Films, radio : émissions 2011, Rencontres, débats ...

Cinéma intergénérationnel !

Écoutez l’émission du 21 novembre avec Cedric Guilemin, Jocelyne et Richard Garcia

 

L’association « l’œil du voisin » et le cinéma « Espace 1789 » organisent le 26 novembre la 6e édition du festival du film de famille. L’occasion de partager des souvenirs qui participent de la formation d’une mémoire collective…  Une seule contrainte était imposée aux participants : raconter une histoire de famille. Document d’archive, fiction, documentaire, œuvre expérimentale, professionnels et amateurs de l’image filmée sont donc réunis ce jours pour montrer leurs œuvres.

Le Festival du Film de Famille vous invite à la découverte de ces productions étonnantes. Des films à voir ensemble, à laisser résonner intérieurement ou à discuter immédiatement autour d’un verre entre deux séances avec l’auteur (et vos voisins de strapontins !) A l’heure du Festival du Film de Famille, l’Espace 1789 tout entier est un lieu de vie(s) et de convivialité pour petits et grands : les enfants se font un plaisir de vous laisser savourer vos séances pour profiter d’ateliers de création, de jeux, de lectures et autres surprises ! Vos bobines super 8 s’offrent une nouvelle jeunesse numérique sous vos yeux, tandis que vous vous baladez virtuellement dans vos images, enfin le vidéomaton malicieux (et bienveillant !) recueille vos anecdotes…

Expositions, installations, pauses rafraîchissantes et rassasiantes vous conduisent d’une séance à l’autre, jusqu’à la remise des prix, dont celui du public auquel vous êtes invités à participer !

Au programme : 5 séances, 16 films à voir ensemble,  Vidéomaton, numérisation de bobines super 8 (pensez à prendre une des votres!), ateliers, jeux et contes pour les enfants Dominique Cabrera présente son film O heureux jours à la séance de clôture Lire la suite et partager »

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Le festival de cinéma d’ATTAC : des images et des idées pour que la peur change (enfin) de camp !

Écoutez l’émission du 14 novembre avec Corine Domergues

La 9e édition du festival « Images mouvementées » qui se tient au cinéma La clé, jusqu’au 20 novembre 2011, s’applique à déconstruire le discours de la peur et à ouvrir le champ de la réflexion. Avec plus de 50 films (fictions et documentaires, courts et longs-métrages), des débats sans concessions, des rencontres avec les réalisateurs, des partenariats ciblés, une table de presse et une librairie bien fournies, nous aurons de quoi garder la tête froide et nous prémunir contre ceux qui cherchent à nous effrayer pour mieux nous manipuler.

Qui a décrété que nous vivions dans l’« insécurité » ? La crainte de la délinquance, puisque c’est de cela qu’il s’agit, passe pour la première de nos préoccupations. Ce terme qu’on nous répète en boucle dans les médias et les discours politiques, à grands renforts de statistiques et de faits divers bien sentis, finit par créer la peur qu’il est censé décrire. La menace prend différents visages : le « jeune de banlieue » toujours plus ou moins délinquant et violent, l’immigré surtout s’il est musulman, les gitans, Roms et autres voleurs de poules, les militants, activistes et autres terroristes… Les enfants sont suspectés dès la crèche d’être de la graine de voyou. Et à ce qu’on refuse de voir comme l’expression d’un mal-être légitime, on oppose systématiquement la répression bête et méchante. Comme si d’un coup de Kärcher on pouvait nettoyer la misère. En effet, la véritable insécurité, n’est-ce pas l’insécurité sociale, celle qui va grandissant, au fur et à mesure qu’on démantèle l’ensemble des protections sociales et que triomphe la loi du marché ? La pensée unique que nous impose le système néolibéral avec son arsenal médiatico-politique va de pair avec un discours sur l’ordre et la sécurité. Entendons-nous bien, si on nous promet le maintien de l’ordre, il s’agit en fait de maintenir l’ordre établi, Lire la suite et partager »

Agenda, concert, Expositions, Films, Manifestations, radio : émissions 2011, Rencontres, débats ..., Théâtre

Migrant’scène : aller vers ce qui nous rassemble !

