Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Brouck et Madassa célèbrent la Liberté de circuler avec une BD !

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liberte-de-circuler-voyage-au-mali-avec-madassa-ex-sans-papiers A près des années de lutte pour obtenir ses papiers, c’est le temps du retour au pays pour Madassa, qui n’a pas revu sa famille restée au Mali depuis plus d’une décennie. Le dessinateur Brouck, qui avait déjà suivi et soutenu à la force du crayon les travailleurs sans papiers en grève dont Madassa faisait partie, a accepté l’invitation de ce dernier à la suivre jusque dans son village où il peut maintenant retourner voir les siens sans crainte de ne pouvoir revenir en France où il vit et travaille.

C’est le collectif 12, pour les droits des sans-papiers et de sa représentante, Bénédicte Kermadec, qui avaient soutenu les travailleurs sans papier en grève, qui a soutenu le projet de voyage au Mali de Brouck et lui a ainsi permis de nous rapporter son journal de bord dessiné afin de témoigner de la réalité, souvent méconnue des échanges tenus Lire la suite et partager »

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Liberer les memoires des parcours individuels pour construire une histoire commune.

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pascale jamoulleLe livre de Pascale Jamoulle est le fruit d’un enquête de terrain en Seine-Saint-Denis. Deux années durant cette anthropologue qui allie à son travail universitaire une pratique d’assistante sociale au service de santé mentale Le Méridien, à Bruxelles, est allée à la rencontre des migrants récemment arrivés et a également instauré un dialogue avec des familles immigrées de longue date. En se racontant, hommes et femmes, jeunes et parents sortent collectivement du silence. Ils relatent le « travail de l’exil », d’épreuve en épreuve, et questionnent les métissages socioculturels, d’une génération à l’autre, dans les quartiers populaires.

A travers cette parole qui se libère on comprend les dégâts que peuvent faire  les « chapes de plomb » que l’on pose sur leur mémoire individuelle et collective, sur leur vie d’avant l’exil, sur leurs motivations (trop souvent implicitement réduites aux clichés et aux fantasmes entretenus par les médias et certains hommes politiques français), sur leurs singularités. En voulant à tout pris assimiler les nouveaux arrivants, en restant dans le déni de leurs différences on les place dans une situation intenable qui engendre ruptures, violences et conduites « à risques ». Parmi ces personnes, nombreuses sont celles qui vivent une triple rupture : avec leur passé (quand il ne leur est pas transmis), avec leur langue et leur culture d’origine (quand celles-ci sont censées disparaître) et avec la réussite sociale en France (quand elles se sentent mises au ban). La plupart des personnes rencontrées par Pascale Jamoulle ont connu différentes formes de précarité et parfois de violence, liées aux histoires personnelles, mais aussi aux problèmes de séjour, aux dominations de classe, de race et de genre. Ces parcours montrent, en effet loupe, les tensions sociales, les souffrances de l’exil, les impasses du métissage quand prévalent l’aveuglement, le mutisme et les relégations. Il est temps de sortir du déni, pour offrir à chacun la possibilité de tisser des liens avec et malgré ses différences, sa culture, ses origines qui peuvent constituer un handicap pour trouver sa place dans la société française telle qu’elle est. C’est cet effort là, celui de regarder et d’entendre, que nous devons faire pour, enfin… devenir un plus plus républicains ! Lire la suite et partager »

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Ville africaine, ville humaine !

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ville-africaineAvec cette exposition documentaire qui investit différents lieux de la ville de Dijon jusqu’au 14 décembre avec des photos, des œuvres d’arts, des performances, des conférences, des rencontres, des sons, des gouts et des odeurs… Sébastien Godret, son concepteur a voulu montrer que la ville africaine, dans sa diversité, traduit autant qu’elle impose un autre regard sur l’espace et le monde, ainsi que sur les relations humaines en son sein.

Ville village, ville fractale, la ville Africaine, contrairement à celle issues d’une « planification » que l’on trouve en Europe, en Amérique ou en Asie, reflète une conception de l’espace et du temps qui lui est propre. Surtout, malgré le manque d’infrastructures notamment en ce qui concerne le système de distribution et de traitement de l’eau et la fourniture en électricité, cet urbanisme à taille humaine est riche d’enseignements pour tous ceux qui, en occident, réfléchissent à des modes de vie compatibles avec un développement soutenable à l’échelle de la planète.

Produite par Archi-DB, en collaboration avec Radiofonies Europe qui en a conçu l’environnement sonore, cette exposition vous fera voyager Lire la suite et partager »

concert, Emissions en partenariat avec la Cimade, Expositions, Films, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ..., Théâtre

Migrant’scène 2013 : pleins feux sur les femmes migrantes !

