Livres, radio : émissions 2011

Rencontre avec Etienne Liebig … un cochon pas si con qui ne vit ni ne pense comme un porc !

Ecoutez l’émission du 9 mai avec etienne liebig
« La sociologie des cons – une science aussi vieille que l’humanité – repose sur l’observation et l’analyse de nos contemporains. Cette discipline exige de la patience, car les cons se renouvellent à chaque génération, comme le virus de la grippe et les nuages de sauterelles. Toujours là, mais différents, ils contaminent tous les milieux. Bobos, profs, retraités, syndicalistes, militants de droite et de gauche, féministes, artistes, psychanalystes, jeunes de quartier, etc., personne n’est épargné. Ce petit guide de l’anthropologie de la connerie en tout genre se veut corrosif et sans concession. Grand connaisseur de la question et nouveau con moi-même, j’espère avoir été suffisamment intolérant, injuste et malhonnête intellectuellement, pour me faire des milliers d’ennemis. » Etienne Liebig

Et parce que le fait d’être con n’empêche pas (toujours) de réfléchir un peu, on trouvera matière dans cet ouvrage (Les nouveaux cons, aux éditions Michalon) à se poser quelques questions quant à notre société, voir même quelques pistes pour si ce n’est la changer, éviter de collaborer aveuglément !

Quant au savoir vivre des cochons, paru à La Musardine, il est dans la droite (?) lignée de l’autre et de tous les autres livres de Liebig. IL nous enseigne tout simplement que le plaisir, en particulier celui du corps peut faire éclore des pensées du genre : « Et si je jouissais plus et consommais moins ? » …. La révolution est en marche ! Lire la suite et partager »

Livres, radio : émissions 2011

« Le principal, il ne nous aime pas » ou le journal de bord de Régis Félix, à la tête d’un collège qui a fait le pari de la mixité sociale

Ecoutez l’émission du 9 mai avec Régis Félix
Rencontre avec Régis Félix, l’auteur de « Le principal, il ne nous aime pas », l’École à l’épreuve de la mixité sociale, coédité par ATD Quart Monde et « Chronique sociale ». Ce livre, raconte avec tendresse, honnêteté et pudeur, sous la forme d’un journal qui courre tout au long de l’année scolaire, le quotidien d’un collège d’une banlieue de ville moyenne, de ses élèves « décrocheurs », de son principal : Victor Mesnil (alias Régis Félix lui-même), qui se bat pour éviter que certains élèves voient les portes de l’école se refermer devant eux. Un carnet de bord d’une année scolaire dans un établissement de zone urbaine sensible qui tente de réussir la mixité sociale au milieu des confrontations entre élèves, équipe enseignante et familles. Dans l’ouvrage, on trouve les portraits de ceux qui vivent tous les jours entre ses murs. Victor Mesnil, d’abord, le principal au parti pris affirmé : être attentif aux jeunes les plus en difficulté, ceux qui vivent la discrimination scolaire, premier visage de l’exclusion sociale. Mais aussi Yann (à qui le livre est dédié), Raphaël, Joël, Jennifer et Cyril, des  élèves en confrontation permanente avec leurs camarades et leurs enseignants, à la scolarité trouée d’absences et aux histoires familiales compliquées. Le principal aborde tour à tour les rêves des élèves et des enseignants, l’absentéisme, les rébellions, les décrocheurs, les nombreuses réunions, le métier de professeur, la routine scolaire, le quartier du collège, Lire la suite et partager »

Manifestations, radio : émissions 2011, Théâtre

Le printemps des rues : un rendez vous artistique et festif sur les berges du canal saint martin !

Ecoutez l’émission du 2 mai avec Brendan Le Delliou
Les 7 et 8 mai prochains se tiendra la 14e édition du Printemps des Rues, à Paris. Ce festival poursuit son exploration commencée l’année dernière sur la thématique de l’Objet et met en place des actions culturelles en direction des habitants, et développe ainsi l’ancrage sur le territoire parisien notamment dans le 10ème. Utilisant l’espace public, associant l’histoire de ses habitants et des populations qui y transitent et la collaboration avec les structures culturelles se situant dans un périmètre qui permet facilement la circulation du public. Parmi les créations de cette édition : “Scène de ménage”, un duo burlesque mêlant chorégraphie et théâtre d’objets, imaginé par Bredan Le Delliou de la compagnie Frichti concept. Surgissant de nulle part, un couple armé d’ustensiles de ménage est pris de frénésie par la présence d’une indésirable tache sur leur chemin… Le couple va se disputer pour une action dont l’objectif n’a aucun sens, comme pour donner corps à un bouc émissaire imaginaire… Lire la suite et partager »

Agenda, radio : émissions 2011, Théâtre

Future /No future, parce que rêver n’empêche pas de changer le monde … au contraire !

