concert, Expositions, Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2014

Les Rroms fête la mémoire de leur insurrection à Birkenau en mai 1944.

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internementtsiganes-f0ad8Au programme de ce week-end festif : un stand de tir au fusil, des pommes d’amour à déguster, un spectacle de danse Tzigane traditionnelle d’Europe de l’Est, et de la musique allant du Jazz Manouche avec la famille Rheinhart au rap Rom… tous les amoureux de la culture tzigane avaient de quoi satisfaire leur passion samedi et dimanche sur le parvis de la basilique de Saint-Denis (93),  là où  il est fait mention la première fois de la présence des « Tziganes » sur le territoire français.
Mais, sous ses airs de kermesse, cette « fête de l’insurrection gitane » est très lourde de sens puisqu’elle célèbre le 70ème anniversaire du soulèvement, le 16 mai 1944, du « camp des familles tziganes », d’Auschwitz II- Birkenau.

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Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Edwin Starr : Free to be myself (1975)

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239544EdwinStarr1977EdwinStarr20thCenturyT53802Chanteur au timbre puissant, reconnu mondialement pour son tube anti-Vietnam “War” paru en 1970 sur le prestigieux label Motown, Edwin Starr décide de s’émanciper de l’empire de Berry Gordy en produisant lui-même son dernier grand album soul avant son virage disco, le trop méconnu « Free to be myself » paru en 1975 pour le compte du petit label Granite Records basé à Los Angeles.

Né Charles Hatcher le 21 Janvier 1942 à Nashville Tennessee, il grandit à Cleveland et parfait son éducation musicale en montant sa propre formation de doo-wop baptisé the Futures Tones en 1957. Après 2 ans à servir sous les drapeaux, il s’installe à Detroit en 1962 et sort divers titres pour le label Ric-Tic qui lui obtient son premier hit en 1965 avec « Agent 00 Soul ».

1968, Ric-Tic Records est racheté par Motown et Starr est immédiatement pris en charge par les grands noms de la Motown, dans la foulée « 25 Miles » parait en 1969 et fait de nouveau un tabac. Mais la reconnaissance du public viendra l’année suivante lorsque sa relecture d’un morceau des Temptations le fera enter au panthéon soul.

« War » est un hymne composé par Barrett Strong etNorman Whitfield contre le carnage orchestré au Vietnam. Carton plein car ce tube truste la première place du Billboard pendant 3 semaines consécutives et lancera pour de bon la carrière de Mr Starr. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Damien Roudeau nous raconte son « voyage dessiné » à Villiers le Bel.

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De novembre 2010 à novembre 2013, le dessinateur, Damien Roudeau, est venu chaque mois, durant quelques jours, avec ses crayons, ses aquarelles et sa soif des autres à Villiers le Bel, dans le fameux quartier de la Cerisaie où deux jeunes garçons sont morts en 2007 après avoir été percutés par une voiture de police. Un fait divers terrible qui avait cristallisé les rapports anormaux qu’entretiennent en certains endroits les citoyens et ceux qui sont censé les protéger.

Fort d’une volonté de garder les « guillemets grands ouverts », pour accueillir la paroles des habitants  de cette copropriété en rénovation Damien a animé des ateliers, croqué les habitants d’un quartier qui bien au delà de l’image qui est donné d’eux par certains médias, rêvent,créent, construisent, se battent contre la fatalité d’une relégation qu’ils refusent et réfutent.

Tous ces moments passés sur place, tous ces mots entendus, tous ces visages rayonnants, Damien les a consigné dans carnet de reportage d’une grande beauté plastique qu’il nous fait partager dans Villiers Rebelle, un ouvrage passionnant qu’il espère pouvoir contribuer à  » briser bien des frontières et des préjugés. »

 

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Livres, Radio : émissions 2014

Odile ou la défaite de Bartleby

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Dans Départ volontaire, un récit haletant, Jean-Luc Debry pose un regard analytique et empathique sur la ddepartvolontaireescente aux enfers d’Odile, secrétaire de direction dans une entreprise de taille suffisamment critique pour ne pas pouvoir échapper à la spirale du grand Monopoly capitaliste mondial.

L’auteur, lui même familier du « monde de l’entreprise », décrit avec une précision incisive les codes du petit théâtre qui accompagne toute opération de cost killing (aussi appelé croissance interne) visant à satisfaire l’appétits d’actionnaires invisibles et lointains. Mais là où un Bartleby, dans la nouvelle de Melville, arrivait en leur opposant une force d’inertie à décourager ses supérieurs, le management contemporain aux prises duquel se trouve Odile, a dématérialisé l’autorité à travers une fallacieuse objectivation statistique et comptable. L’autorité se fait chronomètre, chaque minute est « renseignée » et cette auto évaluation permanente rend tout simplement fou celle qui la subit. Le seul moyen, pour échapper à cet enfer, serait de « devancer l’appel » en adhérant , voire en précédant les directives… Mais il reste trop de dignité à l’héroïne de Départ volontaire pour se livrer à une telle comédie… Alors… courrez acheter le livre pour connaitre la fin de l’histoire, qui est aussi l’assemblages de petites histoires, de détails et de personnages qui font une vie. Curieusement, elle ressemble, par bien des aspects à la notre ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2014

Pour une politique migratoire européenne enfin rationnelle !

