Films, radio : émissions 2011

Viva Mexico, une « autre campagne » est possible !

Ecoutez l’émission du 21 mars avec Nicolas Défossé
Le film de Nicolas Défossé démarre à Los Angeles, États-Unis. Des émigrés mexicains qui luttent pour survivre sans renoncer à leur culture sont pourchassés par la police. A l’autre extrême, dans les montagnes du sud-est mexicain, le jour se lève au milieu de la brume. Nous sommes le 1er janvier 2006, des milliers d’indiens zapatistes fêtent le départ du Sous-commandant Marcos, qu’ils ont nommé leur « Délégué Zéro ». Sa mission: parcourir durant 6 mois le pays pour écouter les paroles de résistance de mexicains et mexicaines qui luttent pour un Mexique plus juste. Ainsi commence un voyage qui se fixe pour horizon d’atteindre la frontière nord avec les États-Unis.Du Chiapas au Quintana Roo, du Yucatan à Oaxaca, du Nayarit à Colima, du Michoacán au Guerrero, de l’État de Mexico au coeur de Mexico city, le réalisateur de se documentaire nous propose de suivre les étapes de ce voyage où les “petites gens” sont ceux qui dessinent le visage de leur pays, un visage different de celui que nous renvoie chaque jour la télévision. Car ce voyage prend le pari de « commencer à construire le miroir que nous sommes, ceux d’en bas » comme l’exprime le Délégue Zéro.Ce pari ne va pas sans risques… en dévoilant le visage fier et rebel d’un pays, ce voyage est une provocation pour “ceux d’en-haut” qui en controle l’image et l’économie. Ce qui commence comme un murmure isolé grandit comme le cri de centaines de milliers: Viva México! Quelle sera la réponse du Pouvoir ? Lire la suite et partager »

concert, radio : émissions 2011

Djaïma nous présente son nouvel album…

Ecoutez l’émission du 21 février avec Djaïma

« Son coeur bat dans les rythmes de son pays natal, la Bulgarie, tissé par la sonorité du peuple voyageur des tziganes. Sa voix de quatre octaves traverse les frontières de notre imagination et nous amène dans ses pays inconnus. Ses yeux racontent les histoires de nos rêves et nous invitent à les redécouvrir. Son sourire nous fait danser. Danser jusqu’à l’oubli, jusqu’à la déchirure de la distance entre la différence et l’amour. Un univers où l’émotion est reine. » DJAIMA aime jouer, séduire, surprendre, voir perdre son public pour mieux le reconquérir. Et dans cette quête de l’Amour avec un grand A, brassant les cultures (bulgare, tzigane, française), mariant agréablement les genres et les rythmes, cette « Janis Joplin du Danube » nous convie à un parcours des plus plaisants et surprenants dans son univers poétique. Une invitation relayée au travers des dessins du livret et de sa dédicace : « A tous ceux qui voyagent… » Le titre éponyme « Tu es là », interprété en duo avec Marc Perrone (accordéoniste), est le premier titre extrait de l’album. Marc Perrone à qui DJAIMA pose la question en épilogue de l’album : « Mais finalement, c’est quoi l’amour ? ». Une question à laquelle tous les fans de l’artiste sont invités à répondre sur le blog du même nom.

Films, radio : émissions 2011

« Remue-ménage dans la sous-traitance » !

Ecoutez l’émission du 24 janvier

Tourné sur une période de plus de quatre ans, le film d’Ivora Cusack, produit et distribué par le collectif 360° et même plus,  brosse un tableau de luttes où avec peu de moyens mais une volonté tenace, des individus organisés collectivement bousculent la loi de la soumission qui règne dans le monde du travail et en particulier dans la sous-traitance.

