Radio : émissions 2012

40 propositions de la CIMADE pour une politique d’immigration plus juste et moins couteuse !

Écoutez l’émission du 5 mars avec Paul Mingasson de la CIMADE

Oui, il est possible d’imaginer et de penser une autre politique migratoire, fondée sur des principes de mobilité, d’hospitalité et de citoyenneté !

À quelques mois des échéances électorales, La Cimade entre en campagne et présente 40 propositions pour une politique d’hospitalité.

Paul Mingasson, vice président de la CIMADE Ile de France détaille ces propositions qui illustrent la possibilité pour un gouvernement décidé de transformer immédiatement et profondément la politique migratoire française.

Pour qu’enfin ceux qui font les lois ou prétendent accéder aux plus hautes responsabilité de l’État comprennent qu’ils n’ont pas le droit de continuer à prendre les citoyens français pour des idiots et des racistes.

Depuis près de 40 ans, le dogme de la fermeture des frontières structure les politiques publiques en matière d’immigration. L’Europe s’est cadenassée face aux migrants, tout en délégitimant toute alternative fondée sur la solidarité et les droits, jugée coupable d’irréalisme et de naïveté.  Incapable de répondre aux objectifs qu’elle s’est donnée, cette politique inefficace provoque de surcroit des dégâts humains considérables et met en péril nos libertés. 

En plaçant les migrants et leurs familles dans un dédale administratif et des conditions de plus en plus inatteignables pour l’obtention d’un titre de séjour stable, ce sont des dizaines de milliers de sans droits que la législation a créés, pour le plus grand profit de secteurs entiers de l’économie française qui peuvent ainsi utiliser une main d’œuvre docile et bon marché. Peu à peu, en matière de santé, de protection sociale, de logement ou de formation, l’exclusion est devenue la règle, le droit l’exception. Et pour ceux qui espéraient encore des conditions de vie différentes de celles qu’ils avaient fuies de leur pays d’origine, les objectifs chiffrés d’expulsion ont signifié un message clair : vivez cachés ou l’expulsion vous attend.

Les étrangers auront ainsi, depuis près de 40 ans, subi le sort souhaité à tous par les tenants du dogme libéral : déconstruire les droits pour en revenir au « tous contre tous », baser les rapports humains sur la valeur marchande et la prédation, en finir avec les principes de solidarité, d’égalité, de justice. Construire une société de « sans droits ». 

Dans le même temps, le poison des vieux démons xénophobes et racistes n’en finit pas de prospérer sur le terreau de la désespérance sociale. La haine de l’étranger ou de l’autre continue plus que jamais à scander le rythme des discours politiques, détournant le regard des citoyens des enjeux autrement plus graves de sous-emploi, d’inégalités sociales et d’injustice fiscale. Dans ce contexte, l’intégration des immigrés est devenue une injonction généralisée, visant à discriminer les étrangers en s’appuyant sur l’argument de « l’assimilation » à de supposées « valeurs communes », qui ne sont que le masque d’un nationalisme d’exclusion. Lire la suite et partager »

concert, Radio : émissions 2012

Le mégaphone tour : porter haut et loin les voix des artistes émergents !

Écoutez l’émission du 27 février avec Caroline Guaine, Alain Jouvent, Laurent Madiot et Askehoug

Caroline Guaine nous présente avec passion et enthousiasme le MEGAPHONE TOUR, une association qu’elle a crée afin d’aider des artistes émergents à se faire connaitre et à élargir le périmètre de diffusion de leur musique. Le dispositif propose une tournée d’une douzaine de concerts sur trois semaines, sur le quart nord ouest de la France (Paris et IDF, Bretagne, Pays de Loire et Poitou Charentes), dans 13 villes différentes (Paris, Saint-Ouen, Fougères, Rennes, Tredrez, Houelgouat, Pouancé, Chauvigny, Melle, Cholet, Nantes et Poitiers) dans des lieux de diffusion alternatifs mais dans des conditions professionnelles, ainsi qu’une mise en lumière tout au long de l’année, au travers de premières parties, sur des salles de concert partenaires et une présence estivale sur un ou plusieurs festivals pour les trois artistes ou formations sélectionnées. Cette années ce sont Céline Ollivier, Dizain Divers et Trio Laid qui sont les heureux élus… Heureux ? à en croire les deux « anciens  » de la tournée présents sur le plateau : Askehoug et Laurent Madiot, il ne gardent de l’aventure que de bons souvenir et des retombées positives ! Si vous souhaitez mieux prendre la mesure de l’ambiance de cette aventure, rendez-vous au théâtre de verre le samedi 3 mars prochain pour un grand concert de soutien au Mégaphone tour ! Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Les think tanks ou le prêt à penser du néolibéralisme !

