Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Syl Johnson, l’enfant du blues

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Syl 70'sBluesman façonnant sa carrière avec une touche irrésistible de soul depuis plus de 60 ans, endossant les casquettes de guitariste, harmoniciste et producteur, Syl Johnson continue de faire parler de lui de nos jours, grâce à sa musique plébiscitée et samplée par toute une pléiade d’artistes hip-hop tels Wu Tang Clan, Geto Boys, ou Kool G Rap entres autres. Johnson donnera le meilleur de lui-même sur des labels tels Twinight Records ou Hi, l’autre grand nom de la soul de Memphis.

Né Sylvester Thompson le 1er Juillet 1936 à Holly Springs, Mississippi, le virus de la musique semble s’être abattu sur cette famille puisque ses frères Jimmy et Mack firent eux aussi carrière en tant que guitariste-chanteur pour l’un et bassiste pour l’autre. Comme beaucoup d’autres, afin de fuir la misère et la ségrégation, le clan Johnson émigre vers la Mecque industrielle de l’Illinois, Chicago « the Windy City ». Nous sommes alors en 1950. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Melvin Ragin : Le Maestro de la guitare funk

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A-119161-1325694432Musicien indissociable de la soul psychédélique orchestrée à la fin des années 60 par le génial Norman Whitfield pour le compte de Motown Records, reconnaissable entre tous grâce à ses interventions géniales à la pédale wah-wah tout en ayant joué sur plus de 150 titres. Marvin Gaye, The Temptations, Herbie Hancock, Quincy Jones, Barry White, Smokey Robinson, Michael Jackson ne sont qu’une petite liste exhaustive de ses collaborations tout au long de sa riche carrière. Ce virtuose de la 6 cordes catégorie groove poids lourds a pour nom Melvin Ragin alias « Wah Wah Watson.

Né en 1951 à Detroit Michigan, il intègre le légendaire orchestre de « Hitsville USA », The Funk Brothers vers la fin 60-début 70 et obtient ses galons de musicien de studio à l’âge de 20 ans sur le morceau anti-Vietnam « Stop The War Now » chanté par Edwin Starr. Puis progressivement, Melvin développe son style inimitable et se retrouve derrière les grands noms du label tels les Jackson 5 ou les Four Tops, puis se met au service de tous les producteurs maison. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Livres, Manifestations, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Les étrangers, grands oubliés des commémorations de 14-18 ?

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etrangersdanslaguerreLa commémoration de la Grande Guerre n’a accordé qu’une place restreinte aux étrangers, présents et engagés dans ce premier conflit mondial. Pourtant, il s’agit de plusieurs milliers d’hommes, venus des pays limitrophes comme du monde entier travailler ou combattre dans l’hexagone. Qu’ils soient civils, immigrés en France avant 1914, soldats ou travailleurs coloniaux, volontaires étrangers, déplacés, puis réfugiés ou apatrides, Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Dyke & The Blazers

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A-60631-1299678473Arlester « Dyke » Christian a obtenu sa place au panthéon de la musique afro-américaine grâce à l’emphase rythmique et hypnotique, au lieu de miser sur la mélodie. Premier artiste à utiliser le terme « funky » quelques temps avant James Brown, sa carrière fut météorique et dramatiquement courte.

Né vraisemblablement à Buffalo, état de New York en 1943, il devient bassiste en 1960 pour la formation locale Carl LaRue & His Crew, qui écume les bars et les clubs. Ils enregistreront un 45t vers 1963 sur le label KKC. 1964, le Crew est invité à jouer derrière le groupe vocal the O’ Jays et se baptise The Blazers, et en 1965 coup de théâtre, Dyke et 2 membres, J.V Hunt (saxophone) et Alvester « Pigs » Jacobs (guitariste) se retrouvent coincés à Phoenix, sans argent et lâchés par le reste de l’orchestre qui n’avait pas pu les ramener sur la East Coast.

Accusant le coup mais sans se démonter bien au contraire, Christian se remet en selle et reforme The Blazers avec de nouvelles troupes. Jeunes et plein de talents, ces derniers développent une forme cru et hypnotique de funk, basées sur les recherches sonores engendrées par James Brown. Ce résultat débouchera sur la réalisation de « Funky Broadway (Pt 1 & 2) » paru en Novembre 1966 sur le label Artco, distribué à échelle nationale par Original Sound. Se répandant comme une trainée de poudre, le succès de « Funky Broadway » va se diffuser jusqu’à la Big Apple, où Dyke joue sur la célèbre scène de l’Apollo. Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2014

G.A.R.I., un documentaire d’aventure et de résistance

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affiche_gariRencontre avec Nicolas Réglat, le réalisateur de G.A.R. I. qui dépeint avec humour et sens du suspens, une histoire vraie : celle des membres des  GARI (Groupes d’Action Révolutionnaire Internationalistes), des groupes de militants contre le régime franquiste, proches du M.I.L. (Mouvement Ibérique de Libération), desquels faisaient partie ses parents.