En février 2002, une trentaine de femmes de chambre travaillant dans des hôtels ACCOR mais salariées d’Arcade se mettent en grève, soutenues par leur syndicat SUD. Elles réclament une baisse des cadences de travail imposées, le paiement de toutes les heures réellement travaillées, une prime de fin d’année et un contrat de travail porté à 151 heures pour toutes. Cette grève met en lumière les conditions de travail dignes du tiers monde que permet le recours à la sous-traitance. Elle va se heurter à l’hostilité des principaux syndicats du secteur du nettoyage, notoirement corrompus, mais rencontrer un soutien extérieur assez large. Autour d’elle se constitue notamment un petit collectif décidé à la faire gagner : par ses interventions répétées dans les hôtels, il ne cesse de dénoncer la responsabilité du donneur d’ordres ACCOR. C’est ce soutien qui permet aux grévistes de résister pendant un an et de décrocher la victoire finale. Toutefois, un an après la fin du conflit, Mayant Faty – celle qui, en tant que déléguée syndicale, se battait quotidiennement pour que les clauses de l’accord de fin de grève s’inscrivent dans les faits – est licenciée par Arcade. Le collectif de solidarité décide alors de reprendre du service pour obtenir sa réintégration, Lire la suite et partager »

radio : émissions 2011

Quid des droits fondamentaux des étrangers en prison ?

Ecoutez l’émission du 3 mars avec Caroline Bollati
Rencontre avec Caroline Bollati,  responsable du pôle enfermement à la CIMADE et auteur de l’article intitulé « traverser les murs », dans le dernier numéro du magazine Causes communes.

La population étrangère en prison sur le territoire métropolitain est de 17,7% , principalement présente en région parisienne (peut atteindre 50% dans certaines grosses Maisons d’Arrêts). Les étrangers en prison cumulent beaucoup d’handicaps, outre le choc de l’incarcération il y a l’éloignement de leur famille et la barrière de la langue qui font que leur passage en prison est souvent un parcours du combattant. En prison il faut souvent écrire pour organiser sa vie quotidienne (médecin, dentiste, avocat, juge, directeur), écrire pour s’inscrire à une activité. Même si au bout d’un certain temps la personne peut un peu se débrouiller à l’oral, le passage à l’écrit relève de la mission impossible. Un codétenu peut parfois servir d’écrivain public mais ce service est le plus souvent payant, il faut le payer en cigarettes, timbres ou produits alimentaires. Le détenu sans moyens peut donc très vite sombrer dans le silence et le désespoir.  Être étranger en prison c’est aussi ne pas recevoir des nouvelles fréquentes de sa famille et en prison le sentiment d’impuissance démultiplie l’inquiétude. Que l’on pense par exemple à l’angoisse des détenus haïtiens lorsqu’ils ont appris le tremblement de terre dans leur pays, l’angoisse des détenus africains quand une guerre se déclenche dans leur région d’origine. Lire la suite et partager »

Livres, Manifestations, radio : émissions 2011

« Je suis partout, les derniers jours de Nicolas Sarkozy »… Le livre qui congédie Sarkozy !

