Livres, Radio : émissions 2014

Deux expériences du « faire ensemble » impulsées par ADT Quart Monde !

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atdCe qui relie les deux invités de Liberté sur Paroles ce lundi matin, c’est leur engagement dans le mouvement ATD Quart monde. A travers leurs témoignages, matérialisés par deux ouvrages parus aux éditions Quart Monde, ils nous prouvent tous deux que l’on peut avec des personnes en grand dénuement matériel et financier, créer des espace « exempts de misère » par la lecture, l’écriture, la peinture, l’art et la création en général mais aussi tout simplement l’écoute, l’attention et la présence  !

Enseignant dans une classe où certains enfants sont confrontés à des situations d’exclusions Sébastien Billon a proposé CortegeExprà ses élèves de se livrer au jeu du « cortège », forme poétique inventée par Jacques Prévert. L’exercice consiste à prendre deux expressions et à en inverser les compléments. Ainsi  » Le droit de vivre debout et l’espérance du lendemain  » deviendront  » Le droit du lendemain et l’espérance de vivre debout « … Le fruit de leur création est un petit bijou d’inventivité, ciselé par l’illustrateur Rémi Saillard et la graphiste Mélody Dentruck. Ce livret carte postale, intitulé « Cortège d’expressions toutes défaites » est une victoire pour ses auteurs ! Ils ont gagné confiance en eux même, fierté et reconnaissance… Pour certains ce sera peut être une marche importante de leur avenir.

 

Quant à Anne de Margerie, qui depuis de nombreuses années, anime le réseau culture d’ATD quart monde, dans  « Si loin, si proches« , SiLoinSiProcheset se livre à cœur ouvert et nous transmet  un magnifique témoignage sur la rencontre, l’échange, la solitude aussi, quand on quitte son propre monde pour entrer dans le monde des plus pauvres. En réponse à une demande d’ATD Quart Monde, Anne de Margerie, bénévole très engagée dans le Mouvement, a accepté de quitter son confortable atelier de Montparnasse pour vivre plusieurs mois dans un environnement bien différent. Elle s’est installée au cœur de la cité de Noisy-le-Grand, construite à l’initiative d’ATD après qu’en 1957, Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement, s’y soit installé pour partager le quotidien des 250 familles du bidonville situé dans le lieu dit du « Château de France ».  Cette citée faite de petites maisons individuelles, un peu comme des  corons vient d’être détruite, mais en attendant que tous les bâtiments disparaissent, au milieu des portes et des fenêtres murées, pour éviter aux habitants plongés dans l’incertitude du lendemain de se sentir abandonnés, ATD a proposé à des volontaires et des alliés du mouvement de venir y habiter quelques mois pour partager  le quotidien d’une cité de la banlieue parisienne en cours de démolition…

Pour Anne, les premiers mois sont difficiles, elle a un sentiment d’inutilité et découvre surtout la difficulté d’être là, tout simplement. Et pourtant, pendant ces dix mois, il s’est passé « une sorte de voyage intérieur qui ne se raconte pas, mais qui modifie le regard qu’on porte sur soi et les autres »

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Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

It’s a new day : le morceau de the Skull Snaps, samplé 331 fois !

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Groupe dont la renommée est due à leur unique Lp paru en 1973 sur le label GSF Records, The Skull Snaps demeure le combo le plus mystérieux de la grande histoire de la musique soul-funk mais également le plus samplé de l’histoire du hip-hop et de la musique électronique grâce au titre « It’s A New Day » dont on dénombre selon le site web Whosampled.com plus de 331 utilisation de son célèbre break de batterie (Gang Starr, Mobb Depp, Ol’ Dirty Bastard,Ice-T,Nas, The Prodigy entre autres).