Ecoutez l’émission du 2 mai avec Gilles Martin
Après avoir vu Future No Future, on est un peu différent. C’est à dire que l’on se prend au jeu… on tente d’apporter nos propres réponses face à celles apportées par les adolescents et les ex  soixante-huitards dans la pièce. On se dit aussi que l’absurde et le fantastique peuvent avoir un sens philosophique, on se dit que l’auteur a eu raison d’oser imaginer des histoires aussi farfelues car malgré tout, on s’y reconnait. Par exemple, cette femme, qui vit à la rue, se nourri de ce qu’elle trouve dans les poubelles et note sur un carnet les mots qu’elle banni à jamais car leur sens a été dévoyé …. en ce lundi 2 mai au matin, après la déclaration d’Obama annonçant l’exécution d’Ousama Ben Laden, j’avais très envie d’inscrire le mot justice sur un carnet !

Bref, Gilles Martin de la compagnie Point de rupture était mon invité dans « liberté sur paroles » ce lundi 2 mai pour nous parler de Future No future, sa dernière création. Cette pièce, jouée au théâtre Dunoy jusqu’au dimanche 8 mai, et au festival d’Avignon en juillet prochain, Gilles Martin son auteur et metteur en scène, l’a construite comme une partition à trois voix : la première est un montage en plusieurs séquences d’entretiens filmés dans lesquels deux générations s’interrogent sur notre capacité à changer le monde. Adolescents dans les années 60-70 et adolescents d’aujourd’hui parlent de leurs espoirs, de leurs désillusions, de leurs inquiétudes, de leurs rêves et d’un avenir qui reste à inventer. Dans la seconde partition, une quinzaine d’adolescents incarnent sur le plateau un équipage embarqué à bord d’un vaisseau qui se dirige à toute vitesse, sans pilote, vers une destination inconnue. Cette partition, teintée d’ironie fataliste, joue avec humour du désenchantement d’une jeunesse « hyper-consommatrice » consciente de l’impasse où la mène son mode de vie, mais encore incapable d’imaginer une alternative. La troisième partition, interprétée par les comédiens Naïma Ostrowski, Catherine Pello et Guy Vouillot, est Lire la suite et partager »

concert, Manifestations, radio : émissions 2011, Rencontres, débats ..., symptômes, Théâtre

Le festival « La voix est libre » est menacé. Mobilisons nous !

Ecoutez l’émission du 11avril avec Blaise Merlin
Depuis une décennie ce festival est l’un des seul à défendre des artistes inclassables (connus ou pas, qu’il s’agisse de Joëlle Léandre, Akosh S., Dgiz, Fantazio, Catherine Jauniaux, JF-Pauvros, Natacha Muslera…) dans une salle parisienne prestigieuse, les Bouffes du Nord. Nous présentons chaque année des projets de créations (qui intègrent le théâtre, la poésie, le cirque et la danse à l’image de Josef Nadj, Camille Boitel, Jörg Müller, Jeanne Mordoj…) devant un public fervent, jeune, mélangé – les dernières éditions se sont jouées à guichets fermés – ainsi que des dizaines de programmateurs, responsables de scènes nationales, CDN, festivals et autres structures venus de toute la France. La Voix est Libre, c’est aussi une réflexion incessante sur le sens d’une création ouverte, libre et exigeante dans une société en pleine mutation, avec les interventions inoubliables de personnalités telles qu’Édouard Glissant, Albert Jacquard, Serge Latouche, Miguel Benasayag ou encore de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan…

Or, comme nous l’explique Blaise Merlin le programmateur et fondateur du festival pour la première fois depuis 2003, l’ADAMI ne renouvelle pas son aide de 12 000€ (sur un budget de 120 000€) au festival Jazz Nomades/La Voix est Libre, mettant en péril les 14 spectacles (dont 5 créations trans-disciplinaires) présentés cette année ainsi que l’ensemble du travail de la structure. Cette défection brutale est d’autant plus inexplicable que l’ADAMI avait toujours assuré l’équipe du festival de sa confiance et expliqué qu’un festival ne pouvait être écarté de son dispositif de soutien sans être prévenu suffisamment à l’avance. Le festival commence dans moins de deux mois, les contrats sont déjà négociés, les billets d’avion et de train des artistes, achetés, le personnel de production et de communication non-permanent est au travail … Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

Said Bahij et Rachid Akiyahou, famboyants briseurs de silence !

