Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Mr Mojo Risin’ ou l’esprit de James Douglas Morrison

Téléchargez la chronique de Vincent Turban du 13 mai

Écoutez la chronique de Vincent Turban du 13 mai
The Doors

Pour célébrer le 40ème anniversaire de la sortie de L.A Woman, l’éditeur Eagle Rock nous gratifie d’un dvd sur la genèse de l’album testament du groupe le plus atypique de l’histoire du rock, The Doors.

Réalisé avec de brillantes interventions des trois Doors (Ray Manzarek , Robbie Krieger et John Densmore) , de Jac Holzman (Pdg du label Elektra), de Bruce Botnick (ingénieur du son) ; le documentaire « Mr Mojo Risin’ » (anagramme de Jim Morrison) nous explique avec précision et images d’archives à la clé la réalisation du chef d’œuvre du groupe de Los Angeles. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Fela Anikulapo Kuti : un artiste de combat(s) !

Téléchargez la chronique de Vincent Turban du 20 mai

Écoutez la chronique de Vincent Turban du 20 mai

fela-kuti Né à Abeokuta le 15 octobre 1938, le musicien Fela Kuti s’est engagé dans un combat contre la corruption, l’oppression dont le peuple nigérian est victime depuis des années.

Considéré comme l’inventeur de l’afro beat (savant mélange de jazz, de musique yoruba et de funk), genre musical considéré comme le plus rebelle du continent africain, Fela critique l’establishment et dénonce ouvertement  dans de violentes diatribes les maux dont sont atteints son pays  ainsi que le continent africain.

Malheureusement, pour le faire taire, la junte militaire au pouvoir l’enverra en prison à maintes Fela-Kalakuta Republic (11)reprises, le battra à la limite de la mort et commettra des raids policiers musclés et des exactions. Mais le 18 Février 1977 est considéré comme le paroxysme.

Les éléments déclencheurs de la furie de la junte militaire du Général Obasanjo sont l’album Zombie de 1976 dans lequel Fela cite ouvertement le chef de l’Etat nigérian, le traitant de voleur. Peu après, en Janvier 1977 le festival des Arts Nègres se tient dans la capitale, Lagos. Non seulement Fela boycotte le meeting, mais il donne une série de concerts gratuits, attirant sur lui l’attention des musiciens et des journalistes de la presse mondiale qui lui consacrent des articles et des reportages élogieux. Ulcéré, le conseil militaire prend la décision suivante : museler cet agitateur qui se moque du pouvoir Lire la suite et partager »

concert, Manifestations, Radio : émissions 2013, Théâtre

Printemps des rues 2013 : place à la création féminime !

Téléchargez l’émission du 13 mai avec Gerard Caballero,Marie-France pernin, Claire Petrouchine et Claire Cabail

Écoutez l’émission du 13 mai avec Gerard Caballero,Marie-France pernin, Claire Petrouchine et Claire Cabail

claire ducreux Tandis que  le festival de Cannes suscite la polémique en raison de la quasi absence de réalisatrices dans la sélection officielle, à Paris, sous la pluie, la 16e édition du  Printemps des rues fait la part belle à la création féminine ! Comme nous l’explique Gérard Caballero, son directeur artistique, cette année la programmation de ce festival gratuit de théâtre de rue est quasi-exclusivement féminine…. Histoire de montrer la vigueur et la multiplicité des talents chez ces femmes qui, en groupe comme Le Quartet Bucal avec leur nouvelle création « Les ensorceleuses » s’apprêtent à envouter (ou à désenvouter ?) les spectateurs… en troupe, comme celles de la compagnie La déferlante qui proposent « les Barbues ou de l’insatisfaction politique« , une pièce chorale et surtout très drôle qui revisite Aristophane sans oublier de sérieusement l’écorcher … en fanfare, comme Les sœurs Goudron ou en solo comme Hélène Larrouy, l’irrésistible interprète de « Prisca De Grimon« , ou encore Claire Ducreux (photo), danseuse et poétesse urbaine  au sourire enjôleur….

Un beau programme donc qui regroupe une quarantaine de spectacle autour du Canal Saint-Martin, de l’Hôpital Saint-Louis, le Square Villemin, l’Espace Jemmapes, Jardin d’Eole… Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

La deuxième droite : comment le PS au pouvoir conforte le capitalisme mieux que ses prédécesseurs.

