Livres, Radio : émissions 2012

Le métier d’infirmière, malade de l’hopital ?

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Dans ce livre « Le voile se lève, dans l’ombre d’une infirmière sans cornettes », paru aux éditions Les points sur les i, Françoise Charnay-Sonnek, infirmière de métier, raconte son expérience de patiente. Un épisode douloureux à plusieurs titres : tout d’abord Françoise nous fait partager ses heures de souffrances physiques, dont la prise en charge a été tardive et mal adaptée… Mais ce livre a une portée bien plus générale, puisque qu’au travers de son cas personnel, cette professionnelle de santé passionnée pose un diagnostic préoccupant quant aux conditions de travail de ses collègues. Pressés par des objectifs de rentabilité imposés par la réforme de l’hôpital public, depuis quelques années déjà, les soignants  sont contraints de se limiter aux actes « technique » de leur métier, tandis que la dimension relationnelle disparait, faute de temps. Or, ce que l’auteure nous explique au travers de son expérience d’infirmière, c’est que sa profession inclue une dimension humaine (attention, écoute) qui, les études le prouvent, participent pour une part très importante à la guérison des malades !

Véritable « cri du cœur », cet ouvrage est aussi un bel hommage aux infirmières et aux infirmiers, des professionnels très (trop ?) discrets dont l’une des leurs, enfin, porte la parole !

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Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ...

Les journées du livre européen et méditerranéen : la culture européenne dans tous ses états.. et au-delà !

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Écoutez l’émission du 12 novembre avec Jean-Claude Augé, Yahia Belaskri, écrivain, Florence Raut de la Libreria, Philippe Leguen directeur de l’association Jean Monnet, Paul Balta spécialiste de la Méditerranée

La 5eme édition des « Journées du livre européen et méditerranéen » organisée avec l’association Jean Monnet se déroule du 13 au 20 novembre 2012.

Depuis leur créations en 2008, les Journées du Livre européen visent à :

– Faire aimer l’Europe par la culture à travers le livre.

– Vivifier les échanges interculturels entre les régions européennes.

– Inviter les auteurs et les livres de l’ensemble des régions Méditerranéennes.

– Créer au sein des territoires et pour le plus grand nombre, une semaine d’émulation autour du livre favorisant sa découverte ou redécouverte et invitant à la lecture des genres les plus variés.

Ces rencontres se tiennent dans les lieux naturels du livre : centres culturels, bibliothèques, médiathèques, librairies… sous des formes diverses : présentations, débats, tables rondes, lectures, signatures d’auteur, expositions, échanges savoureux autour des livres du genre gourmand et tentent de faire découvrir le livre européen dans tous ses genres : roman, essai, livre historique ou politique, livre de jeunesse ou de cuisine, bande-dessinée ou scenario…

Cette années les temps forts de ces rencontres seront :

– un repas méditerranéen avec un exposé de Paul Balta sur le voyage des vins en Méditerranée au restaurant l’aqualina in bocca.

-un repas italien avec Le carnet de cuisine de la Maremma toscana de Donatella Dardani

– conférence, débat avec le P.E.N. club sur le thème de la Liberté d’expression en Europe et en Méditerranée

– Collaboration avec l’Institut du Monde Arabe sur le thème de « l’humour dans le livre Méditerranéen » qui se fera sous forme de présentation en librairie, de dédicace et de débat

– Participation du centre culturel tchèque, du centre Calouste Gulbenkian, de la maison d’Europe et d’Orient , de la Maison Jean Monet, du Maghreb du film, de Marsa éditions, de la bibliothèque nationale de Luxembourg, de Gibert Joseph, de la Libreria, du café turinois le Miroglio, de la Librarie Polonaise, de la Librairie de Paris, de la Librairie de La Main, de la librairie Whs Smith, de la Librairie Chemins en Pages, de la librairie Chandeigne ainsi que de la librairie Tome Dom.

