Livres, Radio : émissions 2014

Nanotoxiques : mini matériaux / maxi risques, Roger Lenglet lance l’alerte !

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nanotoxiquesPremier livre en français sur la toxicité des nanoparticules, « Nanotoxique, une enquête » (ed. Actes sud), de Roger Lenglet, tente de prévenir un scandale sanitaire d’une ampleur inimaginable.
Les produits contenant des nanoparticules envahissent notre quotidien. Invisibles à l’oeil nu, ces nouvelles molécules hightech laissent parfois deviner leur présence par les accroches publicitaires : aliments aux “saveurs inédites”, “cosmétiques agissant plus en profondeur”, “sous-vêtements antibactériens”, fours et réfrigérateurs “autonettoyants”, articles de sports “plus performants”, et armes plus destructrices…
Sans cesse, les ingénieurs en recherche et développement inventent de nouvelles applications des nanos qui sont commercialisées sans le moindre contrôle, au mépris de la réglementation les obligeant à tester la toxicité des substances avant de les vendre. Or, il s’avère que ces nanoparticules sont souvent redoutables – elles sont si petites que certaines peuvent traverser tous les organes, jouer avec notre ADN et provoquer de nombreux dégâts.
Grâce à son enquête aussi rigoureuse qu’explosive, Roger Lenglet a retrouvé les principaux acteurs des nanotechnologies. Il livre ici leurs secrets et les dessous de cette opération menée à l’échelle planétaire qui, avec le pire cynisme, continue de se déployer pour capter des profits mirobolants au détriment de notre santé.
Films, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Au bord du monde : un film choral qui redonne vie(s) et voix aux « invisibles ».

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au-bord-du-mondeD’une qualité esthétique exceptionnelle le film Au bord du monde, de Claus Drexel, nous emmène à la rencontre des témoins privilégiés de nos vies et de notre société. Les personnes que le réalisateur a « apprivoisées » et qui prennent la parole dans son documentaire vivent à nos pieds, au cœur de la ville lumière qu’est Paris.

Si chacun d’entre eux a son histoire particulière, ce qui frappe chez tous, c’est la pertinence de leurs propos et la finesse de leur analyse, tant de leur propre situation que des raisons qui les maintiennent à la rue et, plus encore de ce qui devrait constituer l’essence de nos existences. Véritables ascètes contemporains, leur dépouillement forcé les conduit à une réflexion profonde qui par delà même la folie qui parfois, les gagne, nous offre une leçon de vie. Ces femmes et ces hommes, filmés plein cadre,  ouvrent l’esprit de tous ceux qui d’habitude passent sans les voir ou sans osez les regarder, sur un possible « recentrage » de leurs propres priorités ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ..., Théâtre

Femmes migrantes : pour qu’elles sortent de l’ombre et/ou révèlent la richesse de leurs apports aux sociétés d’accueil !

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Ecoutez l’émission du 10 mars avec Marie Poinsot, Mirjana Morokvasic, Joelle Gattino, Mickeke Addala, Altay Manço et Mohamed Chabani

vajusquoutupourras2Cette émission en partenariat avec la revue Hommes et Migrations a pour thème la visibilité des femmes migrantes dans l’espace public. Pour aborder ce vaste sujet, nous nous appuyons sur une table ronde organisée par le projet européen « Une Odyssée moderne » qui s’est déroulée le 8 mars au Théâtre de la Joliette à Marseille.
Avec Mirjana Morokvasic, directrice de recherche émérite à l’Institut des Sciences sociales du Politique – ISP/CNRS nous dressons un état des lieux des recherches en France sur les femmes migrantes complété par les intervention de Mohamed Chabani,  du bureau d’étude Euromed Conseil, Altay Manço docteur en psychologie, directeur scientifique de l’Institut de Recherche Formation et Action sur les Migrations (IRFAM), et des personnes en charge de projets culturels ou artistiques présents mettent au cœur de leur travail la question de la nouvelle visibilité des femmes migrantes dans les sociétés française, belge, turque et roumaine (les quatre sites de ce projet européens) telles Joelle Gattino, directrice de la compagnie Dynamo qui présente actuellement la pièce Vas jusqu’où tu pourras, et Michèle Addala, fondatrice de la compagnie Mise en scène. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Gérard Mauger, sociologue de combat… pour la restauration d’une pensée libre qui engage à l’action politique.

