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Paris XVIIe : la liste liste fantôme de ceux qui dont on ne veut pas entredre les voix !

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AFFICHE-LISTE-SANS-VOIX-DEF-212x300Depuis quelques semaines, ils se donnent rendez-vous place Jules Joffrin, exactement devant la Mairie du 18 arrondissement. Ils sont Maliens, Malgaches, Rroms, Français, Palestiniens … Les sans-voix, ceux à qui le gouvernement, en dépit des promesses de son chef, continuent de refuser le droit de vote. Alors ils ont décidé, le temps d’une campagne, de se faire entendre. En constituant leur propre liste.

Il y a une liste fantôme qui hante le rituel de l’élection. Une liste qui devrait interpeller chaque citoyen du pays : la liste, l’interminable liste des fantômes que nous avons fabriquée, des fantômes dont la colère souvent étouffée ne sourd pas moins des « zones de non-droit » dans lesquelles nous les avons reclus. Des femmes et des hommes qui créent, inventent, produisent les richesses sans en bénéficier, habitants niés en tant que citoyens, quand ils ne sont pas criminalisés. Une galerie de personnages anonymes, sans réel visage ni réelle visibilité… Lire la suite et partager »

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Pour sortir (réellement) du colonialisme, une « révolution » intellectuelle et politique est nécessaire.

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anticoloniale

Quand il nous semblera naturel que la Belgique puisse devenir un « territoire d’outre mer » du Congo, ou quand on demandera à des « observateurs » ivoiriens de venir contrôler les élections à Corbeille-Essonne ou à Marseille, alors, peut être seront nous réellement sortis du colonialisme !

A la lecture du livre Désobéir au colonialisme, de Patrick Farbiaz, aux éditions Le passager Clandestin, on comprend en effet que, contrairement à ce qu’il est coutume de lire et de penser, le colonialisme n’est pas mort avec la fin de la guerre d’Algérie et de l’Empire français. Il se perpétue à travers des occupations de territoires de la Palestine au Sahara occidental, du Kurdistan au Tibet. L’ordre colonial prend de nouvelles formes : néocolonialisme, Françafrique, colonialisme interne, territoires d’outre mer, dette financière, ou écologique, accaparement des terres, contrôle des images et des sons…desobeircolonialisme

Au nom du « développement », les pays du Nord mettent en place un nouveau système de domination, le nouvel ordre colonial. Ce colonialisme global est un colonialisme de la mondialisation.

En France, les discriminations racistes instituent une ségrégation post coloniale dans les quartiers populaires tandis que les nostalgiques de la « colonisation positive » vont jusqu’à faire voter des loi en ce sens. Face au nouvel ordre colonial, une nouvelle génération de militants anticolonialistes invente de nouvelles formes de désobéissances, liant le passé, le présent et l’avenir pour résister et décoloniser.

brazzaEt à propos de passé, pas si éloigné, les mêmes éditions Le passager clandestin publie Le rapport Brazza préfacé par de Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure émérite de l’université Paris-Diderot, historienne de l’Afrique et de la colonisation et postfacé par  Patrick Farbiaz, animateur et cofondateur de l’association Sortir du colonialisme. Il s’agit d’un document exceptionnel exhumé après un siècle de « disparition » qui décrit les conditions d’exploitation des populations locales, notamment dans la collecte du caoutchouc, dans un territoire sous domination française qui correspond à l’actuelle République centrafricaine. Le rapport, établi par Pierre Savorgnan de Brazza, parti le 5 avril 1905 de Marseille, qui entraîna la mort de l’explorateur, le 14 septembre 1905, à l’escale du retour à Dakar. Le rapport qui fut rédigé par le ministère à partir des archives de la mission, jugé explosif, ne fut jamais publié. Il fut oublié et on le crut perdu… Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

G.C Cameron : l’homme aux six voix !

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George Curtis CameronChanteur aux prouesses vocales hallucinantes, capable d’étendre sa voix sur 6 registres différents, G.C Cameron est reconnu pour son falsetto dévastateur sur le hit des Spinners « It’s A Shame » mais pas pour sa carrière solo au sein d’une institution de la musique afro-américaine, Motown Records.

