Radio : émissions 2013

Impôts, taxes et cotisations sociales : citoyens, sortez de vos niches !

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fraudefiscaleLa fraude fiscale atteindrait entre 60 et 80 milliards d’euros en France, selon un rapport de Solidaires-Finances publiques publié fin janvier 2013. les pertes fiscales sont à la hausse en raison notamment du développement des transferts frauduleux des profits au sein d’entreprises multinationales, précise Florence Toquet, Secrétaire Nationale de l’Union Syndicat National Unifié des Impôts. Ces pratiques représentent un « enjeu financier colossal », ainsi que le travail non déclaré qui atteindrait 6% du produit intérieur brut français. Il est aujourd’hui possible d’estimer que le montant des pertes fiscales découlant des différentes formes d’évitements illégaux de l’impôt représente de 16,76 à 22,3% des recettes fiscales brutes.

Le discours «anti impôt» fait le lit de l’évitement de l’impôt et donc de la fraude. Or, «dans une démocratie, le lien entre le citoyen et la collectivité s’effectue par l’impôt»

Changer de discours sur l’impôt en commençant par mener un véritable débat public est un impératif démocratique. Cela peut se faire simplement, en disant que l’impôt n’est pas «l’ennemi» de l’activité économique et de l’emploi, au contraire, et qu’il est «l’ami» de la cohésion sociale et de l’activité économique puisqu’il finance l’action publique dont par exemple des services publics auxquels tout le monde peut accéder gratuitement (ou quasi gratuitement) et parce qu’il réduit les inégalités. Pour parvenir à changer cette image de l’impôt, il faut montrer ce que l’impôt (plus largement, les fameux «prélèvements obligatoires») permet de financer(éducation, santé…) Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013, symptômes

Radiofonies Europe présente Chroniques d’un hiver européen… ou la rigueur à travers les regards et les voix de ceux qui la subissent au quotidien !

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chronique-hiverChroniques d’un hiver européen est une série documentaire racontant le quotidien de citoyens européens pendant la crise économique du début des années 2010, connue sous le nom de « crise européenne de la dette ». Benjamin Bibas et Sébastien Lecordier de Radiofonies Europe nous présente  ce projet initié et réalisé par Étienne Haug depuis novembre 2011 et qui compte déjà 3 épisodes de 45 minutes et plusieurs articles

Cette première saison raconte le quotidien de quelques habitants d’Athènes, un instantané datant de décembre 2011. On découvre au cours de ces épisodes ce que signifie concrètement, tant sur le plan pratique que psychologique, de vivre dans un pays où le consensus social qu’on pensait acquis depuis des décennies se retrouve détruit en seulement quelques années. En écoutant les habitants d’Athènes, on ressent alors le sens profond des mots : déclassement, trahison, inquiétude, dépression… Éclatants de sincérité, leurs propos, servis par un savoureux montage photographique et une musique exceptionnelle, nous entrainent bien au delà des chiffres et des idées reçues sur « la crise » grecque. Lire la suite et partager »

Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ..., Théâtre

Quand les boussoles s’affolent… un moment de théâtre magique où l’on découvre le secret pour garder le cap de l’espérance !

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quand-les-boussoleUn vrai beau moment de théâtre que ce récit initiatique, qui c’est sûr ne vous laissera pas indifférents. Courrez voir « Quand les boussoles s’affolent » la nouvelle production de la compagnie Ayoye au Théâtre de l’opprimé jusqu’au 10 mars !

Une partie de la belle équipe de la pièce est venue sur le plateau d’Aligre FM nous parler de cette aventure initiée par Marie Lorraine Vannier Moreau, alliée du mouvement ATD Quart Monde

