Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Mr Big Stuff, pépite de la Soul Sudiste.

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jeanknightChanteuse ayant eu un succès fédérant plusieurs millions d’auditeurs avec le hit « Mr Big Stuff », Jean Knight accèdera à un succès aussi soudain que bref, grâce à ce titre samplé par certains grands noms du hip-hop tels les Beastie Boys, Heavy D, TLC ou Queen Latifah.

Née Jean Caliste le 26 Janvier 1943 à la Nouvelle-Orléans, sa rencontre avec la musique a lieu après ses études car Jean chante dans le bar de son cousin, ce qui attire l’attention des groupes locaux et des musiciens de passage, et en 1965 le producteur Huey Meaux la prend sous son aile et lui fait enregistrer son premier single pour le compte du label Tribe Records. Au passage, Caliste prend le nom de scène de Jean Knight.

Hélas, le succès ne vient pas, Jean met en stand-by sa toute jeune carrière et travaille comme boulangère en cette fin des années 60.

Au début de la décennie suivante, le parolier Ralph Williams croit en son potentiel, et grâce à ses diverses connaissances, ce dernier la met en relation avec le producteur Wardell Quezergue, sommité de la soul made in Nouvelle-Orléans et surnommé le « Beethoven créole ».

Dimanche 17 Mai 1970, Quezergue programme une session au Malaco Studio situé à Jackson, Mississippi avec plusieurs artistes dont Jean Knight et King Floyd. De ces heures passées, 2 titres sortent du lot, « Mr Big Stuff » pour l’une et « Groove Me » pour l’autre. Problème, toutes les maisons de disques refusent mais coup du sort, « Groove Me » fait un hit (numéro 1 des charts r&b pendant 4 semaines) et cerise sur le gâteau, sort sur un label indépendant (Chimneyville), un véritable pied de nez à l’industrie du disque. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2014

Réforme du droit d’Asile : vers une loi qui restreint les droits des réfugiés et renforce leur controle

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« Habiter la terre », une œuvre de Barthélémy Toguo

Antoine Decourcelle, chargé des questions d’asile à la Cimade Ile-de-France, décrypte pour nous les suggestions du rapport Létard/Touraine concernant la réforme du droit d’asile. Les deux parlementaires voient dans le « dévoiement du droit d’asile » par des migrant-e-s économiques la cause de la crise du système. Les différents aspects de ce projet de réforme cachent sous des intitulés humanistes et généreux des préconisations visant en fait à renforcer les contrôles sur les personnes qui demandent le statut de réfugiés en France et reviennent en fait à durcir le dispositif d’asile. En mai 2013, le projet de réforme du droit d’asile, promesse de campagne de François Hollande, avait été évoqué par Manuel Valls. Une réforme que l’ensemble des associations et des institutions œuvrant dans  ce domaine juge en effet urgente et nécessaire. Hélas au terme d’une consultation de pure forme de ces mêmes acteurs de terrains, le rapport  sur le sujet remis par la sénatrice Valérie Létard et le député Jean-Louis Touraine au ministre de l’intérieur, Manuel Valls le 28 novembre 2013 est plus que décevant. Lire la suite et partager »

Films, Manifestations, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Les frontières : lignes de partage du monde ou points de cristallisation d’un apartheid économique.