Né George Curtis Cameron le 21 Septembre 1945 à Jackson, Mississippi, sa famille déménage à Detroit avec ses 9 frères et sœurs en 1955, puis sert sous la bannière étoilée au sein du corps des Marines pendant la Guerre Du Vietnam avant d’être démobilisé en 1967. A cette période, il se marie avec Gwen Gordy, sœur de Berry Gordy, le pdg fondateur de Motown Records et ex-femme du producteur Harvey Fuqua et rejoint le groupe The Spinners en qualité de lead vocal. Ces derniers obtiennent leur plus gros hit en 1970 avec « It’s A Shame », sublime composition coécrite par Stevie Wonder.

En 1971, The Spinners Quittent Motown pour Atlantic Records, mais Cameron reste fidèle au label qui lui mit le pied à l’étrier en débutant une carrière solo. Ses premiers morceaux se retrouvent sur le label Mowest, crée pour prendre la température de la scène californienne car Motown déménage progressivement ses infrastructures à Los Angeles. Les singles « Act Like A Shotgun », « What It Is What It Is » et « Don’t Wanna Play Pajama Games » malgré des qualités sonores indéniables sont des échecs commerciaux. Cameron est capable de reproduire les sonorités de Curtis Mayfield sur « No Matter Where » (1973), des Isley Brothers sur « Come Get This Thang » ou de Smokey Robinson sur « Pajama Games » mais reste un petit vendeur aux yeux de son label. Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2014

Tout va bien : une plongée dans l’univers « philosofoque » des clowns !

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TOUT VA BIEN photo 7Tout va bien (1er commandement du clown), qui vient de sortir au cinéma, est un film sans commentaire… Une plongée, en apnée, avec dix filles et quatre garçons qui ont décider de prendre un tournant dans leur vie : intégrer le Samovar, une école de clown où la « formation »  relève tout autant de l’apprentissage que de l’expérience philosophique, voire de la quête de soi. Les réalisateurs Pablo Rosenblatt et Emilie Desjardins suivent de près les élèves et leurs enseignants , mais sans que, jamais, malgré les émotions qui souvent explosent à l’écran, la caméra ne soit impudique.

Ce documentaire original autant par son sujet que par sa forme enlevée, libre et virevoltante fait le pari audacieux de nous faire découvrir un univers peu connu. Celui de ceux qui, à contre courant d’une société de la performance, se lancent dans une quête : « chercher leur clown » pour apprendre à faire rire de la condition humaine. En suivant leur évolution, leurs prises de conscience, leurs doutes, et leur parcours pavé de moments de grâce, on découvre peu à peu les contours de cet art populaire, vivant, éminemment politique et plus que jamais nécessaire.

Autre particularité bienvenue, les enseignants sont montrés dans toutes leurs dimensions : exigeants, généreux, facétieux et fragiles aussi parfois… Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

King Floyd : la saveur du Bayou

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king floydChanteur au timbre puissant, véritable sommité de la soul made in Louisiane, King Floyd fait partie de cette galaxie d’artistes qui connurent un succès justifiant toute une carrière de part la qualité indiscutable de la voix, de la musique ou de la mélodie.

Né le 13 Février 1945 à la Nouvelle Orléans, King Floyd III fait ses gammes dans un bar de la célèbre Bourbon Street et part faire son service militaire. Installé entre temps à Los Angeles, Il enregistre un album en collaboration avec Dr John passé totalement incognito. Dépité, King Floyd retourne dans sa ville natale et travaille comme postier. Nous sommes alors en 1969.

Au début de la décennie suivante, il entre en relation avec le grand producteur Wardell Quezergue. C’est le début d’une collaboration fructueuse qui atteindra son point d’orgue le 17 Mai 1970, au cours de la légendaire session au Malaco Studio, d’où émane le morceau « Groove Me » et « Mr Big Stuff » pour Jean Knight. Initialement Face B, « Groove Me » est diffusé sur les ondes locales et devient un hit dépassant les frontières de La Louisiane, Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2014

Sanofi Big Pharma : un plaidoyer éclairé et argumenté pour la réappropriation sociale du médicament.

