Agenda, concert, Radio : émissions 2013

Patrick Coutin, musicien au long cours

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De l’esprit des années 70 qui l’ont vu s’épanouir et s’ouvrir au monde, il a gardé un optimisme rieur ainsi que cette liberté inaliénable dont sont empreintes sa vie et ses chansons.

Patrick Coutin, qui aurait pu s’arrimer au succès du refrain qui l’a fait connaitre « J’aime regarder les filles », tube planétaire mille fois repris, a choisi au contraire de poursuivre sa route, comme si de rien n’était… La musique fait partie de son existence, qu’il soit producteur, (notamment de Dick Rivers ou des Wampas), auteur, chanteur ou instrumentiste… il poursuit sa route, la taille parfois à moins qu’il ne prenne la mer. Conscient que le monde lui appartient il se ballade, regarde toujours les filles, aime encore le Rock’n Roll et sème son humeur vagabonde à tous vents.

Justement, à propos de Danse, un des titres de son nouvel album, Patrick Coutin écrit ceci : « Je crois bien que j’ai cru, et peut être que je crois encore, que la musique et la danse peuvent porter tout à la fois la réflexion, la contestation, la révolution, le plaisir, le rêve, le don, la sagesse. C’est un truc de Hippies. Si le rock, l’amour, la marijuana avaient fait autant de mal que le pouvoir, la guerre, la haine, les psychotropes, ça se saurait. Je crois que le rock est un vecteur de force collective. Une salle de concert qui danse, c’est puissant, magique. je me verrai bien partir à l’assaut de l’Elysée avec un drapeau noir et une Kalachnikov… Il y aurait une gigantesque sono diffusant à fond « Street Fighting Ma, » ou « This is the end, my only friend… » Et on danserait sous les ors de la République. Bien sûr, on viderait la cave et le frigo »… En attendant les ors de la République on peut venir danser au Sunset (à Paris), où, le 16 octobre, Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Brother Soul : la Puissance de la Grosse Pomme

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Brother SoulVille incontournable de la scène funk des 70’s, reconnue pour sa tessiture sonore très urbaine et comptant en son sein des monuments du genre tels Mandrill, Brass Construction, Fatback Band, Creative Funk, Mother Night ou Cross Bronx Expressway pour les moins connus, New York City est un vivier de talents dont est issu la formation Brother Soul, originaire de Morrisania dans le Bronx.

Malheureusement peu connu, ce groupe n’a enregistré que 6 singles, extrêmement recherchés par les amateurs du genre pour divers labels entre 1972 et 1975. Formé à la fin de l’été 1969, le line-up est composé du bassiste-leader James Leroy Harris, des batteurs Philip White et Michael Baxter, des guitaristes Edgar Rodriguez (rythmique) et Emilio Aviles (lead), du claviériste Gregory Minifield, du percussionniste Raymond Ellington, des saxophonistes Steven White et Eddie Cotton et des trompettistes Donald Pinkney et George Ellington.

Brother Soul est un mix parfait entre les JB’s du Godfather Of Soul et Kool & The Gang selon Edgar Rodriguez, et la formation fait ses armes dans les lycées du quartier et les clubs qui sont légion dans cette partie de New York. Grâce à toute cette expérience acquise, le producteur Bill Moore les remarque et décide de les prendre sous son aile. D’abord comme backing band pour The 4th Kingdom puis comme artiste à part entière. Nous sommes alors en 1972 et le groupe enregistre « The Train Song » (Janion Records) qui passera totalement inaperçu. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Manifestations, Radio : émissions 2013

La médiatisation du naufrage de Lampedusa provoquera-t-elle un changement de politique de l’Europe vis à vis des migrants ?

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lampedusa_cercueilsLe nouveau naufrage dans lequel ont péri ou disparu, le 3 octobre 2013, tout près de l’île de Lampedusa, au moins 300 personnes parmi les 500 passagers d’un bateau en provenance de Libye, n’est pas dû à la fatalité. Et c’est, hélas,un événement presque banal. En 2010, au même endroit, deux naufrages simultanés avaient provoqué près de 400 victimes. En 2009, 200 personnes se sont noyées au large de la Sicile. Pour les seuls six premiers mois de l’année 2011, le HCR estimait à 1 500 le nombre de boat people ayant trouvé la mort en tentant d’atteindre les rives de l’île de Malte ou de l’Italie. Depuis le milieu des années 90, la guerre menée par l’Europe contre les migrants a tué au moins 20 000 personnes en Méditerranée. La guerre ? Comment nommer autrement la mise en place délibérée de dispositifs de contrôles frontaliers destinés, au nom de la lutte contre l’immigration irrégulière, à repousser celles et ceux que chassent de chez eux la misère et les persécutions ?