Téléchargez l’émission du 6 janvier avec Marie Poinsot, Catherine Wihtol de Wenden, Anne Luthaud, Yvan Gastaut, Jonathan Millet
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ceutaSi certaines frontières s’estompent devenant de simples routes que l’on traverse aisément pour faire des allers-retours, d’autres, au contraire, sont des barrières infranchissables que les migrants tentent de passer au péril de leur vie. Depuis une décennie, la mondialisation n’a pas libéré les frontières qui se sont multipliées. Chaque frontière inclue sa propre logique, son périmètre et surtout ses outils de contrôle. Certaines sont imaginaires, inscrites dans le rapport à l’altérité, d’autres sont bien concrètes, traduisant un rapport de force conforté par la loi et certaines dont  renforcées par un véritable arsenal, comme c’est le cas en Europe avec Frontex. Ces points de passage restreignent de plus en plus la liberté de circulation des hommes et des femmes qui fuient des situations politique, économique ou écologique, désastreuses pour survivre ou aller chercher un meilleur destin ailleurs. Certaines frontières laissent les hommes en transit permanent.
Catherine Wihtol de Wenden, politologue et directrice de recherches au CERI et Yvan Gastaut (en direct depuis Nice), historien et chercheur associé à l’Urmis  tous deux coordinateurs du dossier consacré aux frontières de la revue Hommes et Migrations, évoquent les modes opératoires de ces frontières contemporaines et leurs conséquences sur les territoires, les populations et les politiques publiques des pays qu’elles bordent. Jonathan Millet, coréalisateur du documentaire « Ceuta, douce prison » (en salles le 29 janvier) qui suit les trajectoires de cinq migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc, nous apporte un éclairage rare et précieux sur les frontières du point de vue de ceux dont elles freinent le destin. Anne Luthaud, déléguée générale du Groupe de recherches et d’essais cinématographiques (GREC) présente la résidence du Grec au Musée de l’histoire de l’Immigration sur le thème des frontières Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Con Funk Shun : les années Memphis

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confunkshunearly 1972 :  une voiture rouge aux pneus usés avec à son bord 7 personnes arrive à Memphis Tennessee afin de percer dans la musique. Ceci est le point de départ de l’un des groupes de funk les plus populaires des années 70, Con Funk Shun. Formé à Vallejo en Californie en 1969 autour du batteur Louis Tony McCall Sr et du chanteur guitariste chanteur Michael Vernon Cooper, nos deux compères décident d’unir leurs talents en montant un groupe incluant Cedric Martin (basse), Danny « Sweet Man » Thomas (claviers) et une section cuivre composée de Paul «  Maceo » Harrell (saxophone), Felton Clyde Pilate (trombone) et Karl « The Deacon » Fuller (trompette).

La formation se nomme Project Soul et fait ses gammes dans  la région mais ne perce pas, sans doute la scène soul-funk californienne est-elle saturée à ce moment-là. Ils décident alors de quitter Vallejo et ses environs et après des centaines de miles parcourus, ils débarquent à Memphis où ils sont embauchés comme backing-band par le label Stax. Project Soul accompagne le monumental Rufus Thomas lors du festival Wattstax le 20 Août 1972 et le trio vocal The Soul Children qui obtiennent un joli succès d’estime avec le titre « Hearsay ». Lire la suite et partager »

Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Pop Yoga, une expérience de la passion selon Pacôme Thiellement.

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popyogaL’eilm, en arabe ancien désigne le savoir particulier des signes, des forces du vent, des reliefs mouvants du territoire, qui permet aux nomades de se déplacer dans le désert sans se perdre. Tel un maître en cette « science » rare et précieuse, Pacôme Thiellement, à travers une observation minutieuse de l’iconographie et de l’idéologie véhiculées par certains artistes ou œuvres de la culture populaire du XXe siècle et en développant une analyse fine des médiums qui nous les font connaitre (télévision, chanson, cinéma, séries télévisées), nous propose dans Pop Yoga une lecture « par le haut » de notre monde. Ou peut être en invente-il un autre.

Sa méthode : plonger, en apnée, dans ses « sujets » jusqu’à connaitre par cœur leurs œuvres et leurs vies et pouvoir, au delà de la simple exégèse, nous donner une analyse tellement reliée au monde contemporain dans tous ses aspects et en telle résonance avec les « transversaux » de l’âme humaine, qu’elle nous concerne et forcément nous touche. lire la suite et partager

Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Réflexion, avec Michel Koutouzis, sur notre système de gouvernement… qui n’a plus de démocratie que le nom !

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democratieDurant cette émission l’historien et ethnologue Michel Koutouzis nous rappelle quelques vérités oubliées quant à la démocratie athénienne dont l’occident se réclame sans pourtant en respecter les principes élémentaires.