Écoutez l’émission du 27 février avec Roger Lenglet et Olivier Vilain

Les deux journalistes Roger Lenglet et Olivier Vilain nous présente leur ouvrage « Un pouvoir sous influence, Quand les think tanks confisquent la démocratie« . Très documenté, ce livre analyse comment et surtout dans quel(s) but(s) les think tanks agissent comme de véritables groupe d’influence  auprès des hommes politique. Avec la complicité de ces derniers, dont ils rédigent, « chiffrent » et évaluent les programmes, les thinks tank (de la Fondation Rockefeller au groupe Bilderberg, en passant par l’Institut Hayeck, l’Institut Montaigne, la Fondapol et Terra Nova) tentent d’imposer l’idéologie dominante et d’assurer un cadre avantageux aux grandes entreprises qui les financent.

Par une description fine des principaux think tanks, dont certains se sont acheté une respectabilité et une crédibilité « médiatique » en terme d’expertise, les deux journalistes d’investigation veulent sensibiliser  l’opinion publique française aux conflits d’intérêts et dévoiler les réseaux et les circuits d’influence qui gravitent autour des personnalités politiques.

Leurs conclusions : les think tanks, ont capturé le débat public et le processus de décision. Rien ne leur échappe. Leur martèlement néolibéral s’applique à tous les grands sujets qui organisent notre vie : emploi, impôts, retraite, université, santé, logement…  le programme est simple : éradiquer méthodiquement tous les acquis  sociaux issus du Conseil National de la Résistance et remplacer les valeurs de solidarité, d’équité et de partage par celles, de profit à court terme et individualisme forcené. Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

A quoi sert une revue, si elle est désarmée ?

Écoutez l’émission du 6 février avec Nicolas Roméas

Nicolas Roméas, le fondateur de la revue Cassandre Horschamp nous présente le sommaire du dernier numéro en date et engage une réflexion sur l’importance des revues dans une société inondée par le prêt à penser, l’information jetable et le publi-reportage permanent. Ainsi, des revues comme Cassandre Horschamp ou Mouvements ont vocation a alerter, à éduquer, à susciter la curiosité et la provoquer la discussion.  Créatures de papiers elle sont des boites à outils pour transformer le monde, mais pourquoi pas aussi des daïmons, ces êtres parfois imaginaire et invisible, auxquels, dans bon nombre de croyances d’Europe occidentale, les hommes s’adressent pour demander des conseils ou de l’aide pour ensorceler leurs ennemis, mais pas seulement puisqu’ils sont réputés pour inspirer les érudits, artistes et écrivains, à l’instar d’un esprit tutélaire ou d’une Muse…  Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

Des pailles dans le sable : ce récit nous prouve que le combat pour la dignité n’est jamais perdu d’avance !