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sanofi2Avec Thierry Bodin,  co auteur avec Danielle Montel, Danielle Sanchez et Daniel Vergnaud, de SANOFI BIG PHARMA, L’urgence de la maîtrise sociale, et Pierre Zarka, le préfacier de cet ouvrage instructif et salutaire nous évoquons le fonctionnement de l’industrie pharmaceutique dont Sanofi est emblématique.

En pleine conscience de leur compétences, de leur capacité d’analyse, de l’utilité sociale de leur travail et de la responsabilité qu’il implique, les auteurs de ce livre, employés de Sanofi, partent du postulat que le médicament n’est pas une marchandise comme les autres et revendiquent pour ceux qui les inventent, les fabriquent et les vendent_voire ceux qui les prescrivent et ceux qui les ingèrent_la nécessité d’un « supplément d’âme » au sens ou l’entendait Bergson.

Après avoir exposé le fonctionnement de la « machine à fric » qu’est devenu Sanofi, qui vient encore de distribuer 50% de ses bénéfices à ses actionnaire, négligeant totalement la juste rétribution des salariés, l’acquisition de nouvelles compétences humaines et techniques ainsi que l’investissement dans la recherche, Danielle Montel, Daniel Vergnaud, Danielle Sanchez,Thierry Bodin exposent leur vision d’une industrie du médicament, incluant la recherche en son sein, avec pour objectif de guérir des malades au lieu de céder à l’obsession d’une maximisation sans fin des profits, au détriment de la santé et des finances publiques. En effet, c’est bien avec les impôts et les cotisations sociales des citoyens qu’est financée la sécurité sociale qui, en remboursant des médicaments sans bénéfices thérapeutiques réels pour les patients, participe de ce système de spoliation de l’argent public au bénéfice de grandes firmes pharmaceutiques.

Malgré la triste réalité qu’il décrit SANOFI BIG PHARMA, L’urgence de la maîtrise sociale, est un véritable message d’espoir pour les lecteurs, car il prouve que ceux qui fabriquent réellement les médicaments ont une conscience forte de leur mission de service public et qu’il cherchent et proposent des alternatives pour mettre cette nécessaire activité en cohérence avec l’intérêt général et l’amélioration de la santé dans le monde entier.

Comme le signale dans sa préface, Pierre Zarka, dont la vision politique (au bon sens du terme) éclaire le contenu de cet ouvrage : tout n’a pas été essayé ! Lire la suite et partager »

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« Ne vivons plus comme des esclaves » : le portrait d’une Grèce debout !

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affiche_grecque_internetCe film de Yannis Youlountas, qu’il accompagne actuellement en projections à travers toute l’Europe, est comme un pavé qui, passant à ras de nos têtes, souffle à nos oreilles un air de liberté !  Chacun d’entre nous peut faire l’expérience de ce vent émancipateur en regardant Ne vivons plus comme des esclaves, sur le site où il nous est offert gratuitement. « Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée. » Il est également un livre qu’il faut se procurer pour encore mieux appréhender Exarcheia, l’incroyable quartier d’Athènes dont il est question dans le film. On y retrouve Maud_et_Yannis_Youlountas_livre_Exarcheia_la_noire_Exarchia Mimi et Vangelis, deux des intervenants du film Ne vivons plus comme des esclaves, qui habitent Exarcheia et proposent la préface de l’ouvrage qui sert d’introduction à ce voyage en utopie. L’auteure des photos est Maud Youlountas, tandis que Yannis en signe les (magnifiques) textes qui éclaire d’un regard poetique, philosophique et … calme, la réalité présentée dans le film. « Paris a son Quartier Latin, mémoire de mai 1968. Athènes a Exarcheia, où s’écrit, en ce moment même, l’Histoire. Nouveau bastion de la révolte et des utopies, au crépuscule d’une Europe qui s’enfonce dans la tyrannie économique. Rempart fraternel contre le retour du nazisme Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Al Green : De la gloire à la dévotion religieuse

Téléchargez la chronique de Vincent Turban du 10 fevrier

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A-25261-1150917666Chanteur au talent inestimable, doté d’un falsetto dévastateur capable de balayer tout un auditoire, Al Green a donné le meilleur de lui-même durant 5 ans passés chez Hi Records, de 1970 à 1975.