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reperes_maugerDans, « Repères pour résister à l’idéologie dominante« , paru aux éditions du croquant, l’ancien compagnon de route et frère de pensée de Pierre Bourdieu qu’est Gérard Mauger, nous invite tout simplement à résister au « prêt à penser. » Et ce n’est pas chose aisée tant, l’idéologie dominante, ce « discours de maintien de l’ordre » s’insinue jusque dans le langage et marque de son sceau l’éducation que reçoivent les enfants dès le plus jeune âge, que ce soit au sein de l’école que du foyer familial ou de l’espace public à travers le discours publicitaire largement relayé par les médias, parfois sous couvert d’information. De façon générale, il s’agit de convaincre les citoyens qu’il n’existe aucune alternative à « l’ordre social  » existant, imposé comme « allant de soi ». Le tout couronné par de « fausses alternances » politiques qui imposent le même modèle capitaliste, seul le degré de cleptocratie décomplexée variant un peu !

 

Face à cela, le livre, et l’action du sociologue Gérard Mauger, cofondateur du réseau « Savoir/agir »sont nécessaires, courageux et salutaires. Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2014

Se battre : à la découverte des valeurs des « Sans argent »

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affiche-se battreAujourd’hui, pour plus de 13 millions de Français, la vie se joue chaque mois à 50 euros près. Derrière ces statistiques, se livrent au quotidien des combats singuliers menés par des hommes et des femmes qui ont la rage de s’en sortir et les mots pour le dire. À leurs côtés, des bénévoles se donnent sans compter pour faire exister un monde plus solidaire. C’est cette réalité que les réalisateurs Andréa Santana et Jean-Pierre Duret sont allés filmer, trois mois durant, dans la petite de Givors, en périphérie lyonnaise.

Leur film, justement intitulé « Se battre » , en salles depuis mercredi 5 mars est constitué de  portraits aussi touchants qu’instructifs qui amènent, loin des clichés, des poncifs et de tout « embarras compassionnel », à nous interroger sur le sens de nos vies, de celui du travail, sur l’importance de la solidarité, d’un lien de qualité avec les autres, avec la nature et les animaux. Lire la suite et partager »

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Paris XVIIe : la liste liste fantôme de ceux qui dont on ne veut pas entredre les voix !

Téléchargez un texte d’Arnaud de Montjoye, commenté par Gérard Mauger
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AFFICHE-LISTE-SANS-VOIX-DEF-212x300Depuis quelques semaines, ils se donnent rendez-vous place Jules Joffrin, exactement devant la Mairie du 18 arrondissement. Ils sont Maliens, Malgaches, Rroms, Français, Palestiniens … Les sans-voix, ceux à qui le gouvernement, en dépit des promesses de son chef, continuent de refuser le droit de vote. Alors ils ont décidé, le temps d’une campagne, de se faire entendre. En constituant leur propre liste.

Il y a une liste fantôme qui hante le rituel de l’élection. Une liste qui devrait interpeller chaque citoyen du pays : la liste, l’interminable liste des fantômes que nous avons fabriquée, des fantômes dont la colère souvent étouffée ne sourd pas moins des « zones de non-droit » dans lesquelles nous les avons reclus. Des femmes et des hommes qui créent, inventent, produisent les richesses sans en bénéficier, habitants niés en tant que citoyens, quand ils ne sont pas criminalisés. Une galerie de personnages anonymes, sans réel visage ni réelle visibilité… Lire la suite et partager »

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Pour sortir (réellement) du colonialisme, une « révolution » intellectuelle et politique est nécessaire.