Librement, et magnifiquement adaptée par Denis Lefrançois du roman de Ursula Mascaras, « Quand les boussoles perdent le Nord » (Éditions Quart Monde), cette pièce nous plonge dans la vie de Manuel, 10 ans, un enfant issu d’une famille pauvre.  Scène après scène, rencontre après rencontre, en suivant le jeune héros qui est aussi le narrateur de la pièce, les spectateurs découvrent la richesse de chaque personnage, comme Jessica, la grande sœur, une mère courage de substitution qui, par parenthèse est aussi une adolescente de 15 ans pleine de vie et d’envies, M. Bauer, le professeur, faux autoritaire passionné de belles histoires et qui ne peut s’empêcher de retrouver en ses élèves l’enfant qu’il n’a jamais cessé d’être…. C’est lui qui prononce l’une des phrase clé de la pièce : « Je crois en toi Manuel ! » , et puis Kevin le bourreau de Manuel, celui qui, en classe l’a pris pour bouc-émissaire … et Milo, le nouvel ami, issu d’un milieu bien plus favorisé mais qui sait voir avec le cœur,  Theresa, la pétillante voisine qui comprend tout sans que l’on ait besoin de lui expliquer quoi que ce soit… qui est aussi celle qui en invitant les enfant à lire des livres, leur donne accès à une richesse inaliénable : le désir d’apprendre, de comprendre et de sublimer le monde qui les entoure. Enfin, le père, qui malgré un moment d’abattement, est porté par l’amour de ses enfants. Une force qui va lui permettre de ne jamais perdre le bien le plus précieux qu’il se fait un devoir de leur transmettre : la dignité !

Le tout constitue un beau moment de poésie et de théâtre qui nous aide à garder le cap de la compréhension mutuelle et de la solidarité !

Cerise sur le gâteau, sur la scène du chaleureux Théâtre de l’opprimé, les comédiens, tous extrêmement talentueux et impliqués, évoluent dans un décor « juste » c’est à dire suffisamment inventif pour nous surprendre mais jamais « tape à l’œil »…. De même que les costumes. La musique est aussi un élément essentiel du spectacle. En invitant sur scène le guitariste Matthieu Devaux, Fanny Vambacas et Denis Lefrançois ont ajouté un personnage à l’histoire. Il habite Manuel, il ne fait qu’un avec lui, il rythme ses pas, il porte le mouvement du chœur, il mène l’équipe sur le plateau comme un double du héros. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

L’album « Skin I’m In » : un chef d’oeuvre (presque) inconnu des Chairmen Of The Board… à écouter d’urgence !

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cotbFormé sur casting en 1967 en tant que quatuor vocal comprenant les chanteurs Norman General Johnson, Danny Woods, Harrison Kennedy et Eddie Custis (parti en 1971 suite à des divergences artistiques), Chairmen Of  The Board est, en cette année 1974, un groupe mort depuis 2 ans, malgré une brève reformation de la dernière chance pour graver un opus à la tessiture sonore radicale, l’album Skin I’m In. Conçu dans une ambiance tendue malgré le support du producteur Jeffrey Owen,transfuge de Motown, du groupe Funkadelic pour la section rythmique (Billy Bass Nelson, Bernie Worrell, Tiki Fulwood & Donald Baldwin), les parties vocales sont enregistrées séparément. Johnson, floué  par des royalties impayées, mécontent de la direction artistique prise, ne se sent pas du tout concerné par le projet. Il prépare sa sortie pour lancer véritablement sa carrière solo et démarche Arista Records (le label Invictus était au bord du dépôt de bilan).

En dépit de ce climat, Bowen taille sur mesure un son magistral avec des éléments funk, rock et psychédéliques. Les influences de Norman Whitfield, de Jimi Hendrix et de George Clinton sont parfaitement assimilées.

Le lead vocal est quasiment absent mais Kennedy et Woods assurent à merveille. Ce dernier est tout simplement dément sur le morceau Finder’s Keepers, fruit de la collaboration Bowen-Johnson.

Soutenu par une basse-batterie impitoyable, dynamité par un clavinet omniprésent «à la superstition » ponctué en son milieu par un solo de trombone incroyable exécuté par Mcinley Jackson (Leader de l’orchestre maison the Politicians), ce titre prend la 7ème place des charts Rnb au début de l’été 1973. Les autres faits d’armes de l’album sont Everybody party all night , le titre éponyme Skin i’m in, le mid tempo Let’s have some fun, et la reprise d’un morceau composé par Sly Stone pour le groupe Abaco Dream en 1970, Life And Death, encadré par 2 séquences musicales ou se superposent envolées de synthé moog, nappes de melllotron et basse fuzzée. Un véritable feu d’artifice de soul psychédélique. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Jimmy Castor Bunch : le funk à la sauce Neandertal !