–  » Histoire sans parole  » : Les Journées du Livre Européen ont lancé « Histoire sans parole ». Cela fait participer les élèves qui imaginent le titre et le sujet d’un livre dans leur langue maternelle. Cela ayant pour but de découvrir des visions spécifiques des Européens de différentes nationalités sur les questions d’Europe et de Méditerranée, de renforcer les liens entre les Européens et de motiver les jeunes Européens à s’intéresser aux problématiques de la construction de l’Europe et à la Méditerranée.

– Les « Coup de Cœur » : Depuis 2010, nous avons créé les « Coups de Cœur » des Journées du Livre Européen. Les libraires ou organisateurs des Journées du Livre Européen mettent en valeur les livres qu’ils trouvent particulièrement intéressants sur le thème du livre européen ou sur des sous-thèmes : gastronomie, la Méditerranée… Lire la suite et partager »

concert, Expositions, Films, Manifestations, Radio : émissions 2012, Rencontres, débats ..., Théâtre

Pour son édition 2012 le festival Migrant’scène prend la mer !

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Écoutez l’émission du 5 novembre avec Cécile Poletti

Migrant’scène prend la mer, pour en écouter la rumeur, pour prendre, depuis les océans, le pouls du monde et des migrations. Le festival aura lieu du 5 au 11 novembre à Rabat, au Maroc, et du 15 novembre au 2 décembre 2012 dans 35 villes en France. Comme chaque année, autour de débats, projections, concerts, spectacles, le festival invitera des artistes, chercheurs, migrants, citoyens d’ici et de là-bas, pour croiser les regards et permettre une approche sensible et humaine des migrations.

En mer, une vie est égale à une autre. Ce principe de réciprocité vaut solidarité. Le droit marin pose le sauvetage en mer comme un principe inaliénable. Mais l’emballement des politiques migratoires a modifié la donne. La folie du contrôle, de la surveillance et de la répression condamne, en Europe, ceux qui sauvent les migrants en mer, s’ils sont débarqués dans un pays dans lequel ils entrent illégalement. Ces femmes et hommes se lancent sur la route parce que l’obtention d’un visa est devenue impossible. Ils prennent la mer par nécessité. Pour ce besoin essentiel du mouvement : si l’homme devait rester statique, il aurait des racines, pas des pieds. Ils prennent la mer pour fuir la guerre, la pauvreté, les persécutions. Ils prennent la mer parce qu’ils n’ont pas le choix et parce qu’ils veulent être libres. La mer rassemble dans nos imaginaires un flot de mythes et de légendes. Le voyage initiatique d’Ulysse, l’esprit libre de Robinson Crusoe, l’arrivée des migrants européens en Amérique, les traversées en solitaire…. La mer est le lieu des héros, de la liberté et du passage. La mer porte la mémoire de ceux qui s’émancipent. Le plus grand exode maritime de l’histoire a eu lieu en 1975 : plus de trois millions de personnes ont fui la péninsule indochinoise sur des bateaux de fortune. L’occident s’était alors ému face au courage de ces combattants de la liberté. Et voici ces nouveaux boat – people, naufragés de la mondialisation, bravant la mer, obligés par les contrôles des frontières à prendre des routes toujours plus longues et dangereuses. Quel regard posons nous sur eux ? Ils n’ont droit, au mieux qu’à notre commisération. Il nous faut pourtant reconsidérer la force de celles et ceux qui ont eu le courage de tout quitter Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Radio : émissions 2012

Les Rroms entre mythe(s) et réalité(s)

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Dans cette émission en partenariat avec la revue hommes et Migrations, avec Marie Poinsot nous tentons de comprendre et de faire comprendre à nos auditeurs l’origine géographique et culturelle des Rroms et leurs trajectoires migratoires en Europe. Il s’agit aussi d’analyser la situation actuelle des Rroms, comme les discours et pratiques discriminatoires dont ils sont la cible. Et de mettre à mal les clichés qui collent à la peau de cette population de près de 11 millions de personnes en Europe, trop souvent confondues avec les gens du voyage. Pour nous éclairer sont présents sur me plateau :  Saimir Mile, enseignant de la langue Romani à l’Inalco et représentant de La voix des Rroms, le photographe Jean-François Joly qui présente une série photographique sur les Rroms, et au téléphone, Valentine Goby qui a sorti à la rentrée aux éditions Autrement un joli livre jeunesse sur le récit de Lyuba, ou la tête dans les étoiles et enfin, en bonus,  Christine Pellicane, directrice artistique de Tamèrantong, une compagnie de théâtre qui fête ses 20 ans,  nous explique sa démarche et son fonctionnement en ce qui concerne la lutte contre les discriminations notamment celles dont sont victimes les Rroms aujourd’hui.

