Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

La Magliana : grandeur et décadence de la bande de criminels qui tenait Rome durant les années de plomb.

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bandamagliana-1Tenant en coupe réglée la cité de Rome durant 20 ans, l’organisation criminelle de La Magliana a fait couler le sang et parler la poudre pendant l’une des périodes les plus sombres de l’Etat Italien, les Années de Plomb… Retour sur l’histoire de cette Bande avec Vincent Turban.

1 – Les fondations

Au commencement, on trouve Franco Giuseppuci né en 1947  d’abord surnommé «Er Fornaretto» (le boulanger car son père exerçait ce métier) puis appelé «Er Negro» (à cause de son teint mât et de son admiration sans bornes pour Benito Mussolini). Petite frappe originaire du quartier du Trastevere, Giuseppuci assouvit sa passion pour le jeu, les armes, l’argent facile, et tisse des liens avec des factions nationalistes et néofascistes. À 20 ans à peine, il commence à se faire un nom Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013

Créer des liens solides et durables avec un enfant : c’est le pari (souvent réussi !) du parrainage de proximité.

Téléchargez l’émission du 15 avril avec Pascale Perez, Hemeline, Fatoumata Konaté et Morgane Regnier

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parrainage

Quand on parle de « parrainer un enfant », souvent on comprend « envoyer quelques euros au bout du monde, grâce auxquels le filleul pourra bénéficier de soins médicaux ou encore être scolarisé ».

Mais le parrainage de proximité, c’est tout autre chose : il s’agit pour le parrain d’accepter de partager régulièrement du temps et des activités avec son filleul, qui habite près de chez lui, en lien avec la famille de l’enfant. Morgane Regnier, en charge du parrainage de proximité pour la région Ile de France au sein de l’association France-parrainages nous détail le principe et les enjeux de cette « aventure » qui enrichit la vie de chacun des protagonistes.

Ainsi, Pascale Perez, l’heureuse marraine d’Hemeline (13 ans) depuis presque une décennie témoigne du lien tout particulier qui c’est tissé entre elle et cette petite fille pleine de vie qu’elle a vu grandir pour devenir la jeune fille brillante et talentueuse qui a accepté de nous parler leur relation privilégiée. Avec la surprenante maturité qui la caractérise, Hemeline  explique, un sourire radieux illuminant son visage que Pascale est « comme sa tante » à qui elle dit tout !

Également invitée lors de cette émission, Fatoumata Konaté, maman de deux petites filles de 10 et 6 ans, toutes deux parrainées. L’ainée a deux marraines depuis plusieurs années tandis que la plus jeune débute une relation de parrainage depuis quelques mois. Si cette mère qui élève seule ses enfants, a choisi le parrainage pour eux, c’est pour leur permettre de s’ouvrir à de nouveaux horizons. C’est sa décision, et elle en est fière au point de venir à la radio témoigner de cette expérience, c’est dire si cette jeune femme s’implique dans l’éducation de ses filles !

Le maitre mot du parrainage, c’est la confiance mutuelle et la réciprocité. Pour l’association France parrainages, le parrainage de proximité est ouvert à toute personne majeure sans aucune discrimination Lire la suite et partager »

Films, Impromptus, Livres, Radio : émissions 2013

Anne Marie Lallement : une femme de rencontres et de talents, toujours tournée vers l’avenir…