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JimmyCastorBunch-image(1)  Grande figure de la scène funk New Yorkaise, créateur d’un univers délirant basé sur une galerie de personnages hauts en couleurs (Bertha Butt et ses sœurs, Luther the Anthropoid ou Leroy), Jimmy Castor rentre au panthéon de la musique soul-funk grâce à un opus resté dans la légende, le génial « It’s Just Begun » sorti au Printemps 1972 sur le label RCA.

Né le 22 juin 1943, son apprentissage musical se fait au sein de diverses formations de doo-wap comme les Teenchords de Lewis Lymon ( le frère du chanteur Frankie Lymon). Ce dernier est mis sur la touche et c’est Castor qui prend sa place à la tête des Teenagers en 1957. A partir de 1960, Jimmy se concentre sur la pratique du saxophone et passe son adolescence en tant que musicien de studio et de scène.

Il accroche par la suite les charts avec un instrumental à la forte saveur latino « hey Leroy your mama’s callin you » sorti en 1966, mais le succès est de courte durée et Jimmy Castor retrouve l’anonymat et le chemin des studios d’enregistrement jusqu’ à la fin des années 60. Après des passages éclairs dans diverses maison de disques (Compass, Capitol et Kinetic), il crée sa formation le « Jimmy Castor Bunch » au début des 70’s. Le line-up comprend le batteur Bobby Manigault, le bassiste Doug Gibson, le guitariste Harry Jensen,le percussionniste Lenny Fridie Jr et le trompettiste Gerry Thomas.

Initialement signé par la maison de disques Columbia, le groupe enregistre un incroyable concept album. Mais accaparé par des artistes comme Sly& The Family Stone, Santana ou Chicago, le projet au final n’est pas soutenu par le label. Castor propose de racheter les bandes et démarche le label RCA qui donne son feu vert pour la commercialisation de « It’s Just Begun » qui sortira en Mars 1972. Pour un premier album, « It’s Just Begun » est un vrai chef d’œuvre ponctué de touches latines, doo-wop ,soul et jazz, le tout agrémenté de zestes psychédéliques. Cependant,un morceau emporte tout sur son passage telle une vague déferlante. En effet « Troglodyte (Cave Man) » mérite à lui tout seul l’achat de cet opus. Au milieu d’un groove poisseux, soutenu par une section rythmique implacable, le tout saupoudré de guitares saturées Castor nous narre le sexisme à la sauce préhistorique, allant jusqu’à imiter tous les personnages récurrents sortant de son imaginaire (comme la bien nommée Bertha Butt).Ce titre est tout simplement l’une des pierres angulaires du funk des 70’s (numéro 6 du billboard et 1 million d’exemplaires vendus) Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

La vie des homosexuels dans les années 70, de la clandestinité à la dépénalisation … vers une normalisation ?

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dissidanse-rose-fragments-de-vies-homosexuelles-a-lyon-dans-les-annees-70Avec deux ouvrages, le sociologue Antoine Idier nous plonge à la fin des années 70. Une époque où les homosexuels, tentent de se regrouper afin de faire entendre une parole et des revendications publiques.

– Les alinéas au placard. L’abrogation du délit d’homosexalinéasualité (1977-1982), Paris, Éditions Cartouche,

– Dissidanse rose. Fragments de vies homosexuelles à Lyon dans les années 1970, Lyon, Éditions Michel Chomarat.

Jusqu’à la fin des années 70, des régimes discriminatoires contre les homosexuels ont subsisté en France. Ainsi, l’alinéa 2 de l’article 331 du code pénal, abrogé depuis 1982, sanctionnait «quiconque aura commis un acte impudique ou contre-nature avec un mineur du même sexe». Le tout se référant à un acte sexuel sans violence. Pendant ce temps, l’acte hétérosexuel était autorisé à partir de la majorité sexuelle, quinze ans.

Une loi du député gaulliste Paul Mirguet datant de 1960, désignant les «fléaux sociaux», plaçait l’homosexualité au même rang que l’alcool et la prostitution. Le ministère de l’Intérieur, quant à lui, entretenait un fichier des clients des établissements réputés homosexuels.

