Livres, Radio : émissions 2013

Axel Léotard ou la liberté d’être soi !

Téléchargez l’émission du 7 octobre avec Axel Leotard

Écoutez l’émission du 7 octobre avec Axel Leotard

axel leotardDans son dernier ouvrage le photographe et écrivain Axel Léotard a souhaité s’adresser au plus grand nombre. « Osez changer de sexe », qui vient paraître aux éditions La musardine, répond à toutes les questions qui taraudent les personnes qui se sentent concernées mais aussi, bien sûr, toutes les autres. Ici la curiosité n’est pas un vilain défaut, puisque l’on part du principe que c’est par la connaissance de l’autre que  passe la comprehension et le respect.

Car, comme ce livre a le mérite de le rappeler,  le trangenrisme concerne toutes les sociétés et les époques. Conçu comme un guide pratique, ce petit ouvrage décrit le processus médical qui peut amener un homme à devenir femme, ou une femme à devenir homme  (traitement, opérations…), mais aussi le parcours du combattant que cela représente dans notre pays où la « psychiatrisation » des trans est obligatoire.

oserchangerdesexe

Il y est aussi question du regard des autres et de celui de la société sur ceux qui échappent à la norme binaire du féminin / masculin, notamment au travers des courts témoignages qui émaillent le texte. Alors, par un drôle de processus d’identification, même si l’on ne se sent pas directement concerné(e) par le sujet, les mots portent, ils travaillent en nous et l’on considèrent alors cette « minorité » des transsexuels et des transgenres, comme une porte ouverte vers d’autres mondes possibles . En cela, ce livre est un outil de transformation positive … de nos cerveaux ! Lire la suite et partager »

concert, Radio : émissions 2013

Marina, une voix qui mérite d’aller… jusqu’à vos oreilles !

Téléchargez l’émission du 30 septembre avec Marina

Écoutez l’émission du 30 septembre avec Marina

cover-marina_jusquamesyeuxSur la pochette de son nouvel album, auto-produit, celle qui s’affichait en frêle sylphide blonde sur la couverture de son précédent opus, s’est métamorphosée en oiseau de paradis.

Un signe sans doute que Marina a décidé d’affirmer sa personnalité et de  prendre son envol, guidée par son inspiration, son talent et sa ténacité.

Jusqu’à mes yeux est un recueil de chansons qui sont autant de cris du cœur, jetés sur le papier et mis musique par  la jeune auteur-compositeur-interprète. Dans les textes il est question d’écriture et de chanson, de la vie d’artiste et de la vie tout court, du monde aussi… Souvent acides ou mélancoliques les textes de Marina sont portés par sa voix au grain immédiatement reconnaissable, et par des mélodies simples et pures. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Valère Staraseslki réveille les mémoires … et les consciences !

Téléchargez l’émission du 23 septembre avec Valère Staraselski

Écoutez l’émission du 23 septembre avec Valère Staraselski

Valere-Rois1Alliant sa passion pour l’Histoire et pour la vérité à son talent de  narrateur, le roman que Valère Staraselski nous livre ici avec L’adieu aux rois, paru aux éditions du Cherche Midi constitue un outil de réflexion essentiel qui, loin des clichés et des idéologies simplificatrices, rappelle utilement quels sont les fondements de notre société.

Dans ce huis-clos, qui met en scène quatre personnages et un chat, c’est un épisode oublié ou trop souvent déformé de la Révolution française qui nous est raconté d’une manière  précise et originale.

L’auteur exhume ces jours de l’automne 1793, durant lesquels, tandis que la France est assiégée de toutes parts et que règne la Terreur, les mausolées royaux vont être détruit . Dans une volonté de faire table rase d’une époque que l’on souhaite révolue, les cercueils des rois et des reines de France, des princes et des princesses et de tous les nobles dont les sépultures se trouvent à la basilique de Saint Denis vont être ouvert. Et les corps ou les restes humains qui en sont extraits seront jetés dans deux fosses communes creusées à proximité….