Ecoutez l’émission du 11 avril avec Rachid Akiyahou et Said Bahij

Au delà même du propos du film, ses auteurs Said Bahij et Rachid Akiyahou, sont de véritables inventeurs qui renouvellent le genre du documentaire. On en prend plein les yeux, plein les oreilles, tout cela attaque directement le cerveau… et c’est plutôt joyeux ! Poème sémiologique autant que document authentique,« les héritiers du silence » raconte l’histoire des hommes à travers la destinée d’une ville, ses murs, ses mots (maux !) et ses panneaux. Saïd Bahij, qui habite la cité depuis son enfance, s’applique à décrypter la “forêt de symboles” du Val Fourré. “Sociologue de gouttière” comme il s’est lui-même défini lors d’une rencontre avec Pierre Bourdieu, le réalisateur pose son regard d’artiste multiformes sur l’une des plus vieilles cités de France transformée en “banlieue” par l’urbanisation des cinquante dernières années. Histoire de l’immigration teintée de colonisation, témoignages tendres ou abrupts, le film pulvérise les clichés sur ces “zones franches à hautes tensions” à travers un humour noir salvateur. C’est le portrait d’un lieu de vie contemporain abandonné aux confins de la capitale, là où le silence bruisse de peine et d’espoir, un parcours fléché porté par la mélancolie, l’énergie créatrice d’un observateur poète. Lire la suite et partager »

Manifestations, radio : émissions 2011

Pour qu’elle ne passe pas : la loi Besson expliquée à ceux qui vont la voter …ou pas !

Ecoutez l’émission du 14 mars avec Sophie Dru

Sophie Dru de la CIMADE nous explique le rôle fondamental des association pour expliquer au parlementaires la portée de leur vote. Certains sénateurs, même appartenant à la majorité semble convaincus de l’indécence et surtout du caractère contre productifs et couteux de la nouvelle loi sur l’immigration actuellement en débat. Hélas, le 13 avril, le Sénat l’a néanmoins adoptée. Comme on pouvait donc s’en inquiéter depuis le début des débats parlementaires, le projet de loi sur l’immigration qui sera bientôt adopté, sera vraisemblablement un texte répondant aux orientations sécuritaires et répressives actuelles, sans aucun respect pour les droits les plus fondamentaux des étrangers. C’est sans difficultés aucune que le gouvernement a ainsi réussi à allonger la durée de la rétention, mettre en place une interdiction de retour sur le territoire français ou  se donner la possibilité de créer des zones d’attentes spéciales. Espérons que ce volte-face dramatique du Sénat sur ce sujet sera remis en cause lors de la Commission Mixte Paritaire prévue le 4 mai. Si ce texte est promulgé en l’état, les étrangers gravement malades pourront désormais être bannis du territoire français. Le Sénat, qui avait jusqu’à présent fait barrage par deux fois à la proposition du gouvernement de faciliter leur expulsion, a adopté, le 13 avril, un amendement le permettant. Pourquoi un tel revirement ? Tout est dans la subtilité de la formule. Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

« À l’ombre de la république », quid du droit à la dignité dans les lieux d’enfermement ?

