Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2014

The Fatback Band : les années « Perception records » (1970-1975)

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Fatback bandFormation phare de la ville de New York dans la mouvance « Street Funk » et précurseurs du rap et du hip-hop à la fin des années 70 avec le titre « King Tim III (personality jock) », The Fatback Band représente la quintessence de la musique afro américaine de la première partie des 70’s grâce à ses 2 premiers albums pour le compte du label new yorkais Perception /Today Records, sortis respectivement en 1972 et 1973.
Metteur en scène du concept Fatback, le batteur Bill Curtis né en 1932 à Fayetteville, Caroline du Nord. Au départ pianiste, il abandonne progressivement cet instrument pour se mettre à la batterie durant son adolescence. Démobilisé en 1950, il débarque à Big Apple et fait ses gammes au côté de Clyde McPhatter, Bill Doggett, King Curtis ou Big Maybelle.
A la fin des années 60, Curtis crée Fatback Enterprises & Records, entité multicartes incluant labels, maisons d’éditions située dans le Queens, et en 1970 le projet Fatback Band émerge.
La nouvelle formation signe avec Perception Records et publie le single « Street Dance » pendant l’été 1972. Lire la suite et partager »

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Norman Whitfield : génie incontournable du « son Motown »

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nrmnwhtfldProducteur/arrangeur visionnaire responsable de la révolution sonore amorcée par Motown Records avec l’avènement de la soul psychédélique à la fin des années 60, Norman Whitfield possède un C.V. qui force le respect, avec à la clé plusieurs tubes qui sont devenus des monuments et 5 Grammy Awards (1968, 1973 et 1976), le tout étendu sur 25 ans de carrière.

Enfant de Harlem, Norman Jesse Whitfield voit le jour le 12 Mai 1940 et déménage à Detroit à la fin de l’adolescence. Il devient producteur pour le Label Thelma et à 19 ans il devient un visiteur régulier du 2648 West Grand Boulevard, quartier général de Motown Records, dans l’espoir de décrocher un job. Sa persistance finira par payer car Berry Gordy l’engage au Département Contrôle Qualité, Whitfield est en charge de déterminer quelle chanson sera réalisée ou pas. Gravissant les échelons, il entre dans le cercle fermé des producteurs maison et commence à se faire un nom en produisant The Marvelettes, The Velvelettes, Marvin Gaye (qui obtient un joli hit avec « Pride & Joy ern 1963). Il prend du galon le jour où il prend en charge The Temptations en remplacement de Smokey Robinson, le groupe fait un malheur avec « Ain’t Too Proud to Beg » et Whitfield entame une collaboration fructueuse et productive avec cette formation vocale, nous sommes alors en 1966.

Flanqué de son alter ego Barrett Strong (auteur du premier hit Motown « Money That’s What I Want en 1959), le duo compose, produit et propose ses services à divers artistes tels Gladys Knight& The Pips ou Marvin Gaye, ces derniers obtiennent un hit avec le même morceau : « I Heard It Through The Gravepine ». Lire la suite et partager »

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G.C Cameron : l’homme aux six voix !

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George Curtis CameronChanteur aux prouesses vocales hallucinantes, capable d’étendre sa voix sur 6 registres différents, G.C Cameron est reconnu pour son falsetto dévastateur sur le hit des Spinners « It’s A Shame » mais pas pour sa carrière solo au sein d’une institution de la musique afro-américaine, Motown Records.

Né George Curtis Cameron le 21 Septembre 1945 à Jackson, Mississippi, sa famille déménage à Detroit avec ses 9 frères et sœurs en 1955, puis sert sous la bannière étoilée au sein du corps des Marines pendant la Guerre Du Vietnam avant d’être démobilisé en 1967. A cette période, il se marie avec Gwen Gordy, sœur de Berry Gordy, le pdg fondateur de Motown Records et ex-femme du producteur Harvey Fuqua et rejoint le groupe The Spinners en qualité de lead vocal. Ces derniers obtiennent leur plus gros hit en 1970 avec « It’s A Shame », sublime composition coécrite par Stevie Wonder.

En 1971, The Spinners Quittent Motown pour Atlantic Records, mais Cameron reste fidèle au label qui lui mit le pied à l’étrier en débutant une carrière solo. Ses premiers morceaux se retrouvent sur le label Mowest, crée pour prendre la température de la scène californienne car Motown déménage progressivement ses infrastructures à Los Angeles. Les singles « Act Like A Shotgun », « What It Is What It Is » et « Don’t Wanna Play Pajama Games » malgré des qualités sonores indéniables sont des échecs commerciaux. Cameron est capable de reproduire les sonorités de Curtis Mayfield sur « No Matter Where » (1973), des Isley Brothers sur « Come Get This Thang » ou de Smokey Robinson sur « Pajama Games » mais reste un petit vendeur aux yeux de son label. Lire la suite et partager »

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King Floyd : la saveur du Bayou

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king floydChanteur au timbre puissant, véritable sommité de la soul made in Louisiane, King Floyd fait partie de cette galaxie d’artistes qui connurent un succès justifiant toute une carrière de part la qualité indiscutable de la voix, de la musique ou de la mélodie.