En 1981-1982, à la suite de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, disparaissent les dernières mesures réprimant l’homosexualité. La plus emblématique d’entre elles est la disparition – par une loi votée le 27 juillet 1982 et promulguée le 4 août – de l’article 331 alinéa 2 du code pénal qui créait un « délit d’homosexualité ». Mais ces changement législatifs font suite à une mobilisation de longue date : en novembre 1974, Valéry Giscard d’Estaing institue une Commission de révision du code pénal. À ce moment, intellectuels et philosophes, Michel Foucault par exemple, vont porter devant la commission. En 1977, des recommandations pour abaisser la majorité sexuelle et supprimer les mesures de discrimination qui existent, à ce sujet, à l’encontre des pratiques homosexuelles. Là où le mineur est présumé non-consentant et l’homosexuel réputé coupable de subornation, Michel Foucault propose que cette circonstance soit laissée à l’appréciation du juge et que «la liberté de l’un et l’autre des partenaires à une relation sexuelle est la base nécessaire et suffisante de la licéité de cette relation». A cette époque, des philosophes réfléchissent au statut de l’enfance, et se demandent à partir de quel moment on admet que l’enfant peut exprimer un consentement et que les adultes n’ont plus à se mêler des relations sexuelles ou amoureuses qu’il peut lier avec des enfants ou des adultes. La question de l’âge du consentement est portée par un petit groupe d’intellectuels mais les revendications disparaissent car les mouvements gays ne souhaitent pas s’en emparer. Ils ont conscience que c’est une arme à double tranchant, car « pédophile » est une des insultes qu’on leur oppose…  Ainsi l’ouvrage d’Antoine Idier nous apprend qu’au milieu des années 70, certains sujets, aujourd’hui complètement tabou avaient le mérite d’être abordés, discutés, débattus… ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Aurait-on gagné des droits (puisqu’il est bien clair que les droits des homosexuels _mariage, adoption, PMA_constituent, pour tous, un droit à vivre dans une société un peu moins discriminante), mais perdu en liberté de penser et d’expression ? Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

« Ceux qui ont dit non », une collection de livres qui nous inscitent à exercer notre libre arbitre !

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Couv_Sophie-Scholl1Murielle Szac et Jean-Claude Mourlevat, l’auteur de « Sophie Scholl, non à la lâcheté » nous présente leur dernier né : ce livre retrace les derniers jours d’une jeune Allemande, en 1942, qui va payer de sa vie de fait d’avoir tenter d’éveiller les consciences de ses concitoyens  aux atrocités commises par le régime Nazi. Avec son groupe composé essentiellement d’étudiants, « la Rose blanche », ils distribuent des tracts et écrivent sur les murs afin de contrer la terrible propagande qui ne cesse de vanter la gloire du Fürher… Un récit poignant dans lequel Jean-Claude Mourlevat a parfaitement saisi et rendu les émotions d’une jeune fille de 21 ans à peine sortie de l’enfance, mais terriblement consciente de son rôle à jouer pour que le monde de demain ressemble à ses rêves.

« Derrière chaque non, il y a un oui ! » affirme Murielle Szac, avec un grand sourire ! En effet, la directrice de la collection « Ceux qui ont dit non » aux éditions Actes Sud junior peut être heureuse et fière du succès de ces romans historiques destinée à éveiller l’esprit de résistance. Tous offrent des récits de vie de figures fortes, engagées dans des combats au service des valeurs de la démocratie et de l’humanisme, qui ont eu le courage de se révolter, faisant ainsi triompher la liberté, la justice. Mais ces livres sont bien plus que des cercueils de papier pour les héros disparus (ou pas) dont ils nous content l’histoire. Il s’agit, en créant une intimité forte avec le personnage, de nous faire ressentir leur courage exceptionnel et aussi leur humanité, de nous faire comprendre les moteurs de leurs actes de résistance et surtout de nous interroger sur notre propre capacité à nous engager. Qu’aurions nous fait à leur place ? Cette question demeure, à jamais, sans réponse…  Mais aujourd’hui, que pouvons nous faire ? celle-ci vaut peut être que l’on s’y attarde et c’est ce à quoi nous invite aussi les ouvrages de cette très belle collection. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Catch a Fire, l’album-révélation de Bob Marley

