Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Des grands projets inutiles aux utopies concretes !

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Écoutez l’émission du 9 septembre avec Camille et Clara Breteau

grands projets inutilesDans un livre collectif, « Le petit livre noir des grands projets inutiles » (ed. le passager clandestin), Camille dénonce la manière, dont malgré les « Grenelles » et autres éco-gadgets, on prévoit un « grand bétonnage du territoire français avec des projets d’autoroutes, d’aéroports, de lignes LGV, de stades de foot, d’incinérateurs, de centrales nucléaires et autres lignes à très haute tension… La « crise » conduit en effet les pouvoirs politiques à la recherche du Graal de l’emploi et de la croissance économique à reprendre ces recettes traditionnelles des « grands travaux » qui nous ont menés dans l’impasse …  Qu’importe que cette équation fasse abstraction de la finitude de notre planète et méprise les nécessités fondamentales du vivre ensemble et du rapport à la nature ! Cet ouvrage décrit les principaux projets inutiles de notre temps, butant sur des mobilisations ô combien nécessaires : de Notre-Dame des Landes à Bure en passant par Flamanville, Gonesse, Gap, Creys-Malville, Lyon, Rouen, Toulouse, la Picardie, le Morvan ou les Landes…

Heureusement, l’inutilité et la nocivité de ces grands projets trouve sur leur route toute une populatioFUCCn déterminée, en multipliant les zones à défendre (ZAD), à inventer d’autres manières d’occuper le terrain.

Et comme le souligne Clara Breteau, l’une des organisatrice du Festival des utopies concrètes qui se tient à Paris et en région parisienne à partir de 20 septembre, de nombreuses initiatives de vie et de production existent déjà ! Centré sur les alternatives, les initiatives de transition le FUC prouve que d’autres modes de vie, de transport, de production et de consommation sont possibles et qu’ils sont accessibles et réalisables localement par les citoyens. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Films, Livres, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

L’exil chilien en France : souvenir d’un temps où notre pays savait encore accueillir !

Téléchargez l’émission du 2 septembre avec Raul Morales la Mura,Fanny Jedlicki, Eric Facon, Diego Olivares et Eduardo Olivares

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chiliens
Notre émission de  rentrée en partenariat avec la revue Hommes et Migrations est consacrée à l’immigration chilienne. Le coup d’État du 11 septembre 1973, qui chassé du pouvoir le gouvernement d’Unité populaire et provoqué la mort de Salvador Allende, le seul président marxiste démocratiquement élu, a marqué le début de l’exode pour des milliers de Chiliens fuyant la répression et la dictature sanglante d’Augusto Pinochet. Depuis 1973, ils sont entre 10 000 et 15 000 à avoir rejoint le territoire français pour y trouver refuge. Quarante ans après, que nous reste-il de cette histoire terrible à travers la transmission de la mémoire de l’exil aux enfants puis aux petits-enfants de ces Chiliens ? Comment la société française a-t-elle  accueilli à l’époque ces personnes en quête d’un asile ?

Pour évoquer cette migration à dominante politique, intellectuelle et artistique, Raul Morales La Mura, sociologue et chercheur au Laboratoire Lorrain en Sciences Sociales analyse la place de la France dans l’accueil des exilés latino-américains en Europe, et Fanny Jedlicki, Enseignante-chercheuse en sociologie à l’Université du Havre nous parle des enfants d’exilés chiliens ayant vécu à l’ombre d’un retour hypothétique à la chute de la dictature (un tiers des exilés repartiront effectivement) et montre comment cette mémoire s’est transmise entre générations.

Eric Facon, photographe et membre du collectif Le Bar Floréal expose dans la galerie située dans le XXe arrondissement de Paris une série de photographies intitulées « Hijos del exilio / enfants de l’exil », 23 portraits de filles et fils d’exilés chiliens et des paysages urbains de Paris et de Santiago du Chili, nous parle de son travail. Cette série est éditée, dans un très bel ouvrage, format passeport, par Créaphis éditions, où elle est accompagnée de courts témoignages des personnes photographies, réalisés, en deux temps (il y a dix ans puis cette année, pour les 40 ans de cet exil) par le photographe en collaboration avec le journaliste Diego Olivares.