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Livres, Radio : émissions 2012

Les enfants invisible, un livre qui nous ouvre les yeux sur un monde que chacun peut contribuer à changer.

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Ex-fonctionnaire internationale à l’UNESCO, Marie- José Lallart prête sa voix aux enfants des rues. Avec l’UNESCO et l’association «Les écoles de l’espoir», elle les a rencontrés et soutenus avec l’aide de sportifs célèbres comme Marie José Pérec, Emmanuel Petit, Stéphane Diagana, Richard Dacoury, Laurence Ficher et Mikaël Silvestre. Ce livre recueille les expériences traversées avec ces enfants au cours de ses voyages avec l’association. Les enfants des rues, on les surnomme bui doi au Viêtnam («poussière de vie»), los desechables en Colombie («les jetables»), bana imbia («les chiens») en république du Congo…

Livre-témoignage, Les Enfants invisibles est l’occasion de mettre sur le devant de la scène des réalités trop souvent ignorées. Pays après pays, le lecteur suit le parcours d’un nouveau jeune, d’un nouveau projet : la construction d’une école en Haïti, une grande journée de jeux entre des enfants guyanais, amérindiens et créoles en Guyane, l’arrivée de matériel sportif dans un camp de réfugiés à Gaza… l’Angola, le Niger, la Guinée, la république démocratique du Congo, le Sahara… Une double page consacrée à l’histoire et la situation socioculturelle du pays accompagne chacun de ces récits.

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Manifestations, Radio : émissions 2012

Notre Dame des luttes

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Écoutez l’émission du 5 novembre avec Françoise Verchère

Opposante de longue date au projet d’aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes,  Françoise Verchère, élue courageuse et déterminée, nous explique que, contrairement à ce que les « tenants » de l’aéroport affirment, tous les recours ne sont pas épuisés et donc tous les espoirs ne sont pas perdus…il faut continuer de se battre pour empêcher sa construction. Cet aéroport, exemple emblématique du grand projet inutile et imposé, constitue un énorme gâchis tant humain et social que financier et environnemental: il va chasser des habitants là depuis toujours et d’autres, venus construire des alternatives soutenables, opposés à des modèles industriel et de transport qui nous mènent dans le mur. Par ailleurs, à un moment où le gouvernement a choisi de mettre en œuvre une politique d’austérité pour atteindre en 2013 une déficit limité à 3% du PIB, comment peut-il justifier de gaspiller des centaines de millions d’euros, voire plus, pour construire un aéroport dont il n’arrive même pas à démontrer l’utilité sociale et dont le financement va être assuré par un partenariat public privé garantissant un retour sur investissement exorbitant à Vinci? Sur le plan écologique ce projet aura un coût considérable; il va détruire non seulement 1600 hectares de terres agricoles et de bocage prévus pour la construction de l’aéroport, mais aussi des dizaines de milliers d’autres pour les énormes zones commerciales et industrielles qui ne vont pas manquer de s’implanter sur les 20 kilomètres qui séparent Notre-Dame-Des-Landes de Nantes. Ceci réduira la production maraîchère de proximité, la production agricole et la biodiversité.

