Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Liberer les memoires des parcours individuels pour construire une histoire commune.

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pascale jamoulleLe livre de Pascale Jamoulle est le fruit d’un enquête de terrain en Seine-Saint-Denis. Deux années durant cette anthropologue qui allie à son travail universitaire une pratique d’assistante sociale au service de santé mentale Le Méridien, à Bruxelles, est allée à la rencontre des migrants récemment arrivés et a également instauré un dialogue avec des familles immigrées de longue date. En se racontant, hommes et femmes, jeunes et parents sortent collectivement du silence. Ils relatent le « travail de l’exil », d’épreuve en épreuve, et questionnent les métissages socioculturels, d’une génération à l’autre, dans les quartiers populaires.

A travers cette parole qui se libère on comprend les dégâts que peuvent faire  les « chapes de plomb » que l’on pose sur leur mémoire individuelle et collective, sur leur vie d’avant l’exil, sur leurs motivations (trop souvent implicitement réduites aux clichés et aux fantasmes entretenus par les médias et certains hommes politiques français), sur leurs singularités. En voulant à tout pris assimiler les nouveaux arrivants, en restant dans le déni de leurs différences on les place dans une situation intenable qui engendre ruptures, violences et conduites « à risques ». Parmi ces personnes, nombreuses sont celles qui vivent une triple rupture : avec leur passé (quand il ne leur est pas transmis), avec leur langue et leur culture d’origine (quand celles-ci sont censées disparaître) et avec la réussite sociale en France (quand elles se sentent mises au ban). La plupart des personnes rencontrées par Pascale Jamoulle ont connu différentes formes de précarité et parfois de violence, liées aux histoires personnelles, mais aussi aux problèmes de séjour, aux dominations de classe, de race et de genre. Ces parcours montrent, en effet loupe, les tensions sociales, les souffrances de l’exil, les impasses du métissage quand prévalent l’aveuglement, le mutisme et les relégations. Il est temps de sortir du déni, pour offrir à chacun la possibilité de tisser des liens avec et malgré ses différences, sa culture, ses origines qui peuvent constituer un handicap pour trouver sa place dans la société française telle qu’elle est. C’est cet effort là, celui de regarder et d’entendre, que nous devons faire pour, enfin… devenir un plus plus républicains ! Lire la suite et partager »

Expositions, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Ville africaine, ville humaine !

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ville-africaineAvec cette exposition documentaire qui investit différents lieux de la ville de Dijon jusqu’au 14 décembre avec des photos, des œuvres d’arts, des performances, des conférences, des rencontres, des sons, des gouts et des odeurs… Sébastien Godret, son concepteur a voulu montrer que la ville africaine, dans sa diversité, traduit autant qu’elle impose un autre regard sur l’espace et le monde, ainsi que sur les relations humaines en son sein.

Ville village, ville fractale, la ville Africaine, contrairement à celle issues d’une « planification » que l’on trouve en Europe, en Amérique ou en Asie, reflète une conception de l’espace et du temps qui lui est propre. Surtout, malgré le manque d’infrastructures notamment en ce qui concerne le système de distribution et de traitement de l’eau et la fourniture en électricité, cet urbanisme à taille humaine est riche d’enseignements pour tous ceux qui, en occident, réfléchissent à des modes de vie compatibles avec un développement soutenable à l’échelle de la planète.

Produite par Archi-DB, en collaboration avec Radiofonies Europe qui en a conçu l’environnement sonore, cette exposition vous fera voyager Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Radio : émissions 2013

Marocains du monde, pionniers d’une communauté transnationale ?

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maroc

photo : © Sophie Pasquet

Peut-on parler de diaspora marocaine ou de «communauté transnationale» pour qualifier la présence de plus de 3,5 millions de ressortissants marocains dans plus de 30 pays d’accueil ? En 2003 la revue a publié un dossier sur les « Marocains de France et d’Europe ». Dix ans après, ce dossier analyse les évolutions récentes de cette diaspora : sa mondialisation, sa féminisation croissante qui n’est plus le fait du regroupement familial, son vieillissement et son enracinement dans les sociétés d’accueil, les dynamiques associatives… Parallèlement, le Maroc est lui-même devenu un pays d’accueil et surtout de transit ; ce qui modifie le rapport au phénomène migratoire.

Il s’agit tout simplement d’apporter un éclairage nouveau sur l’évolution des migrations marocaines dans le monde, avec un regard sur l’aspect historique de ces nouvelles vagues d’immigration vers les pays du nord et leurs évolutions contemporaines qui nourrissent les échanges économiques et culturels des deux côtés de la Méditerranée.

Pour ce faire,  Rachid Alaoui, socio-économiste, coordinateur du dossier,nous expliquer l’histoire de ces migrations depuis la fin du XIXe siècle et notamment pourquoi l’on devrait plutôt parler de « communauté transnationale » et non de « diasporas ».

Sophie Pasquet, photographe indépendante, évoque son reportage sur les jeunes femmes Lire la suite et partager »

concert, Emissions en partenariat avec la Cimade, Expositions, Films, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ..., Théâtre

Migrant’scène 2013 : pleins feux sur les femmes migrantes !