Ces dispositifs ont pour nom Frontex (écouter l’émission consacrée à la campagne frontexit), l’agence européenne des frontières, qui déploie depuis 2005 ses navires, ses hélicoptères, ses avions, ses radars, ses caméras thermiques et bientôt ses drones depuis le détroit de Gibraltar jusqu’aux îles grecques pour protéger l’Europe des « indésirables ». Ou encore Eurosur, un système coordonné de surveillance qui, depuis 2011, fait appel aux technologies de pointe pour militariser les frontières extérieures de l’Union européenne afin de limiter le nombre d’immigrants irréguliers qui y pénètrent. Comment nommer autrement la collaboration imposée par l’Europe aux pays de transit des migrants – Libye, Algérie, Tunisie, Maroc – afin qu’ils jouent le rôle de garde-chiourmes et les dissuadent de prendre la route du nord, au prix de rafles, arrestations, mauvais traitements, séquestrations ? Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Venez buller au musée de l’histoire de l’immigration !

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affiche_albumsDans cette émission en partenariat avec  la revue Hommes et Migrations,  nous abordons, avec Marie Poinsot,   la question des relations entre de la bande dessinée et l’immigration depuis un siècle.

A l’occasion de l’ouverture au Musée de l’Histoire de l’Immigration d’une exposition intitulée « Albums, des histoires dessinées entre ici et ailleurs«  le 16 octobre prochain, la revue à travers un petit dossier de chroniques, va montrer comment la bande dessinée peut rentrer dans les collections d’un musée consacré  à l’immigration et plus généralement comment y sont représentés la figure des immigrés et plus généralement des phénomènes migratoires.

Parce que le 9eme art est intimement lié aux migrations, émergeant il y a un siècle dans les milieux des migrants new-yorkais, il permet de raconter autrement des récits de vie qui sont parfois ceux de leurs auteurs, ou bien de leurs familles. Mais pas toujours.

Comment et pourquoi des musées choisissent-ils d’acquérir des planches de bande dessinée ou bien de concevoir des expositions autour de ce type de création ? Pour en parler, nous recevons Hélène Bouillon, responsable de la collection historique du Musée de l’Histoire et des Cultures de l’Immigration, co-commissaire de l’exposition « Albums » et Anne-Hélène Hoog, conservatrice au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris.

Et , bien sûr, on entendra ceux qui font des bandes dessinées puisque  Lionel Brouck, auteur d’un nouvel album « retour d’un voyage à l’envers »  qui raconte le retour d’un sans-papier malien chez lui après sa régularisation et Clément Baloup, auteur de deux tomes sur les mémoires des Viet kieu , sans oublier Farid Boudjellal, l’auteur de nombreux ouvrages dont, L’Oud, son premier récit et de nombreux albums consacrés au thème de l’immigration (Les soirées d’AbdullahMémé d’Arménie), à la crise du logement en France (L’Oud), au racisme (Juifs-Arabes,Jambon-beurLire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Axel Léotard ou la liberté d’être soi !

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axel leotardDans son dernier ouvrage le photographe et écrivain Axel Léotard a souhaité s’adresser au plus grand nombre. « Osez changer de sexe », qui vient paraître aux éditions La musardine, répond à toutes les questions qui taraudent les personnes qui se sentent concernées mais aussi, bien sûr, toutes les autres. Ici la curiosité n’est pas un vilain défaut, puisque l’on part du principe que c’est par la connaissance de l’autre que  passe la comprehension et le respect.

Car, comme ce livre a le mérite de le rappeler,  le trangenrisme concerne toutes les sociétés et les époques. Conçu comme un guide pratique, ce petit ouvrage décrit le processus médical qui peut amener un homme à devenir femme, ou une femme à devenir homme  (traitement, opérations…), mais aussi le parcours du combattant que cela représente dans notre pays où la « psychiatrisation » des trans est obligatoire.

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Il y est aussi question du regard des autres et de celui de la société sur ceux qui échappent à la norme binaire du féminin / masculin, notamment au travers des courts témoignages qui émaillent le texte. Alors, par un drôle de processus d’identification, même si l’on ne se sent pas directement concerné(e) par le sujet, les mots portent, ils travaillent en nous et l’on considèrent alors cette « minorité » des transsexuels et des transgenres, comme une porte ouverte vers d’autres mondes possibles . En cela, ce livre est un outil de transformation positive … de nos cerveaux ! Lire la suite et partager »

concert, Radio : émissions 2013

Marina, une voix qui mérite d’aller… jusqu’à vos oreilles !

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cover-marina_jusquamesyeuxSur la pochette de son nouvel album, auto-produit, celle qui s’affichait en frêle sylphide blonde sur la couverture de son précédent opus, s’est métamorphosée en oiseau de paradis.

Un signe sans doute que Marina a décidé d’affirmer sa personnalité et de  prendre son envol, guidée par son inspiration, son talent et sa ténacité.

