concert, Expositions, Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2014

Les Rroms fête la mémoire de leur insurrection à Birkenau en mai 1944.

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internementtsiganes-f0ad8Au programme de ce week-end festif : un stand de tir au fusil, des pommes d’amour à déguster, un spectacle de danse Tzigane traditionnelle d’Europe de l’Est, et de la musique allant du Jazz Manouche avec la famille Rheinhart au rap Rom… tous les amoureux de la culture tzigane avaient de quoi satisfaire leur passion samedi et dimanche sur le parvis de la basilique de Saint-Denis (93),  là où  il est fait mention la première fois de la présence des « Tziganes » sur le territoire français.
Mais, sous ses airs de kermesse, cette « fête de l’insurrection gitane » est très lourde de sens puisqu’elle célèbre le 70ème anniversaire du soulèvement, le 16 mai 1944, du « camp des familles tziganes », d’Auschwitz II- Birkenau.

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Livres, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Damien Roudeau nous raconte son « voyage dessiné » à Villiers le Bel.

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De novembre 2010 à novembre 2013, le dessinateur, Damien Roudeau, est venu chaque mois, durant quelques jours, avec ses crayons, ses aquarelles et sa soif des autres à Villiers le Bel, dans le fameux quartier de la Cerisaie où deux jeunes garçons sont morts en 2007 après avoir été percutés par une voiture de police. Un fait divers terrible qui avait cristallisé les rapports anormaux qu’entretiennent en certains endroits les citoyens et ceux qui sont censé les protéger.

Fort d’une volonté de garder les « guillemets grands ouverts », pour accueillir la paroles des habitants  de cette copropriété en rénovation Damien a animé des ateliers, croqué les habitants d’un quartier qui bien au delà de l’image qui est donné d’eux par certains médias, rêvent,créent, construisent, se battent contre la fatalité d’une relégation qu’ils refusent et réfutent.

Tous ces moments passés sur place, tous ces mots entendus, tous ces visages rayonnants, Damien les a consigné dans carnet de reportage d’une grande beauté plastique qu’il nous fait partager dans Villiers Rebelle, un ouvrage passionnant qu’il espère pouvoir contribuer à  » briser bien des frontières et des préjugés. »

 

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Livres, Radio : émissions 2014

Odile ou la défaite de Bartleby

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Dans Départ volontaire, un récit haletant, Jean-Luc Debry pose un regard analytique et empathique sur la ddepartvolontaireescente aux enfers d’Odile, secrétaire de direction dans une entreprise de taille suffisamment critique pour ne pas pouvoir échapper à la spirale du grand Monopoly capitaliste mondial.

L’auteur, lui même familier du « monde de l’entreprise », décrit avec une précision incisive les codes du petit théâtre qui accompagne toute opération de cost killing (aussi appelé croissance interne) visant à satisfaire l’appétits d’actionnaires invisibles et lointains. Mais là où un Bartleby, dans la nouvelle de Melville, arrivait en leur opposant une force d’inertie à décourager ses supérieurs, le management contemporain aux prises duquel se trouve Odile, a dématérialisé l’autorité à travers une fallacieuse objectivation statistique et comptable. L’autorité se fait chronomètre, chaque minute est « renseignée » et cette auto évaluation permanente rend tout simplement fou celle qui la subit. Le seul moyen, pour échapper à cet enfer, serait de « devancer l’appel » en adhérant , voire en précédant les directives… Mais il reste trop de dignité à l’héroïne de Départ volontaire pour se livrer à une telle comédie… Alors… courrez acheter le livre pour connaitre la fin de l’histoire, qui est aussi l’assemblages de petites histoires, de détails et de personnages qui font une vie. Curieusement, elle ressemble, par bien des aspects à la notre ! Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2014, Théâtre

Pour ses 17 ans, le Printemps des rues s’étend !

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printemps-des-rues-1-540x312Son directeur, Gérard Caballero ainsi que deux représentants des compagnies programmées, nous présentent cette 17ème édition du Printemps Des Rues interroge, qui conformément à la tradition critique des arts de la rues, les dysfonctionnements,de notre société. Cette année, plusieurs thèmes, portés par la création artistique s’entrecroisent   : le handicap, l’identité, l’immigration, la vieillesse, la gouvernance…

Elle porte un questionnement sur l’état du monde, du comment nous vivons ou pourrions vivre avec nos différences. Avec la volonté de s’adresser à tous, cette nouvelle édition innove au delà de l’espace public, avec une « intervention magique » de la Compagnie Santini auprès d’adolescents hospitalisés dans le cadre de d’un partenariat avec l’hôpital Saint-Louis.