Composé de Samm Culley (bassiste), George Bragg (batterie) et Ervin Waters (guitare), ils officient à partir de 1963 sous le nom de The Diplomats en se faisant un nom à travers l’Etat du Maryland. Ils se relocalisent dans la ville de New York et se produisent au prestigieux Apollo Theater, hélas leur ascension stagne. Le producteur Van McCoy les prend sous son aile et leur obtient leur premier hit local classé 9 semaines en 1964.

Au début des années 70, The Diplomats deviennent The Skull Snaps et obtiennent un contrat pour le compte de GSF Records basé à New York, et l’album éponyme parait en 1973. Un Lp dont la pochette fait plus penser à un disque de hard-rock avec cette surabondance de squelettes. Mais ne vous y trompez pas, le contenu est bel et bien du funk de haute facture avec des arrangements fabuleux de cordes et de cuivres qui font merveille sur les titres « All Of A Sudden », ou « I’m Your Pimp » au feeling proche des productions Curtis Mayfield de la même époque. Le monumental « It’s A New Day » emporte tout sur son passage avec le duo infernal basse/ batterie Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Conversation « à cerveau ouvert » avec Michel Koutouzis : la circulation des hommes, des marchandises et des idées expliquée par leur coût de « transport » respectif …

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michel koutouzisLors de l’une de ses  rapides « escales » parisiennes, entre deux voyages sur les mers du monde qu’il sillonne depuis plusieurs mois pour préparer un documentaire  consacré aux armateurs, Michel Koutouzis, que j’ai rencontré au lendemain du discours de politique générale de Manuel Valls, quelques jours après le »référendum » validant l’annexion de la Crimée par la Russie, nous avions prévu d’évoquer l’écartèlement de l’Ukraine et les enjeux géopolitiques sous tendus. Mais lors de cette entretien « à cerveau ouvert » avec cet historien, ethnologue et écrivain qui ne s’interdit aucun sujet de réflexion, trois questions principales ont occupé notre discussion :

 

– le rapport au temps des dirigeants économiques et politique, leurs agendas résolument antagonistes avec l’intérêt des peuples et leur manque dramatique de toute « vision » politique de long terme,

– la circulation des marchandises et principalement leur coût de transport qui est l’une des clés essentielles de ce que l’on nomme mondialisation et qui explique, entre autres les conflits économiques qui se prolongent parfois sur le plan politique, voire militaire.

– la démocratie, en France et en Europe, thème récurrent, mais essentiel de la réflexion de celui qui développé et nourri, pour avoir longtemps travaillé au sein de la commission européenne, un regard critique particulièrement acéré sur ce « concept » et ses tentatives de mises en pratique. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Livres, Manifestations, Radio : émissions 2014, Rencontres, débats ...

Participation citoyenne : être issu de parents immigrés n’est pas un facteur déterminant !

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peggy_derder_livreDe nombreuses idées reçues persistent quant à la participation à la vie associative, culturelle et politique des générations issues de l’immigration, alors même que des travaux de recherche fournissent des analyses très claires sur la « fabrique du citoyen« , à la fois comme processus de socialisation politique de ces personnes d’origine étrangère et comme construction d’un lien avec la nation française. Cette émission en partenariat avec la revue Hommes et Migrations, va tenter d’explorer les relations que les générations issues de l’immigration entretiennent avec l’espace politique, la participation démocratique et les principes républicains. Une semaine après les résultats des élections municipales, c’est l’occasion de confronter les résultats des études sociologiques et historique avec la participation des Français d’origines étrangère au élections locales, et surtout leur représentions parmi les élus, sans oublier bien sûr le traitement qui en est fait dans les médias, en particulier la télévision.Nous allons donc essayer de décrypter les enjeux et les réalités du rapport au politique de ces générations en soulignant les particularités de leur situation en France au regard de l’Europe.