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LaCimade-dépliant-CouvLa Cimade appelle à une rupture avec les politiques migratoires actuelles. Les politiques de l’UE doivent se baser sur le respect des droits fondamentaux des personnes migrantes et sur l’égalité dans l’accès aux droits. 
Cette demande est en cohérence avec l’histoire et les valeurs communes de l’UE consacrées dans le traité de Lisbonne et dans la Charte des droits fondamentaux, ainsi qu’avec les engagements qu’elle et ses États membres ont pris en matière de protection des droits humains, en signant différentes conventions internationales. Gipsy Beley, de la CIMADE, nous explique pourquoi et comment les politiques actuelles, fondées sur un choix sécuritaire dont l’agence Frontex est le symbole, ont pris le pas sur la protection des droits des personnes étrangères : l’UE a principalement concentré ses efforts et ses moyens autour du volet lutte contre l’immigration irrégulière et contrôle des frontières , au détriment d’une politique active d’immigration et d’intégration. Les naufrages en Méditerranée dont le plus récent date de quelques jours, sont une des conséquences de ces politiques. Les possibilités d’accéder au territoire de l’UE de façon « légale » étant très réduites, les personnes migrantes sont obligées de recourir aux réseaux de passeurs et d’emprunter des voies toujours plus dangereuses.

Les élections européennes de 2014 interviennent sur fond de montée de la xénophobie et des populismes identitaires dans les États membres, menaçant les valeurs communes progressivement adoptées par l’UE. A l’approche du scrutin la Cimade lance une mobilisation visant à déconstruire les discours sécuritaires et proposer des alternatives, pour attirer l’attention des candidats et des députés européens sur l’impact des politiques de l’UE sur les droits des personnes migrantes. Pour cela ils ont édité une brochure comportant « 15 propositions pour des politiques migratoires européennes respectueuses des droits des migrants » , visant notamment à intégrer des garanties pour le respect et la protection des droits fondamentaux dans tous les textes législatifs européens ayant des incidences sur les personnes migrantes, à commencer par les nouvelles orientations en matière d’asile et de migrations qui seront adoptées après les élections européennes, à continuer à apporter leur soutien inconditionnel au projet de traité d’adhésion de l’UE à la Convention européenne des droits de l’homme, en incitant les États membres et leurs parlements nationaux à approuver cet accord Lire la suite et partager »

Manifestations, Radio : émissions 2014, Théâtre

Pour ses 17 ans, le Printemps des rues s’étend !

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printemps-des-rues-1-540x312Son directeur, Gérard Caballero ainsi que deux représentants des compagnies programmées, nous présentent cette 17ème édition du Printemps Des Rues interroge, qui conformément à la tradition critique des arts de la rues, les dysfonctionnements,de notre société. Cette année, plusieurs thèmes, portés par la création artistique s’entrecroisent   : le handicap, l’identité, l’immigration, la vieillesse, la gouvernance…

Elle porte un questionnement sur l’état du monde, du comment nous vivons ou pourrions vivre avec nos différences. Avec la volonté de s’adresser à tous, cette nouvelle édition innove au delà de l’espace public, avec une « intervention magique » de la Compagnie Santini auprès d’adolescents hospitalisés dans le cadre de d’un partenariat avec l’hôpital Saint-Louis.

Sur le plateau, Djamel Afnai, comédien et metteur en scène qui présente une création :   » Tleta »  avec la Cie La Peau Rouge et Benoît Blanc, coauteur du spectacle « Monstres d’humanité » avec la Cie N° 8.  Tous deux, et biens d’autres comme les filles de « boudin et chansons » (photo), vous donne rendez vous au jardin Eole samedi 17 et aux alentours du canal St Martin le dimanche 18. C’est promis, il fera beau !

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Lyn Collins : The female preacher

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Lyn Collins Image1Chanteuse produite par Mr Dynamite en personne, connue grâce titre « Think » samplé plus de 868 fois pour son gimmicks vocal « Yeah Wow » et la phrase « It Takes Two To Make A Thing Go Right » utilisé dans l’eurodance des années 90 et le hip-hop, Lyn Collins est la soul sister de l’écurie James Brown à être reconnue mondialement par rapport à ses consœurs telles Vicky Anderson ou Marva Whitney,et ce malgré une discographie limitée (2 albums et 38 singles).

Née Gloria Lavern Collins le 12 Juin 1948 à Abilene, Texas, cette jeune fille à la voix puissante commence à chanter dès son adolescence et se marie très tôt à l’âge de 14 ans avec un homme travaillant comme promoteur local pour the James Brown Revue.

