Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Miles Davis, version branchée !

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Lmiles1973band’évolution électrique de Miles Davis

Après sa prestation à la seconde édition du festival de L’Île de Wight en Août 1970, Miles Davis, en perpétuelle recherche d’évolution sonore, décide d’amener la musique jazz vers des horizons plus électriques.

 Le processus commença à la fin des années 60 avec l’introduction d’instruments amplifiés comme le piano Fender Rhodes ou la basse Fender. Des albums comme In A Silent Way (1968) et surtout Bitches Brew (1969) annoncent la direction musicale prise par le plus grand trompettiste de l’histoire du jazz. La rupture entre le jazz traditionnel et le jazz fusion s’établit avec la Bande Originale du film Jack Johnson (1970), ou pour la première fois un bassiste venant de la soul et du funk (le terrifiant Michael Henderson 19 ans à l’époque et officiant auprès de Stevie Wonder) prend la place vacante laissée par Dave Holland, parti en Septembre 1970. Lire la suite et partager »

Expositions, Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Citadelles en suspens : esprit Hara-Kiri, es-tu là ?

Téléchargez l’émission du 14 janvier avec Pacome Thiellement, Anne Barrault, Captain Cavern, Killoffer, Olivia Clavel, Scott Batty et Thomas Berthay Écoutez l’émission du 14 janvier avec Pacome Thiellement, Anne Barrault, Captain Cavern, Killoffer, Olivia Clavel, Scott Batty et Thomas Berthay

killoffer

Killoffer, série Recapitation

Réunies par Pacôme Thiellement à la galerie Anne Barrault, les œuvres de Topor, Gébé, Scott Batty, Killoffer, Captain Cavern, Olivia Clavel et Jean-Christophe Menu nous invitent  au « passage » vers un monde, peut être sans gravité, où les formes dansent, les corps se disloquent à volonté avant de se recomposer, et bien sûr… les rires fusent, puissants et sonores comme celui de l’instigateur de cette très belle exposition.

Pour tenter de saisir l’esprit de Citadelles en suspens, voici les mots de  Pacôme Thiellement : « Nous vivons dans un monde régi par un faux dieu : fou, stupide et cruel. Et nos vies sont des vallées de larmes ponctuées d’éclats de rire. Cela, nous le savons déjà. Ce que nous savons moins, c’est que, une fois traversées les frontières qui nous séparent du monde suivant, les mêmes problèmes se reproduiront : en plus grand, plus clair, plus dur. Nous devons toujours faire alliance avec le dieu éloigné contre le dieu proche parce qu’il le déteste ; mais, ce que contient la manifestation suivante, nous ne le savons pas. Extases, rêves et images nous informent sur l’espace qui sépare les mondes. C’est pourquoi les grands imagiers sont nos chamanes. Ils rafraîchissent nos regards et informent nos âmes de l’apparence nouvelle d’un espace immémorial. Cet espace, c’est le « monde des formes en suspens » dont parle Sorhawardî ; un monde de « citadelles en suspens ». Depuis ces citadelles, nous dirigeons notre regard vers l’autre monde ; et, depuis l’autre monde, un regard se dirige vers nous. » Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013

Rétention : le respect des droits des étrangers, c’est pour quand ?

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retentionNi le changement de gouvernement, ni les condamnations par l’Europe n’ont pour l’instant changé la situation: la France continue d’expulser massivement, et dans un contexte de recul des droits, tel est le constat établi par cinq associations (la Cimade, France Terre d’Asile, Forum réfugiés, l’Assfam et Ordre de Malte) dans le rapport commun sur l’état de la rétention en France en 2011.

Clémence Richard, en charge des questions d’éloignement à la Cimade Ile-de-France, dresse la liste des pratiques injustes, illégales et inhumaines dont demeurent victimes les étrangers en situation irrégulière alors même que le candidat Hollande s’était engagé à faciliter leur accès au droit et à un traitement non discriminant.  Plus d’un semestre après son élection à la tête de l’État, force est de constater que la politique menée e matière d’accueil des migrants est en totale continuité avec celle largement dénoncée des son prédécesseur.