Écoutez l’émission du 20 février avec Niek Tweehuijsen

« La Tanzanie c’est le plus beau pays du monde » , lâche Niek Tweehuijsen, avec un sourire radieux, au cours de l’émission. Et pourtant, c’est  au côté des plus faibles, des mis au ban de la société, de ceux dont on ne fait pas plus cas de la vie que de la mort, que ce Néerlandais, volontaire depuis plusieurs décennies à ATD quart monde, a abordé ce pays d’Afrique de l’est. A l’occasion d’une année sabbatique, Niek décide de se rendre à Dar es Salam, pour tenter de renouer contact avec Patricia, sa « grande sœur d’Afrique » qui avait passée quelques années au sein de la famille Tweehuijsen alors qu’elle faisait ses étude d’infirmière aux Pays Bas. Accueilli sur place par le père Georges, le jeune homme cherche rapidement quelque chose à faire sur place afin de rester encore un peu… Mais, surtout, il ne veut pas se laisser enfermer dans le rôle de l’humanitaire de service, le « Mzungu » (blanc en swahili) qui pourra donner ou résoudre les urgences sans fin qui rythment la vie à Dar es Salam… Au fil des pages du livre, écrit en étroite collaboration avec Jean-Michel Defromont, qui a aidé Niek à mettre en forme ses notes et à donner à voir, à entendre, à sentir tout ce qu’il avait pu vivre là-bas, on découvre une galerie de portraits tous plus saisissants et attachants les uns que les autres…. On referme Des pailles dans le sable avec l’impression de connaitre Dastan, Tall, Akili, Sonia, Opepi, on voudrait avoir de leurs nouvelles_certains hélas auront disparu au cours des huit années que Niek a passé sur place_ reste aussi des questions : Comment ne pas être gagné par le doute, voire le découragement quand on est face à cette misère qui semble sans rémission … Qu’est ce qui pousse un occidental à se sentir concerné (au delà des belles paroles et des déclarations d’intention) par ce qui se passe au delà de l’horizon de sa famille ou de ses frontières ? Avant même que Niek Tweehuïjsen n’ouvre la bouche pour y répondre j’ai lu dans ses yeux qu’agir contre la terrible injustice que constitue la misère et les conditions d’existence indignes d’une partie de la population mondiale, ici comme ailleurs, était pour lui une évidence… Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2012

« Maitresse Cathy, l’insoumise », histoire d’une vie choisie !

Écoutez l’émission du 20 février avec Axel Léotard

Ce qui frappe, d’abord, à la lecture de cette étonnante biographie, c’est la précision presque chirurgicale des descriptions de séances de domination qui s’intercalent entre les épisodes de la vie de cette femmes hors du commun. Pour décrire ces moments de tension et d’attention extrême, l’auteur a, délibérément, dans une saisissante économie de mots, choisi de ne laisser aucune place à sa propre interprétation, offrant ainsi au lecteur une totale liberté. En effet, Axel Léotard est aussi photographe et aime a donner à voir autant qu’à raconter. Et, comme on le devine au fil des pages, il a aussi dû savoir écouter Cathy, beaucoup, longtemps et bien, pour pouvoir ainsi recomposer son parcours au sein duquel s’inscrit, en creux, l’ambiance du milieu de la prostitution et plus généralement de la nuit durant les années 80 et 90. En suivant Cathy depuis ce jour décisif où elle est violée, à 15 ans, par un inconnu sur un chemin dans les Landes, jusqu’à son avènement en tant que Maîtresse Cathy, dont le donjon est l’un des plus réputé de la capitale, Axel Léotard nous raconte l’histoire d’une femme, qui jamais, ne renonce à sa liberté. Celle de choisir un métier, travailleuse du sexe, qu’elle exerce, sous des formes différentes depuis plusieurs décennie, mais toujours en  artisanne, et dans le respect d’elle même et de ses clients. Chapitre après chapitre on entre dans la psychologie du personnage, la « droiture » de cette fille de militaire, nous frappe, tout comme le fait que sa famille, après avoir encaissé le choc de l’annonce du choix de vie de la jeune fille, fait bloc autour d’elle, socle infaillible, qui explique sans doute que Cathy, si elle n’hésite pas à se confronter, parfois avec une certaine candeur, à tous les dangers et les excès, saura toujours s’arrêter avant le point de non retour. Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Acrimed nous apprend à lire, à écouter, à voir d’où l’on nous informe… le contenu, souvent, en découle !