Écoutez l’émission du 7 novembre avec Cécile Poletti de la CIMADE

Nous sommes tous, en permanence, traversés de préjugés, notamment sur les migrants. Mais nous pensions que certaines de ces idées reçues, les plus violentes, étaient illégitimes, ne pouvaient servir de discours. Pourtant les digues mentales sont en train de s’effondrer. On voit fleurir, notamment dans les discours politiques, des préjugés dont la férocité s’étale, nue. En 2011… année présidentielle, comment dépasser l’instrumentalisation électorale de cette question de l’immigration ? Comment construire un débat de société où il s’agit de femmes et d’hommes qui cherchent à vivre ensemble, et non pas de bataille vaine entre des stéréotypes? migrant’scène, le festival de La Cimade croise les approches et ouvre les regards. En se positionnant dans un autre univers que celui des débats politiques, il invente une vision plurielle des migrations, faite de récits, de parcours, de mythes. L’autre est face à nous. Que préjugeons nous ? Migrant’scène choisit, pour cette édition 2011, d’aller à la rencontre de nos représentations. Le festival choisit, pour contrer ces idées reçues, non pas d’avancer d’autres grandes idées mais de poser des questions, de transmettre des informations. Lutter contre les préjugés, ce n’est pas répondre à un stéréotype par un autre stéréotype ; c’est se tourner vers soi, interroger ses propres représentations, risquer d’adopter une pensée en mouvement. Ces questions des regards, sur soi, sur les autres, primeront dans le festival. Pour débroussailler nos imaginaires, le festival abordera quatre questions où se semblent se concentrer les idées reçues et les peurs: le travail, l’identité, les flux migratoires, l’histoire. Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

« Squat, la ville est à nous » : ce qu’habiter veut dire !

Écoutez l’émission du 7 novembre avec Christophe Coello

Le documentaire de Christophe Coello nous  prouve que l’art du Squat n’est pas de tout repos ! Repérages, investigations et recherches pour déterminer la destination et identifier le propriétaire du bâtiment convoité, escalade, descente en rappel, ouverture de portes à l’aide de pieds de biche, nettoyage et restaurations des locaux… Les militants que le réalisateur à suivi, à Barcelone pendant huit ans ne manquent ni d’énergie ni de détermination. Mais le jeu en vaut la chandelle ! En effet bien au delà du fait d’économiser un loyer, il s’agit tout simplement de reprendre les rênes de sa vie, de cesser de collaborer à un système que l’on abhorre … Jubilatoire, Squat, la ville est à nous démontre de manière implacable que la valeur d’usage d’un objet, d’un lieu est mille fois supérieure à sa valeur marchande…. Parce que les liens qui se créent entre les habitants du quartiers et les squatteurs, les pratiques collectives et les échanges d’idées n’ont pas de prix !

Pendant huit ans, de 2003 à 2011, Christophe Coello a filmé de l’intérieur les actions de « Miles de viviendas » (« des milliers de logements »), un groupe de flibustiers barcelonais qui invente mille façons de repousser les murs du possible. Gloria, Vicente, Ada et les autres ne se contentent pas d’investir des habitations promises à la culbute financière, ils impulsent la résistance à l’échelle du quartier.

Dans sa forme, le film, produit par Annie Gonzales de CP prod est rythmé, extrêmement vivant, à l’image des protagonistes dont on suit les aventures. Et puis cela fait du bien de voir un film qui se passe d’un commentaire en voix off ! Du coup, on sort de la salle avec une envie de lever la tête, histoire de regarder si  quelques fenêtres sans rideaux  ne recèleraient pas des appartement habitées par des pigeons… et donc l’idée qu’une autre vie y serait possible ! Lire la suite et partager »

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Le festival de l’été infini débute jeudi 22 septembre : pas d’automne pour les cigales !

Écoutez l’émission du 19 septembre avec Marina Trueba, Brigitte Parro et David Rougerie

Le Festival de l’Eté Infini, c’est un creuset de rencontres musicales, théâtrales, du cinéma, des saltimbanques, des associations, dans la bonne humeur et la détente tout en gardant les yeux ouvert sur le monde qui nous entoure. La 3ème édition de l’Eté Infini aura lieu au Café de Paris (158 Rue Oberkampf, Paris 11ème), les vendredi 23 et samedi 24 septembre 2011. Et pour bien commencer l’été, les organisateurs Guyom Touseul et David Rougerie ainsi que toute leur équipe vous invitent à la soirée d’ouverture à l’Apostrophe (rue de la Grande aux Belles), le jeudi 22 avec le retour amical d’artistes des premières éditions. Le Festival de l’Été Infini propose de mélanger les genres et de créer des rencontres musicales, artistiques ou humaines. Pour cela, la chanson, qu’elle soit française, loufoque, engagée, festive ou plus intime sera notammentreprésentée  par Pierre Rivière, Nicolas Bacchus, Marina Trueba, Armelle Dumoulin, Guyom Touseul & les Jambons Volants, Marc Havet, Gaëlle Vignaux, Céline Caussimon : Cette année au programme, principalement de la chanson théâtralisée. Il y aura également des films, ceux d’Armelle Després, par exemple,  des saltimbanques comme Djiz, des magiciens, des stands d’associations, des créateurs bios. .. Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

Passe le périph d’abord !

