), une grande victoire pour le peuple tunisien, mais après ? Voici la réaction du journaliste Taoufik Ben Brick, ennemi intime de l’ancien « président à vie » et militant de toujours, au prix de sa vie et de sa liberté, de la liberté d’expression.

« Dans la rue, c’est un sentiment de liesse qui nous emplit. Et j’ai une joie plus personnelle car entre moi et Ben Ali, c’était quasiment un combat d’homme à homme [Taoufik Ben Brik a été emprisonné, NDLR].
Mais il reste un problème. Le pouvoir est pris en otage. Il est passé dans les mains des ombres de l’ombre. Il y a trois personnes qui sont apparues comme des cartoons. Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi est venu à la télévision avec le moins que rien, le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaâ, et à ses côtés un criminel, Abdallah Kallal, ancien ministre de l’Intérieur accusé de tortures et symbole de l’ignominie du régime de Ben Ali. Ces hommes n’ont aucune légitimité. Lire la suite et partager »