Né le 13 Février 1945 à la Nouvelle Orléans, King Floyd III fait ses gammes dans un bar de la célèbre Bourbon Street et part faire son service militaire. Installé entre temps à Los Angeles, Il enregistre un album en collaboration avec Dr John passé totalement incognito. Dépité, King Floyd retourne dans sa ville natale et travaille comme postier. Nous sommes alors en 1969.

Au début de la décennie suivante, il entre en relation avec le grand producteur Wardell Quezergue. C’est le début d’une collaboration fructueuse qui atteindra son point d’orgue le 17 Mai 1970, au cours de la légendaire session au Malaco Studio, d’où émane le morceau « Groove Me » et « Mr Big Stuff » pour Jean Knight. Initialement Face B, « Groove Me » est diffusé sur les ondes locales et devient un hit dépassant les frontières de La Louisiane, Lire la suite et partager »

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Al Green : De la gloire à la dévotion religieuse

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A-25261-1150917666Chanteur au talent inestimable, doté d’un falsetto dévastateur capable de balayer tout un auditoire, Al Green a donné le meilleur de lui-même durant 5 ans passés chez Hi Records, de 1970 à 1975.

Né Albert Greene le 13 Avril 1946 à Forrest City, Arkansas, sixième d’une famille comptant 10 enfants, il commence à pousser ses premières vocalises à l’âge de 9 ans dans un quartet gospel en compagnie de 3 de ses frères. La famille Greene déménage à Grand Rapids, Al vit une adolescence compliquée et se fait éjecter du cocon familial pour avoir écouté Jackie Wilson, un sacrilège pour son père qui ne badine pas avec la religion.

Il crée alors avec des camarades de lycée la formation The Creations, monte un label indépendant Hot Line Music Journal Records, et publie le premier tube de sa toute jeune carrière « Back Up Train » (1967, 5ème des charts RnB).

Entretemps, The Creations, rebaptisés The Soul Mates splitte, victime de tensions internes, Greene rencontre  sur sa route le producteur Willie Mitchell qui le prend sous son aile. Le reste appartient à l’histoire… Il faudra 1 an et demi au manitou de la soul sudiste pour transformer ce diamant brut en joyau étincelant de milles feux. Lire la suite et partager »

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The Bar-Kays : la période Memphis (1966-1975)

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bar-kays-1600Formation indissociable du label Stax/Volt, proche de la soul sudiste à ses débuts puis évoluant vers un univers sonore radical, The Bar-Kays devinrent les porte-drapeaux d’un funk radical, orchestré de main de maître à McLemore Avenue, quartier général du label.

Le sextet original se fait remarquer par le grand Otis Redding et pris en main par Booker T & The Mg’s, ils enregistrent ce qui demeurera leur plus gros succès, l’instrumental « Soul Finger » (1967). Dans la foulée, ils deviennent le groupe de tournée de Mr Redding, une chance inouïe qui tourne au drame lorsque le 10 Décembre 1967 l’avion privé du chanteur s’écrase dans un lac gelé près de Madison, Wisconsin. Lire la suite et partager »

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L’album « Rose Royce II In Full Bloom » : quand le piquant de Rose Dickey propulse Total Concept !

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RoseRoyceFormation originaire des quartiers de Watts et Inglewood, Rose Royce a su transformer son savoir faire hérité de leur passé de backing band en succès  jusqu’à truster les charts au milieu des années 70.
En 1970, le chanteur-trompettiste Kenny Copeland et le batteur Henry Garner se lancent dans la musique, en recrutant divers musiciens à Los Angeles. Ce conglomérat de talents officie sous le nom de Total Concept Unlimited et propose ses services à Motown Records, fraichement débarqué en Californie. 1973, T.C.U backe le chanteur Edwin Starr en tournée, et rencontre par son intermédiaire le génial producteur Norman Whitfield.
C’est le point de départ d’une collaboration prometteuse, le groupe participe à l’enregistrement de l’album « 1990 » des Temptations. Passant avec brio le test, ils accompagnent les poulains de Whitfield tels Undisputed Truth ou Yvonne Fair.
Ayant des désirs d’indépendance vis-à-vis de Motown et n’étant plus sur la même longueur d’onde, Norman part en 1974, fonde sa propre compagnie Whitfield Records et compte sur T.C.U pour voguer vers le succès. Pendant un tour de chant à Miami, Joe Harris (lead vocal d’Undisputed Truth) découvre la chanteuse Gwen Dickey et informe son patron. Venue passer une audition, Gwen est engagée sur le champ, prend le nom de scène de Rose Norwalt et Total Concept devient Rose Royce. Lire la suite et partager »

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Ann Peebles : Tellin ‘ It (1975)

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ANN-PEEBLESChanteuse à la tessiture sonore oscillant entre la sensualité et la férocité, samplée par une pléthore d’artiste hip-hop comme le Wu Tang Clan, the Beatnuts ou Missy Elliott, Ann Peebles accède au cercle privé des divas de la soul music avec l’album de la maturité paru sur Hi Records en 1975, l’exceptionnel « Tellin’ It ».