Par ailleurs, l’appel d’offre concernant le « marché de la rétention » contient des clauses alarmantes, traduisant une politique d’intimidation des association qui interviennent dans les centres de rétention et visant à restreindre Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

The Red Album : la déflagration sonore de l’an 1970

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GRAND FUNK RAILROAD - GRAND FUNK APratiquement méconnu aujourd’hui, Grand Funk Railroad vécu pourtant quelques moments de gloire dans les années soixante dix. Vincent Turban revient pour nous, en mots et en musique, sur leur album devenu culte. D’entrée rétablissons la vérité sur le power trio originaire de Flint dans le Michigan, Grand Funk Railroad a légitimement sa place dans l’histoire, parfois amnésique de la musique rock.Malheureusement peu connus dans nos contrées et littéralement démolis par les critiques de la presse musicale de l’époque, les taxant de machine à fric, de groupe sans aucun groove, de gaspilleurs d’électricité et de piètres musiciens, nos 3 bûcherons du Michigan signent pourtant un opus considéré comme la pierre angulaire de leur carrière.Un Lp qui, contrairement à beaucoup d’autres œuvres de la même période, a plutôt bien vieilli et reste dans l’air du temps grâce à son énergie et à sa tessiture sonore.Il est grand temps de redécouvrir ce disque intitulé tout simplement Grand Funk alias the Red Album…Après un premier jet intitulé « On Time » sorti en 1969 et une participation au Texas Pop Festival avec en tête d’affiche des artistes comme the Stooges (originaires eux aussi du Michigan) ou Janis Joplin, Grand Funk retourne en studio et, assisté de l’ingénieur du son Ken Hamman, pose les bases du 2e album studio.Contrairement au 1er disque ou la basse de Mel Schacher semblait en retrait, c’est l’inverse qui se dans celui-ci, avec un son éléphantesque saupoudré d’une couche de distorsion qui prend le pas sur la guitare de Mark Farner. Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2013

« Faire quelque chose », le film de Vincent Goubet nous fait découvrir les voix et les visages de ceux qui ont dit non…

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faireqqchosePour réaliser ce documentaire, « Faire quelque chose » , actuellement en salles, Vincent Goubet a rencontré quelques-uns des derniers résistants français de la deuxième guerre mondiale. A l’écran, entre autres,  Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, Raymond Lévy, Lise London, Jacqueline Olivier-Timbaud, Serge Ravanel… Au début des années 1940, tous ont décidé d’agir contre ce qui leur paraissait inacceptable. Le film est le récit de ce qu’a été leur combat, sa naissance, son évolution et son aboutissement. Parmi eux, il y avait des femmes et des hommes, parfois plus proches de l’adolescence que de l’âge adulte. Certains n’ont jamais connu la peur, d’autres ont vécu avec elle jours et nuits, prenant des risques énormes pour faire paraître un tract ou un journal. Issues d’un milieu modeste ou de la grande bourgeoisie, ce qui les rapprochait et unissait était le choix de ne pas subir et la volonté irréductible de « faire quelque chose ».

Le plus frappant dans Faire quelque chose, c’est l’esprit de ces témoins – de 87 à 98 ans – déconcertants d’énergie, de malice et d’espoir. Ils avaient autour de 20 ans en 1940, ils nous racontent ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont cru, ce à quoi ils croient encore, plus d’un demi-siècle après cette période à la fois obscure et mythique de notre histoire. Ils nous parlent d’une histoire « à taille humaine ». Une des particularités de ce film est de nous donner à sentir comment la Résistance fut aussi, beaucoup, faite de petits gestes, de coups de sang, d’intuitions, d’émotions. Des actes de courage insensés, sans aucun doute, mais aussi tout un cortège d’erreurs, de tâtonnements, de déceptions, d’initiatives qui réussissent ou qui échouent à « peu de chose près ». Faire quelque chose a été conçu comme un portrait – nécessairement subjectif – de la Résistance. L’auteur a cherché à lui donner un visage, par petites touches. Il réunit des récits parcellaires, évoque l’action au quotidien : des distributions clandestines de tracts aux états d’âme avant un sabotage, des premiers attentats antinazis à l’édification d’une organisation nationale, du refus basique de l’inhumain à la proposition d’un projet de société… C’est peut-être un des aspects les plus saisissants Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Radio : émissions 2013