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migrant-scene2013Organisé chaque année par la Cimade, le festival Migrant’ scène, se tient à la Maison des métallos du 15 novembre au 1er décembre.Cet évènement alliant création artistique et réflexion à travers des expositions, concert, représentations théâtrales, projections de films, performances et débats met cette année les femmes migrantes à l’honneur. Elles sont 100 millions dans le monde. Et, bien que  49% des migrants soient des femmes, celles ci sont largement invisibles. Or, souvent, contrairement aux idées reçues elle sont d’autant plus déterminées que le chemin migratoire a été éprouvant, d’autant plus actives qu’elles doivent prouver encore davantage que les hommes, d’autant plus fortes que leur situation et de femme et de migrante les rend plus vulnérables aux discriminations et injustices sociales. Elles existent et agissent pour et par elles-mêmes, tributaires de notre incapacité collective à penser la complexité et la diversité de leurs situations et parcours de vie privée et professionnelle ! Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2013

Les jours heureux, ou les enjeux politiques du Conseil National de la Résistance.

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affiche_les-jours-heureuxEn salles depuis le 6 novembre, Les jours heureux est un film à voir absolument car il nous prouve que d’une situation réputée inextricable, voire désespérée, peut sortir un monde nouveau dont on oserait à peine rêver !

A travers les témoignages de grands résistants, des images d’archives rares et l’éclairage d’historiens, Gilles Perret nous livre ici un documentaire édifiant qui retrace l’histoire politique, trop peu connue car pas enseignée de la résistance et surtout le contenu révolutionnaire du programme du Conseil Nation de la résistance qui fut mis en œuvre à la libération. Une véritable révolution sociale servie par un Etat garant de l’intérêt général, qui tranche avec les faibles ambitions des hommes politiques d’aujourd’hui, que le réalisateur savoyard est allé interviewer.En effet, bien que les hommes politiques de tous bords aient tous évoqué le programmes du CNR dans leurs discours, dès que souhaite mettre en parallèle leurs actions et le contenu de ce texte, certains se braquent… Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Geraldo Pino : précurseur oublié de l’afro beat

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RGeraldo Pinoeconnu par le monumental Fela Anikulapo Kuti comme son premier vrai modèle musical, Geraldo Pino est pourtant considéré comme l’investigateur et l’inspirateur d’un genre musical développé par son confrère nigérian au début des 70’s : l’afro beat.

Né Gerald Pine le 10 Février 1939 à Freetown, capitale de la Sierra Leone, il se révolte contre son père avocat au Nigéria suite au décès brutal de sa mère et de sa sœur, afin d’opter pour la musique. 1961, Gerald forme son orchestre, The Heartbeats, fortement influencé par la musique pop anglaise et américaine. Très vite, le groupe gagne ses galons en jouant dans les clubs les plus en vue de Freetown et devient par la même occasion une des formations les plus riches et les mieux équipées d’Afrique de l’Ouest.

Se rebaptisant Geraldo Pino en 1962, l’artiste et son groupe ont droit à leur show à la télévision, fraîchement débarquée en Sierra Leone, puis le label Pino Records est crée dans la foulée et publie les premiers succès locaux tels « Zamzie » ou « Maria left for Waka ». Lire la suite et partager »

concert, Manifestations, Radio : émissions 2013

Détention arbitraire de Georges Ibrahim Abdallah : 30 ans ça suffit !

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georges_ibrahim_abdallahLa France qui, par la voix de ses dirigeants, aime à rappeler son attachement aux droits de l’homme et n’hésite jamais à donner des leçons à ce sujet, pourrait bien un jour se voir rappeler qu’elle détient sur son sol, l’un des plus ancien prisonnier politique….

Suzanne Le Manceau et Alain Pojolat, amis de Georges Ibrahim Abdallah membres actifs du collectif pour sa libération, nous rappellent de la situation odieuse du plus ancien détenu politique en France et la lutte qu’ils m… Un combat qui a du mal à trouver des relais médiatiques et qui est rendu d’autant plus nécessaire.

Pour marquer les 30 ans de l’arrestation de Georges, un grand rassemblement est prévu le samedi 26 octobre devant la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), où il est détenu loin des siens.

Militant communiste, il a fait partie de la résistance lorsque son pays le Liban a été envahi par « Israël » en 1978. Il a été blessé dans les combats. Il est un défenseur acharné de la cause palestinienne. Georges Ibrahim Abdallah est détenu en France depuis 1984, accusé de complicité dans l’exécution d’un fonctionnaire à l’ambassade israélienne et un attaché militaire américain.

Georges Ibrahim Abdallah, qui entame ce mois-ci sa trentième année de détention, est l’un des plus anciens prisonniers politiques au monde. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour acte terroriste en 1987, au terme d’un procès qui s’est déroulé dans des conditions contestables, il est toujours derrière les barreaux, bien que libérable depuis 1999, année de la fin de la période de sûreté assortie à sa peine.