Avec Marie Poinsot, rédactrice en chef de la revue Hommes et Migrations nous avons réuni pour cette émission consacré à la participation citoyenne des générations issues de l’immigration ainsi que Peggy Derder, historienne et responsable du département pédagogique du Musée de l’histoire de l’immigration et auteure de Idées reçues sur les générations issues de l’immigration (2014, Ed Le Cavalier Bleu).
Angéline Escafré-Dublet, historienne, chargée du projet européen « Divercities« , enseignante à Sciences-Po Paris et auteure de Immigration et politiques culturelles (2013, La Documentation Française)
Patrick Simon, socio-démographe et directeur de recherche à l’INED qui évoquera notamment la question des « double nationaux » à travers les résultats de la grande étude Trajectoires et Origines menée avec l’INSEE et ceux d’un programme européen de recherche comparée sur l’intégration des « secondes générations ». Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Albert King, alias « The Velvet Bulldozer » : quand le blues croise le fer avec le funk

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Albert_KingGuitariste formant la Sainte Trinité des « King » du blues avec Freddie King et BB King, Albert King, alias « The Velvet Bulldozer » fut un des premiers bluesmen à incorporer la soul et le funk dans sa musique à la fin des années 60. Les albums « I’ll Play The Blues For You » et « I Wanna Get Funky » parus respectivement en 1972 et 1974 sur le label Stax en sont la parfaite illustration.

Né Albert Nelson dans un foyer modeste le 25 Avril 1923 à Indianola, Mississippi, il apprend la guitare en autodidacte et chante dans une chorale gospel. King devient professionnel au sein des In The Groove Boys qui officient à Osceola. Nous sommes alors au début des années 50.

Après quelques années de vache maigre, King obtient ses premiers hits mineurs « I’m A Lonely Man » (1959) et « Don’t Throw Your Love On Me So Strong (1961, 14ème place du Hit R&B) et lance vraiment sa carrière. 1966, il signe un contrat avec Stax Records qui publie l’année suivante « Born Under A Bad Sign » en 1967. Le morceau titre deviendra la composition la plus connue de son répertoire et sera repris par divers groupes rock tels Cream, ou Jimi Hendrix Experience entre autres. Lire la suite et partager »

Films, Livres, Radio : émissions 2014

De l’impunité des banksters et autres criminels de la finance !

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le-nouveau-capitalisme-criminelFinanciarisé, mondialisé et dérégulé à l’excès, le capitalisme n’est-il pas devenu criminogène, tant il offre désormais d’opportunités et d’incitations aux déviances frauduleuses ? C’est ce que démontre dans son dernier ouvrage Le nouveau capitalisme criminel, préfacé par Paul Jorion, Jean-François Gayraud, docteur en droit et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques qui a travaillé à la DST (Direction de la Surveillance du Territoire), aujourd’hui chargé de mission au Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques (CSFRS).

Selon cet expert en criminologie et auteur de nombreux articles et ouvrages portant sur la géopolitique et la criminologie dont les travaux portent en particulier sur l’articulation entre phénomènes criminels (en cols blancs et autres) et crises financières nées de la dérégulation des marchés, la dimension criminelle qu’ont prise certaines crises financières, au Japon, en Albanie, en Espagne ou encore au Mexique et en Colombie sont le symptôme de cette dérive, facilitée par l’extension du trading de haute fréquence, qui permet de négocier à la nanoseconde des milliers d’ordres de Bourse. Des « marchés » alimentés par le blanchiment d’argent sale qui ont induit la création de narcobanques.

Éclairant toujours plus profondément la géo-économie et la géopolitique du crime organisé, Jean-François Gayraud montre ici que, sur les marchés financiers, le crime est parfois si systématique qu’il en devient systémique dans ses effets. De curieuses coopérations et hybridations se nouent ainsi entre criminels en col blanc, gangsters traditionnels et hommes politiques corrompus.

Il s’interroge aussi sur le devenir de la finance : portée par sa seule volonté de puissance, par-delà le bien et le mal, n’est-elle pas en train de s’affranchir de la souveraineté des États ? Dès lors, face à des puissances financières aux arcanes si sombres, quelle liberté reste-t-il ?