Dans  le livre de Valère Staraselki, c’est un témoin, Ferdinand Gauthier, royaliste  et catholique fervent, un personnage ayant réellement existé et qui fut organiste attachée à la basilique, qui vient chaque jour à Paris durant une semaine afin de narrer avec une précision teintée d’émotion les faits qui se sont déroulés sous ses yeux.

Le commanditaire de ce témoignage, l’avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville, Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Géostratégie des interventions militaires : l’éclairage de Michel Koutouzis

Téléchargez l’émission du 16 septembre avec Michel Koutouzis

Écoutez l’émission du 16 septembre avec Michel Koutouzis

ares-god-of-warA mille lieues des discours infantilisants des hommes politiques et du ressassement médiatique, l’historien et ethnologue Michel Koutouzis nous livre une analyse aussi pertinente que décapante des gesticulations occidentales concernant la guerre syrienne et plus généralement des motivations réelles des guerres d’intervention.

Effectivement, dès lors que l’on accepte de se poser de poser un regard calme sur la situation, en essayant d’intégrer des paramètres éludés, on réalise que le théatre des opérations est complexe : « Le nord-est syrien est sous le contrôle kurde. Cela inquiète la Turquie. Deux composantes djihadistes (ASL et Idlib), à l’est, au centre et à la frontière turque ont créé des zones autonomes et se tapent dessus quand elles peuvent. Une multitude de petits groupes fondamentalistes (sunnites en majorité) sillonnent le pays confondant révolution et prédation. Cela inquiète les Etats Unis et l’Europe. Une partie des villes et même le nord-est de Damas sont sous le contrôle fluide d’insurgés laïques. Ce qui inquiète aussi bien l’Iran que les pays du Golfe, gros mais sélectifs financeurs de l’insurrection. Le Hezbollah agit en profondeur sur le sol syrien aux côtés de l’armée syrienne. Cela préoccupe l’Europe et Israël. A l’intérieur de cette guerre, des mini guerres opposant kurdes et fondamentalistes, groupes djihadistes, laïques et religieux, Alaouites et Sunnites, participent au chaos tandis que des milices (chrétiens, sunnites, chiites, kurdes) fortifient bourgs puits, barrages et villages taxant au passage les routes et les chemins qui y mènent. Même ceux qui pendant des décennies se considéraient simplement syriens doivent aujourd’hui adosser au moins un des qualificatifs politico – religieux et/ou ethniques ci-dessus. L’action en profondeur des uns et des autres est quasi impossible. La guerre prend l’allure d’incursions punitives successives, de guerre de positions (aux dépends de ce qui reste des villes), et de bombardements massifs. Pour les uns comme pour les autres des secteurs de territoire incertains reliés par des corridors encore plus incertains et changeants. Un bon tiers des villes et de leurs infrastructures est totalement détruit, comme les systèmes d’irrigation, les réseaux électriques, les routes, sans oublier la destruction massive du patrimoine historique. D’ores et déjà, tandis que le pouvoir politique reste toujours en place, la Syrie est un pays détruit qu’un vingtième de sa population a déjà fuit. Il est aussi devenu un jouet de ses voisins (Israël, Turquie, Iran), se « libanise », tandis que le Liban reprend allègrement le chemin de la « grande catastrophe » Les pertes humaines sont énormes mais aussi, produit d’une multitude de guerres, invérifiables, d’autant plus que s’y ajoutent des règlements de compte, on « résout » des différents entre villages, familles, clans qui n’ont rien avoir avec les enjeux de la guerre elle même.

Complexe, les enjeux à l’extérieurs de la Syrie ne le sont pas moins : Israël, par exemple, a tout à perdre avec la chute de Bachar el – Assad mais tout à gagner d’un affaiblissement de l’Iran qui le soutient et du Hezbollah, acteur en Syrie et soutenu par l’Iran. La Turquie, par ses barrages anatoliens tient les vannes qui peuvent transformer en désert ou en jardins fleuris la quasi-totalité de l’espace agricole syrien. Mais elle craint aussi l’émergence d’un Etat kurde et celui de l’entité autonome en Iraq lui suffit amplement comme problème. Chypre possède sur son sol une base aérienne britannique mais, après avoir porté un coup bas aux sociétés offshore russes à son corps défendant ne veux pas aggraver ses relations avec la Russie. Tout comme la Grèce et la base américaine de Souda en Crète. La Russie et la Chine, qui ne s’embarrassent pas du concept de guerre juste quand elles interviennent à leurs marches (ou supposées l’être) savent rappeler aux alliances atlantiques qu’ils ont été largement abusés en Libye et que cela ne se reproduira plus. Faites ce que vous voulez insinuent-ils mais cela se fera aux dépends de vos propres concepts (guerre juste adossée par la communauté internationale).