Chacun peut agir, rendez vous sur les sites dédiés pour connaitre les actions à venir et s’y associer.

http://acipa.free.fr/

http://zad.nadir.org/spip.php?article484

http://lutteaeroportnddl.wordpress.com/

 

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Livres, Radio : émissions 2012

De quoi Ouattara est-il le nom ? Deux regards libres sur la situation politique (Franco) Ivoirienne

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Écoutez l’émission du 29 octobre avec Grégory Protche et Théophile Kouamouo

Théophile Koumouo et Grégory Protche sont deux journalistes indépendants, au sens où ils sont attachés à recherche de la vérité. Pour cela, c’est assez simple, il suffit d’un minimum de curiosité, de réflexion et d’investigation.

Avec « On a gagné les élections mais on a perdu la guerre, cinq raisons de ne pas marcher à la victoire de Ouatara« , paru aux éditions du Grigri, Grégory Protche décortique la mécanique militaro-diplomatico-médiatique qui a imposé à la tête de la Côte d’Ivoire, pays sois-disant indépendant, un homme choisi par des puissances étrangères, dont la France. Une version de l’histoire récente qui bienqu’évidente est absente de la presse hexagonale.  Dans « J’accuse Ouatara », paru aux même éditions Théophile Kouamouo revient sur l’histoire de ce « coup d’état », beaucoup plus et mieux préparé que l’on n’a voulu le faire croire. Il a voulu faire partager aux lecteurs son indignation de  journaliste,de citoyen. En effet en tant que spécialiste de l’information sur la Côte d’Ivoire il ne cesse de se rendre compte de la puissance de la machination qui, hier comme aujourd’hui, tente d’imposer comme un fait historique un mensonge fondamental. Alors que la déstabilisation armée de la Côte d’Ivoire a démarré moins de six mois après son départ du Fonds monétaire international et son entrée officielle dans l’arène politique ivoirienne, Alassane Ouattara n’aurait aucune responsabilité politique ou judiciaire dans un drame ivoirien qui a occasionné bien plus que les 3 000 morts officiels de la guerre postélectorale.
L’ouvrage indique aux lecteurs, à titre d’exemples, quelques articles de presse non seulement factuellement mensongers, mais moralement odieux et des rapports d’organisations de défense des droits de l’homme tendancieux, dont certains passages relevent plus de la fiction accusatrice que d’une recension sourcilleuse des faits. Ce livre ne se donne pas pour objectif de recenser tous ces coups portés à la vérité depuis que la vie politique ivoirienne s’est colorée de rouge sang.
Une bible entière ne suffirait pas à les énumérer. L’objectif premier de ce festival du mensonge et de l’omission est de garantir à Alassane Ouattara une impunité de première classe. Et c’est contre cette impunité que ce petit ouvrage va en guerre.

Grégory Protche lit On a gagné les élections… par legrigriinternational

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Livres, Radio : émissions 2012

L’argent symptôme et outil de la domination d’une classe !

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Dans ce dernier ouvrage, Monique Pinçon Charlot et Michel Pinçon, sociologues qui ont depuis des années comme objet d’étude  » les riches » expliquent comment l’argent est devenu, par-delà tous les principes moraux ou religieux, et en se jouant des droits humains, la valeur suprême de nos existences individuelles et collectives. Pour les auteurs, le monde est divisé en trois classes : un prolétariat qui subit des formes d’exploitations de plus en plus brutales, des classes moyennes, précarisées, divisées et déboussolées par la prétendue « crise », et la classes dominante, celle qui a gagné – comme disait Warren Buffet – la « guerre » des classes parce qu’elle est solidaire, organisée, et parce que, selon une approche sartrienne, elle est « la seule classe sociale en soi et pour soi. » Aux États-Unis, tout à commencé avec la fin de l’indexation du dollar sur l’or décidée par Nixon, lorsque la devise devint une monnaie de singe, ouvrant au pays la voie de la domination du monde. À la même époque, en France, une loi de janvier 1973 interdit à la Banque de France de prêter à l’État, ce qui permit aux marchés financiers d’accaparer les intérêts des emprunts publics. Depuis la loi du 4 août 1993, à la fin du second mandat de François Mitterrand, proclame en outre l’indépendance de la Banque de France . C’est à dire sa privatisation ! Ainsi la création de la monnaie, de plus en plus en plus scripturale, fut désormais l’apanage des banques privées, et aussi de la grande distribution.