L’approche criminologique de la crise financière de 2008 est tout aussi éclairante que l’analyse économique. Parler de capitalisme criminel est donc, pour l’auteur qui a travaillé au sein de la police nationale, un constat technique, pas une métaphore. Décrire les crises latino-américaines et espagnoles sous l’angle du blanchiment de l’argent du crime organisé, la crise japonaise par les relations incestueuses entre banques, politiciens et yakuzas, la transition du communisme au capitalisme en Albanie à travers l’escroquerie des pyramides…

Ainsi, « La finance contemporaine fonctionne à partir d’un nouveau business model implicite : se servir. «  Et aucun des garde-fous traditionnels ne joue son rôle : la régulation est insuffisante, la répression des financiers quasi nulle et même les enjeux de réputation ne jouent plus.

Jean François Gayraud est également l’un des experts interviewés dans le film  Noire Finance de Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvidvd-noire-finance

 

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Radio : émissions 2014

Accessibilité : à quand le vote à bulletin secret pour les aveugles ?

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bulletins_voteA quelques semaines du scrutin européen, une pétition vient d’être lancée afin que les personnes « empêchées de lire » puissent accéder (via un téléphone portable) à un droit de vote réel et complet. La solution : un code-barres 2D type QR-Code sur tous les bulletins de vote afin que les élections deviennent accessibles à tous, dans le respect de la confidentialité du scrutin, en toute indépendance !

En France malgré le vote d’une loi sur l’égalité des droits et des chances de 2005, la ratification, en 2006, de la Convention de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, des multiples déclarations publiques des hommes et femmes politiques, affirmant leur volonté de renforcer la citoyenneté des personnes en situation de handicap, notamment au regard de l’accessibilité du processus électoral, de la création d’une mission parlementaire en ce sens…. les personnes aveugles ne peuvent toujours pas voter à bulletin secret !

En effet, beaucoup de citoyens, en particulier les personnes empêchées de lire ou comprendre l’information imprimée, n’ont pas un accès autonome à l’information contenue sur les bulletins de vote ni sur les professions de foi des candidats, et doivent faire appel à un tiers pour remplir leur devoir civique. Cette situation est vécue comme une discrimination, dès lors qu’elle trahit la confidentialité du scrutin et même pire, n’offre aucune garantie réelle que le bulletin glissé dans l’urne sera effectivement celui désiré par la personne injustement empêchée d’agir en toute autonomie.

Pourtant la technologie et la démocratisation de ses usages le permettrait : apposer un code-barres 2D type QR-Code sur tous les bulletins de vote, permettrait que les élections deviennent accessibles à tous dans le respect de la confidentialité du scrutin, en toute indépendance !
D’ailleurs, parce que la démocratie ne vaut que lorsqu’elle est partagée par tous, Olivier Jacques, un infatigable militant de l’accessibilité vient de lancer une pétition afin de sensibiliser l’opinion à ce qui constitue un déni de droit pour les personnes handicapées visuelles ou ne pouvant lire. Concrètement, il suffit de capturez ce code avec un téléphone portable, il renvoie sur la version dématérialisée accessible, qui s’affiche à l’écran et devient lisible via une synthèse vocale, sur n’importe quel matériel connecté.

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Films, Radio : émissions 2014

Le monde en un jardin : une plongée avec Frédérique Pressmann au coeur (ou)vert de Belleville !

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filmjardinRencontre avec Frédérique Pressmann dont le film Le monde en un jardin (disponible en DVD), est d’une actualité florissante en ce printemps… où l’on espère  l’éclosion des bourgeons d’une société  nouvelle !