Tous ceux qui « s’inquiètent », qui « restent préoccupés », ou affirment leur « indignation » oublient un peu trop vite qu’ils ont surtout « misé » sur une solution rapide des uns ou des autres, participant de la sorte à l’impasse. Naît alors la notion d’une « mort inacceptable » pour cacher l’acceptation de dizaines de milliers de morts et de la destruction massive d’un pays. On découvre soudainement que tuer par le gaz sarin est un casus beli, tandis qu’au même moment des bombardements massifs mais « admis » en tuent bien plus. Ce n’est plus la mort en soit mais cette mort spécifique qui mobilise, tandis que les médias et les opinions manipulées participent à ce jeu destructeur de leur propre entendement qui spécifie de manière morbide leurs résistances morales par rapport à ce désastre global. » Lire la suite et partager »

Expositions, Radio : émissions 2013

Le baromètre de la pauvreté pointe les femmes seules.

Téléchargez l’émission du 16 septembre avec Fabienne Chiche et Olivier Vilain

Écoutez l’émission du 16 septembre avec Fabienne Chiche et Olivier Vilain

convergence-septembre_octobre-2013-240

A l’occasion de la parution de la septième édition du baromètre du Secours populaire sur la perception de la pauvreté par les Français et les Françaises  dans Convergence, Fabienne Chiche, la responsable de la rédaction et Olivier Vilain, journaliste nous en détaillent les résultats. Sans surprise, les plus touchées par la pauvreté en France aujourd’hui sont les femmes. Emplois précaires, temps partiel subi, chômage…, les femmes paient un lourd tribut à la crise, mais aussi aux persistantes inégalités de genre. Résultat : elles sont plus affectées que les hommes par la pauvreté. Une injustice qui s’accentue au moment de la retraite. Partout, la pauvreté gagne du terrain. Et partout les femmes seules avec enfant(s) sont en première ligne, elles doivent lutter au quotidien ne serait-ce que pour tenir la tête hors de l’eau. Avoir un travail ne les met même pas à l’abri, car le plus souvent il s’agit de temps partiel non choisi, d’emplois précaires ou sous-payés. La vie devient un réel parcours du combattant, qu’elles affrontent sur fond d’éclatement de la famille. La pauvreté des enfants s’aggrave… Le nombre de ces familles monoparentales qui s’adressent au Secours populaire, augmente de façon considérable, effrayante.

Au delà de ce constat statistique, et de l’aide concrète que le Secours populaire apporte à ces femmes, à travers la publication d’un livret retraçant les portraits de 8 femmes « puissantes », malgré les difficultés qu’elles rencontrent, Fabienne Chiche et le photographe  David Paul Carr a souhaité leur donner directement la parole.  Car, derrière les statistiques officielles de la pauvreté, il y a des visages, des histoires, des parcours de vie. Lire la suite et partager »

Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Des grands projets inutiles aux utopies concretes !

Téléchargez l’émission du 9 septembre avec Camille et Clara Breteau

Écoutez l’émission du 9 septembre avec Camille et Clara Breteau

grands projets inutilesDans un livre collectif, « Le petit livre noir des grands projets inutiles » (ed. le passager clandestin), Camille dénonce la manière, dont malgré les « Grenelles » et autres éco-gadgets, on prévoit un « grand bétonnage du territoire français avec des projets d’autoroutes, d’aéroports, de lignes LGV, de stades de foot, d’incinérateurs, de centrales nucléaires et autres lignes à très haute tension… La « crise » conduit en effet les pouvoirs politiques à la recherche du Graal de l’emploi et de la croissance économique à reprendre ces recettes traditionnelles des « grands travaux » qui nous ont menés dans l’impasse …  Qu’importe que cette équation fasse abstraction de la finitude de notre planète et méprise les nécessités fondamentales du vivre ensemble et du rapport à la nature ! Cet ouvrage décrit les principaux projets inutiles de notre temps, butant sur des mobilisations ô combien nécessaires : de Notre-Dame des Landes à Bure en passant par Flamanville, Gonesse, Gap, Creys-Malville, Lyon, Rouen, Toulouse, la Picardie, le Morvan ou les Landes…