Écoutez l’émission du 13 février avec Ugo Palheta

Ugo Palheta, l’un de ses animateurs, nous présente  l’association Action-CRItique-MEDias  (Acrimed), née du mouvement social de 1995, dans la foulée de l’Appel à la solidarité avec les grévistes. Elle  réunit des journalistes et salariés des médias, des chercheurs et universitaires, des acteurs du mouvement social et des « usagers » des médias afin d’assurer un travail de veille, de décryptage et de critique indépendante, radicale et intransigeante à l’égard de tous les « producteurs d’information », qu’elle soit écrite, radiophonique ou télévisée. Ainsi, sur le site d’acrimed et dans le magazine Medias critique(s), on trouve des analyses et des décryptages d’articles de presse d’émissions de radio ou de télévision, des ouvrages apportant un éclairage théorique et des invitation à assister à diverses rencontre comme les jeudis d’ACcrimed ou des débats autour de film comme, les nouveaux chiens de garde, que les membres de l’association accompagnent Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec Radio Clype, Radio : émissions 2012

Les élèves du collège Marx Dormoy ont l’esprit d’entreprise !

Écoutez l’émission du 13 février avec Marima Baldé, Jays Daluz, Gregor Gaudin et Gwenaele Guillerm

Au programme de la classe de troisième quelques heures sont dévolues à  faire découvrir le monde de l’entreprise aux élèves. Le plus souvent cela se traduit par des visites et/ou des stages d’observation chez les commerçants du quartier ou sur le lieu de travail de leurs  parents ou de connaissances. Sauf quand un jeune prof dynamique en décide autrement ! C’est le cas au collège Marx Dormoy, situé dans le 18e arrondissement parisien, où une quinzaine d’élèves de différentes classes de 3e ont été sélectionnés (sur lettre de motivation), pour fonder une mini entreprise au sein de l’établissement. Ainsi, avec l’appui de l’association, entreprendre pour apprendre, est née la « société » « M Ton Pass ». Comme dans une « vraie » entreprise, les élèves ont trouvé une idée de produit à fabriquer et à commercialiser, en l’occurrence, un étui pour les cartes de transport, lui ont donné un nom (une marque) et se sont réparti les postes et les fonctions afin de mener à bien cet ambitieux projet. Le résultat : une équipe d’une maturité étonnante qui travaille s’arrache pied. Il a d’abord fallu réaliser plusieurs prototypes de l’objet, en bois poncé et peint, agrémenté d’un logo de la Marque M ton pass et personnalisable sur demande, ensuite trouver des capitaux de départ, déterminer un prix de vente, puis faire connaitre le produit…  Au final cette fine équipe espère fabriquer entre 250 et 300 pièces vendues chacune 3 euros et, cerise sur le gâteau, les bénéfices seront reversés à une association humanitaire qui œuvre en faveur des population sinistrée de l’Ile d’Haïti !

Cette belle initiative n’a pas manqué de susciter l’enthousiasme de Gwenaele Guillerm, la fondatrice de Radio Clype, qui s’est  rendue, micro en main, au collège Marx Dormoy afin de nous faire partager, de l’intérieur, l’ambiance à la fois studieuse et passionnée qui règne au sein de équipe d’M ton Pass.  Sur le plateau de Liberté sur Paroles, ce sont Marima Baldé, la PDG de l’entreprise, Jays Daluz l’un des membre du service communication de cette mini entreprise,  Grégor Gaudin leur professeur et initiateur du projet qui raconte en quoi cette expérience a eu pour eux de bénéfices bien plus substantiels que ceux qu’a pu enregistrer le service comptabilité de M ton Pass ! Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Pour Katia Bouchoueva et tant d’autres, l’urgence d’une politique d’hospitalité !

Écoutez l’émission du 6 février avec Cécile Poletti, Jérôme Martinez et Katia Bouchoueva