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anticoloniale

Quand il nous semblera naturel que la Belgique puisse devenir un « territoire d’outre mer » du Congo, ou quand on demandera à des « observateurs » ivoiriens de venir contrôler les élections à Corbeille-Essonne ou à Marseille, alors, peut être seront nous réellement sortis du colonialisme !

A la lecture du livre Désobéir au colonialisme, de Patrick Farbiaz, aux éditions Le passager Clandestin, on comprend en effet que, contrairement à ce qu’il est coutume de lire et de penser, le colonialisme n’est pas mort avec la fin de la guerre d’Algérie et de l’Empire français. Il se perpétue à travers des occupations de territoires de la Palestine au Sahara occidental, du Kurdistan au Tibet. L’ordre colonial prend de nouvelles formes : néocolonialisme, Françafrique, colonialisme interne, territoires d’outre mer, dette financière, ou écologique, accaparement des terres, contrôle des images et des sons…desobeircolonialisme

Au nom du « développement », les pays du Nord mettent en place un nouveau système de domination, le nouvel ordre colonial. Ce colonialisme global est un colonialisme de la mondialisation.

En France, les discriminations racistes instituent une ségrégation post coloniale dans les quartiers populaires tandis que les nostalgiques de la « colonisation positive » vont jusqu’à faire voter des loi en ce sens. Face au nouvel ordre colonial, une nouvelle génération de militants anticolonialistes invente de nouvelles formes de désobéissances, liant le passé, le présent et l’avenir pour résister et décoloniser.

brazzaEt à propos de passé, pas si éloigné, les mêmes éditions Le passager clandestin publie Le rapport Brazza préfacé par de Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure émérite de l’université Paris-Diderot, historienne de l’Afrique et de la colonisation et postfacé par  Patrick Farbiaz, animateur et cofondateur de l’association Sortir du colonialisme. Il s’agit d’un document exceptionnel exhumé après un siècle de « disparition » qui décrit les conditions d’exploitation des populations locales, notamment dans la collecte du caoutchouc, dans un territoire sous domination française qui correspond à l’actuelle République centrafricaine. Le rapport, établi par Pierre Savorgnan de Brazza, parti le 5 avril 1905 de Marseille, qui entraîna la mort de l’explorateur, le 14 septembre 1905, à l’escale du retour à Dakar. Le rapport qui fut rédigé par le ministère à partir des archives de la mission, jugé explosif, ne fut jamais publié. Il fut oublié et on le crut perdu… Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2014

Tout va bien : une plongée dans l’univers « philosofoque » des clowns !

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TOUT VA BIEN photo 7Tout va bien (1er commandement du clown), qui vient de sortir au cinéma, est un film sans commentaire… Une plongée, en apnée, avec dix filles et quatre garçons qui ont décider de prendre un tournant dans leur vie : intégrer le Samovar, une école de clown où la « formation »  relève tout autant de l’apprentissage que de l’expérience philosophique, voire de la quête de soi. Les réalisateurs Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins suivent de près les élèves et leurs enseignants , mais sans que, jamais, malgré les émotions qui souvent explosent à l’écran, la caméra ne soit impudique.

Ce documentaire original autant par son sujet que par sa forme enlevée, libre et virevoltante fait le pari audacieux de nous faire découvrir un univers peu connu. Celui de ceux qui, à contre courant d’une société de la performance, se lancent dans une quête : « chercher leur clown » pour apprendre à faire rire de la condition humaine. En suivant leur évolution, leurs prises de conscience, leurs doutes, et leur parcours pavé de moments de grâce, on découvre peu à peu les contours de cet art populaire, vivant, éminemment politique et plus que jamais nécessaire.

Autre particularité bienvenue, les enseignants sont montrés dans toutes leurs dimensions : exigeants, généreux, facétieux et fragiles aussi parfois… Lire la suite et partager »

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Sanofi Big Pharma : un plaidoyer éclairé et argumenté pour la réappropriation sociale du médicament.