Né Albert Greene le 13 Avril 1946 à Forrest City, Arkansas, sixième d’une famille comptant 10 enfants, il commence à pousser ses premières vocalises à l’âge de 9 ans dans un quartet gospel en compagnie de 3 de ses frères. La famille Greene déménage à Grand Rapids, Al vit une adolescence compliquée et se fait éjecter du cocon familial pour avoir écouté Jackie Wilson, un sacrilège pour son père qui ne badine pas avec la religion.

Il crée alors avec des camarades de lycée la formation The Creations, monte un label indépendant Hot Line Music Journal Records, et publie le premier tube de sa toute jeune carrière « Back Up Train » (1967, 5ème des charts RnB).

Entretemps, The Creations, rebaptisés The Soul Mates splitte, victime de tensions internes, Greene rencontre  sur sa route le producteur Willie Mitchell qui le prend sous son aile. Le reste appartient à l’histoire… Il faudra 1 an et demi au manitou de la soul sudiste pour transformer ce diamant brut en joyau étincelant de milles feux. Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Inventer de nouvelles formes d’échanges … pour transformer la société ?

Téléchargez l’émission du 3 février avec Benjamin Bibas, Cécile Henry, Cécile Lefebvre et Olivier Chaïbi
Ecoutez l’émission du 3 février avec Benjamin Bibas, Cécile Henry, Cécile Lefebvre et Olivier Chaïbi

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Dimanche 10 novembre 2013, dans les jardins et sur la partie piétonne de la  rue Vitruve, dans le vingtième arrondissement de Paris, à l’initiative des associations Coud’ à Coud’  et éssé20e, s’étaient réunis différents acteurs de l’économie sociale et solidaire, des associations citoyennes et des artistes afin de proposer une journée festive.. et instructive ouverte à tous. Le premier Système Day fut l’occasion de rencontres, d’échanges et de réflexions autour de concepts comme les échanges non marchand et les monnaies alternatives, la notion de gratuité, de consommation et de travail responsables, permettant d’aller vers un futur viable et vivable pour la terre et ses habitants. Nous prolongeons durant cette émission, ces réflexions avec avec Cécile Henry, de Coud’ à coud’, principale organisatrice de la fête des échanges et du système des solidarités, un réseau d’échanges dans le quartier de la réunion, Cécile Lefebvre, co-présidente de l’éssé20e, porteuse d’un projet de SEL interassociatif dans le 20e et Olivier Chaïbi, co-président de l’éssé20esysteme day A l’écoute d’un reportage sonore réalisé et produit par Benjamin Bibas, de Radifonies Europe incluant de nombreuses interviews des participants  nous replongeons dans l’ambiance de ce jour dédié aux formes alternatives Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2014

Fin des mesures transitoires : vers une citoyenneté européenne à part entière pour les Bulgares et les Roumains ?

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Fin-des-mesures-transitoires-pour-les-ressortissants-roumains-et-bulgaresBeaucoup d’affirmations erronées, de propos alarmistes et de fantasmes sont véhiculés avec la fin des mesures transitoires imposées aux Roumains et Bulgares depuis l’entrée de leurs pays au sein de l’Union européenne.

Lise Faron, de la CIMADE nous explique les réelles implications de l’arrêt de ces mesures, souvent méconnues dans leur détail,  qui cessent de s’appliquer à la fin 2013 et ne concernent que l’accès au « marché du travail ». Si les citoyennes et citoyens des deux pays pour qui prend fin la période transitoire acquièrent donc des droits dont ils étaient exclus, rien ne permet de conclure au bouleversement, voire à l’invasion massive,  auxquels il est parfois fait référence. Lire la suite et partager »