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migrant-scene2013Organisé chaque année par la Cimade, le festival Migrant’ scène, se tient à la Maison des métallos du 15 novembre au 1er décembre.Cet évènement alliant création artistique et réflexion à travers des expositions, concert, représentations théâtrales, projections de films, performances et débats met cette année les femmes migrantes à l’honneur. Elles sont 100 millions dans le monde. Et, bien que  49% des migrants soient des femmes, celles ci sont largement invisibles. Or, souvent, contrairement aux idées reçues elle sont d’autant plus déterminées que le chemin migratoire a été éprouvant, d’autant plus actives qu’elles doivent prouver encore davantage que les hommes, d’autant plus fortes que leur situation et de femme et de migrante les rend plus vulnérables aux discriminations et injustices sociales. Elles existent et agissent pour et par elles-mêmes, tributaires de notre incapacité collective à penser la complexité et la diversité de leurs situations et parcours de vie privée et professionnelle ! Lire la suite et partager »

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17 octobre, journée mondiale du refus de la misère : et si l’éradication de la pauvreté était un choix politique ?

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Comme chaque 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de nombreux événements ayant pour but de mettre en lumière tous ceux qui se battent tous les jours contre la pauvreté, à commencer par ceux qui la subissent. Bert Luyts, délégué national adjoint d’ATD Quart Monde en France nous retrace le contexte et les enjeux de ce rendez vous de la solidarité et de l’affirmation publique d’une volonté de transformation de notre société.

Cette année le thème de la mobilisation du 17 octobre st la lutte couv povcontre les préjugés à propos des pauvres et de la pauvreté. Car le changement de société passera avant tout par un changement de regard et appréhension des plus fragiles d’entre nous. Pour l’occasion un livre intitulé « En finir avec les idées fausses et la pauvreté » vient de paraître. Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la pauvreté. Alors que l’on accuse les pauvres d’être des assistés et des fraudeurs, il révèle par exemple que le montant des aides sociales non réclamées par ceux qui y ont droit s’élève à plus de onze milliards d’euros par an ! Lire la suite et partager »

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« La dette » démystifiée !

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L’excellent documentaire de Sophie Mitrani et Nicolas Ubelmann, « La dette », est conçu principalement autour de ces questions : d’où vient la dette et d’où vient la monnaie ?Quelles logiques et quels intérêts se cachent derrière ces mots ? Fruit de trois années d’enquête, le film tente de répondre à ces questions et montre comment le privilège de la création de monnaie a peu à peu été pris en main par les banques au détriment des Etats. En effet, au cœur de la « crise » dont on nous rappelle sans cesse qu’elle menacerai  l’édifice européen, sa monnaie et l’avenir de ses peuples, il y a ce qu’on appelle « la dette publique ». Pas un jour qui passe sans que l’on évoque les risques mortels portés par ce monstre menaçant notre avenir proche. Incongrues, excessives, nos dépenses publiques alimenteraient une dette exponentielle pouvant désormais exploser d’un jour à l’autre. Face à ce scénario catastrophe, depuis plus de 20 ans en Europe, la réponse des élites économiques, la fameuse troïka, a pour nom « austérité » : réduire les dépenses, trouver de nouvelles recettes en privatisant partout où c’est possible les services publics afin de réaliser des économies monétaires à court terme.

Pour tenter d’expliquer, de démystifier la dette et de proposer de solutions alternatives à la politique délétère présentée comme inéluctables, les réalisateurs ont fait appel à des universitaires, des économistes, sociologues, historien, citoyens, ministre, hommes politiques ou autres tels Benjamin Coriat, Pascal Canfin, Bernard Maris,  Patrick Viveret, Marie-Louise Duboin, Renaud Vivien,  Jean-Pierre Brard, Dominique Hollard, Christian Chavagneux, Gérard Foucher, Pierre Roba, Philippe Murer, Laure Quennouelle-Corre. A voir absolument ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Venez buller au musée de l’histoire de l’immigration !

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affiche_albumsDans cette émission en partenariat avec  la revue Hommes et Migrations,  nous abordons, avec Marie Poinsot,   la question des relations entre de la bande dessinée et l’immigration depuis un siècle.

A l’occasion de l’ouverture au Musée de l’Histoire de l’Immigration d’une exposition intitulée « Albums, des histoires dessinées entre ici et ailleurs«  le 16 octobre prochain, la revue à travers un petit dossier de chroniques, va montrer comment la bande dessinée peut rentrer dans les collections d’un musée consacré  à l’immigration et plus généralement comment y sont représentés la figure des immigrés et plus généralement des phénomènes migratoires.

Parce que le 9eme art est intimement lié aux migrations, émergeant il y a un siècle dans les milieux des migrants new-yorkais, il permet de raconter autrement des récits de vie qui sont parfois ceux de leurs auteurs, ou bien de leurs familles. Mais pas toujours.

