Radio : émissions 2012, Théâtre

Les liaisons dangereuses au Théatre le Proscenium : un hymne au plaisir… du jeu !

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Écoutez l’émission du 22 octobre avec Samy Cohen, Claire Bisiau, Isabelle Chauvois et Stéphane Voitrin

Une relecture jouissive du célèbre roman épistolaire de Pierre Choderlos de Laclos nous est proposée jusqu’au 28 octobre au théâtre Le Proscenium par Samy Cohen. Sa mise en scène à la fois élégante, moderne et sans prétention et le plaisir manifeste des comédiens qui interprètent la pièce sont les garanties d’une soirée durant laquelle le spectateur se reconnaitra tour à tour en Valmont, Merteuil, Tourvel, Cecile de Volanges, ou même sa maman… En effet, on constate avec surprise et bonheur que les sentiments si judicieusement décrits par l’auteur des Liaisons dangereuses, au 18e siècle, sont universels.

Le texte, très moderne pour l’époque prône la libération de la femme à travers le personnage de Mme de Merteuil, malgré un épilogue célébrant la « Morale ».

Mais courrez plutôt voir le spectacle, vous en sortirez, c’est garanti, avec l’œil pétillant !

 

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Livres, Radio : émissions 2012

Rencontre avec Didier Daeninckx, écrivain pour qui les luttes joyeuses n’en sont pas moins fertiles.

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Le bus me dépose à Aubervilliers, au bord d’une route départementale. Après quelques hésitations, je m’engage dans une rue aux maisons délabrées, pour certaines, même, à l’abandon… Passé le premier virage, le paysage s’urbanise quelque peu : je passe devant un collège, un centre de formation professionnelle, puis m’arrête devant le numéro que j’avais noté sur mon carnet. Le nom de Daeninckx sur la boîte aux lettres me confirme que c’est la bonne adresse.

Quelques instants après mon coup de sonnette, la porte s’ouvre sur l’homme aux cheveux mi-longs et aux yeux de chats dont j’avais vu l’image sur la quatrième de couverture du « Banquet des affamés ». Il retient tant bien que mal par le collier Dillo, une jeune épagneule bretonne pleine de vie. Précédés par la chienne, nous montons les deux étages de sa maison de ville pour atteindre son bureau. Un espace clair et calme, fonctionnel et assez dépouillé. Manque l’incontournable et pléthorique bibliothèque devant laquelle posent souvent les plumitifs… Ici les livres s’écrivent, parfois durant plus de dix heures par jour, me confiera Didier Daeninckx au cours de la discussion, mais, manifestement, ils ne s’exposent pas ! L’endroit est décidément très sympathique. L’entretien peut commencer ! Lire la suite et partager »

Expositions, Radio : émissions 2012

Marc Perez entre débordement(s) et art de la fuite !

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A l’occasion de la présentation de ses œuvres à la Galerie Felli, qui lui consacre une exposition personnelle jusqu’au 27 octobre, le peintre et sculpteur Marc Perez a accepté de se livrer au micro de « Liberté sur paroles ».

Il revient sur son parcours et ses aspirations en tant que peintre, parle, avec retenue, de la peinture, de son rapport à la matière, aux mots…. Et porte un regard acéré sur le  « milieu » de l’art contemporain.

De ses œuvres, Marc Perez renâcle à donner des clés, peut-être par superstition, préférant les livrer brutes au(x) regard(s) des visiteurs. Curieux cependant des interprétations  de chacun, l’artiste prend ainsi la mesure de « ce qui est passé par lui ».

Son atelier est une sorte de lieu exutoire, de chaos fertile où des phrases inspiratrices sont inscrites sur les murs, qui servent aussi de palette. Ici, règne un parfum de liberté reconquise,  propice à la création que Marc Perez ressent comme un élan vital. Nécessaire. Irrépressible.

 

 

 

 

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Livres, Radio : émissions 2012

Olivier Clement… un photographe en campagne !

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En allant à la rencontre de militants, en gardant ses distances par rapport à celui qui était le centre de toutes les attentions, en captant le regard d’une personnalité, entourée par la foule, en pointant  parfois son objectif vers les coulisses  des évènements, le photographe Olivier Clément porte un regard périphérique sur la campagne présidentielle de François Hollande.

Peut être est-ce d’ailleurs le meilleur moyen de cerner le candidat devenu président…

De ce travail documentaire est né : « François… »  un livre  regroupant une sélection de ces de photos en noir et blanc réalisées d’octobre 2011 à mai 2012. L’ouvrage, à couverture souple et doté d’une mise en page originale, avec une économie de mots, parce qu’une bonne image « ça parle sans avoir besoin de sous titres ! », est à commander sur le site du photographe.