Écoutez l’émission du 5 septembre avec bruno victor-pujebet
Discussion à Bâtons rompus avec Bruno Victor-Pujebet,  le réalisateur et co auteur avec Jean Marie Montali du film Passe le périph d’abord, diffusé sur Canal + mercredi 7 septembre à 20h50.

Alix, Tania et Carlotta sont parisiennes. Alison, Deguene et Wafae sont clichoises. Elles ont entre 17 et 18 ans, elles sont élèves en terminale et appartiennent à deux lycées différents : Jean Racine est à Paris, dans le 8e arrondissement et Alfred Nobel est situé à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis et en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Tout les sépare. Tout, c’est-à-dire le périphérique et une montagne de préjugés. Ces jeunes filles ne se seraient jamais rencontrées si leurs lycées ne les avaient pas lancées dans une aventure pédagogique inédite : reconstituer un procès d’assises pour comprendre le fonctionnement de la justice. Ce procès, encadré par maître Jean-Pierre Mignard, un ténor du barreau de Paris, se déroule dans l’enceinte historique du Palais de justice de Paris. Les élèves y jouent tous les rôles, des accusés aux avocats en passant par le procureur et les jurés populaires. Un exercice pratique en situation quasi réelle qui leur permet de mieux comprendre la mécanique judiciaire. Durant les quatre mois de tournage, elles ont aussi accepté de relever un autre défi : traverser le périphérique pour changer de lycée et vivre quelques jours les unes chez les autres. Les Clichoises s’installent dans les familles parisiennes, et les Parisiennes dans les familles clichoises. Il s’agit de voir en quoi, d’un côté ou de l’autre du périphérique, les vies de ces adolescentes sont si différentes…

 

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Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Films, Livres, radio : émissions 2011, Rencontres, débats ..., symptômes

L’impossible mission du travail social avec des migrants dont les droits sont de plus en plus restreints par la loi…

Écoutez l’émission du 4 juillet réalisée en partenariat avec la revue hommes et migrations

Les organismes du secteur social sont de plus touchés par la politique engagée contre l’immigration illégale. On assiste à la multiplication d’incidents entre la police et les travailleurs sociaux. Les professionnels s’en inquiètent, se soucient de ne pas mettre en danger les publics qu’ils reçoivent, veulent voir affirmer leurs obligations professionnelles et éthiques, souhaitent connaître les possibilités légales de résistance à ces intrusions, craignent leur poursuite pour aide au séjour irrégulier… Cette situation a amené le CNAM et la revue « Hommes et migrations » à réfléchir ensemble à cette nouvelle donne concernant le travail social et à proposer le fruit de leur travail commun dans un numéro de la revue sobrement intitulé :  » Travailleurs sociaux et migrations, connaitre pour mieux intervenir ».Durant cette émission co animée par Marie Poinsot, la rédactrice en chef de cette revue, nous recevons Mohamed Madoui, sociologue, professeur au CNAM et coordonnateur du dossier qui nous apporte son éclairage sur ses question et réagit aux interventions de : Claudine Bories et Patrice Chagnard, les réalisateurs du film les arrivants, un documentaire qui nous invite à suivre le quotidien de deux assistantes sociales, Caroline et Colette qui, à longueur de journées, reçoivent des familles qui viennent demander l’asile en France. Dans leurs regards épuisés, on peut lire à la fois une peur immense et une détermination sans faille. Ils viennent de si loin et ils attendent tant ! Comment répondre au flot débordant de toutes ces détresses, de tous ces besoins ? Avec ces familles, c’est le monde entier qui débarque dans la vie de Caroline et Colette, et dans la nôtre. Un monde chaotique et violent, bouleversant. Faiza Guelamine qui se consacre depuis plus de 15 ans à la formation en travail social. Elle poursuit également ses activités de recherches sur les thèmes de l’immigration et de la discrimination ce qui la conduit à s’interroger sur les moyens à mettre en oeuvre pour éviter que les travailleurs sociaux produisent ou véhiculent des préjugés pouvant conduire à des pratiques discriminatoires, Patrick Nivolle, chercheur au Lise-Cnrs qui décrit la frontière poreuse entre travail social et la militance qui vise à changer la loi afin que les travailleurs sociaux puisse remplir leurs missions et Marie José Pagnon, travailleuse social à la protection de l’enfance à Limoges, qui décrit le cas des mineurs migrants isolés. Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

« Les désorientés » : cherche avenir avec soin !