Comment et pourquoi des musées choisissent-ils d’acquérir des planches de bande dessinée ou bien de concevoir des expositions autour de ce type de création ? Pour en parler, nous recevons Hélène Bouillon, responsable de la collection historique du Musée de l’Histoire et des Cultures de l’Immigration, co-commissaire de l’exposition « Albums » et Anne-Hélène Hoog, conservatrice au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris.

Et , bien sûr, on entendra ceux qui font des bandes dessinées puisque  Lionel Brouck, auteur d’un nouvel album « retour d’un voyage à l’envers »  qui raconte le retour d’un sans-papier malien chez lui après sa régularisation et Clément Baloup, auteur de deux tomes sur les mémoires des Viet kieu , sans oublier Farid Boudjellal, l’auteur de nombreux ouvrages dont, L’Oud, son premier récit et de nombreux albums consacrés au thème de l’immigration (Les soirées d’AbdullahMémé d’Arménie), à la crise du logement en France (L’Oud), au racisme (Juifs-Arabes,Jambon-beurLire la suite et partager »

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Valère Staraseslki réveille les mémoires … et les consciences !

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Valere-Rois1Alliant sa passion pour l’Histoire et pour la vérité à son talent de  narrateur, le roman que Valère Staraselski nous livre ici avec L’adieu aux rois, paru aux éditions du Cherche Midi constitue un outil de réflexion essentiel qui, loin des clichés et des idéologies simplificatrices, rappelle utilement quels sont les fondements de notre société.

Dans ce huis-clos, qui met en scène quatre personnages et un chat, c’est un épisode oublié ou trop souvent déformé de la Révolution française qui nous est raconté d’une manière  précise et originale.

L’auteur exhume ces jours de l’automne 1793, durant lesquels, tandis que la France est assiégée de toutes parts et que règne la Terreur, les mausolées royaux vont être détruit . Dans une volonté de faire table rase d’une époque que l’on souhaite révolue, les cercueils des rois et des reines de France, des princes et des princesses et de tous les nobles dont les sépultures se trouvent à la basilique de Saint Denis vont être ouvert. Et les corps ou les restes humains qui en sont extraits seront jetés dans deux fosses communes creusées à proximité….

Dans  le livre de Valère Staraselki, c’est un témoin, Ferdinand Gauthier, royaliste  et catholique fervent, un personnage ayant réellement existé et qui fut organiste attachée à la basilique, qui vient chaque jour à Paris durant une semaine afin de narrer avec une précision teintée d’émotion les faits qui se sont déroulés sous ses yeux.

Le commanditaire de ce témoignage, l’avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville, Lire la suite et partager »

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Géostratégie des interventions militaires : l’éclairage de Michel Koutouzis

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ares-god-of-warA mille lieues des discours infantilisants des hommes politiques et du ressassement médiatique, l’historien et ethnologue Michel Koutouzis nous livre une analyse aussi pertinente que décapante des gesticulations occidentales concernant la guerre syrienne et plus généralement des motivations réelles des guerres d’intervention.

Effectivement, dès lors que l’on accepte de se poser de poser un regard calme sur la situation, en essayant d’intégrer des paramètres éludés, on réalise que le théatre des opérations est complexe : « Le nord-est syrien est sous le contrôle kurde. Cela inquiète la Turquie. Deux composantes djihadistes (ASL et Idlib), à l’est, au centre et à la frontière turque ont créé des zones autonomes et se tapent dessus quand elles peuvent. Une multitude de petits groupes fondamentalistes (sunnites en majorité) sillonnent le pays confondant révolution et prédation. Cela inquiète les Etats Unis et l’Europe. Une partie des villes et même le nord-est de Damas sont sous le contrôle fluide d’insurgés laïques. Ce qui inquiète aussi bien l’Iran que les pays du Golfe, gros mais sélectifs financeurs de l’insurrection. Le Hezbollah agit en profondeur sur le sol syrien aux côtés de l’armée syrienne. Cela préoccupe l’Europe et Israël. A l’intérieur de cette guerre, des mini guerres opposant kurdes et fondamentalistes, groupes djihadistes, laïques et religieux, Alaouites et Sunnites, participent au chaos tandis que des milices (chrétiens, sunnites, chiites, kurdes) fortifient bourgs puits, barrages et villages taxant au passage les routes et les chemins qui y mènent. Même ceux qui pendant des décennies se considéraient simplement syriens doivent aujourd’hui adosser au moins un des qualificatifs politico – religieux et/ou ethniques ci-dessus. L’action en profondeur des uns et des autres est quasi impossible. La guerre prend l’allure d’incursions punitives successives, de guerre de positions (aux dépends de ce qui reste des villes), et de bombardements massifs. Pour les uns comme pour les autres des secteurs de territoire incertains reliés par des corridors encore plus incertains et changeants. Un bon tiers des villes et de leurs infrastructures est totalement détruit, comme les systèmes d’irrigation, les réseaux électriques, les routes, sans oublier la destruction massive du patrimoine historique. D’ores et déjà, tandis que le pouvoir politique reste toujours en place, la Syrie est un pays détruit qu’un vingtième de sa population a déjà fuit. Il est aussi devenu un jouet de ses voisins (Israël, Turquie, Iran), se « libanise », tandis que le Liban reprend allègrement le chemin de la « grande catastrophe » Les pertes humaines sont énormes mais aussi, produit d’une multitude de guerres, invérifiables, d’autant plus que s’y ajoutent des règlements de compte, on « résout » des différents entre villages, familles, clans qui n’ont rien avoir avec les enjeux de la guerre elle même.