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anne marieCette émission prend la forme d’une conversation avec la cinéaste et auteure Anne-Marie Lallement. En effet, cette femme à l’œuvre et à la vie foisonnantes est si pétillante que toute tentative d’interview se transforme systématiquement en échange convivial. Nous avions rendez-vous dans un bistro de la rue de Bagnolet et c’est dans cette ambiance que je vous invite donc à découvrir celle qui se livre aujourd’hui à travers un recueil de nouvelles « Mémoire-allées, avec le soleil » paru aux édition L’harmattan. Cet ouvrage rassemble des textes, écrits par Anne-Marie à différentes époques de sa vie. Comme en témoigne ce court extrait « Au square, c’était toujours le même paysage : mères bavardes ou résignées, d’un côté les Maghrébines, de l’autre les Européennes. Au centre, le bac à sable où jouaient des enfants, toutes couleurs, races, religions confondues. Elle eut envie de s’asseoir quelques secondes sur un banc. Près d’elle, une fille jeune et un très bel adolescent se tenaient par la main. Chacun mordait férocement dans son hamburger avec l’appétit absolu de la jeunesse. », les mots sont à la fois sensuels, tant ils nous permettent d’éprouver avec elle, les sensations, les peurs (parfois paniques), les sentiments (souvent complexes), de partager les réflexions ( fines et originales) de cette « héroïne » dont la vie se raconte comme un film, où s’enchainent les plans séquences… Ou comme un feuilleton où l’on recroise des personnages de épisodes précédents, d’autres récurrents et toujours de nouvelles intrigues se nouent….

De projets, cette jeune femme bientôt septuagénaire ne manque pas, bien décidée à ne jamais lâcher la caméra, elle se prépare à aller tourner outre-Atlantique, histoire de renouer avec un vieux rêve et d’entrainer quelques amis fidèles dans l’aventure. En attendant, elle vient de terminer un documentaire sur une artiste BDiste, s’adonne avec passion à la céramique…

Même si parfois, elle va mal, Anne Marie a ce talent unique de tisser des liens et ce don qui fait qu’une complicité sans concession peut s’installer rapidement avec ceux et celles qui croisent sa route. Elle a beaucoup appris de la vie, et nous fait partager ses expérience avec générosité et talent. Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2013

Frontex, ou comment créer une armée surpuissante contre un ennemi inventé à dessein !

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frontexitQue se passe-t-il véritablement aux frontières ? Et qui est responsable de ce qui s’y passe ? Obtenir des réponses à ces question est l’un des objectifs de la campagne Frontexit, un mouvement inter-associatif international que nous présente Cécile Poletti de la CIMADE, et qui demande des comptes à Frontex, à l’UE, aux États membres et aux États partenaires. Pour en finir avec l’impunité aux frontières et que l’UE respecte ses engagements et obligations envers les personnes migrantes, d’où qu’elles viennent et quelles que soient les raisons qui les conduisent en Europe.

Pour lutter contre une prétendue « invasion » de migrants, l’Union européenne (UE) investit des millions d’euros dans un dispositif quasi militaire pour surveiller ses frontières extérieures: Frontex. frontex_visuelCette agence intervient pour intercepter les migrant-e-s aux frontières et les renvoyer par avion, ou pour leur interdire l’accès aux cotes européennes au mépris du droit maritime. Lors de ces opérations, le respect des droits humains est mis en danger, particulièrement le droit d’asile, le droit à un traitement digne et au respect de l’intégrité physique. L’opacité des opérations – maritimes, aériennes et terrestres – conduites par Frontex et la dilution des responsabilités qui les caractérise portent atteinte aux principes fondamentaux reconnus par l’UE, ses États membres et les États tiers partenaires de l’agence. Symbole de la politique sécuritaire en matière migratoire et bras armé des États membres de l’UE, Frontex pose question notamment concernant la violation des droits lors de l’interception et du renvoi forcé des migrant-e-s.

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Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Radio : émissions 2013

Quand le mythe d’un Japon ethniquement (et socialement) homogène vole en éclats !