Heureusement, l’inutilité et la nocivité de ces grands projets trouve sur leur route toute une populatioFUCCn déterminée, en multipliant les zones à défendre (ZAD), à inventer d’autres manières d’occuper le terrain.

Et comme le souligne Clara Breteau, l’une des organisatrice du Festival des utopies concrètes qui se tient à Paris et en région parisienne à partir de 20 septembre, de nombreuses initiatives de vie et de production existent déjà ! Centré sur les alternatives, les initiatives de transition le FUC prouve que d’autres modes de vie, de transport, de production et de consommation sont possibles et qu’ils sont accessibles et réalisables localement par les citoyens. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Films, Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

L’exil chilien en France : souvenir d’un temps où notre pays savait encore accueillir !

Téléchargez l’émission du 2 septembre avec Raul Morales la Mura,Fanny Jedlicki, Eric Facon, Diego Olivares et Eduardo Olivares

Écoutez l’émission du 2 septembre avec Raul Morales la Mura,Fanny Jedlicki, Eric Facon, Diego Olivares et Eduardo Olivares

chiliens
Notre émission de  rentrée en partenariat avec la revue Hommes et Migrations est consacrée à l’immigration chilienne. Le coup d’État du 11 septembre 1973, qui chassé du pouvoir le gouvernement d’Unité populaire et provoqué la mort de Salvador Allende, le seul président marxiste démocratiquement élu, a marqué le début de l’exode pour des milliers de Chiliens fuyant la répression et la dictature sanglante d’Augusto Pinochet. Depuis 1973, ils sont entre 10 000 et 15 000 à avoir rejoint le territoire français pour y trouver refuge. Quarante ans après, que nous reste-il de cette histoire terrible à travers la transmission de la mémoire de l’exil aux enfants puis aux petits-enfants de ces Chiliens ? Comment la société française a-t-elle  accueilli à l’époque ces personnes en quête d’un asile ?

Pour évoquer cette migration à dominante politique, intellectuelle et artistique, Raul Morales La Mura, sociologue et chercheur au Laboratoire Lorrain en Sciences Sociales analyse la place de la France dans l’accueil des exilés latino-américains en Europe, et Fanny Jedlicki, Enseignante-chercheuse en sociologie à l’Université du Havre nous parle des enfants d’exilés chiliens ayant vécu à l’ombre d’un retour hypothétique à la chute de la dictature (un tiers des exilés repartiront effectivement) et montre comment cette mémoire s’est transmise entre générations.

Eric Facon, photographe et membre du collectif Le Bar Floréal expose dans la galerie située dans le XXe arrondissement de Paris une série de photographies intitulées « Hijos del exilio / enfants de l’exil », 23 portraits de filles et fils d’exilés chiliens et des paysages urbains de Paris et de Santiago du Chili, nous parle de son travail. Cette série est éditée, dans un très bel ouvrage, format passeport, par Créaphis éditions, où elle est accompagnée de courts témoignages des personnes photographies, réalisés, en deux temps (il y a dix ans puis cette année, pour les 40 ans de cet exil) par le photographe en collaboration avec le journaliste Diego Olivares.