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Films, Radio : émissions 2012

Porter à l’écran la mécanique infernale du harcèlement

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Dès les première images, les premiers mots prononcés, le suspens quant à l’issue du film (dont le point de départ est un fait divers) crée un état de tension chez le spectateur…. Une réceptivité particulière qui va lui permettre de suivre, pas à pas les étapes d’un processus de destruction infernal.

Dans Harcelé à perdre la raison, Daniel Kupferstein retrace la lente « descente aux enfers » de Jean-Michel Rieux, employé communal dans le service Parc s et Jardins de la ville de Béziers grâce aux témoignages des membres de la famille, des amis et des collègues de travail.

C’est ainsi l’occasion à travers l’analyse des causes de ce drame qui a eu une conclusion tragique en 2003, de décortiquer toute la mécanique du harcèlement. Et de comprendre intimement que « cela peut arriver à chacun d’entre nous ! »

 

 

 

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Films, Livres, Radio : émissions 2012

Shlomo Sand et Camille Clavel décriptent la politique expansionniste israëlienne.

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Écoutez l’émission du 17 septembre avec shlomo Sand et Camille Clavel

Le réalisateur Camille Clavel, est parti en Israël, armé de sa caméra, d’autant de détermination que d’ouverture d’esprit, et pas mal d’interrogation avec pour objectif de répondre à cette question prépondérante qui est devenue le titre de son film : Vers où Israël ? Tandis que les images et les témoignages (dont celui de Shlomo Sand), s’enchainent, on comprend que le chemin vers une paix juste et raisonnable risque d’être encore long, très long, à moins que l’on n’en perde , jusqu’à la trace sous quelques ruines et décombres.

La force du film, c’est la liberté de ton des protagonistes de tous bords qu’a choisi d’interroger Camille Clavel. A travers leurs voix on perçoit que plus encore qu’un « monde » plus infranchissable encore qu’un mur rehaussé de barbelés, les sépare. Mais, à la fin du documentaire, quelques exemples de lieux où vivre ensemble est possible, et souhaité, par les Israéliens et les Palestiniens redonne la force d’espérer.

Pour voir le film de Camille Clavel, rendez-vous sur le site de courrier international où il est disponible gratuitement.

Quant à l’historien Shlomo Sand, il s’indigne : « Israël a le droit d’exister mais pas celui d’occuper depuis 45 ans une population entière d’aujourd’hui 4 millions de personnes à qui sont déniées à la fois le droit à l’autodétermination et à la souveraineté, et les droits politiques, civiques, syndicaux des citoyens israéliens. C’est insupportable. On ne pourra pas vivre avec cette situation d’apartheid dans les territoires occupés, avec les routes, les logements séparés. Quant à Israël, les Arabes, qui représentent 25% de la population, y vivent une ségrégation ». Cet historien israélien, qui a passé les deux premières années de sa vie, en 1946-47, dans des camps de réfugiés juifs polonais en Allemagne a publié en 2008, Comment le peuple juif fut inventé, une étude cherchant à prouver que le récit sioniste qui a légitimé la création d’Israël trahirait la réalité. Selon lui, l’histoire selon laquelle les juifs forment un peuple uni par une même origine et possédant une histoire commune remontant aux temps bibliques est un mythe élaboré au 19° siècle. En réalité, le judaïsme aurait traversé les âges surtout du fait de conversions, parfois par tribus ou clans entiers. « J’ai voulu expliquer que les ancêtres des juifs n’étaient pas les Hébreux, de même que les ancêtres des Français ne sont pas les Gaulois, explique-t-il. Malheureusement, beaucoup d’Israéliens aujourd’hui croient qu’ils sont les descendants directs de David et de Salomon » Shlomo Sand vient de publier Comment la terre d’Israël d’Israël fut inventée, un ouvrage qui remet en cause la vision messianique d’une terre promise à un peuple élu. Un ouvrage qui montre comment l’histoire est utilisée pour affirmer ou contester la légitimité des Israéliens ou des Palestiniens sur la même terre du Proche Orient. « Je nie le droit historique des juifs sur la terre de Palestine parce que je suis contre le concept de droits historiques. De même, je n’accepte pas que les Serbes invoquent des droits historiques sur le Kosovo. Et si l’État d’Israël a finalement été créé, ce n’est pas comme fruit d’un droit historique. Sa base, c’est le malheur, c’est l’Europe qui a craché les juifs »