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migrants-japonLe Japon est loin d’avoir une image de pays d’immigration. L’impact de plus de deux siècles de fermeture et le mythe d’un peuple japonais ethniquement homogène continuent de dominer les discours identitaires et politiques. Avec moins de 2% migrants dans l’ensemble de la population, l’immigration pourrait être considérée comme un enjeu marginal. Pourtant depuis les années 1980, la société japonaise n’échappe pas aux débats polémiques sur l’ouverture ou non des frontières et sur l’identité nationale. Cette situation est émergente compte tenu de la fsaudade_1_0orte augmentation du nombre de résidents étrangers depuis 20 ans, qui affecte surtout les grandes métropoles industrielles entre Tokyo et Osaka. L’immigration est-elle transitoire ou une solution de remplacement à long terme au vieillissement de la population ? Telles sont les questions abordées dans cette  émission en partenariat avec la revue Hommes et Migrations, avec la sociologue Hélène Le Bail, chercheure à l’Institut français de recherche sur le Japon (MAEE, Tokyo),  Chikako Mori, sociologue et associate Professor de Hitotsubashi University et Mickael Ferrier, professeur de littérature à l’université de Chuo à Tokyo Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

900 dollars au service de Dieu : l’histoire incroyable de Be thankful for what you got.

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WDVN-NiceEn1972, en répondant naïvement  à une annonce publiée dans le magazine Billboard, un technicien travaillant pour le compte du gouvernement américain, membre des témoins de Jéhovah, se retrouve à prêcher la gloire du tout puissant et à vilipender toutes les âmes perdues, salies par le jeu, la vanité et l’alcool. Ce miracle musical a pour nom William DeVaughn.

Réunissant la somme de 900 Dollars afin de payer la session d’enregistrement  du studio Sigma à Philadelphie, « A Cadillac Don’t Come Easy », rebaptisé par la suite « Be Thankful For What You Got » est gravé pour l’éternité sur vinyle avec la crème des musiciens locaux, le groupe MFSB qui officie à cette époque pour le compte de l’empire Philadelphia International Records.

Section rythmique inouïe (Earl Young à la batterie, Ronnie Baker à la basse, Norman Harris à la guitare, Vince Montana au vibraphone et Larry Washington aux congas), paroles d’une sensibilité remarquable et atmosphère très « mellow groove », ce morceau est distribué par le label Roxbury  sera un énorme best seller au printemps 1974 avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus (1er chart soul et 4éme du billboard hit). Dans la foulée et à la demande de sa maison de disque, DeVaughn enregistre l’album éponyme au cours de l’été. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec Radio Clype, Radio : émissions 2013

Faire de la radio pour apprendre le Français : une classe d’élèves non francophones propose une émission littéraire !

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24e Semaine de la presse et des médias dans l'école®, du 25 au 30 mars 2013

24e Semaine de la presse et des médias dans l’école®, du 25 au 30 mars 2013

À l’occasion de la semaine de la presse et des médias à l’école, qui avait lieu du 25 au 31 mars dernier, Etienne Recamier, le directeur du CLEMI de Paris s’est joint à Gwenaele Guillerm, la fondatrice de Radio Clype et à Maria Esther d’Anjou, professeure en classe d’accueil « médias » au Lycée François Villon (Paris 14e) et ses élèves.

Après avoir écouté un extrait de l’émission littéraire réalisée à Radio Clype par les élèves non francophones de la classe médias du lycée François Villon qui Les élèves non francophones de la classe médias du lycée François Villon qui ont mis en scène des interviews fictives des auteurs qu’ils ont étudiés en classe. Ils ont endossé successivement les rôles de René Goscinny et Albert Uderzo, ou encore des poètes Jacques Prévert et Paul Eluard, et des écrivains Roald Dahl, Susie Morgenstern et J.K.Rowling, et celui du journaliste.  Leidy, Ange, Not, Irish et Barna, réunis sur le plateau de Liberté sur Paroles, nous font partager les coulisses de cette expérience qui les a enthousiasmés.

L’objectif de la « classe médias » est de donner aux jeunes élèves des outils pour analyser et interpréter les médias traditionnels et numériques, français ou étrangers, mais aussi pour apprendre à mieux communiquer en leur permettant de produire eux même des objets médiatiques (journal en ligne ou papier, pages d’information en ligne, radio, vidéo, photo). Ce projet de classes médias est proposé par le Clemi Paris. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Bob Marley, le messager du Reggae

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Bob Marley-couv.indd, page 1 @ PreflightMusicien reconnu dans le monde entier, premier ambassadeur du Tiers Monde et porte-parole de la musique reggae, Bob Marley reste une figure incontournable de la musique du 20ème siècle. Tout au long de sa vie, il mena un combat contre l’oppression du peuple noir et des opprimés. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Derrière les chiffres de l’immigration : des parcours de vies !