Le documentaire est centré autour de l’enlèvement par des membres des GARI, en mars 1974, du directeur de la banque de Bilbao à Paris, Baltazar Suarez, afin d’exiger en échange de sa libération, celle de leur camarade du MIL et de prisonniers politiques enfermés dans les geôles de Franco où ils risquent la peine de mort.

On y découvre ou redécouvre une page d’histoire peu connue et pas enseignée, à travers les témoignages des protagonistes, qui ont plutôt bien vieillis. Sauf un. Le père du réalisateur, mort avant la sortie du film mais dont les paroles recueillies ont servi de base et de moteur à la construction du long métrage.

Car, effectivement, il s’agit bien de cinéma ! Les premières scènes sont réalisées en animation, ensuite on découvre le personnage du journaliste-enquêteur réalisateur… une sorte de Tintin aux accents de Pierre Carles, bardé d’une radio jaune qui va à la rencontre des acteurs, Octavio alberolla, Raymond Delgado, Georges Rivière, Jean-Marc Rouillan, Françoise Bouyer, Marie-Thérèse Taillefer, Michel Camilleri et Bernard Réglat, « revivant » leur aventure devant la caméra, avec pour certains, un vrai plaisir, assumé en toute liberté.

Il y a aussi « la scène de la cuisine », celle,qui courent durant tout le film, du train. Il y a des fligues, des bagnoles (surtout une), et des belles (et beaux) pépés … qui causent !

En bonus, cet extrait non diffusé…

Lors de l’interview réalisée dans un ancien salon de coiffure « Chez Liliane », ça ne s’invente pas, la conversation se porte sur la présence des armes dans le film… Nicolas m’explique alors la fonction de la carabine placée entre les mains de son père au moment de réaliser l’entretien…

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Agenda, Films, Radio : émissions 2014

YA OULIDI ! la résilience portée à l’écran

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Ya_oulidi-le_prix_de_la_douleur_affiche-1YA OULIDI ! Le Prix de la douleur, sera projeté le mardi 28 octobre à 20h au cinéma la Clef, 34, Rue Daubenton, 75005 Paris, dans le cadre de la saison Maghreb des films 2014.

Le film de Joseph El Aouadi-Marando retrace les parcours de la famille et des amis de Lahouari Ben Mohamed, assassiné quasi impunément par un CRS le 18 octobre 1980 à Marseille. Pour ce documentaire  le photographe-réalisateur part à la rencontre de ceux qui, à la cité des Flamants, le lieu du drame, dans les Quartiers Nord de Marseille, ont transcendé leur colère par la création avec la pièce  Ya Oulidi ! (Mon fils !) et la chanson éponyme.

C’était il  y a une trentaine d’années,  ils étaient chargés de l’espoir porté par l’arrivée au pouvoir d’une gauche qui n’allait pas tarder à les décevoir…

Aujourd’hui, Hassan Ben Mohamed, le petit frère de Lahouari, devenu policier, mène son enquête pour restituer cette histoire et ses prolongements … Il est en train d’en faire un livre…

Aujourd’hui, les copains de l’absent ont chacun fait leur chemin, il revivent avec émotion le jour fatidique devant la caméra de Joseph, dont la présence même témoigne de la confiance qui les lie…. Car il s’agit de cela avec ce « documentaire », faire le lien, entre passé et présent, entre les rives de la méditerranée…. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Sir Joe Quarterman, l’architecte du funk

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SIR-JOE

Toile réalisée par l’artiste DAN 23

Artiste originaire de Chocolate City alias Washigton D.C, ayant obtenu le statut de légende vivante dans le cercle des amateurs de rare funk grâce à son unique album paru chez GSF Records en 1973, Joe Quarterman quitte volontairement le music business afin de se consacrer à sa famille et à sa carrière d’architecte, pour revenir plus de 35 ans plus tard lors d’un come back très remarqué, avec à la clé une série de concerts dans notre hexagone, preuve que le funk se porte toujours à merveille.

Commençant son éducation musicale à l’église comme choriste pour divers formations vocales, il hérite du surnom de « Sir » au lycée au sein du groupe The Knights, puis accompagne un quartet féminin sous le nom de Sir Joe & The Maidens avec qui il enregistre quelques disques, passés inaperçus. Nous sommes alors au début des années 60.