« L’Etat d’Israël ne peut-être à la fois démocratique et juif, car 25% de sa population n’est pas juive » , assène cet ancien étudiant à Paris. Je suis bien sûr d’accord pour qu’Israël soit un État refuge pour les juifs persécutés pour des raisons ethniques ou religieuses. Mais je suis contre l’idée d’un État des juifs pour tout le « peuple » juif. Et je suis stupéfait quand des juifs vivant à New York ou Paris se permettent en plus de justifier la politique expansionniste d’Israël »

Partisan de la paix avec les Palestiniens, Shlomo Sand bute sur une difficulté morale et politique, la question des réfugiés. « Il n’y aura pas d’accord sans qu’Israël reconnaisse la Nakba, la « catastrophe » de l’expulsion des Palestiniens en 1948, ce qui enclenchera un processus d’indemnisation » prévient-il. Mais tout comme, intellectuellement, je m’oppose au concept de droit au retour des juifs, je ne peux accepter la reconnaissance d’un droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël. Car on ne peut à la fois reconnaitre le droit à l’existence d’Israël et le droit au retour de 5 millions de réfugiés et descendants de réfugiés vivant à travers le monde. Ce serait la fin d’Israël : Je respecte le rêve du retour. Mais le rêve n’est pas une solution politique, insiste ce citoyen israélien. Je trouve qu’il est aussi criminel d’apprendre aux petits Palestiniens des camps qu’un jour, ils reviendront à Haïfa ou à Jaffa, que d’apprendre aux petits judéo-Israéliens que la Nakba n’a jamais existé. Il faudra permettre le retour de quelques-uns, pour montrer qu’Israël accepte sa responsabilité. Et pour les autres, Israël devra prendre la tête d’un vaste effort d’indemnisation » Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2012

Avec Sombras, Oriol canals porte la parole des migrants au cinéma.

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Écoutez l’émission du 24 septembre avec Oriol Canals

Rencontre avec Oriol Canals, l’auteur de ce film magnifique qui, en faisant entendre leurs voix rend la dignité à ces migrants, échoués en Espagne, mais dont le rêve a fait naufrage. Construit, travaillé, ciselé, ce documentaire ne fait pas que montrer la conditions des clandestins, il la fait sentir. Sans pathos, mais de manière implacable.De Sombras, c’est encore son réalisateur qui en parle le mieux :  « Barcelone, un jour de juin 2000. Aujourd’hui encore, cette légère appréhension avant d’allumer le poste à l’heure du journal télévisé. Je sais déjà que deux bateaux ont fait naufrage au large des côtes andalouses, comme cela arrive de plus en plus souvent, et que très peu de passagers ont survécu. Je me prépare au défilé d’images qui vont m’assaillir : embarcations déchiquetées, cadavres sans nom, naufragés transis de froid, et visages emmurés dans le mutisme, tandis qu’une voix égrènera le triste décompte des morts, des disparus et des survivants. Je sais aussi que ces images me plongeront dans un état de perplexité et de malaise que je connais bien. Mon cœur se soulève à l’idée que de telles choses se produisent encore et encore dans mon pays, sans que rien ni personne ne puisse apparemment l’empêcher. Notre société, dit-on, a atteint un haut niveau de civilisation, et c’est peut-être vrai, mais alors ces faits en constituent le trou noir, insondable et obscène. D’après certaines estimations, chaque année près de quatre mille personnes périssent noyées au large de Gibraltar ou des îles Canaries. De quoi est faite une société qui assiste indifférente à une telle horreur ? Est-il possible de condamner à mort des milliers de personnes au nom de l’équilibre social et économique ? Sommes-nous du moins conscients du prix que nous faisons payer à autrui ?

Cependant, je sais aussi que cette nouvelle sera aussitôt chassée par d’autres, que cet obscur malaise s’estompera et que peu à peu, reprenant mes activités quotidiennes, j’en viendrai à oublier ce que j’ai vu ou lu. Tout au plus, en croisant un Africain dans les rues de Barcelone, me demanderai-je vaguement s’il est lui-même l’un de ces “survivants des flots”. C’est là tout ce qui restera de mon indignation et de ma honte, jusqu’à la prochaine fois où j’allumerai mon poste de télévision en sachant qu’un nouveau cortège de morts silencieuses m’y attend.