C’est alors qu’il y eut « sécession » (Thierry Pech) entre les riches et les pauvres. Les transactions sur les produits dérivés et les autres produits financiers spéculatifs ont été 74 fois plus importants que le PIB mondial en 2008 (15 fois en 1990). Les grandes banques françaises consacrent aujourd’hui 80% de leur potentiel à la spéculation et seulement 20% à la gestion des dépôts, salaires et pensions de leurs clients ordinaires. Les « riches » prennent bien soin, cela dit, d’investir aussi dans l’économie réelle. C’est pourquoi, par exemple, ils n’ont pas souffert de la crise des subprimes qui a ruiné les classes moyennes états-uniennes. Les agences de notation (comme Fitch, la française, qui appartient à Marc Ladreit de Lacharrière) sont utilisées aujourd’hui comme une arme au service de la puissance des marchés financiers, c’est-à-dire de spéculateurs en chair et en os, pour soumettre les politiques et les peuples à leur cupidité. La raison pour laquelle les dirigeants des grandes entreprises sont désormais à la fois excellemment bien rémunérés et, en même temps au service étroit des intérêts des actionnaires, c’est que, justement, une bonne partie de leur rémunération est versée sous forme d’actions, pire de stock-options. Leur intérêt n’est pas la santé objective des entreprises qu’ils dirigent – et évidemment pas celle du « capital humain – mais leur valeur en bourse. Il leur faut donc, sans même nécessairement créer de la richesse, baisser le « coût » du travail, pousser les gouvernants à réduire les déficits et équipements publics. Ces gouvernants, sociaux-démocrates au premier chef (la Bourse ne s’est jamais aussi bien portée que sous le gouvernement Jospin en 2000), font le « sale boulot » en détruisant les protections sociales, en réduisant légalement les droits des travailleurs, en privatisant les biens publics. Ils sont pilotés par des structures plus ou moins formelles comme le Forum de Davos, le groupe de Bilderberg où la Commission trilatérale. Commission fondée en 1972 à l’initiative du banquier et industriel David Rockefeller, elle fut longtemps dirigée par le conseiller de Jimmy Carter Zbigniew Brzezinski, proche de Henry Kissinger. Parmi ses membres français, on compte François Bayrou, Nicolas Beytout, Patrick Devedjan, Laurent Fabius, Henri Proglio, Hubert Védrine (membre du CA de LVMH, comme son « camarade » socialiste Christophe Girard), Élisabeth Guigou. Cette dernière retrouve Mario Monti, Michel Barnier ou Pascal Lamy au conseil d’administration du think tank des Amis de l’Europe. On se souvient qu’après la démission de Michèle Alliot-Marie lors de la crise tunisienne, elle fut mise en cause pour son amitié pour Aziz Miled, l’un des financiers de l’Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranée), dont elle démissionna sans tambour ni trompette. La « guerre » des classes est à ce point gagnée par les « riches » que la banque Goldman Sachs peut, sans la moindre vergogne, placer ses hommes à la tête des gouvernements (Mario Monti, Lucas Papademos) et, mieux encore, de la BCE (Mario Draghi). Le triomphe des « riches » est tel qu’un groupe comme LVMH peut posséder 140 filiales dans les paradis fiscaux tandis que les avoirs des familles françaises en Suisse sont actuellement de 80 milliards d’euros. On mettra ce chiffre en regard avec le déficit public de la France en 2011 (91 milliards) ou avec le « trou » de la Sécu (17 milliards), cette construction purement politique et idéologique. Pourquoi les pauvres et les classes moyennes votent-ils à droite ou, au mieux, pour des socialistes complices ? Parce que, selon les auteurs, subissant la violence symbolique, ils ont intériorisé l’idée que les dominants sont à leur place et que le capitalisme libéral est désormais la seule nature possible de l’économie. Un vrai changement présuppose un éveil des consciences et une acceptation de valeurs contraires à celles de l’hyperbourgeoisie au pouvoir. Les choses peuvent rester en l’état pendant encore très longtemps. La classe politique est intimement liée au monde des affaires. Les employés et les ouvriers, qui représentent 52% de la population active, sont quasiment absents des assemblées parlementaires. Cela crée une grande violence symbolique qui explique, pour partie, l’accroissement du vote FN chez les plus défavorisés, dont le nombre a grossi sous Sarkozy : 800 000 enfants français ne peuvent pas prendre un repas protéiné tous les deux jours, ni être chauffés correctement. L’État s’appauvrit par la volonté des politiques, au point que le prochain siège du ministère de la Défense appartiendra à Bouygues. En attendant la suite…