Détectant un potentiel explosif, Mr Dynamite la prend sous son aile et avec l’aide de son orchestre de choc The JB’s, lui fait enregistrer toute une série de 45 tours concoctés avec tout le savoir faire des vieux grognards du funk. Des morceaux tels « Think », « Mama Feelgood », « Take Me Just as I Am », “Rock Me Again (6 times)” ou “You Don’t Love Me If You Don’t Respect Me” n’ont vraiment pas à rougir face aux morceaux du Godfather Of Soul. Un féminisme brandi fièrement en étendard et des paroles parfois osées, Lyn Collins botte méchamment le postérieur de la gente masculine. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Radio : émissions 2014

Les objets et archives de familles immigrées entrent au musée !

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violon-tchc3a8queA l’occasion de l’ouverture aux publics de la Galerie des Dons* du Musée de l’histoire de l’immigration, cette émission est consacrée à la question des récits de migrants, souvent anonymes, qui se cristallisent autour d’objet transmis de générations en générations et qui ont été acquis par ce Musée pour rentrer dans les collections. Quel sens ont ces objets pour les donateurs ? Comment incarnent-ils des mémoires qui s’agrègent à la grande Histoire ? Quelles relations les donateurs entretiennent-ils avec un musée qui fabrique du patrimoine à partir de la grande diversité de ces dons ? Avec Marie Poinsot la rédactrice en chef de la revue Hommes et Migrations,  nous évoquons ces questions en compagnie d‘Hélène Du Mazaubrun, responsable de cette collection de la Galerie des Dons ainsi que deux donateurs, Pierre Mampreyan et Melkon Bédrossian, tous deux cousins et d’origine arménienne.

Quant aux artistes Damien Roudeau et Frédérique ils se sont emparé à leur façon de cette question avec  un atelier initié par les Carnettistes Tribulants, un collectif de onze artistes qui en mars dernier ont créé une fiction, presque une légende, à partir des objets de la Galerie des Dons, sous forme de carnets de voyage avec la participation du public présent au Musée de la Porte Dorée. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2014

Retour de Palestine : Alain Bosc témoigne.

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photo bilin_Peggy DerderAu retour d’une mission d’observation en Israël et en Palestine, durant dix jours fin février, Alain Bosc, chargé du secteur Israël-Palestine, commission solidarités internationales à la CIMADE, nous raconte la réalité quotidienne d’un peuple sous occupation. Une vie faite d’humiliations de peur, de révolte et d’espoir.

Après avoir rencontré des membres d’ONG israélienne et palestinienne engagés dans la lutte pour la paix en Palestine et contre le processus de colonisation, ainsi que des associations israéliennes impliquées dans la défense des droits des migrants et des réfugiés, la délégation de La Cimade a voulu approfondir les perspectives de paix, pour laquelle elle milite depuis des décennies, en allant à l’écoute d’îlots de résistance non violente issus des sociétés civiles palestiniennes et israéliennes. Son attention a été retenue par la résistance de comités populaires dans les villages palestiniens en lutte contre la construction du mur et l’accaparement des terres. Dans le domaine agricole, ils s’organisent en coopératives, développent des stratégies pour pallier le manque d’eau, s’entraident et trouvent parfois le soutien de quelques organisations israéliennes très minoritaires. Comment soutenir ces comités populaires dans leurs luttes ? Comment soutenir le travail d’expertise mené par ces ONG sur la logique mortifère de l’occupation ? Comment faciliter des partenariats entre les associations israéliennes travaillant sur les migrants et les réfugiés ? C’est pour obtenir des réponse à ces question et un engagement de l’Etat français pour faire respecter les droits de l’homme et le droit international Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

L’album éponyme de Law (1975) : une perle de southern rock à coloration funk !

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law_law_cFormation évoluant tout d’abord dans le style boogie-blues à la ZZ Top, Law est un groupe qui colore sa musique d’une subtile touche de funk en enregistrant une perle méconnue de Southern Rock en 1975 pour le compte du label GRC basé à Atlanta en Géorgie.

Formé à Youngstown en 1971 autour du batteur Steve Lawrence (parti brièvement pour revenir en 1975), du guitariste Steve Acker et du claviériste Mickey Williamson (qui quitte la formation en 1973 au profil de Ronnie Lee Cunningham), ils côtoient Bob Seger ou Alice Cooper devant 5000 personnes lors d’un concert en plein air et deviennent par la suite le backing-band du légendaire Chuck Berry.

Devenu un quatuor avec l’arrivée du bassiste JohnMcIver originaire de Macon, ils s’orientent tout naturellement vers la musique funk et réalisent leur 1er Lp éponyme en 1975. Réalisé avec l’apport des Memphis Horns qui subliment des compositions comme « Just A Dream », « Runnin On » au clavinet démentiel qui drive ce boogie-funk furieux, « Wake Up » (qui attirera l’attention de Roger Daltrey des Who) ou « Tootin’ » instrumental tonitruant tout droit sorti d’un film de Blaxploitation, cet opus possède des qualités sonores indéniables également grâce aux talents de nos 4 musiciens hors pair. Lire la suite et partager »