Sur la colline de Belleville, à Paris, un parc. Depuis ce parc, un splendide point de vue sur la capitale. Dans ce parc, beaucoup de verdure, une foule métissée, et un jardinier visionnaire. Humble artisan et philosophe, Gérard sert la nature au sein d’un des quartiers les plus urbains et populaires de la ville. Il y a vingt-cinq ans, ce parc n’existait pas. Bâti sur des ruines, il est le fruit de la rénovation du quartier et porte en lui toutes les ambiguïtés de la politique d’urbanisme menée depuis les années 60. Pourtant, c’est devenu un lieu de rencontre où se croisent anciens et nouveaux habitants, un lieu de vie, un modèle réduit de société en quelque sorte. Au cœur de ce domaine, le jardinier sculpte le paysage, regarde s’écouler le temps et tente de s’approcher de l’essentiel. En complicité avec lui, nous explorons ce périmètre devenu huis-clos où se retrouvent tous les enjeux d’un quartier populaire et où, de manière presque inespérée, le lien entre humains peut continuer à se tisser.

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Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Natty Dread, le chef d’œuvre du roi du Reggae

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robert nesta marleyPrintemps 1974, trois heures du matin, une voiture de location avec à son bord Bob Marley, son cousin Sledger et l’actrice métisse Esther Anderson roule en direction de Kingston. L’ambiance est détendue mais soudain un barrage de police se dresse sur leur route. Ce dernier est chargé de fouiller tous les véhicules susceptibles de transporter des armes ou de la ganja car des troubles assez graves secouent progressivement tout le pays. Subissant des fouilles et des moqueries de la part des troupes de la Jamaican Defense Force, Bob Marley n’oubliera jamais cet incident qui sera le point de départ de son 3ème album, Natty Dread.

A partir de ce moment, Bob véritable bourreau de travail passe la majeure partie de son temps enfermé en studio, et les compositions venaient vite, inspirées majoritairement par la violence politique qui se répandait comme une trainée de poudre. Sa formation musicale est réduite à sa plus simple expression, à savoir les frères Barrett (basse et batterie), Marley et un jeune claviériste âgé de 16 ans Bernard « Touter » Harvey. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

Attention pépite : The Live Album (1971), de Curtis Mayfield !

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Photo of Curtis MAYFIELDSuite au succès de son premier album solo baptisé sobrement « Curtis » (1970), Curtis Mayfield continue sa carrière solo en publiant un live enregistré au Paul Colby’s Bitter End, un club situé New York City en Janvier 1971.

Entouré de son groupe fétiche composé du bassiste Joseph « Lucky » Scott, du percussionniste « Master » Henry Gibson, du guitariste Craig McMullen et du batteur Tyrone McCullen, Curtis Mayfield reprend principalement des compositions du 1er Lp ainsi que des morceaux de son ancienne formation The Impressions.

La tessiture sonore de ces 12 titres est extrêmement intimiste et feutrée, on sent que le groupe est au plus près des soul brothers et des soul sisters grâce au mix réalisé de main de maitre par l’ingénieur du son de Jimi Hendrix Eddie Kramer au studio Electric Ladyland en compagnie du chanteur.

Cette proximité avec le public est clairement palpable lors des « Raps » qui entrecoupent les titres. Curtis parle librement des problèmes qui touchent sa communauté (drogue, pauvreté, chômage, racisme…) et on assiste à de véritables échanges verbaux, ce qui ajoute une force supplémentaire aux messages pacifistes délivrés par Mr Mayfield.

« Mighty Mighty (Spade And Whitey) », “Check Out Your Mind”, “Stone Junkie», “We’re A Winner” et « Gypsy Woman » sont à mes yeux les pièces de choix de ce fabuleux document sonore au cours duquel Curtis balaie tout sur son passage avec son falsetto dévastateur le tout soutenu par un backing band de premier ordre. Mention spéciale à Henry Gibson pour sa maitrise absolue des percussions.
Considéré par Paul Weller (chanteur des Jams) comme l’un de ses 10 disques préférés, « Curtis Live » Lire la suite et partager »