La virtualisation de la monnaie, la dérégulation des marchés, les arrangements entre financiers et politiques, l’exil fiscal et le dumping social sont autant de stratégies dans l’impressionnante panoplie des oligarques qui leur permet de conserver et de consolider leurs privilèges exorbitants Émaillant leurs analyses d’exemples et de propositions concrètes, les auteurs suggèrent de revenir de toute urgence à un encadrement plus strict de l’argent, afin qu’il redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un bien public.

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Livres, Radio : émissions 2012

Morgane Merteuil s’insurge contre les dérives paternalistes des tenancières du féminisme.

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A 25 ans, Morgane Merteuil est une jeune femme qui n’a pas perdu de temps. Diplômée de lettre moderne, militante dans l’âme et marxienne, au moins, elle est également secrétaire générale du STRASS, car si elle a choisi de gagner sa vie en vendant des services sexuels, elle souhaite qu’à ce métier soit associé des droits et qu’aux de prostituées soit reconnue la capacité de penser par et pour elles-mêmes. Le premier livre de cette féministe convaincue et convaincante vient de paraitre aux éditions « L’éditeur ». Dans Libérez le féminisme !, Morgane Merteuil s’attaque avec une pertinence féroce à celles qui ont accaparé le féminisme et qui , au nom de la sacro-sainte « dignité des femmes », imposent une normalisation des comportements et privent leurs « protégées » de toute capacité d’autodétermination et de liberté ! Ainsi les « putes » et les « soumises », telles que les nomme l’association d’une ex-ministre, ont en commun le fait de devoir être protégées, défendues, ou… stigmatisées, mais en aucun cas écoutées. Classées d’office comme des victimes, elle se voient dénier par les féministes censées les défendre, tout libre-arbitre et toute capacité d’analyse et de choix quant à leur situation. En effet, contre les femmes voilées, contre les prostituées, on légifère sans vouloir les entendre ! Dans ce livre Morgane Merteuil réclame et proclame un féminisme accessible à tous et toutes, et refuse de voir l’héritage du MLF confisqué par une poignée de bourgeoises arrivistes et abolitionnistes. A celles justement qui ont un avis tranché sur la prostitution, Morgane  explique, exemples à l’appui, que ce métier recouvre des réalités bien différentes de celles présentées dans la plupart des médias. Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2012, Théâtre

Les liaisons dangereuses au Théatre le Proscenium : un hymne au plaisir… du jeu !

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Une relecture jouissive du célèbre roman épistolaire de Pierre Choderlos de Laclos nous est proposée jusqu’au 28 octobre au théâtre Le Proscenium par Samy Cohen. Sa mise en scène à la fois élégante, moderne et sans prétention et le plaisir manifeste des comédiens qui interprètent la pièce sont les garanties d’une soirée durant laquelle le spectateur se reconnaitra tour à tour en Valmont, Merteuil, Tourvel, Cecile de Volanges, ou même sa maman… En effet, on constate avec surprise et bonheur que les sentiments si judicieusement décrits par l’auteur des Liaisons dangereuses, au 18e siècle, sont universels.

Le texte, très moderne pour l’époque prône la libération de la femme à travers le personnage de Mme de Merteuil, malgré un épilogue célébrant la « Morale ».

Mais courrez plutôt voir le spectacle, vous en sortirez, c’est garanti, avec l’œil pétillant !

 

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