Sur le plateau, Djamel Afnai, comédien et metteur en scène qui présente une création :   » Tleta »  avec la Cie La Peau Rouge et Benoît Blanc, coauteur du spectacle « Monstres d’humanité » avec la Cie N° 8.  Tous deux, et biens d’autres comme les filles de « boudin et chansons » (photo), vous donne rendez vous au jardin Eole samedi 17 et aux alentours du canal St Martin le dimanche 18. C’est promis, il fera beau !

Livres, Radio : émissions 2014

Deux expériences du « faire ensemble » impulsées par ADT Quart Monde !

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atdCe qui relie les deux invités de Liberté sur Paroles ce lundi matin, c’est leur engagement dans le mouvement ATD Quart monde. A travers leurs témoignages, matérialisés par deux ouvrages parus aux éditions Quart Monde, ils nous prouvent tous deux que l’on peut avec des personnes en grand dénuement matériel et financier, créer des espace « exempts de misère » par la lecture, l’écriture, la peinture, l’art et la création en général mais aussi tout simplement l’écoute, l’attention et la présence  !

Enseignant dans une classe où certains enfants sont confrontés à des situations d’exclusions Sébastien Billon a proposé CortegeExprà ses élèves de se livrer au jeu du « cortège », forme poétique inventée par Jacques Prévert. L’exercice consiste à prendre deux expressions et à en inverser les compléments. Ainsi  » Le droit de vivre debout et l’espérance du lendemain  » deviendront  » Le droit du lendemain et l’espérance de vivre debout « … Le fruit de leur création est un petit bijou d’inventivité, ciselé par l’illustrateur Rémi Saillard et la graphiste Mélody Dentruck. Ce livret carte postale, intitulé « Cortège d’expressions toutes défaites » est une victoire pour ses auteurs ! Ils ont gagné confiance en eux même, fierté et reconnaissance… Pour certains ce sera peut être une marche importante de leur avenir.

 

Quant à Anne de Margerie, qui depuis de nombreuses années, anime le réseau culture d’ATD quart monde, dans  « Si loin, si proches« , SiLoinSiProcheset se livre à cœur ouvert et nous transmet  un magnifique témoignage sur la rencontre, l’échange, la solitude aussi, quand on quitte son propre monde pour entrer dans le monde des plus pauvres. En réponse à une demande d’ATD Quart Monde, Anne de Margerie, bénévole très engagée dans le Mouvement, a accepté de quitter son confortable atelier de Montparnasse pour vivre plusieurs mois dans un environnement bien différent. Elle s’est installée au cœur de la cité de Noisy-le-Grand, construite à l’initiative d’ATD après qu’en 1957, Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement, s’y soit installé pour partager le quotidien des 250 familles du bidonville situé dans le lieu dit du « Château de France ».  Cette citée faite de petites maisons individuelles, un peu comme des  corons vient d’être détruite, mais en attendant que tous les bâtiments disparaissent, au milieu des portes et des fenêtres murées, pour éviter aux habitants plongés dans l’incertitude du lendemain de se sentir abandonnés, ATD a proposé à des volontaires et des alliés du mouvement de venir y habiter quelques mois pour partager  le quotidien d’une cité de la banlieue parisienne en cours de démolition…

Pour Anne, les premiers mois sont difficiles, elle a un sentiment d’inutilité et découvre surtout la difficulté d’être là, tout simplement. Et pourtant, pendant ces dix mois, il s’est passé « une sorte de voyage intérieur qui ne se raconte pas, mais qui modifie le regard qu’on porte sur soi et les autres »

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Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Conversation « à cerveau ouvert » avec Michel Koutouzis : la circulation des hommes, des marchandises et des idées expliquée par leur coût de « transport » respectif …

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michel koutouzisLors de l’une de ses  rapides « escales » parisiennes, entre deux voyages sur les mers du monde qu’il sillonne depuis plusieurs mois pour préparer un documentaire  consacré aux armateurs, Michel Koutouzis, que j’ai rencontré au lendemain du discours de politique générale de Manuel Valls, quelques jours après le »référendum » validant l’annexion de la Crimée par la Russie, nous avions prévu d’évoquer l’écartèlement de l’Ukraine et les enjeux géopolitiques sous tendus. Mais lors de cette entretien « à cerveau ouvert » avec cet historien, ethnologue et écrivain qui ne s’interdit aucun sujet de réflexion, trois questions principales ont occupé notre discussion :

 

– le rapport au temps des dirigeants économiques et politique, leurs agendas résolument antagonistes avec l’intérêt des peuples et leur manque dramatique de toute « vision » politique de long terme,

– la circulation des marchandises et principalement leur coût de transport qui est l’une des clés essentielles de ce que l’on nomme mondialisation et qui explique, entre autres les conflits économiques qui se prolongent parfois sur le plan politique, voire militaire.