Téléchargez l’émission du 6 mai avec Jean-Pierre Garnier

Écoutez l’émission du 6 mai avec Jean-Pierre Garnier

JP_Garnier_manif_Préfacée par Thierry Discepolo et Eric Sevault, cette nouvelle parution, aux éditions Agone, de La deuxième droite est une clé de lecture essentielle de la réalité politique et sociale contemporaine, un an après le retour du PS au pouvoir. Et si, près de trente ans après sa première édition, ce livre offre une analyse totalement opérante aujourd’hui, c’est moins parce que l’histoire bégaie, que parce que les auteurs ont eu la hauteur de vue de ne pas s’attacher aux hommes, auto proclamés de gauche qui ont mené une politique néolibérale,  issue en droite ligne du programme de leur prédécesseurs, mais à leur « classe » ou caste, qui les avait enfermés dans une vision sans alternative du monde, de la société et du pays qu’ils étaient censés mener sur une nouvelle voie. C’est donc toute la pertinence des analyses marxienne et bourdieusiennes,  utilisées ici par Jean Pierre Garnier et Louis Janover pour décrypter la situation qu’ils vivaient à l’époque qui donne à leur travail cette permanente pertinence.deuxieme droite

En requalifiant le parti socialiste de « deuxième droite », ce livre montre comment, dès le milieu des 1980, les socialistes ont accompli leur destin de parti réformateur en même temps que le programme de la première droite : adapter la société française au nouveau stade du capitalisme. Le retour au pouvoir du PS avec François Hollande donne à cette analyse contemporaine du premier septennat de François Mitterrand ( la première édition est parue en 1986), une nouvelle actualité et une double fonction, celle d’un exercice de mémoire et d’une mise en garde pour l’avenir : en surpassant l’injonction faite à la social-démocratie par l’un de ses grands théoriciens – « En finir avec la phraséologie du passé pour oser paraître ce qu’elle est : un parti réformiste »

Le bilan de liquidation du socialisme par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient est globalement positif : restauration du taux de profit, réhabilitation de l’entreprise, épousailles de la « France qui pense » et de la «France qui gagne»… de l’argent, fin du divorce Nation-Police-Armée, neutralisation des syndicats, marginalisation du PC, vassalisation de l’intelligentsia, consensus Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2013

Un an après le changement annoncé : la politique d’hospitalité qui ne vient pas !

Téléchargez l’émission du 6 mai avec Émilie Guillemin

Écoutez l’émission du 6 mai avec Émilie Guillemin

sarkollandeUn an après l’élection de François Hollande, La Cimade dresse un état des lieux des mesures prises dans différents domaines de la politique d’immigration et d’asile, en les comparant aux engagements du candidat…
Alors que le changement de majorité laissait espérer une véritable rupture avec la politique d’immigration brutale et inefficace conduite ces dernières années. Un an après, La Cimade regrette le choix d’une politique qui s’inscrit essentiellement dans la continuité de la précédente.

« Le choix d’une politique d’immigration est un choix de société, rappelle Emilie Guillemin, coordinatrice adjointe à la Cimade Ile de France. Il ne s’agit pas d’une question subsidiaire qu’on pourrait traiter en prenant son temps, par petites touches, en segmentant. Il s’agit de refonder un vivre-ensemble, en s’attaquant frontalement aux questions d’inégalités de droits, de racisme et de xénophobie pour défendre nos valeurs mises en péril : la solidarité, l’égalité, la justice et l’hospitalité. » Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Aux armes et caetera : un spliff au goût de Gitane !

Téléchargez la chronique de Vincent Turban du 6 mai

Écoutez la chronique de Vincent Turban du 6 mai

serge gainsbourg jamaique 1979

 Au creux de la vague en cette fin des 70’s et enchaînant les échecs commerciaux malgré des joyaux comme « Melody Nelson » (1971) ou « Vu de l’extérieur » (1973), mais plébiscité par une génération d’artistes comme le groupe Bijou qui reprend « Les Papillons Noirs », Serge Gainsbourg ayant découvert le reggae au milieu des années 70, part trouver l’inspiration en Jamaïque. Flash-back sur la genèse d’un authentique chef d’œuvre de la musique hexagonale.