Ecoutez l’émission du 23 mai avec Philippe Troyon
Diffusé à 20h35, sur France Ô, le mercredi 25 avril, les désorientés de Philippe Troyon est un documentaire profond et pudique. Ici, nous sommes très loin de la télé réalité ou encore des reportages de société sinon « à charge », du moins cherchant à conforté une réalité le plus souvent fantasmée. Non, le film de Philippe Troyon ressemble à ses protagonistes… Il se cherche !

Et le résultat de ce travail au long cours est plutôt étonnant. Le réalisateur a suivi pendant près de 5 ans en tout les élèves d’une classe de BEP sanitaire et social au sein du Lycée Delacroix de Drancy, en Seine saint Denis… Ne se contentant pas de les interroger ou de les filmer, il a développé avec eux un atelier, qui sous l’étiquette « éducation à l’image », est avant tout un espace où la parole se libère. Face à la caméra, tenue par leur camarades, les jeunes ne mentent ni ne se mentent. Eux, qui se destinent à des métiers où souvent ils côtoieront la maladie, la vieillesse, le handicap, la mort, expriment leur désarroi face aux réalités de leur travail, l’apprentissage des relations, l’empathie qui nait face aux démunis, le plaisir de se sentir utiles et reconnus. Ils lâchent aussi leur colère devant l’exploitation dont ils se sentent victimes, ou le manque de préparation qu’ils reprochent à leurs enseignants. Au-delà de cette filière imposée ou choisie par défaut pour la plupart d’entre eux, il leur faut avant tout se construire et apprendre à affronter l’avenir, même si aujourd’hui comme hier « on n’est pas sérieux quand on a 17 ans », et c’est tant mieux ! Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

Said Bahij et Rachid Akiyahou, famboyants briseurs de silence !

Ecoutez l’émission du 11 avril avec Rachid Akiyahou et Said Bahij

Au delà même du propos du film, ses auteurs Said Bahij et Rachid Akiyahou, sont de véritables inventeurs qui renouvellent le genre du documentaire. On en prend plein les yeux, plein les oreilles, tout cela attaque directement le cerveau… et c’est plutôt joyeux ! Poème sémiologique autant que document authentique,« les héritiers du silence » raconte l’histoire des hommes à travers la destinée d’une ville, ses murs, ses mots (maux !) et ses panneaux. Saïd Bahij, qui habite la cité depuis son enfance, s’applique à décrypter la “forêt de symboles” du Val Fourré. “Sociologue de gouttière” comme il s’est lui-même défini lors d’une rencontre avec Pierre Bourdieu, le réalisateur pose son regard d’artiste multiformes sur l’une des plus vieilles cités de France transformée en “banlieue” par l’urbanisation des cinquante dernières années. Histoire de l’immigration teintée de colonisation, témoignages tendres ou abrupts, le film pulvérise les clichés sur ces “zones franches à hautes tensions” à travers un humour noir salvateur. C’est le portrait d’un lieu de vie contemporain abandonné aux confins de la capitale, là où le silence bruisse de peine et d’espoir, un parcours fléché porté par la mélancolie, l’énergie créatrice d’un observateur poète. Lire la suite et partager »

Films, radio : émissions 2011

« À l’ombre de la république », quid du droit à la dignité dans les lieux d’enfermement ?

Ecoutez l’émission du 21 mars avec stephane Mercurio

Rencontre avec Stéphane Mercurio qui nous livre un documentaire exceptionnel sur les lieux de privation de liberté. Un parcours sensible et inédit au cœur même de ces lieux que Michel Foucault qualifiait d’hétérotopies.  Que signifie être enfermé en France en 2010 ? Comment faire respecter les droits des détenus, des malades mentaux ? En suivant les pas de Jean-Marie Delarue, le contrôleur général des lieux de privation de liberté et de son équipe, en charge de la vérification du respect de la loi et des droits humains dans des lieux comme  les prisons, les hôpitaux psychiatriques, les centres de rétention administrative, les commissariats, les gardes à vue, les centres éducatifs fermés, les dépôts des tribunaux, la documentariste lève le voile sur l’enfermement en France aujourd’hui. Lire la suite et partager »