Jusqu’à mes yeux est un recueil de chansons qui sont autant de cris du cœur, jetés sur le papier et mis musique par  la jeune auteur-compositeur-interprète. Dans les textes il est question d’écriture et de chanson, de la vie d’artiste et de la vie tout court, du monde aussi… Souvent acides ou mélancoliques les textes de Marina sont portés par sa voix au grain immédiatement reconnaissable, et par des mélodies simples et pures. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Buari 1975 : un voyage entre le Ghana et les USA

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r5878051141387063Musicien, chanteur, danseur, percussionniste  mais sportif accompli, Sidiku Buari est une sommité de la musique ghanéenne qui accédera à la gloire en réalisant l’incendiaire « Buari » en 1975 pour le compte du label RCA. Né à Accra dans les années 40, Sidiku devient un athlète capé d’une médaille d’argent sur 400m aux jeux panafricains de Dakar en 1963 et d’une médaille de bronze 2 ans plus tard en 1965 avec le relais 4x400m ghanéen à Brazzaville.

En 1966, il met de côté le sport pour un temps en partant étudier aux Etats-Unis, puis étudie la musique à la New York School Of Music et les arts de la décoration intérieure à Chicago. Il retourne néanmoins à ses premiers amours en pratiquant le baseball mais de manière non professionnelle.

Le virus de la musique étant en lui, Buari passe à la vitesse supérieure en 1975 en proposant un album mixant l’énergie brute du funk aux rythmes africains , le tout assuré par des musiciens hors pairs tels Bernard « Pretty » Purdie à la batterie, Gordon Edwards à la basse ou Paul Griffin aux claviers.

Les missiles musicaux sont nombreux comme « Karam Bani », « Iro Le Pa » ou « Advice From Father », et on peut considérer cet opus comme un des meilleurs disques d’afro funk de la décennie. Par la suite, il sortira 2 autres albums « Disco Soccer » (1977) et « Revolution » (1979), puis retournera dans son pays natal en 1984 pour ouvrir un club et dénicher de nouveaux talents. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Undisputed Truth : le laboratoire d’idées De Norman Whitfield

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Undisputed TruthQualifiés par leur label et par leur producteur de groupe expérimental, cantonné aux premières parties des grands noms de la Motown, Undisputed Truth ne mérite pas d’être dénigré de la sorte, bien au contraire.

A la fin des Années 60, Norman Whitfield, génial producteur des Tempations radicalise à jamais le son de la vénérable firme de Detroit Michigan en proposant sa vision de la soul en incorporant des éléments psychédéliques issus  du rock. C’est l’acte de  naissance de la « Soul Cosmique » qui grâce au succès de « Cloud Nine » prend son envol et balaie tout sur son passage.

Mais désireux de pousser ses expérimentations sonores, Whitfield, tel un savant fou, a besoin de cobayes. C’est pourquoi il convoque le groupe Undisputed Truth, Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Valère Staraseslki réveille les mémoires … et les consciences !

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Valere-Rois1Alliant sa passion pour l’Histoire et pour la vérité à son talent de  narrateur, le roman que Valère Staraselski nous livre ici avec L’adieu aux rois, paru aux éditions du Cherche Midi constitue un outil de réflexion essentiel qui, loin des clichés et des idéologies simplificatrices, rappelle utilement quels sont les fondements de notre société.

Dans ce huis-clos, qui met en scène quatre personnages et un chat, c’est un épisode oublié ou trop souvent déformé de la Révolution française qui nous est raconté d’une manière  précise et originale.

L’auteur exhume ces jours de l’automne 1793, durant lesquels, tandis que la France est assiégée de toutes parts et que règne la Terreur, les mausolées royaux vont être détruit . Dans une volonté de faire table rase d’une époque que l’on souhaite révolue, les cercueils des rois et des reines de France, des princes et des princesses et de tous les nobles dont les sépultures se trouvent à la basilique de Saint Denis vont être ouvert. Et les corps ou les restes humains qui en sont extraits seront jetés dans deux fosses communes creusées à proximité….

Dans  le livre de Valère Staraselki, c’est un témoin, Ferdinand Gauthier, royaliste  et catholique fervent, un personnage ayant réellement existé et qui fut organiste attachée à la basilique, qui vient chaque jour à Paris durant une semaine afin de narrer avec une précision teintée d’émotion les faits qui se sont déroulés sous ses yeux.

Le commanditaire de ce témoignage, l’avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville, Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Wilson Pickett : Escapade à Philadelphie !

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wilson_pickett_1970_02_12Chanteur au tempérament ombrageux, colérique et violent, mais véritable show man capable de mettre à genoux le public grâce à ses capacités vocales hors du commun caractérisé par des hurlements suraigus et à une énergie débordante, « The Wicked Pickett » est encore au sommet des charts en 1970 lorsqu’il décide d’enregistrer un album fabuleux, intitulé tout simplement « Wilson Pickett In Philadelphia ».

 Quatrième d’une famille comptant 11 enfants, Wilson voit le jour à Prattville en Alabama le 18 Mars 1941. Elevé à la dure par une mère qui le bat régulièrement, il trouve refuge dans la musique gospel comme choriste dans une église baptiste et décide de suivre son père à Detroit en 1955. C’est dans cette ville qu’il constitue son premier groupe The Violinaires. 1961, son camarade de classe Willie Schofield lui propose de se joindre aux Falcons, un ensemble vocal à l’excellente réputation incorporant en son sein Lire la suite et partager »