Complexe, les enjeux à l’extérieurs de la Syrie ne le sont pas moins : Israël, par exemple, a tout à perdre avec la chute de Bachar el – Assad mais tout à gagner d’un affaiblissement de l’Iran qui le soutient et du Hezbollah, acteur en Syrie et soutenu par l’Iran. La Turquie, par ses barrages anatoliens tient les vannes qui peuvent transformer en désert ou en jardins fleuris la quasi-totalité de l’espace agricole syrien. Mais elle craint aussi l’émergence d’un Etat kurde et celui de l’entité autonome en Iraq lui suffit amplement comme problème. Chypre possède sur son sol une base aérienne britannique mais, après avoir porté un coup bas aux sociétés offshore russes à son corps défendant ne veux pas aggraver ses relations avec la Russie. Tout comme la Grèce et la base américaine de Souda en Crète. La Russie et la Chine, qui ne s’embarrassent pas du concept de guerre juste quand elles interviennent à leurs marches (ou supposées l’être) savent rappeler aux alliances atlantiques qu’ils ont été largement abusés en Libye et que cela ne se reproduira plus. Faites ce que vous voulez insinuent-ils mais cela se fera aux dépends de vos propres concepts (guerre juste adossée par la communauté internationale).

Tous ceux qui « s’inquiètent », qui « restent préoccupés », ou affirment leur « indignation » oublient un peu trop vite qu’ils ont surtout « misé » sur une solution rapide des uns ou des autres, participant de la sorte à l’impasse. Naît alors la notion d’une « mort inacceptable » pour cacher l’acceptation de dizaines de milliers de morts et de la destruction massive d’un pays. On découvre soudainement que tuer par le gaz sarin est un casus beli, tandis qu’au même moment des bombardements massifs mais « admis » en tuent bien plus. Ce n’est plus la mort en soit mais cette mort spécifique qui mobilise, tandis que les médias et les opinions manipulées participent à ce jeu destructeur de leur propre entendement qui spécifie de manière morbide leurs résistances morales par rapport à ce désastre global. » Lire la suite et partager »

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Des grands projets inutiles aux utopies concretes !

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grands projets inutilesDans un livre collectif, « Le petit livre noir des grands projets inutiles » (ed. le passager clandestin), Camille dénonce la manière, dont malgré les « Grenelles » et autres éco-gadgets, on prévoit un « grand bétonnage du territoire français avec des projets d’autoroutes, d’aéroports, de lignes LGV, de stades de foot, d’incinérateurs, de centrales nucléaires et autres lignes à très haute tension… La « crise » conduit en effet les pouvoirs politiques à la recherche du Graal de l’emploi et de la croissance économique à reprendre ces recettes traditionnelles des « grands travaux » qui nous ont menés dans l’impasse …  Qu’importe que cette équation fasse abstraction de la finitude de notre planète et méprise les nécessités fondamentales du vivre ensemble et du rapport à la nature ! Cet ouvrage décrit les principaux projets inutiles de notre temps, butant sur des mobilisations ô combien nécessaires : de Notre-Dame des Landes à Bure en passant par Flamanville, Gonesse, Gap, Creys-Malville, Lyon, Rouen, Toulouse, la Picardie, le Morvan ou les Landes…

Heureusement, l’inutilité et la nocivité de ces grands projets trouve sur leur route toute une populatioFUCCn déterminée, en multipliant les zones à défendre (ZAD), à inventer d’autres manières d’occuper le terrain.

Et comme le souligne Clara Breteau, l’une des organisatrice du Festival des utopies concrètes qui se tient à Paris et en région parisienne à partir de 20 septembre, de nombreuses initiatives de vie et de production existent déjà ! Centré sur les alternatives, les initiatives de transition le FUC prouve que d’autres modes de vie, de transport, de production et de consommation sont possibles et qu’ils sont accessibles et réalisables localement par les citoyens. Lire la suite et partager »