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sanofi2Avec Thierry Bodin,  co auteur avec Danielle Montel, Danielle Sanchez et Daniel Vergnaud, de SANOFI BIG PHARMA, L’urgence de la maîtrise sociale, et Pierre Zarka, le préfacier de cet ouvrage instructif et salutaire nous évoquons le fonctionnement de l’industrie pharmaceutique dont Sanofi est emblématique.

En pleine conscience de leur compétences, de leur capacité d’analyse, de l’utilité sociale de leur travail et de la responsabilité qu’il implique, les auteurs de ce livre, employés de Sanofi, partent du postulat que le médicament n’est pas une marchandise comme les autres et revendiquent pour ceux qui les inventent, les fabriquent et les vendent_voire ceux qui les prescrivent et ceux qui les ingèrent_la nécessité d’un « supplément d’âme » au sens ou l’entendait Bergson.

Après avoir exposé le fonctionnement de la « machine à fric » qu’est devenu Sanofi, qui vient encore de distribuer 50% de ses bénéfices à ses actionnaire, négligeant totalement la juste rétribution des salariés, l’acquisition de nouvelles compétences humaines et techniques ainsi que l’investissement dans la recherche, Danielle Montel, Daniel Vergnaud, Danielle Sanchez,Thierry Bodin exposent leur vision d’une industrie du médicament, incluant la recherche en son sein, avec pour objectif de guérir des malades au lieu de céder à l’obsession d’une maximisation sans fin des profits, au détriment de la santé et des finances publiques. En effet, c’est bien avec les impôts et les cotisations sociales des citoyens qu’est financée la sécurité sociale qui, en remboursant des médicaments sans bénéfices thérapeutiques réels pour les patients, participe de ce système de spoliation de l’argent public au bénéfice de grandes firmes pharmaceutiques.

Malgré la triste réalité qu’il décrit SANOFI BIG PHARMA, L’urgence de la maîtrise sociale, est un véritable message d’espoir pour les lecteurs, car il prouve que ceux qui fabriquent réellement les médicaments ont une conscience forte de leur mission de service public et qu’il cherchent et proposent des alternatives pour mettre cette nécessaire activité en cohérence avec l’intérêt général et l’amélioration de la santé dans le monde entier.

Comme le signale dans sa préface, Pierre Zarka, dont la vision politique (au bon sens du terme) éclaire le contenu de cet ouvrage : tout n’a pas été essayé ! Lire la suite et partager »

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« Ne vivons plus comme des esclaves » : le portrait d’une Grèce debout !

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affiche_grecque_internetCe film de Yannis Youlountas, qu’il accompagne actuellement en projections à travers toute l’Europe, est comme un pavé qui, passant à ras de nos têtes, souffle à nos oreilles un air de liberté !  Chacun d’entre nous peut faire l’expérience de ce vent émancipateur en regardant Ne vivons plus comme des esclaves, sur le site où il nous est offert gratuitement. « Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée. » Il est également un livre qu’il faut se procurer pour encore mieux appréhender Exarcheia, l’incroyable quartier d’Athènes dont il est question dans le film. On y retrouve Maud_et_Yannis_Youlountas_livre_Exarcheia_la_noire_Exarchia Mimi et Vangelis, deux des intervenants du film Ne vivons plus comme des esclaves, qui habitent Exarcheia et proposent la préface de l’ouvrage qui sert d’introduction à ce voyage en utopie. L’auteure des photos est Maud Youlountas, tandis que Yannis en signe les (magnifiques) textes qui éclaire d’un regard poetique, philosophique et … calme, la réalité présentée dans le film. « Paris a son Quartier Latin, mémoire de mai 1968. Athènes a Exarcheia, où s’écrit, en ce moment même, l’Histoire. Nouveau bastion de la révolte et des utopies, au crépuscule d’une Europe qui s’enfonce dans la tyrannie économique. Rempart fraternel contre le retour du nazisme Lire la suite et partager »