Ecoutez l’émission du 21 février avec Jean-jacques Reboux
Obsédé  par l’image du président, Jean-Jacques Reboux a  décidé d’en faire le héros de son livre : « Je suis partout, les derniers jours de Nicolas Sarkozy« . Dans cette presque fiction, tout commence par la remise des codes de sûreté nucléaire ; nous sommes en mai 2007 et Nicolas Sarkozy vient d’être élu Président de la République française, l’aboutissement d’une promesse faite à son frère aîné, Guillaume, au lendemain de la mort du Général… « Pour garder le pouvoir, j’ai deux règles : être ignoble avec les faibles et servile avec les puissants, il n’y a pas d’autre solution. »
Jean-Jacques Reboux se glisse dans la peau du Président, dans son esprit même, et nous fait vivre de l’intérieur quelques évènements sous ce regard inédit, tout de franchise : Sarkozy et les vodkas de Poutine à son premier G8, les footings avec le Premier ministre, la rencontre avec Carla Bruni… Il entremêle les faits avérés, vérifiables, médiatisés, et son « analyse » du personnage Sarkozy, les motivations qu’il lui prête…
Arrive alors l’été 2009 et un évènement, ignoré celui-là — certains diront inventé — qui par deux fois va venir troubler la vie de notre homme d’état : la rencontre, dans des circonstances exceptionnelles, du livre de Jean-Pierre Andrevon, Le Dernier Dimanche du Chancelier Hitler, élément déclencheur qui va entamer l’armure présidentielle et faire d’un homme fragile mais bardé de certitudes, un homme qui pète littéralement les plombs… Jean-Jacques Reboux se lance alors dans le portrait psychologique de son personnage principal, le dépeignant sous les traits d’un pervers narcissique, avant d’entamer le récit de sa chute, vertigineuse…
Toute la lecture se fait ici en chevauchant l’imagination de l’auteur qui elle-même se nourrit de son ressentiment — j’espère que le mot n’est pas trop faible — à l’égard de celui qu’il poursuit de sa vindicte.
S’appuyant sur les caractéristiques psychologiques du personnage public, il pousse sa logique dans ses derniers retranchements et Nicolas Sarkozy finit par exploser en vol sous sa plume malicieuse et  féroce.
Néanmoins l’auteur reste lucide, il déclare : « Nicolas Sarkozy ne fait pas peur. C’est sa folie qui fait peur. Sa folie et son régime. Tous ces gens qui s’assoient sur la morale, le droit, le bien commun, la santé, les libertés, je ne vais pas vous faire un dessin… Que les Français aient voté pour en arriver là : voilà qui me fait peur… On en est même arrivé à craindre sa réélection… comme si c’était une fatalité ! », avant d’évoquer un autre livre qui vient de paraitre, aux éditions Après la Lune, qu’il a lui-même fondées en 2005 :  « Casse-toi pov’con. Le livre qui congédie Sarkozy ! » -Pourquoi j’ai refusé de serrer la main de Sarkosy au salon de l’agriculture- par Fernand Buron en librairie dès le 23 février 2011 . Le « pov con » du salon de l’agriculture 2008 alias un agriculteur retraité de 75 ans au surnom Fernand Buron a décidé de faire un livre. Il avait déclaré au président Sarkozy : « Touche-moi pas, tu me salis » alors que Nicolas Sarkozy voulait lui serrer la main. Les Echos révèlent que « le livre est préfacé par Jean-Jacques Reboux, militant de la dépénalisation du délit d’outrage, qui avait été mis en garde à vue pour outrage au chef de l’Etat alors qu’il souhaitait un joyeux anniversaire à Nicolas Sarkozy en se faisant passer pour Fernand Buron le 28 janvier 2010 ». Lire la suite et partager »

concert, radio : émissions 2011

Nicolas Joseph en concert !

Ecoutez l’émission du 31 janvier avec Nicolas Joseph
Retrouvez le talentueux Nicolas Joseph, en concert le 3 mars 2011 à partir de 21h au Bateau El Alamein Quai François Mauriac, au pied de la BNF-75013 Paris Métro Quai de la gare ou Bibliothèque François Mitterrand Renseignements au 01 45 86 41 60

Voilà déjà 10 ans que Nicolas Joseph arpente le pavé parisien, trimballant ses chansons de bars en trottoirs, de scènes en festivals. D’abord en solo, muni de sa guitare, de son accordéon et de sa gouaille, il n’hésite pas à chanter haut et fort ses coups de gueule et ses coups de blues. D’une plume habile, trempée dans la colère, la tendresse et l’humour, il nous dépeint son univers au détour d’airs tantôt graves tantôt entrainants. Il est tourne désormais avec trois musiciens, Céline Fabre aux clarinettes, Yannick Jamin et Chadi Chouman aux guitares et percussions, qui l’accompagnent dans ses voyages. Adepte de la scène sous toutes ses formes, c’est sans surprise que l’on retrouve Nicolas Joseph dans divers autres projets, que ce soit au théâtre – il joue actuellement dans une pièce de théâtre de rue – ou dans différentes formations musicales. En juin 2003, il crée le festival TaParole, dont il assure la direction artistique. Mais l’amour du texte et de la chanson l’emporte et son album «mes nuits sont plus courtes que vos siestes » en est le fruit. Lire la suite et partager »

Manifestations, radio : émissions 2011

Un bateau français pour Gaza !