– la démocratie, en France et en Europe, thème récurrent, mais essentiel de la réflexion de celui qui développé et nourri, pour avoir longtemps travaillé au sein de la commission européenne, un regard critique particulièrement acéré sur ce « concept » et ses tentatives de mises en pratique. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Livres, Manifestations, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Participation citoyenne : être issu de parents immigrés n’est pas un facteur déterminant !

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peggy_derder_livreDe nombreuses idées reçues persistent quant à la participation à la vie associative, culturelle et politique des générations issues de l’immigration, alors même que des travaux de recherche fournissent des analyses très claires sur la « fabrique du citoyen« , à la fois comme processus de socialisation politique de ces personnes d’origine étrangère et comme construction d’un lien avec la nation française. Cette émission en partenariat avec la revue Hommes et Migrations, va tenter d’explorer les relations que les générations issues de l’immigration entretiennent avec l’espace politique, la participation démocratique et les principes républicains. Une semaine après les résultats des élections municipales, c’est l’occasion de confronter les résultats des études sociologiques et historique avec la participation des Français d’origines étrangère au élections locales, et surtout leur représentions parmi les élus, sans oublier bien sûr le traitement qui en est fait dans les médias, en particulier la télévision.Nous allons donc essayer de décrypter les enjeux et les réalités du rapport au politique de ces générations en soulignant les particularités de leur situation en France au regard de l’Europe.

Avec Marie Poinsot, rédactrice en chef de la revue Hommes et Migrations nous avons réuni pour cette émission consacré à la participation citoyenne des générations issues de l’immigration ainsi que Peggy Derder, historienne et responsable du département pédagogique du Musée de l’histoire de l’immigration et auteure de Idées reçues sur les générations issues de l’immigration (2014, Ed Le Cavalier Bleu).
Angéline Escafré-Dublet, historienne, chargée du projet européen « Divercities« , enseignante à Sciences-Po Paris et auteure de Immigration et politiques culturelles (2013, La Documentation Française)
Patrick Simon, socio-démographe et directeur de recherche à l’INED qui évoquera notamment la question des « double nationaux » à travers les résultats de la grande étude Trajectoires et Origines menée avec l’INSEE et ceux d’un programme européen de recherche comparée sur l’intégration des « secondes générations ». Lire la suite et partager »

Films, Livres, Radio : émissions 2014

De l’impunité des banksters et autres criminels de la finance !

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le-nouveau-capitalisme-criminelFinanciarisé, mondialisé et dérégulé à l’excès, le capitalisme n’est-il pas devenu criminogène, tant il offre désormais d’opportunités et d’incitations aux déviances frauduleuses ? C’est ce que démontre dans son dernier ouvrage Le nouveau capitalisme criminel, préfacé par Paul Jorion, Jean-François Gayraud, docteur en droit et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques qui a travaillé à la DST (Direction de la Surveillance du Territoire), aujourd’hui chargé de mission au Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques (CSFRS).

Selon cet expert en criminologie et auteur de nombreux articles et ouvrages portant sur la géopolitique et la criminologie dont les travaux portent en particulier sur l’articulation entre phénomènes criminels (en cols blancs et autres) et crises financières nées de la dérégulation des marchés, la dimension criminelle qu’ont prise certaines crises financières, au Japon, en Albanie, en Espagne ou encore au Mexique et en Colombie sont le symptôme de cette dérive, facilitée par l’extension du trading de haute fréquence, qui permet de négocier à la nanoseconde des milliers d’ordres de Bourse. Des « marchés » alimentés par le blanchiment d’argent sale qui ont induit la création de narcobanques.

Éclairant toujours plus profondément la géo-économie et la géopolitique du crime organisé, Jean-François Gayraud montre ici que, sur les marchés financiers, le crime est parfois si systématique qu’il en devient systémique dans ses effets. De curieuses coopérations et hybridations se nouent ainsi entre criminels en col blanc, gangsters traditionnels et hommes politiques corrompus.