Le détonateur du projet est la rencontre avec Chris Blackwell, le PDG du label Island qui arrange le coup en le mettant en relation avec la formation Word, Sound And Power (les musiciens de Peter Tosh incluant le batteur Lowell « Sly » Dunbar et le bassiste Robbie Shakespeare) et les choristes de Bob Marley, les I-Threes. Coup de bluff auprès du patron de Philips, Gainsbourg a les titres de ses futures compositions mais pas de textes. Arrivé à Kingston, l’inspiration vient et en une nuit toutes les paroles sont couchées sur papier. Au niveau rythmique, tout est mis en boîte en 2 jours grâce à la maestria de Sly and Robbie, véritable centrale atomique sonore. Dougie « Radcliffe » Bryan et Mikey »Mao » Chung apportent le tranchant du skank reggae avec leurs guitares, Uziah Sticky Thompson tisse un patchwork de percussions absolument parfait, Ansel Collins et Robbie Lyn apposent un travail de clavier magistral. Chaque note, chaque mesure claque de toute part, les riddims sont concoctés au millimètre près. Le tout est enregistré et mixé dans l’un des meilleurs studios de l’île, le Dynamic Sounds Studios. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Radio : émissions 2013

Portugal-France, un aller sans retour ? Regard sur 50 ans d’immigration portugaise.

Téléchargez l’émission du 6 mai Marie Poinsot, Victor Pereira, Gérald Bloncourt, Marie-Christine Volovitch-Tavares, Irène Dos Santos et Léa Barreau Tran

Écoutez l’émission du 6 mai avec Marie Poinsot, Victor Pereira, Gérald Bloncourt, Marie-Christine Volovitch-Tavares, Irène Dos Santos et Léa Barreau Tran

bloncourtCette émission en partenariat avec la revue Hommes et Migrations est consacrée  à l’histoire des migrations portugaises en France,  à l’occasion de l’exposition  » Pour une vie meilleure » qui présente des photographies de Gérald Bloncourt  prises en France et au Portugal entre 1954 et 1974 et qui se tient au Palais de la Porte dorée du 14 mai au 31 juillet.
Marie-Christine Volovitch-Tavares, historienne et vice-présidente du CERMI ( Centre d’études et de recherches sur les migrations ibériques), qui travaille depuis longtemps sur l’histoire de l’immigration portugaise en Île-de France retrace les étapes et les caractéristiques de ces migrations massives dès les années 1950 mais restées longtemps invisibles dans la société française car elles ont bénéficié des années de croissance économique des trente glorieuses.
Victor Pereira, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Pau, expliquera l’intérêt d’analyser cette migration du point de vue du pays d’origine, en l’occurrence le Portugal.
Gérald Bloncourt se rappelle sa première visite, dans les années 50 au bidonville de Champigny, puis évoque les migrants avec qui il fait le trajet du passage des frontières avant, en 1974 d’être l’un des premiers photographes indépendants à se mêler aux foules des rues de Lisbonne lors de la révolution des œillets.
Puis Léa Barreau Tran, doctorante à sciences Po Bordeaux évoque les 100 ans du train Sud express qui relie les régions de départ des migrants à la gare d’Austerlitz Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013

T’habites en France et t’as pas accès à l’eau… quoi ?

Téléchargez l’émission du 29 avril avec Fabienne Chiche et Olivier Vilain

Écoutez l’émission du 29 avril avec Fabienne Chiche et Olivier Vilain

convergence-mars_avril-2013-240Dans le monde, plus d’un milliard et demi de personnes sont privées d’eau potable. Le manque d’eau tue dix fois plus que les guerres. Des chiffres terribles qui montre l’enjeu géopolitique que constitue l’accès à l’eau, en particulier dans les pays du Sud. C’est d’ailleurs le thème du dossier du magazine Convergence (Secours Populaire), que viennent nous présenter Fabienne Chiche et Olivier Vilain.

Mais si la mauvaise répartition des ressources en eau au niveau mondial crée des situations dramatiques, les journalistes de convergence rappellent aussi que 1% de la population de l’Hexagone n’a pas d’eau potable à domicile et que 15% des Français ne sont pas reliés à un réseau d’assainissement collectif, notamment dans des zones rurales.