Ecoutez l’émission du 24 janvier avec Alain Bosc et Maxime Guimberteau

Afin de dénoncer et briser le siège israélien contre Gaza, de promouvoir et faire respecter le droit international et de répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Palestiniens de Gaza, la seconde Flottille de la Liberté s’élancera pendant les deux dernières semaines de mai. C’est dans cette optique qu’il y aura au moins deux fois plus de bateaux transportant davantage de militants et d’aide humanitaire. Cette expédition prendra la mer pour forcer Israël à respecter le droit international, mobiliser les sociétés civiles en soutien à la population de la bande de Gaza ainsi qu’attirer l’attention du monde sur les violations des droits de l’Homme perpétrées par l’Etat israélien contre la population palestinienne.Rencontre avec Alain Bosc et Maxime Guiberteau, membres d’associations signataires du collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens Lire la suite et partager »

radio : émissions 2011

Paroles partagées : la liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

Ecoutez l’émission du 14 février avec Alain Manac’h , Dominique Garet, Yves Guerre, Jean-Pierre Chrétien, Xavier North et Caroline Bourguine

Du 1er décembre 2010 au 4 avril 2011, le collectif Paroles Partagées lance un concours radiophonique, en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication, la Confédération Nationale des Radios Associatives (CNRA) et le Syndicat National des Radios Libres (SNRL). Un événement labellisé dans le cadre de l’année 2011 des Outre-mer.

Jean Pierre Chrétien, maître de conférence au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), metteur en scène et créateur du « Vent se lève » un espace de citoyenneté, d’éducation populaire et de travail artistique avec des personnes « empéchées », situé à Paris 19eme, Alain Manac’h, initiateur de « Paroles Partagées » au sein des de l’association des « Foyers ruraux », Dominique Garet, secrétaire à la fédération nationale des centres sociaux, Yves Guerre, délégué général à « Arc en Ciel Théâtre« , dans la pure tradition du théâtre-forum, Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues régionales au Ministère de la culture, Caroline Bourguine, représentante de commissariat à l’année de l’Outre Mer, sont venus sur le plateau d’Aligre Fm afin d’expliquer et de détailler les enjeux de ce concours et de la prise de parole citoyenne en général.

L’objectif de ce concours radio est de favoriser le développement d’actions contribuant à l’émergence de la parole citoyenne dans un cadre collectif. Lire la suite et partager »

Livres, radio : émissions 2011

l’enseignement individuel : une chance de reussite pour chacun !

Ecoutez l’émission du 21 février avec Philippe Marhic

Philippe Marhic est un enseignant militant qui s’est donné pour objectif de susciter chez ses élève le désir d’apprendre … sans jamais renoncer. Son livre est une mine de propositions pour vaincre l’échec scolaire.

Le cours individuel connaît un renouveau, comme en témoigne la profusion d’entreprises aujourd’hui spécialisées dans ce domaine. Cette pratique se révèle être un complément pédagogique intéressant pour les parents qui veulent s’assurer que leurs enfants donneront scolairement le meilleur d’eux-mêmes sans pour autant renier les valeurs de l’école public. Ce livre propose des analyses, conseils et pistes de travail pour mener à bien vos propres séances de soutien scolaire ou de cours particuliers.

Livres, radio : émissions 2011

Refuser les Diktats du « libre marché » avec Manon des Ruisseaux

Ecoutez l’émission du 24 janvier avec Manon des Ruisseaux

Les diktats du libre marché est un réquisitoire contre le discours officiel, la frime égalitariste, la prétention à la liberté et la justice dont se targuent nos démocraties. À travers les nombreux thèmes abordés, cet ouvrage s’attaque à l’hypocrisie, aux mensonge ; et à la manipulation du pouvoir financier et politique, aux illusion ; que ce pouvoir a su, avec brio, créer et entretenir. Au mythe de la démocratie et de la liberté s’oppose, non pas le complot, mais une brillante planification sur laquelle a travaillé et travaille toujours la grande finance internationale. L’auteur nous ramène aux possibles rêves des années d’après-guerre, pendant lesquelles certains acquis sociaux nous semblaient si largement consentis. Ces acquis, présentés comme l’aboutissement d’une lente et longue évolution de l’humanité, n’étaient que de brèves concessions accordées par le pouvoir dont les objectifs étaient bien éloignés des buts avoués. Leur courte durée en fait foi. Des constats de l’auteur sur différentes thématiques (tels les leurres entretenus par nos systèmes de santé et d’éducation, nos institutions et leurs législations, la technologie et la recherche scientifique) découlent des propositions visant un réel processus de démocratisation et une saine participation citoyenne. Lire la suite et partager »