Il s’interroge aussi sur le devenir de la finance : portée par sa seule volonté de puissance, par-delà le bien et le mal, n’est-elle pas en train de s’affranchir de la souveraineté des États ? Dès lors, face à des puissances financières aux arcanes si sombres, quelle liberté reste-t-il ?

L’approche criminologique de la crise financière de 2008 est tout aussi éclairante que l’analyse économique. Parler de capitalisme criminel est donc, pour l’auteur qui a travaillé au sein de la police nationale, un constat technique, pas une métaphore. Décrire les crises latino-américaines et espagnoles sous l’angle du blanchiment de l’argent du crime organisé, la crise japonaise par les relations incestueuses entre banques, politiciens et yakuzas, la transition du communisme au capitalisme en Albanie à travers l’escroquerie des pyramides…

Ainsi, « La finance contemporaine fonctionne à partir d’un nouveau business model implicite : se servir. «  Et aucun des garde-fous traditionnels ne joue son rôle : la régulation est insuffisante, la répression des financiers quasi nulle et même les enjeux de réputation ne jouent plus.

Jean François Gayraud est également l’un des experts interviewés dans le film  Noire Finance de Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvidvd-noire-finance

 

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Films, Radio : émissions 2014

Le monde en un jardin : une plongée avec Frédérique Pressmann au coeur (ou)vert de Belleville !

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filmjardinRencontre avec Frédérique Pressmann dont le film Le monde en un jardin (disponible en DVD), est d’une actualité florissante en ce printemps… où l’on espère  l’éclosion des bourgeons d’une société  nouvelle !

Sur la colline de Belleville, à Paris, un parc. Depuis ce parc, un splendide point de vue sur la capitale. Dans ce parc, beaucoup de verdure, une foule métissée, et un jardinier visionnaire. Humble artisan et philosophe, Gérard sert la nature au sein d’un des quartiers les plus urbains et populaires de la ville. Il y a vingt-cinq ans, ce parc n’existait pas. Bâti sur des ruines, il est le fruit de la rénovation du quartier et porte en lui toutes les ambiguïtés de la politique d’urbanisme menée depuis les années 60. Pourtant, c’est devenu un lieu de rencontre où se croisent anciens et nouveaux habitants, un lieu de vie, un modèle réduit de société en quelque sorte. Au cœur de ce domaine, le jardinier sculpte le paysage, regarde s’écouler le temps et tente de s’approcher de l’essentiel. En complicité avec lui, nous explorons ce périmètre devenu huis-clos où se retrouvent tous les enjeux d’un quartier populaire et où, de manière presque inespérée, le lien entre humains peut continuer à se tisser.

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Livres, Radio : émissions 2014

Hourra l’oral : un livre de Michel Arbatz qui nous fait entrer en intimité avec les poèmes !

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HLO-Email-couv-220x300Intimidante, hermétique, prétentieuse, creuse, niaise ou grandiloquente sont des adjectifs qui, même si l’on n’ose pas toujours les prononcer, correspondent au jugement que nombre d’entre nous se font de la poésie ! Et j’avoue que je ne faisais pas exception. D’ailleurs, quand j’ai reçu le livre Hourra l’oral ! de Michel Arbatz, si j’étais sûre de pouvoir le lire avec plaisir, connaissant la vivacité de sa plume et habituée à la perspicace pertinence de ses idées, je ne m’attendais pas à être passionnée par le sujet.

Et pourtant….Au fil des pages, ce fut une sorte de « révélation » : au delà de l’expérience touchante et belle de la transmission physique, de bouche à oreille avec les fameuses Brigades d’Intervention Poétique, l’auteur nous dresse un hilarant portrait au vitriol des poètes qui « pètent plus au que leurs vers » et on réalise alors que la poésie, est en fait tout autre chose que ce que l’on nous « vend » comme tel, à travers moult plaquettes auto éditées et autres déclamations St sulpiciennes ou printanières ! Un poème réussi, c’est un espace de liberté. Le savoir par cœur, c’est posséder quelque chose d’inaliénable, le transmettre, c’est un cadeau inestimable… La poésie, cette « ouverture particulière », est accessible à tous, même si elle demande un effort d’apprentissage, de lecture, d’écoute et une certaine « disponibilité »… Mais contrairement à une idée trop souvent véhiculée par ceux qui se la sont accaparée, elle n’est pas réservée à une « élite » !

Hourra l’oral ! est donc un essai politique (au sens le plus noble du terme) ! S’il a changé ma manière d’appréhender les mots « dits », alors, sans doute il peut le faire pour d’autres et, en cela, changer le monde ! Lire la suite et partager »