Toutes ses demandes de libération ont été rejetées. Il a obtenu enfin le 21 novembre 2012 un avis favorable de la justice française à sa demande de libération, assorti d’un arrêté d’expulsion du territoire français. Cet arrêté n’a pas été signé par Manuel Valls et le Tribunal d’Application des peines a reporté sa décision. En avril 2013, sa demande de libération conditionnelle a été rejetée pour la 8e fois.

Les autorités libanaises ont demandé des explications à l’ambassadeur de France. Le premier ministre libanais a qualifié ce report « d’injustifiable ». Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Promised Heights : le Troisième Chef D’œuvre De Cymande

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CymandeFormation multiculturelle venant de divers pays des Caraïbes tels La Jamaïque, Guyana ou St Vincent, créateurs d’un genre musical appelé « nyah rock » mixant avec maestria le jazz, le funk, le nyahbingi et le rock, Cymande est pourtant un groupe des plus méconnus et les plus sous-estimés de la décennie 70.Samplé par tout une pléiade d’artistes hip-hop tels Mc Solaar, De La Soul ou les Fugees, ils réalisent en 1974 un troisième album pour le compte du label Janus, le génial « Promised Heights »

Venant d’Angleterre mais partis faire carrière aux Etats-Unis, l’aventure débute le 18 Octobre 1971 lorsque le producteur John Shroeder, travaillant en collaboration avec Chess, découvre ce talent brut qui remplace un groupe de rock au pied levé dans un club du quartier de Soho. Bluffé par le professionnalisme de Cymande, Shroeder les prend immédiatement sous son aile et obtient une signature de contrat 1 an plus tard sur Janus Records.

L’album éponyme est réalisé et le single « The Message » atterrit à la 20ème place du Billboard. Dès lors, la griffe sonore de Cymande détonne par rapport aux productions soul et funk de la même époque avec ce mix subtil de percussions tribales saupoudrées de cuivres rutilants, le tout soutenu par une section rythmique impitoyable et une voix chaude gorgée de groove. Les influences rastafari traditionnelles sont présentes car plusieurs membres se revendiquent fils du mouvement de Jah.

La même formule est appliquée l’année suivante sur l’album Second Time Round (1973) qui contient des joyaux comme « Fug » ou « Bird », mais le 3ème LP « Promised Heights » atteint un degré d’exécution et de maturité encore plus exacerbé Lire la suite et partager »

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17 octobre, journée mondiale du refus de la misère : et si l’éradication de la pauvreté était un choix politique ?

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Comme chaque 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de nombreux événements ayant pour but de mettre en lumière tous ceux qui se battent tous les jours contre la pauvreté, à commencer par ceux qui la subissent. Bert Luyts, délégué national adjoint d’ATD Quart Monde en France nous retrace le contexte et les enjeux de ce rendez vous de la solidarité et de l’affirmation publique d’une volonté de transformation de notre société.

Cette année le thème de la mobilisation du 17 octobre st la lutte couv povcontre les préjugés à propos des pauvres et de la pauvreté. Car le changement de société passera avant tout par un changement de regard et appréhension des plus fragiles d’entre nous. Pour l’occasion un livre intitulé « En finir avec les idées fausses et la pauvreté » vient de paraître. Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la pauvreté. Alors que l’on accuse les pauvres d’être des assistés et des fraudeurs, il révèle par exemple que le montant des aides sociales non réclamées par ceux qui y ont droit s’élève à plus de onze milliards d’euros par an ! Lire la suite et partager »

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« La dette » démystifiée !

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L’excellent documentaire de Sophie Mitrani et Nicolas Ubelmann, « La dette », est conçu principalement autour de ces questions : d’où vient la dette et d’où vient la monnaie ?Quelles logiques et quels intérêts se cachent derrière ces mots ? Fruit de trois années d’enquête, le film tente de répondre à ces questions et montre comment le privilège de la création de monnaie a peu à peu été pris en main par les banques au détriment des Etats. En effet, au cœur de la « crise » dont on nous rappelle sans cesse qu’elle menacerai  l’édifice européen, sa monnaie et l’avenir de ses peuples, il y a ce qu’on appelle « la dette publique ». Pas un jour qui passe sans que l’on évoque les risques mortels portés par ce monstre menaçant notre avenir proche. Incongrues, excessives, nos dépenses publiques alimenteraient une dette exponentielle pouvant désormais exploser d’un jour à l’autre. Face à ce scénario catastrophe, depuis plus de 20 ans en Europe, la réponse des élites économiques, la fameuse troïka, a pour nom « austérité » : réduire les dépenses, trouver de nouvelles recettes en privatisant partout où c’est possible les services publics afin de réaliser des économies monétaires à court terme.

Pour tenter d’expliquer, de démystifier la dette et de proposer de solutions alternatives à la politique délétère présentée comme inéluctables, les réalisateurs ont fait appel à des universitaires, des économistes, sociologues, historien, citoyens, ministre, hommes politiques ou autres tels Benjamin Coriat, Pascal Canfin, Bernard Maris,  Patrick Viveret, Marie-Louise Duboin, Renaud Vivien,  Jean-Pierre Brard, Dominique Hollard, Christian Chavagneux, Gérard Foucher, Pierre Roba, Philippe Murer, Laure Quennouelle-Corre. A voir absolument ! Lire la suite et partager »