Rappelant par exemple qu’au Ve siècle, de la règle de l’égalité entre tous les citoyens (même si leur nombre était restreint) découlait l’attribution des charges par tirage au sort (suffrage censitaire) et que l’ostracisme permettait de mettre au ban de la cité une personnalité trop présente dans la vie publique, notre interlocuteur démontre à quel point certains aspects du système censé régler nos existences sont occultés.

Ainsi ce que l’on nomme aujourd’hui « démocratie » est une coquille vide qui se pare d’un formalisme institutionnel exagéré pour mieux dissimuler le fait que les décisions importantes se prennent loin du peuple et contre lui.

« Crois et ne cherche surtout pas nous disaient les églises. Les démocraties européennes déclinent à l’infini : toutes les opinions se valent mais le marché dicte sa loi. Sommes nous si loin d’un pouvoir théocratique ? Ainsi, les vecteurs propres à la démocratie comme le progrès, la réaction, la conservation, la révolution, la radicalité, s’éclipsent au nom d’une bonne ou mauvaise voie, dépendant exclusivement de l’appréciation de cette technostructure de clercs – experts, eux mêmes imbus d’une religion qui n’ose pas dire pas son nom. »

Dénoncer cela et imposer le retour a la réelle démocratie n’est pas chose aisée. Mais accepter cet état de fait serait pire que tout : Français… encore un effort pour être citoyens !

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Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

The Southside Movement : le funk made in Chicago

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The+South+Side+Movement++frontFormation originaire de la ville de Chicago, Southside Movement fait partie d’une galaxie de groupes ayant eu une gloire éphémère avant de disparaitre du « music business ». Malgré des qualités musicales indiscutables,  leur passage fut « éclair » dans le monde de la musique funk, avec 3 albums essentiels et sources de samples pour une pléthore d’artistes entre 1973 et 1975. Chicago, 1969, le deejay Herb « Kool Gent » Kent remarque dans un magasin de disques, un duo composé des frères Ronald et Walter « Simtec » Simmons, respectivement bassiste et chanteur. Ensembles, ils réalisent un succès local, un instrumental intitulé « T-Box » qui a la particularité d’incorporer une boite à rythme. Faisant la rencontre du vétéran du gospel Wylie Dixon, Walter forme l’explosif duo Simtec &Wylie que l’on peut considérer comme le « Sam & Dave chicagoan »

Actifs entre 1969 et 1971 avec à la clé un succès cette même année avec le titre « Gotta get over the hump » (numéro 29 du Billboard Soul), Simtec & Wylie se sépare mais le backing band continue de jouer sous  le nom de T-Box’s et sort le single « Ain’t Enough Love » sur Mercury Records qui passe totalement inaperçu. Nous sommes alors en 1972.Le groupe attire alors l’attention du producteur Jimmy Van Leer et obtient un contrat pour le compte du label Wand, qui déboule sur la sortie de l’album « The Southside Movement » en 1973. Un Lp prometteur avec un contenu homogène et diablement efficace, servi par une section rythmique à couper au couteau et des cuivres rutilants et puissants. Les morceaux « I’ve Been Watchin’ You » numéro 14 du Billboard Soul, « Have A Little Mercy », « Can You Get To That” constituent les pièces de choix de ce premier essai. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Travail acharné, consommation illimitée, PIB, croissance : dé-croire en ces « valeurs » mortifères pour vivre en harmonie !

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decroissanceDans La mystique de la croissance. Comment s’en libérer, (Editions Flammarion), Dominique Méda s’attache à décrire l’origine (pas du tout « naturelle ») de notre engouement pour la croissance et ses  corollaires, la consommation illimitée, la pollution et la destruction suicidaire de la biosphère.