Excellant également à la trompette en plus du chant, il intègre The Magnificient Seven, qui devient le groupe de tournée de Garnett Mimms. 1970, on le retrouve dans une formation jazz, le Orlando Smith Quintet qu’il quitte progressivement pour se concentrer sur son propre groupe Free Soul. Comprenant George « Jackie » Lee (guitare lead), Willie Parker (seconde guitare), Gregory Hammonds (basse), Charles Steptoe (batterie), Karissa Freeman (claviers) et Leon Rogers (cuivres). Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Fully Loaded (1974), l’unique album de Magnum

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1348687040_MagnumLe funk est une galaxie constituée d’étoiles stagnantes mais présentes depuis des années, mais aussi d’étoiles filantes qui traversent l’univers sans s’arrêter. C’est ici le cas avec le groupe Magnum qui grave cet unique album publié en 1974 pour le compte du label Phoenix Records. Un disque tiré à peu d’exemplaires et extrêmement recherché par les collectionneurs (n’espérez pas trouver un exemplaire, même en état moyen, à moins de 300 dollars).

Originaire de San Pedro en Californie, il nous est difficile d’obtenir des informations précises sur cette formation composée de 8 membres venant de l’école du jazz. Sur la pochette, on nous apprend que le leader répondant au nom de Michael Greene (claviers) est âgé de 16 ans, ce qui laisse supposer que la moyenne d’âge se situe entre 16 et 21 ans. Tous dotés d’une maturité musicale incroyable qui se ressent au cours des 7 titres qui composent  » Fully Loaded « , la tessiture sonore est un joyeux mix de latin jazz, de soul psychédélique, de rock le tout ficelé dans un écrin funk de tout premier ordre. Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2014

« Vues intérieures » sur la prison avec Laélia Véron et Inayah

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prisonRéunies sur le plateau de Liberté sur Paroles, deux jeunes femmes pétillantes et complices : Inayah*, qui a passé plusieurs années en détention on et Laélia Véron, militante du Front de Gauche et bénévole au GENEPI se sont rencontrées en prison où l’une la première avait, après de longs mois d’efforts et de démarches réussi à obtenir des cours d’anglais… que la seconde lui donnait !

Au fil des semaines, et des liens tissées entre Inayah et Laélia, la « Genepiste » incite et encourage son élève à rédiger  les notes dont elle noircie ses carnets. Ce témoignage, précieux et précis, sera publié à sa sortie sur le site internet du quotidien l’Humanité (disponibles ici) et en fin d’article.

Les mots « bruts » de la jeune femme, alliés à son analyse fine des situations donnent à lire la réalité de la prison et le caractère indélébile de l’expérience qu’elle y a vécue. Inayah* revient sur les premiers « chocs » liés au statut de « prisonnière » et décrit avec précision le quotidien des détenues. Elle y raconte aussi les relations, parfois tendues, avec les surveillantes, le rôle des Conseillers d’insertions et de probation et la difficile communication avec l’extérieur. Le travail des détenues, qui confine à l’exploitation pure et simple, est décrit avec lucidité par Inayah, qui explique les difficultés rencontrées pour suivre une formation pour préparer sa réinsertion professionnelle. Le plus compliqué étant sans doute le long chemin vers la sortie de prison et les conditions drastiques et parfois absurdes qu’il faut remplir pour accéder au régime de semi-liberté et de libération conditionnelle. Mais même cette période le la vie d’Inayah reste une épreuve qu’elle a parfois vécue comme une atteinte à sa dignité, elle dresse un bilan sans amertume de son passage par la prison. Sans remettre en cause la légitimité de sa peine, elle dénonce avec précision et pertinence les conditions dégradantes et contre productives d’incarcération des détenues.

Quant à Laélia, cette expérience lui permet de développer au sein du Parti de gauche, une réflexion sur le thème de l’enfermement et d’avancer des propositions concrètes et réalistes afin de faire évoluer le système carcéral français. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Livres, Radio : émissions 2014

Migrations et mutations de la société française

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migrations-couvRencontre avec les coordinateurs et lune des auteurs de l’ouvrage qui pointe de manière documentée, vivante et pédagogique l’évolution des flux migratoires qui composent le creuset de notre société.

Les réalités migratoires ont changé depuis les années 2000 : de nouveaux flux ont entraîné l’installation de populations qui n’ont ni les mêmes profils ni les mêmes modalités d’installation et de relations avec la France que par le passé. D’autres migrations sur le sol hexagonal, plus anciennes, poursuivent leurs parcours complexes et multiformes en interpellant la société sur les points d’achoppement de leur intégration.
Pour rendre compte de ces mutations, cet État des savoirs fait le point sur les recherches multidisciplinaires menées depuis le début du XXIe siècle : apports théoriques, résultats significatifs, nouveaux chantiers, enjeux. Il ouvre la réflexion sur les problématiques internationales ou européennes, dans lesquelles la France s’inscrit par la mondialisation des échanges : nouvelles migrations et diasporas, politiques publiques, questions identitaires, représentation et transmission. Lire la suite et partager »