En France, 100.000 coupures d’eau sont dénombrées par an, dont un tiers fait suite à des situations de détresse. Si 96% des personnes ont accès à l’eau, beaucoup éprouvent des difficultés liées à son prix trop élevé au regard de leurs ressources. La situation la plus saisissante est, bien sûr, celle des personnes les plus démunies, vivanteau_spf_2013_01 dans un habitat précaire, les sans-abri, les gens du voyage ou les Roms. Mais avoir accès à l’eau ne résout pas tout : chaque année, le Fonds de solidarité logement vient en aide à 75.000 familles qui n’arrivent pas à payer leur facture. Pour les petits salaires, les travailleurs précaires ou les familles vivant avec le RSA, le prix de l’eau est devenu un problème. Certains n’ont parfois plus les moyens de payer leur facture d’eau et peuvent être menacés de coupure… D’autres limitent leur consommation, se privant de prendre des bains ou diminuant le nombre de douches afin de ne pas déstabiliser leur budget. La facture acquittée par les Français varie en moyenne entre 183 et 365 euros par an, et peuvent représenter près de 10% du budget des plus pauvres. La charge supportée par les familles pauvres est aussi proportionnellement beaucoup plus élevée que pour le reste de la population, puisqu’en moyenne le coût de l’eau représente entre 0,6 et 0,8% des revenus des ménages. Quant aux entreprises, elles payent l’eau hors taxe et obtiennent des déductions fiscales ce qui leur permet d’avoir un coût de revient de l’eau environ 60% moindre par rapport à celui des particuliers… cherchez l’erreur ! Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

La loi sur la « sécurisation de l’emploi » : un recul historique des droits des salariés. Décryptage avec Gérard Filoche.

Téléchargez l’émission du 29 avril avec Gérard Filoche

Écoutez l’émission du 29 avril avec Gérard Filoche

filocheLe spécialiste du droit du travail qu’est Gérard Filoche n’a pas de mots assez durs pour qualifier L’ANI cet accord signé par une minorité de syndicats représentant des salariés, dans les locaux (et sous la dictée) du Medef en janvier et transformé dans la quasi indifférence générale en « loi de sécurisation de l’emploi ».  Rencontre avec le plus célèbre inspecteur du travail de France qui est aussi membre du parti socialiste où il serait peut être utile et salutaire qu’on l’entende ! Gérard Filoche nous explique en quoi ce sabordage du code du travail va fragiliser des millions de salariés.

« L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portencode dutravailt des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Rencontre avec Delfeil de Ton à propos de « Mon cul sur la commode » et sa suite : un livre qui dérouille les zygomatiques !

Téléchargez l’émission du 22 avril avec Delfeil de Ton

Écoutez l’émission du 22 avril avec Delfeil de Ton

_commodeParu pour la première fois en 1975, en feuilleton, dans le journal Hara Kiri, Mon cul sur la commode, le savoureux pastiche d’Histoire d’O est enfin réédité chez Wombat. Dès sa première phrase, fleuve, dont je me permets de conseiller aux lecteurs la lecture à haute voix, l’auteur fait mouche… Au récit des aventures de la grande amoureuse soumise, se mêlent des réflexions politiques et autres commentaires aiguisés sur les rapports humains et sociaux. Un vrai bonheur ! Cerise sur le gâteau, on découvre que Delfeil de Ton a écrit une suite aux aventures de son « O » : Retour à Passy, qui a pour cadre un sultanat en Arabie, est absolument jubilatoire.

Il faut donc vous plonger d’urgence dans ce beau petit livre au bandeau mensonger. En effet, il n’est ni porno, ni chic, il est mille fois au delà de ça ! C’est un éclat de rire permanent qui ne manque pas, par son ironie mordante, de faire réfléchir le lecteur sur l’état du monde… Rien d’étonnant d’ailleurs de la part de Delfeil de Ton, qui, à l’instar de son héroïne pose sur la société un regard malicieusement désabusé. Comme elle, « il a tout compris » , convaincu de son inaliénable liberté, il trace sa route, au fil des lignes et des pages, à l’Obs, dans Siné Mensuel (tiens, ça fait S.M., quelle cohérente coïncidence…) et dans ce livre, avec la verve  qui a fait les beaux jours d’Hara Kiri et l’énergie de quatre jeunes hommes de vingt ans ! Pour en juger, écoutez l’entretien délicieusement complice qu’il m’a accordé ! Lire la suite et partager »