Elle dénonce le caractère anachronique et medapervers des indicateurs – tel le PIB – qui sont devenus nos fétiches… Le principale travail à accomplir pour inscrire nos sociétés et tout simplement notre suivie dans la durée est de rompre avec  nos croyances, liées à l’avènement de la modernité : le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l’augmentation des quantités, la passion de l’enrichissement personnel… Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l’économie, prisonnière de deux hypothèses délétères : le capital humain ou l’innovation technique pourront toujours se substituer au capital naturel, lequel n’a pas besoin d’être protégé en soi ; il suffit de donner un prix, une valeur monétaire, à la nature et de conserver les mêmes raisonnements économiques habituels pour résoudre tous les problèmes,  à décrire seule le monde que nous voulons. Il faut par exemple dresser un inventaire du patrimoine naturel de l’humanité que l’on souhaite protéger et décider collectivement d’un indicateur complémentaire au PIB mesurant les dégâts écologiques et sociaux. Les pays industrialisés doivent s’habituer à un monde de croissance faible et être capables de créer de l’emploi par la réduction négociée du temps de travail, par les gisements d’emplois de la transition énergétique et agricole, et par le développement des » services de bonne vie ». Mais seule la puissance publique pourra mener cette transition, de manière centralisée mais négociée. Un programme pour sauver la planète mais aussi redonner sens au travail. Et à nos vies.

couv-tempspleinLe travail, ou plutôt l’emploi salarié, c’est justement le thème du livre de Samuel Michalon , Baptiste Mylondo et Lilian Robin qui nous proposent dans Non au plein temps subi ! Plaidoyer pour un droit au temps libéré (éditions du Croquant), une analyse à contre courant de la place de l’activité salariée dans nos vies.  Eux-mêmes déserteurs du temps plein, les auteurs affichent un goût très modéré pour la fable du  « travailler plus » et préfèrent à la création d’entreprise celle de coopératives d’inactivité. À rebours des discours dominants mais en phase avec les aspirations d’un grand nombre de salariés, ces chantres de la valeur temps libre contestent joyeusement le primat accordé au marchand et à l’économie. Leur plaidoyer pour la reconnaissance d’un véritable droit à l’inactivité (entendu comme temps libéré à consacrer à… ce que bon vous semble) constitue une des déclinaisons concrètes d’une ambition plus grande, qui vise à repenser la place du travail dans notre société et à remettre au cœur du débat l’émancipation des individus et la justice sociale. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2013

Accueil et accès aux droits des étrangers : les préfectures hors la loi !

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queue prefecture Une année après la mise en place de la circulaire « Valls » relative aux conditions d’examen des demandes d’admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière,  Annette Huraux de la CIMADE dresse un bilan plutôt catastrophique des pratiques constatée dans les préfectures concernant le traitement des personnes étrangères qui souhaitent obtenir un titre de séjour en France. Requalification sans motif de la nature des titres demandés, rendez-vous donnés au compte-goutte, exigence illégale de certaines pièce justificatives, différences de traitements d’une préfecture, voire d’un guichet, à l’autre,  manque de formation des personnels des préfectures, règne de l’arbitraire au mépris de la loi….. Les « anomalies » ne manquent pas !

Concernant le nombre d’expulsions, celles-ci n’ont pas diminué, et les conditions d’interpellation et de placement en détention des étrangers sans papiers sont toujours aussi brutales… A noter, le triste record d’expulsion d’étranger malades : en une année, on en a expulsé autant qu’en quatre ans (entre 1998 et 2012) …

Loin de la politique d’hospitalité que l’on aurait pu attendre d’un gouvernement qui se dit de gauche, la chasse aux étrangers continue. Donc la mobilisation citoyenne doit également se poursuivre lire la suite et partager

Agenda, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ..., Théâtre

Cassandre-Horschamp donne rendez-vous à ses lecteurs.

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cassandre 95A l’occasion de la sortie du numéro 95 de Cassandre Horschamp, l’équipe de cette revue belle et exigeante vous convie à une Grande conversation, au Grand Parquet le samedi 14 décembre.

L’occasion d’échanger et de « faire communauté » autour des thématiques développées dans la revue, mais aussi tout simplement de se rencontrer pour que les idées, les expériences et les points de vues se partagent et se diffusent… de manière sensible.

Au programme : Trois  heures partagées autour de trois expériences fortes d’un art aux prises avec la vie proposé par des  équipes artistiques qui vont nous faire partager des extraits de leurs derniers travaux, présenter des films sur leurs parcours et, bien sûr, dialoguer avec les personnes présentes dans la salle ! Lire la suite et partager »