En grande bretagne, les femmes musulmanes peuvent porter le foulard et intervenir dans la vie politique et citoyenne sur l’autres sujets que le voile ou la famille, pourquoi n’en est-il pas de même en France?

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Mise en page 1 A l’occasion de la sortie du numéro de la revue Hommes et migrations dont le dossier, coordonné par Danièle Joly, professeure émérite à l’ université de Warwick, a pour titre : Musulmanes et féministes en Grande-Bretagne, l’émission Liberté sur Paroles tente d’établir une comparaison entre les différents modes de participations à la vie politique et citoyenne des femmes musulmanes en France et en Angleterre. L’occasion de balayer quelques idées reçues. Ainsi, en France, la focalisation sur le port du foulard et à fortiori du voile intégral, tend à assigner les femmes musulmane à leur seul rapport à la pratique relieuse et aux hommes, tandis qu’en Grande Bretagne, le fait que le voile ne soit pas un problème politique leur permet d’investir d’autres champs de réflexions et d’engagements.

La question de l’Islam est l’objet d’un traitement polémique dans l’hexagone. Elle interroge le principe de laïcité, notamment  la visibilité des femmes musulmanes qui se voilent dans l’espace public, les relations entre les hommes et les femmes par la vision patriarcale qu’elle semble donner de leur  statut. Dans les médias, femmes voilées ou beurettes émancipées, victimes des violences sexistes, ou élues combattives dans les quartiers coexistent, reflet d’une position encore ambiguë dans l’espace social. Par contraste, en Grande-Bretagne la question de l’égalité homme / femme dans la communauté musulmane a suscité l’émergence d’un mouvement social qui peut sembler en France assez paradoxal puisqu’il semble concilier identité et culture musulmane, défense des droits des femmes, activisme civique et politique. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Rencontre avec Valère Staraselski, plume libre qui nous incite à prendre notre envol !

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valereNi gendarme ni perroquet dans la tête de cet homme là ! A la lecture de son dernier livre, paru à l’automne dernier aux éditions l’Harmattan, on est tout de suite saisi par la liberté, de ton, de forme, mais surtout de pensée qui en émane. Tout comme Il faut savoir désobéir (2000) et Garder son âme (2003), Face aux nouveaux maîtres  est composé d’un choix d’articles parus dans différents journaux ou publiés en ligne, de préfaces et de discours écrits par Valère Staraselski.  Ainsi STARASELSKIla variété des sujets abordés et des formes des textes de ce dernier recueil de chroniques,  écrites entre 2003 et 2012, le rend pour le moins éclectique, mais on observe une belle constance dans la « méthode ». Si Valère est un « honnête homme » contemporain, doté d’une solide culture littéraire, philosophique, historique, artistique et humaine, il n’en est pas moins un libre penseur qui n’hésite jamais à remettre en cause les idée reçues et à bousculer les idéologies. Refusant obstinément toutes formes de compromission et cultivant le doute, il lit, beaucoup, relit les classiques (comme La Fontaine) et nous propose des pistes pour une approche des auteurs sous un jour inédit. Valère a certes des maitres, mais, d’une part, il les choisit, et d’autre part, il ne cessent de les interroger, de remettre en cause les certitudes les concernant pour mieux les cerner… « Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience », dit Aragon. Des mots que Valère peut reprendre à son compte. Peut être faut-il simplement rajouter à ces ingrédients qui composent les convictions, une pincée de joie. Celle qui accompagne la découverte, d’un auteur, d’un texte, d’une musique, d’une idée nouvelle qui enrichit notre perception du monde. Cette joie qui, une fois le livre de Valère Staraselki refermé, nous gagne car on se sent un peu plus armé pour affronter le monde. Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2012

La Palestine dans un fauteuil à l’ONU : un moyen de faire (enfin) appliquer le droit international ?