Septième d’une famille de 11 enfants, Ann Peebles voit le jour le 27 Avril  1947 à St Louis Missouri, et découvre ses premiers émois musicaux dès l’âge de 9 ans au sein de la chorale dirigée par son père. Son champ musical s’élargit à l’adolescence avec la découverte d’Otis Redding et de Sam Cooke.

En 1968, le musicien Gene Bowleg Miller remarque ce bout de femme duquel émane une force et une puissance vocale que ce dernier la présente sur le champ au producteur Willie Mitchell qui dirige l’autre grand label de la soul made in Memphis, Hi Records.

C’est le point de départ d’une collaboration professionnelle fructueuse et familiale  avec la maison de disques, puis le succès arrive à pas feutrés avec le single « Walk Away » en 1969. Progressivement, Ann Peebles trouve son rythme de croisière, et les perles musicales s’enchainent au fur et à mesure jusqu’en Lire la suite et partager »

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Mr Big Stuff, pépite de la Soul Sudiste.

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jeanknightChanteuse ayant eu un succès fédérant plusieurs millions d’auditeurs avec le hit « Mr Big Stuff », Jean Knight accèdera à un succès aussi soudain que bref, grâce à ce titre samplé par certains grands noms du hip-hop tels les Beastie Boys, Heavy D, TLC ou Queen Latifah.

Née Jean Caliste le 26 Janvier 1943 à la Nouvelle-Orléans, sa rencontre avec la musique a lieu après ses études car Jean chante dans le bar de son cousin, ce qui attire l’attention des groupes locaux et des musiciens de passage, et en 1965 le producteur Huey Meaux la prend sous son aile et lui fait enregistrer son premier single pour le compte du label Tribe Records. Au passage, Caliste prend le nom de scène de Jean Knight.

Hélas, le succès ne vient pas, Jean met en stand-by sa toute jeune carrière et travaille comme boulangère en cette fin des années 60.

Au début de la décennie suivante, le parolier Ralph Williams croit en son potentiel, et grâce à ses diverses connaissances, ce dernier la met en relation avec le producteur Wardell Quezergue, sommité de la soul made in Nouvelle-Orléans et surnommé le « Beethoven créole ».

Dimanche 17 Mai 1970, Quezergue programme une session au Malaco Studio situé à Jackson, Mississippi avec plusieurs artistes dont Jean Knight et King Floyd. De ces heures passées, 2 titres sortent du lot, « Mr Big Stuff » pour l’une et « Groove Me » pour l’autre. Problème, toutes les maisons de disques refusent mais coup du sort, « Groove Me » fait un hit (numéro 1 des charts r&b pendant 4 semaines) et cerise sur le gâteau, sort sur un label indépendant (Chimneyville), un véritable pied de nez à l’industrie du disque. Lire la suite et partager »

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Con Funk Shun : les années Memphis

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confunkshunearly 1972 :  une voiture rouge aux pneus usés avec à son bord 7 personnes arrive à Memphis Tennessee afin de percer dans la musique. Ceci est le point de départ de l’un des groupes de funk les plus populaires des années 70, Con Funk Shun. Formé à Vallejo en Californie en 1969 autour du batteur Louis Tony McCall Sr et du chanteur guitariste chanteur Michael Vernon Cooper, nos deux compères décident d’unir leurs talents en montant un groupe incluant Cedric Martin (basse), Danny « Sweet Man » Thomas (claviers) et une section cuivre composée de Paul «  Maceo » Harrell (saxophone), Felton Clyde Pilate (trombone) et Karl « The Deacon » Fuller (trompette).

La formation se nomme Project Soul et fait ses gammes dans  la région mais ne perce pas, sans doute la scène soul-funk californienne est-elle saturée à ce moment-là. Ils décident alors de quitter Vallejo et ses environs et après des centaines de miles parcourus, ils débarquent à Memphis où ils sont embauchés comme backing-band par le label Stax. Project Soul accompagne le monumental Rufus Thomas lors du festival Wattstax le 20 Août 1972 et le trio vocal The Soul Children qui obtiennent un joli succès d’estime avec le titre « Hearsay ». Lire la suite et partager »