Il en a été ainsi pendant un certain temps, jusqu’au jour, il y a déjà sept ans, où cette sensation oppressante a refusé de me quitter. J’ai commencé à garder les coupures de presse, à rechercher des ouvrages et des documentaires sur la question et à regarder plus attentivement les cercles d’Africains dans les rues et sur les places de ma ville. C’est là aussi qu’un deuxième sentiment, la curiosité, a commencé à poindre puis à mûrir lentement jusqu’à se transformer en une envie de plus en plus nette de m’approcher de ces hommes : des hommes qui risquent leur vie pour atteindre cet Eldorado moderne qu’est le “rêve occidental” ; des gens dont on ne parle que pour en dénombrer les cadavres ; des gens que la mer engloutit par milliers et dont on ne saura jamais rien. Qui sont-ils ? Quelles histoires y a-t-il derrière cette hécatombe ? Que deviennent les survivants?

Au début de l’été 2005 je suis enfin passé à l’action, mû par un vague sentiment d’urgence. Je louai une voiture, pris mon matériel de tournage et partis à la rencontre des rescapés.

Sept ans et beaucoup d’aventures plus tard, le film existe. Au cours de sa fabrication, j’ai rencontré des personnes d’un grand courage, qui ont su rester debout, malgré des difficultés souvent inimaginables. Il me reste seulement à espérer que le travail qu’eux et moi avons fait ensemble soit à la hauteur de ce qu’ils sont et de ce qu’ils ont su donner au spectateur, et qu’il serve, ne serait-ce que le temps d’un film, à éclairer les ombres d’une belle lumière et à leur rendre leur dignité.

Alcarràs, un village perdu dans une vaste plaine agricole, au nord de l’Espagne. Je ne connais personne ici, et personne ne me connaît. Mais je sais que le temps de la récolte arrive et qu’ils seront au rendez-vous.

Eux, les rescapés d’une hécatombe silencieuse. Eux, cette multitude discrète, presque fantomatique, cette toile de fond sur laquelle s’écoule paisiblement la vie du village. Deux univers parallèles, vivant côte à côte mais séparés par un fossé invisible, sans un contact, sans un regard.

Je suis bouleversé par la profondeur de leur parole, par sa nature cathartique, par ce retour obsessionnel sur l’empreinte des souffrances endurées, sur le réveil amer du « rêve occidental », sur la honte insurmontable de l’échec, sur la folie, sur la mort et le destin…

C’est à partir de là que le film prend forme dans mon esprit : c’est cette parole qui va lui donner sa « chair », et autour de ces voix, tressées comme un récit collectif, se déroule une mosaïque de propos, de personnages, d’histoires, de lieux et de scènes, un puzzle traversé par des liens souterrains entre la parole et l’image.

Je ne veux pas décrire : surtout pas de film à thèse, pas de plaidoyer… Inscrire ces hommes dans la réalité de leur voyage sans fin et du travail clandestin, oui, mais en tâchant surtout d’épouser leur position dans le monde, de devenir en quelque sorte le passeur de leur univers intime, afin de restituer cette « vie suspendue » qui est le lot de l’existence clandestine, et de rendre à ces personnes une place à part entière dans le monde des « vivants ». Je favorise donc une certaine déréalisation de l’environnement physique afin de souligner l’étrangeté d’un paysage amorphe et de ses espaces chaotiques et frontaliers, vaincus par un dérèglement insidieux, qui forment la géographie de la clandestinité. Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2012

Comment préserver la diversité et la gratuité des semences paysannes ?

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Ecoutez l’émission du lundi 1er octobre avec Nathanael Coste et Marie Gabelou

A l’occasion de la sortie en DVD  du film »Les semenses prennent le maquis », coproduit par l’association Terre & Humanisme, initiée par Pierre Rabhi (photo), et qui œuvre depuis 1994 à la transmission de l’agro-écologie pour l’autonomie alimentaire des populations et la sauvegarde des patrimoines nourriciers, les deux réalisateurs, Nathanael Coste et Marie Gabelou présentent dans Liberté sur Paroles, les enjeux de la préservation des semences paysannes.

En Afrique de l’Ouest comme ailleurs, des semences hybrides et OGM gourmandes en intrants chimiques sont commercialisées et remplacent peu à peu les semences locales. Ces changements de pratique menacent l’autonomie alimentaire des populations. Des associations agroécologistes françaises et africaines se mobilisent pour conserver les semences paysannes. Ce film suit une rencontre militante de paysans venus de toute l’Afrique de l’Ouest pour se former aux techniques de production de semences maraîchères. Il donne la parole à des agroécologistes africains qui prennent conscience des enjeux autour de l’autonomie semencière et s’engagent pour défendre leur droit à l’alimentation.

Les semences prennent le maquis (Bande annonce)

50 agro-écologistes africains, venus du Mali, du Burkina Faso, du Togo et du Bénin se sont reunis pour se former aux techniques de production et de conservation de semences et pour s’informer sur les législations. Terre & Humanisme, AIDMR, BEDE et CAPROSET des associations engagées pour la souveraineté alimentaire ont co-organisé la rencontre.