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Téléchargez l’émission du du 19 novembre avec Michel Collon et Leila Shahid
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Gaza sous les bombes de l’armée israélienne le19 septembre 2012

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Deux émissions consacrées à la Palestine :

– la première en novembre quand Gaza était sous le feu des bombes israéliennes. Une attaque baptisée « Piliers de défense » ou « colonnes de nuées » qui fut très peu dénoncée la communauté internationale et couverte de manière souvent partiale par les grands médias, se contentant souvent de reprendre les « éléments de langage » fournis par les services de communication de l’armée et de l’état israéliens. C’est ce que dénonce Michel Collon, tandis que Leila Shahid, la déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, constate avec amertume l’échec de la stratégie de protestation non violente prônée  par le Fatah depuis la fin de la seconde Intifada en 2003 tant elle est régulièrement piétinée par Israël avec l’apparente bénédiction des états occidentaux.

– Dans la seconde émission, quelques semaines plus tard, Alain Bosc de la Cimade nous fait part de sa joie après l’admission de la Palestine à l’ONU. En effet, le 29 novembre, un vote mémorable s’est déroulé  à l’Assemblée générale de l’ONU où 138 pays ont voté en faveur de l’accession de la Palestine au rang d’Etat observateur non-membre à l’ONU, 9 contre dont les Etats-Unis et Israël, et 41 se sont abstenus. Pour le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et pour beaucoup de Palestiniens en liesse après ce vote, ce grand pas constitue la dernière chance de sauver la solution de deux Etats (Israël et Palestine) alors que l’Etat hébreu et les Etats-Unis ont estimé que cette décision pourrait arrêter le processus de paix. Une avancée diplomatique majeure qui permet aux Palestiniens d’accéder à des agences de l’ONU et aux traités internationaux.Un enthousiasme qu’il faut peut être cependant nuancer car Israël et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions, car ils estiment que la naissance d’un État palestinien ne peut se faire qu’à la suite de négociations entre les deux parties. La peur que la Palestine poursuive l’Etat hébreu devant la Cour pénale internationale aura été déterminante dans leur décision car la poli­tique de colo­ni­sation israé­lienne en Cis­jor­danie s’inscrit, en vio­lation de la loi inter­na­tionale, dans un vaste projet colonial qui vise à s’approprier le ter­ri­toire pales­tinien en l’occupant à tous les niveaux stra­té­giques et en en chassant direc­tement ou indi­rec­tement les Pales­ti­niens. D’ailleurs, une réunion s’est tenue ce mer­credi 2 janvier dans une auberge de jeu­nesse de Jéru­salem avec la par­ti­ci­pation de quelques res­pon­sables de l’aile droite du Likoud pour pro­poser l’annexion de la Cisjordanie. A trois semaines des légis­la­tives israé­liennes,  le can­didat de l’aile droite du Likoud, le parti du Premier ministre Benyamin Neta­nyahu, propose d’annexer la Cisjordanie. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Quid des éditeurs, auteurs et lecteurs face aux nouveaux maitres de l’édition ?