L’actualité culturelle est artistique autour de cette date anniversaire est commentée par Eduardo Olivares, responsable de La Francolatina, site Internet qui se veut une « passerelle » entre les peuples et les histoires et qui lance Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

De la banalité de l’islamophobie…

Téléchargez l’émission du 22 juillet avec Nadia Moulaï

Écoutez l’émission du 22 juillet avec Nadia Moulaï

islamophobie-ordinaire-livre-nadia-henni-moulai-ccifPris en tenaille entre une droite qui les stigmatise au nom de « l’identité nationale », et une gôche qui se cache derrière le paravent de la laïcité pour en faire autant, les Musulmans sentent bien qu’en France ils leur faudra toujours s’expliquer, se justifier pour simplement pouvoir exercer ce droit fondamental qu’est celui de la liberté de conscience. Or le « Pays des droits de l’homme » semble s’asseoir allègrement sur cet aspect pourtant fondateur de notre république. C’est à partir de ce constat et que Nadia Henni-Moulaï a décidé d’écrire ce Petit précis de l’islamophobie ordinaire, paru aux éditions les points sur les i, dans lequel, fidèle à son gout pour les nouvelles (cf son ouvrage précédent : 1954-1962 La guerre d’Algérie – Portraits croisés), elle nous propose une série de scénettes de la vie quotidienne, inspirée de faits réels et dans lesquelles, s’insinue insidieusement des propos ou des gestes hostile à la religion musulmane. Il s’agit d’une sorte de chronique du racisme ordinaire nourri d’ignorance et de préjugés, largement relayés par les médias dominants.  Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Lettres post et polémiques : face au rouleau compresseur du formatage des esprits, un « droit de réponse »existe !

Téléchargez l’émission du 29 juillet avec Zohra Mahi

Écoutez l’émission du 29 juillet avec Zohra Mahi

livrezohraAvocate depuis quarante ans, Zohra Mahi est avant tout une femme libre et déterminée à de laisser personne lui dicter sa conduite, et encore moins ses idées !

Du coup, dans son dernier ouvrage, décapant, « Lettres, post et polémiques », paru aux éditions Les points sur les i, elle écrit « tout haut » ce que tant d’autres, lobotomisés par le discours ambiant sans cesse martelé par les grand médias, n’osent même plus penser.

Face à cette pensée unique morne et mortifère, quoique bien utile à ceux qui la promeuve, Zohra Mahi oppose une salutaire réactivité.

Elle interroge les faits, les remet en perspective, s’autorise à décaler le point de vue. En effet, en tant que femme arabe de culture musulmane, elle revendique le droit de porter sur l’occident un regard africain résolument « décolonisé » ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Droit d’Asile : la nécessaire réforme promise doit tendre vers plus d’hospitalité

Téléchargez l’émission du 8 juillet avec Antoine Decourcelle

Écoutez l’émission du 8 juillet avec Antoine Decourcelle

LA CIMADE 20 JUIN 2013La crise du dispositif de l’asile en France s’est accentuée au cours de l’année dernière. Avec 61 468 demandes d’asile enregistrées en 2012, la demande d’asile augmente de 7 % par rapport à 2011. Malgré des renforts de personnel à l’OFPRA et à la CNDA, le délai d’instruction des demandes d’asile reste de dix huit mois en moyenne.

En amont de l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), la phase préalable de l’admission au séjour par les préfectures connaît de très graves dysfonctionnements. La majeure partie d’entre elles ne respectent plus le délai impératif de quinze jours et convoquent les demandeurs dans un délai de plusieurs semaines ou mois sans qu’ils puissent saisir l’OFPRA.

Le gouvernement précédent a utilisé l’arme des procédures d’exception (procédures Dublin, extension de la liste des pays d’origine sûrs, utilisation du nouveau cas de refus de séjour pour dissimulation d’identité ou pour empreintes inexploitables) pour tenter de diminuer le nombre des demandes. Près de 40% des demandes ont été ainsi traitées.

La saturation du dispositif national d’accueil s’accentue : malgré les 21 500 places existantes : seules 13 800 personnes entrent dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA). La création de 4 000 places en 2013 -2014 ne pourra pas résorber cette crise d’autant que la Cour de justice de l’Union européenne de Luxembourg a rappelé que les mesures d’accueil devaient être fournies à tous les demandeurs d’asile. Dans cette situation d’urgence, La Cimade se prononce pour une profonde réforme du dispositif du droit d’asile, que nous détaille Antoine Decourcelle.  Lire la suite et partager »