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nadia hathroubi

C’est à travers une galerie de portraits que  Nadia Hathroubi-Safsaf dynamite les idées reçues sur les Français venus d’ailleurs dans « Immigrations plurielles, témoignages singuliers« , un livre utile et poignant paru, aux éditions Les points sur les i, dans la collection Mise au point.

Dans la première partie de l’ouvrage, l’auteure revient rapidement sur l’histoire des flux migratoires, d’abord intra-européens (Pologne, Belgique, Italie),  puis en provenance des anciennes colonies françaises (à la demande des autorités françaises, car l’économie de notre pays manque alors de bras), et plus récemment composé de migrants venus d’Asie. Un rappel d’autant plus nécessaire que l’histoire de l’immigration est peu présente dans les manuels scolaires, un manque qui laisse trop souvent la place à de fausses affirmations sur le sujet, qu’elles émanent de la classe politique ou des médias… Ainsi, par exemple, sait-on que seulement 8,4% des résidents français sont immigrés ?  Et que, parmi eux, 20% vivent en France depuis au moins quarante ans ? Des chiffres sans rapport avec la place démesurée que l’on accorde à cette population quant il s’agit de la stigmatiser et de la transformer en bouc émissaire !

Dans la deuxième partie de son livre, Nadia Hathroubi-Safsaf nous invite à faire la connaissance d’hommes et de femmes à qui elle a su, avec pudeur, faire raconter leurs souvenirs, parfois terribles, mais où, toujours, le courage et l’instinct de survie dominent. Ainsi, en suivant les parcours de  Juan, venu d’Espagne à pied en 1939, à 15 ans pour Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Révoltes ouvrières et manifestations de rue au début du XXe siècle : la révolution qui ne vint pas !

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Dans « Le gout de l’émeute, manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Epoque« , Anne Steiner,  Maître de Conférences au département de sociologie de l’Université de Nanterre, analyse, à partir différents exemples les mouvements populaires du début du XXe siècle. Malgré la poussée de la gauche aux élections législatives de 1906, les conflits sociaux se multiplient, impulsés par une CGT acquise au syndicalisme révolutionnaire. Entre 1908 et 1910, Paris et sa banlieue sont le théâtre de manifestations violentes rassemblant des milliers de participants que le sentiment d’injustice et d’impuissance face à la répression transforme en émeutiers. Ils attaquent des bâtiments, saccagent le mobilier urbain, brûlent trams et bus, élèvent des barricades et tirent sur les policiers à coups de browning.

À l’origine de ces explosions de colère, il y a des morts. Le 2 juin 1908, deux terrassiers grévistes de Draveil sont abattus par la gendarmerie. En octobre 1909, en Espagne, le pédagogue libertaire Francisco Ferrer est fusillé dans les fossés de Montjuich après une parodie de procès. En juin 1910, l’anarchiste Henri Cler est frappé à mort par un policier devant le quartier général des ébénistes en grève du faubourg Saint-Antoine. he,ri cler-obsequesEn juillet de la même année, des milliers de Parisiens se massent autour de la guillotine pour empêcher l’exécution du jeune cordonnier Liabeuf. Au printemps 1909, les boutonniers de Méru, engagés dans un long conflit, saccagent les demeures et les fabriques des patrons les plus haïs.
Ce livre raconte ces événements et dresse le portrait de ces foules sensibles et inflammables, versatiles parfois, courageuses toujours, affrontant avec des armes improvisées ou à mains nues les dragons casqués et montés envoyés pour les mater.
Une tension quasiment « pré-révolutionnaire » qui trouvera son triste aboutissement dans la première guerre mondiale.