Téléchargez l’émission du 3 décembre avec Olivier Bessard-Banquy Écoutez l’émission du 3 décembre avec Olivier Bessard-Banquy

Fruit d’un long travail d’enquête et révélateur d’une vraie passion de son auteur pour la littérature, le livre d’Olivier Bessard-Banquy décrit et analyse les transformation de l’édition française depuis les années 1970. C’est précisément en 1975, année d’apparition sur les écrans de télévision de l’émission de Bernard Pivot Apostrophe, qu’a choisi l’auteur comme point de départ de cette chronique précise et richement documentée du monde de l’édition.  « L’industrie des lettres », une nouvelle édition, entièrement revue et corrigée par l’auteur, d’un ouvrage initialement publié en 2009, et doté d’une préface inédite de Pierre Jourde, décrit analyse et illustre avec de nombreux exemples et des anecdotes savoureuses, la manière dont la production de livres, d’artisanale et familiale, est passée à l’âge industriel. Alors que l’influence des médias de masse s’accroît et que de puissants groupes industriels et financiers investissent dans le livre, la profession a dû se tourner plus largement vers le « marketing » afin de conquérir de nouveaux publics.  S’ouvre alors l’âge des fast books et des productions « de consommation ». Quelles ont été les tactiques et stratégies des maisons historiques pour s’adapter ? Au prix de quels renoncements et/ou compromissions ?

A ces question Olivier Bessard-Banquy nous fait l’honneur de ne pas apporter de réponses tranchées. Son travail a l’avantage de privilégier la nuance et, au passage de balayer quelques clichés. Ainsi, même si depuis qu’il « passe à la télé », le livre est devenu un produit marketé, et qu’aujourd’hui la domination, dansle monde l’éditions, de grands groupes cotés en bourse conditionne la production de livre en fonction d’exigences de rentabilité, l’auteur nous rappelle que la notion de « coup littéraire » est bien antérieure à ces transformations et qu’aujourd’hui encore il existe certains « aventuriers » (certes peu nombreux), qui fondent ou rachètent des maisons d’édition. Pas d’amertume donc dans cette somme, mais beaucoup d’informations qui permettent de se faire une image assez précise de ce qui se joue derrière les murs de certains immeubles de Saint Germain des prés… Lire la suite et partager »

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Halte librairie : Quilombo, une décennie d’engagement !

Téléchargezl’émission du 3 décembre avec Cedric Biagini, Bastien Roche et Jacques Baujard Écoutez l’émission du 3 décembre avec Cedric Biagini, Bastien Roche et Jacques Baujard

A l’occasion de l’anniversaire  de leur librairie, Cédric, Bastien et Jacques nous présentent leur démarche et leurs engagements, leurs coups de cœurs pour des ouvrages qui sortent des entiers battus et  nous donnent très envie d’aller les rencontrer … à la boutique !

À l’automne 2002, la librairie Quilombo, – qui tire son nom des communautés constituées au XVIIe siècle par les esclaves fuyant les plantations du Nordeste brésilien – ouvrait ses portes, 23 rue Voltaire, Paris XIe. Elle affichait clairement ses intentions : « Nous voulons créer un espace autonome et autogéré, une alternative aux supermarchés de la culture qui mettent tout en œuvre pour que le livre soit un produit de consommation comme un autre. »

Une décennie plus tard, le pari est tenu, les engagements de départ on été respecté tout au long du développement du projet, lentement et avec peu de moyen, mais avec beaucoup d’imagination et toujours un grand plaisir partagé entre l’équipe, les auteurs, les éditeurs et les lecteurs.

En dix ans d’existence, la librairie Quilombo a considérablement enrichi son fonds, entrepris des travaux d’aménagement de son espace pour le rendre plus convivial et l’ouvrir vers son quartier, tissé des liens et passé des partenariats avec des éditeurs, des journaux, des associations,des collectifs, des festivals, des entreprises autogérées, des réseaux militants divers…, organisé régulièrement des débats autour d’un livre ou d’un film qui rencontrent un grand succès, présenté des dizaines d’éditeurs indépendants et engagés, réalisé plusieurs expositions autour du travail de graphistes ou de photographes, envoyé tous les ans à des milliers de lecteurs un catalogue de 80 pages constituant une bibliographie thématique indispensable… Lire la suite et partager »