A l’occasion de la sortie du rapport « Migrations. État des lieux 2012 », Cécile Poletti détaille pour nous l’accablant bilan que tire La Cimade des politiques menées ces deux dernières années en matière d’immigration : Systématisation des contrôles illégaux aux frontières, impossible dialogue avec l’administration, obsession de la fraude ou crise de l’accueil des demandeurs d’asile, les militants de La Cimade témoignent jour après jour des conséquences dramatiques d’une politique uniquement guidée par l’obsession sécuritaire. « Migrations. État des lieux 2012 » dévoile ainsi une toute autre réalité que celle illustrée par les chiffres record du ministère de l’Intérieur. Une réalité d’hommes et de femmes sans droits, précarisés, humiliés, stigmatisés, criminalisés, traqués… au nom d’une politique électoraliste qui ne remplit même pas les objectifs qu’elle s’est fixé, et qui va même jusqu’à les renier comme c’est le cas pour l’immigration dite « choisie ». Une politique qui visait à accueillir, voire à retenir sur le territoire français les personnes étrangères diplômées et/ou qualifiées… Or la circulaire « Guéant » du 31 mai 2011 qui concerne l’ensemble des étudiants étrangers non ressortissants de l’Union européenne qui souhaitent travailler en France, a pour objectif de refuser d’accorder des autorisations de travail à ces étudiants en vertu d’une politique électoraliste de « préférence nationale ». Parfaite illustration de l’absurdité et de l’injustice de cette circulaire :  le cas de Katia Bouchoueva. Cette jeune artiste arrivée en France il y a presque une décennie, vit à Grenoble,où elle est une brillante étudiante en linguistique. Amoureuse des mots et de la langue Française, ce jeune thésarde est aussi poète, slameuse, et ardente défenderesse de sa double culture Française et Russe. Elle anime une scène de slam grenobloise, la Bobine, vient de publier un livre, « C’est qui le capitaine ? » aux éditions l’Harmattan, elle réalise de nombreuses lectures et animations en France et vient de se voir proposé un poste en CDI par la Maison de la poésie Rhône-Alpes auprès de laquelle elle collabore depuis longtemps déjà… Tout irait très bien pour Katia si elle n’avait reçu un courrier lui signifiant que,par décision du 13 janvier 2012, le directeur de l’unité territoriale de l’Isère avait rejeté sa demande d’autorisation provisoire de travail, sollicitée dans le cadre du changement de statut d’“étudiant” vers “salarié” pour l’emploi au sein de l’association Maison de la poésie Rhône-Alpes. La suite annoncée, c’est l’obligation de quitter le territoire français… Et tout une vie qui s’écroule… Sauf si la mobilisation citoyenne est si forte qu’elle rend impossible l’expulsion de Katia ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Radio : émissions 2012

Les musées liés à l’immigration : lieux de consignation de mémoire(s) et d’ histoire(s) et/ou vecteur d’un changement de perception des citoyens venus d’ailleurs ?

Écoutez l’émission du 6 février avec Marie Poinsot, Agathe Konaté, Yvon Le Bot, Jacques Toubon et Alexandra Poli

A l’occasion de la parution du numéro de la revue Hommes et Migrations intitulé :  « L’immigration dans les musées : une comparaison internationale« ,  avec Marie Poinsot, sa rédactrice en chef, nous consacrons cette première émission de 2012 aux  musées qui rendent comptent de l’histoire des migrations. Avec nos invités : les sociologues Yvon Le Bot et Alexandra Poli , que Agathe Konaté, la commissaire de l’exposition Nantais venus d’Ailleurs qui s’est déroulée au Musée des Ducs de Bretagne à Nantes en 2011, ainsi que Jacques Toubon, nous allons explorer  les thématiques proposées dans ces lieux au croisement de l’histoire, de la mémoire et de la création que sont les musée liés à l’immigration, les démarches choisies par chacun d’entre eux, les ressources utilisées, que ce soit au plan national, régional ou très local.

Une  mise en perspective des projets muséaux qui souligne combien les approches adoptées dépendent aussi des récits et des modèles culturels nationaux.

Durant l’émission notre réflexion s’articule autour des questions suivantes : Comment ces musées traitent l’histoire des migrations, avec quel récit et quel modèle culturel de la nation est-il sous tendu par les différentes expositions? En quoi participent-ils à une plus grande visibilité et reconnaissance de l’immigration sur leur territoire en contribuant à lutter contre les préjugés et le racisme ? Quel est l’apport des scientifiques (historiens, anthropologues, sociologues etc.) à l’élaboration intellectuelle des contenus et de leur organisation dans l’espace ? Est-ce que toutes les populations migrantes sont intégrées dans ces présentations ? Comment ces populations sont-elles impliquées ou non dans toutes les phases de la conception, mise en œuvre du projet de musée ou d’exposition, et également dans la médiation avec les visiteurs ?

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