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bob-marley-and-the-wailers-catch-a-fireDécembre 1971, après 10 ans de carrière en Jamaïque, les Wailers (Bob Marley, Peter Tosh et Bunny Wailer) sont persuadés que les années de galères sont derrières eux. A cette époque, ils tournent avec le chanteur de variétés Johnny Nash et la maison de disque CBS les prend en charge. Terrible désillusion car, le reggae reste une musique marginale et peu connue, et le succès espéré n’arrive pas, sauf pour Nash qui réussit à percer avec les compositions de Bob comme  Stir it up ou Guava Jelly. Sans passeports, fauchés et coincés à Londres, les Wailers décident de jouer leur dernière carte en sollicitant le patron des disques Island, Chris Blackwell par l’intermédiaire de l’attaché de presse Brent Clarke. Cette entrevue donna naissance au projet Catch A Fire, considéré comme le « premier album de reggae international ». Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013

De l’inutilité de la circulaire Valls : seule une nouvelle loi peut mettre un terme à l’arbitraire préfectoral en matière de régularisation des sans-papiers !

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De « nouveaux » critères de régularisation ont été publiés mercredi dans une circulaire émise par Manuel Valls et en application depuis le 3  décembre 2012 (voir le texte ici : Circulaire-Valls-28-12-2012) et censée mettre un terme à l’arbitraire préfectoral. « En réalité, seule une nouvelle loi traduirait une volonté de marquer une vraie rupture avec la politique menée en matière régularisation des sans-papiers par Nicolas Sarkozy. Or, la circulaire présentée par Manuel Valls ne répond pas à cette demande puisqu’elle ne comporte aucun caractère contraignant. L’application du document est ainsi laissée à la discrétion des préfets », remarque Annette Huraux de la CIMADE . (voir ici le decryptage-de-la-circulaire) Le ministère de l’Intérieur ne peut pas, d’un côté affirmer vouloir mettre fin au traitement hétérogène des régularisations, fonction des préfectures dans lesquelles les demandes sont effectuées, et de l’autre proposer une circulaire qui, par nature, est arbitraire !

De plus, selon les propos du ministre, le nombre de régularisations par an sera « de l’ordre de 30 000 » par an : annoncer un tel chiffre revient à établir des quotas. Cela illustre la volonté politique de « fermer le robinet ». Comme on a jugé nécessaire de mettre fin aux objectifs d’expulsion, il faut mettre un terme aux objectifs chiffrés de régularisation des sans-papiers. Certes, la circulaire améliore les conditions de régularisation de certains groupes de sans-papiers mais à objectifs chiffrés constants. Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre pour que ces « ajustements » ne se fassent pas au détriment d’autres catégories de sans-papiers? La conséquence directe de cette circulaire, c’est que ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont être expulsées mais que leur nombre, lui, sera toujours aussi important. Lire la suite et partager »

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Créer ensemble une école pour la réussite de tous, c’est possible à condition de « regarder chaque élève comme une chance » !

Téléchargez l’émission du 4 février avec Pascal Percq Écoutez l’émission du 4 février avec Pascal Percq

atd_livre_ecole L’école est aujourd’hui un amplificateur de différences : plus le milieu d’origine de l’enfant est pauvre, moins il réussit à l’école, comme l’a rappelé l’étude PISA en 2010. On sait également que, chaque année, plus de 150 000 enfants sortent du système scolaire sans diplôme.

Or s’il y a une chose qui réunit les parents qu’ils soient riches ou pauvres, c’est bien le désir de la réussite de leurs enfants. Pour les parents qui ont une vie difficile, l’espoir mis dans l’école est d’autant plus grand qu’ils y voient le seul moyen pour leurs enfants de ne pas vivre ce qu’ils ont subi eux-mêmes.

Que faire face au gâchis humain que représente l’échec scolaire ? Pour ATD Quart Monde, qui lutte depuis plus de 50 ans contre la misère, l’échec n’est pas inéluctable. Mais la réussite scolaire de tous les enfants ne peut être envisagée que si les familles vivant dans la pauvreté sont réellement partie prenante, avec tout ce qu’elles peuvent apporter. En ce sens, un projet d’école ne peut se distinguer d’un projet de société.

Le livre « Quelle école pour quelle société ? » rassemble sous la plume de Pascal Percq, des témoignages et des propositions de parents de milieu très défavorisé ou non, d’enfants, de jeunes, d’enseignants, de chercheurs, de pédagogues, de syndicalistes : tous s’expriment ici et disent « Comment construire ensemble l’école de la réussite de tous ». ATD Quart Monde appelle chacun à concrétiser ce rêve. C’est possible. Lire la suite et partager »