Ecoutez l’émission du 21 mars avec stephane Mercurio

Rencontre avec Stéphane Mercurio qui nous livre un documentaire exceptionnel sur les lieux de privation de liberté. Un parcours sensible et inédit au cœur même de ces lieux que Michel Foucault qualifiait d’hétérotopies.  Que signifie être enfermé en France en 2010 ? Comment faire respecter les droits des détenus, des malades mentaux ? En suivant les pas de Jean-Marie Delarue, le contrôleur général des lieux de privation de liberté et de son équipe, en charge de la vérification du respect de la loi et des droits humains dans des lieux comme  les prisons, les hôpitaux psychiatriques, les centres de rétention administrative, les commissariats, les gardes à vue, les centres éducatifs fermés, les dépôts des tribunaux, la documentariste lève le voile sur l’enfermement en France aujourd’hui. Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

Indices : sur la piste d’une autre forme de croissance avec Vincent Glenn

Ecoutez l’émission du 07 mars avec Vincent Glenn
Rencontre avec Vincent Glenn. Dans son nouveau documentaire Indices, le réalisateur s’attaque au sacro-saint Produit intérieur Brut (PIB), l’indicateur devenu LA référence d’évaluation de la richesse des nations. Et pour cause, cette mesure arbitraire et faussée de la croissance cache misère sociale et dégâts environnementaux, en se focalisant sur les biens produits, vendus et consommés. Face à ces limites, les sociétés entreprennent de trouver d’autres thermomètres. Enquête sur ces nouveaux indicateurs de richesse. L’apparition de l’Indice de développement humain (IDH), dans les années 1990, avait commencé à mettre en lumière cette évidence : la croissance ne fait pas nécessairement le bonheur. Mis au point au sein du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), sous l’impulsion de Mahbub ul Haq et Amartya Sen, deux économistes pakistanais et indien, l’IDH entreprend de mesurer le bien-être des sociétés en tenant compte du niveau de vie, du taux de scolarisation et de l’espérance de vie à la naissance. Il est compris entre 0 (exécrable) et 1 (excellent). C’est à la même époque qu’a émergé le concept d’empreinte écologique, peu après le Sommet de la Terre de Rio, qui s’est tenu en 1992. Exprimée en « hectares globaux », l’empreinte écologique est une estimation de la superficie de la Terre nécessaire à chacun pour assurer son mode de vie. Elle transforme ainsi les besoins de l’humanité en « biocapacité disponible ». Elle souligne l’insoutenabilité des modes de vie occidentaux, qui, étendus au reste du monde, nécessiteraient plusieurs planètes. En choisissant une unité de mesure physique, l’empreinte écologique rompt avec la logique purement monétaire et distille une façon radicalement nouvelle de regarder le monde, nos modes de vie et le développement.

L’Indice de progrès véritable, l’Indice de bien-être économique durable, le Bip 40, sont autant d’initiatives visant à décrire le plus précisément possible l’état de nos sociétés. Pour mettre au jour ses inégalités et déséquilibres, et se doter de politiques solides capables d’y suppléer. Cette multiplicité semble essentielle, pour mettre fin au rôle fétiche du PIB. Selon Jean Gadrey, « il faudrait un nombre limité d’indicateurs, disons entre 5 et 10, mais ayant une forte légitimité. Certains seraient centraux et d’autres plus secondaires. On aurait alors un tableau de bord fiable et compréhensible. » Lire la suite et partager »

Livres, radio : émissions 2011

« L’aube était radieuse », ou la révolution algérienne confisquée

Ecoutez l’émission du 14 mars avec Zohra Mahi

Rencontre avec Zohra Mahi, avocate et écrivain qui nous livre le deuxième tome d’une biographie qui coïncide avec l’histoire de la révolution algérienne… L’histoire d’une déception qui se solde par ‘exil…
Le 5 juillet 1962, la guerre d’Algérie se terminait et le peuple algérien prenait son envol pour une place dans le concert des nations. Mais cette quête n’est pas facile, car il ne suffit pas d’une indépendance, même chèrement acquise, pour mener à bon port un peuple et un pays. Il y a même une incompatibilité à sortir d’une guerre et prendre immédiatement les rennes d’un pays fraîchement libéré. En effet, depuis des temps immémoriaux et les deux exemples les plus proches, ceux de Winston Churchill et du général de Gaulle, sont instructifs, à cet égard, nous savons que les qualités requises pour libérer un pays ne sont pas les mêmes que celles qu’il faut pour le gouverner et l’administrer. Pour avoir méconnu ce principe et persisté dans l’exercice du pouvoir sans avoir les qualités nécessaires, les dirigeants algériens ont confondu force brute et autorité morale, éthique et fidélité à l’intérêt de groupe, les biens de l’Etat et les désirs insatiables Lire la suite et partager »