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Radio : émissions 2012, Théâtre

Quand le théâtre s’invite au collège… et révèle, chez les élèves, réflexion, passion et talent.

Écoutez l’émission du 25 juin avec les élèves du collège Marx Dormoy

Écoutez l’émission du 25 juin avec Janice, Any, Jean-Pierre, Dioucounda et Mathoojan, les élèves du collège Max Dormoy, leurs professeurs Alice Ellmenreich, Béatrice Klein-Halter,  Hugo Sauzet et Rafaele Arditti qui a mis en scène le spectacle Engagements.

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Durant toute une année scolaire, accompagnés par leurs professeurs de français, d’histoire-géographie et de musique ainsi que de la Comédienne et metteur en scène Rafaele Arditti, les élèves du Collège Max Dormoy (Paris 18e) ont écrit, mis en scène et interprété une pièce de théâtre qu’ils ont intitulée Engagements.  Chaque élève a choisi d’incarner sur scène une ou plusieurs  grandes figures  de l’histoire. Qu’ils aient vécu au XIXe, au XXe siècle, ou qu’il soient encore en vie, ces héros ont contribué, par leur courage et leur engagement à faire progresser les droits de l’homme (et de la femme !) et à lutter contre le racisme, les discriminations ou tout simplement à faire reculer la barbarie. Sur scène, le parcours de chacun d’entre eux est raconté à travers une scène marquante de son existence ou une courte biographie à plusieurs voix. Le jour de la représentation, où les parents d’élèves étaient invités, en cette fin d’année scolaire, tous sont morts de trac… Mais peu à peu, au fil des scènes c’est l’émotion qui gagne. Les adolescents ont fait bien plus que d’apprendre l’histoire, ils se la sont appropriée, ils ont ressenti les évènements passés, notamment grâce aux costumes (réalisés par Raphaëlle Sinaï), qui leur ont permis de se mettre littéralement dans la peau de leur personnage. De plus, certains se sont découvert un véritable talent de comédien, ou pour le moins, un grand plaisir à jouer. Et ça, personne ne pourra plus jamais le leur enlever ! Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Boats4people : une croisière-croisade contre la mort de migrants en mer Méditerranée !

Écoutez l’émission du 2 juillet avec Stefano Réga

Stéfano réga, de la CIMADE, nous présente Boats4people, une initiative d’organisations méditerrannéennes, européennes et africaines mobilisées pour rompre avec le silence et l’opacité qui entoure les miliers de morts de migrant(e)s en mer. Une flottille de militant(e)s, de parlementaires, d’artistes et de journalises partira d’Italie est partie de Cecina / Rosignano (Italie) au début du mois de juillet, pour rejoindre la Tunisie, en parcourant le chemin inverse que font les migrants. Il s’agit d’alerter l’opinion publique, mais aussi de sensibiliser le monde de la mer pour construire un réseau d’organisions et de militant(e)s des deux rives de la Méditerranée et au delà afin de combattre les politiques criminelles des Etats qui violent les droits humains des migrant(e)s en mer.

La Méditerranée est un lieu de passage vers l’Europe pour de nombreuses personnes en quête d’une vie meilleure ou dont le départ est la condition de leur survie. Certaines d’entre elles sont secourues en mer dans des circonstances dramatiques, seulement pour se retrouver enfermées ou expulsées à leur arrivée. Mais dans la plupart des cas, les boat-people en détresse en mer sont laissés à la dérive ou interceptés et refoulés vers des pays de la rive sud de la Méditerranée.

Durant le conflit libyen, presque un million de personnes de nationalités africaines, asiatiques ou du Moyen-Orient ont fui vers la Tunisie, l’Egypte, le Tchad et le Niger. L’Union européenne et ses États membres ont pour leur part adopté une approche répressive en déployant l’agence européenne de contrôle des frontières (FRONTEX) dans le canal de Sicile afin d’y intercepter les migrant-e-s. De nombreuses preuves montrent que des navires de l’OTAN ont ignoré des appels de détresse de boat-people au large des côtes libyennes. Aujourd’hui, en dépit de la fin de la guerre en Libye, la guerre aux migrant-e-s se poursuit. Chaque nouveau naufrage s’ajoute au décompte macabre de plus de 1500 morts de boat-people enregistrés par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) durant l’année 2011.

Les gouvernements européens et africains continuent de transgresser les conventions internationales concernant l’obligation inconditionnelle d’assistance et de secours en mer ainsi que le droit d’asile et à la protection internationale. Cela dans une impunité presque totale.

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