L’actualité culturelle est artistique autour de cette date anniversaire est commentée par Eduardo Olivares, responsable de La Francolatina, site Internet qui se veut une « passerelle » entre les peuples et les histoires et qui lance Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2013

Au delà des idées reçues, qui sont les femmes migrantes ?

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image-femmesTout en rappelant les difficultés spécifiques et graves que doivent affronter les femmes migrantes, comme l’insécurité lors du trajet migratoire ou l’impossibilité d’échapper à la violence dans le travail ou dans leur foyer, surtout quand elle ne sont pas en situation régulière, Céline Roche, Coordinatrice régionale de l’action femmes à la Cimade tient avant tout à balayer les clichés concernant les migrantes,  » ces sœurs, mères, épouses ou victimes, nounous, femmes de chambre, analphabètes, femmes voilées ou en boubou, régnant dans les odeurs d’huile de palme sur des cuisines minuscules, cloîtrées dans des immeubles de quartiers relégués…  » ainsi qu’elle sont sans cesse présentées et représentées. Des idées reçues qui entache nos représentations, et celle de nombre d’administrations,  de ces femmes souvent très actives, diplômées, combatives et autonomes.

Contrairement à ce que l’on peut lire ou voir dans la plupart des médias, les femmes migrantes sont là, d’autant plus déterminées que le chemin migratoire a été éprouvant, d’autant plus actives qu’elles doivent prouver encore davantage, d’autant plus fortes que leur situation, et de femme, et de migrante, les rend plus vulnérables aux discriminations et injustices sociales. Elles existent et agissent pour et par elles-mêmes, tributaires de notre incapacité collective à penser la complexité et la diversité de leurs situations et parcours de vie privée et professionnelle. La Cimade publie « Petit guide pour conjuguer la migration au féminin », un petit guide gratuit  leur rendre justice…. et nous ouvrir les yeux ! Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Mandré, l’homme qui venait de l’espace !

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michaelandrelewisSorcier de l’électronique, virtuose des synthétiseurs et précurseur du duo Daft Punk, Mandré alias Michael André Lewis est un multi instrumentiste de talent, mais monstrueusement sous-estimé. Pourtant, il fut avec Stevie Wonder l’un des premiers à incorporer les instruments de Robert Moog dans la musique afro-américaine du début des années 70.

Né le 7 Décembre 1948 dans le Nebraska, fils d’un saxophoniste ayant fait ses armes au sein du Count Basie Band, de Fats Domino et de la chanteuse Etta James, le jeune Lewis découvre ses premiers émois musicaux à l’âge de 6 ans au sein des Be Bop’s avec son ami d’enfance Buddy Miles (futur batteur de Jimi Hendrix). Il se fera un nom avec le « Mike Lewis Quartet » qu’il fonde à l’âge de 15 ans, et partagera l’affiche avec des pointures du jazz comme Jimmy Smith ou Jimmy McGriff.

Sa carrière prend de l’ampleur à partir de 1970. Il rejoint à ce  moment-là Buddy Miles et collabore sur son album « Them Changes » pour le compte du label Mercury. De plus, Michael participe à des sessions studios pour les Who ou Patti Labelle. Au cours d’une tournée avec Miles, il fait la connaissance de sa future femme, l’ex Ikettes Paulette Parker alias  Maxayn Lewis, puis fonde dans la foulée le groupe Maxayn en 1972 avec lequel il enregistrera 3 albums pour le compte du label Capricorn jusqu’en 1974. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

De la banalité de l’islamophobie…

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islamophobie-ordinaire-livre-nadia-henni-moulai-ccifPris en tenaille entre une droite qui les stigmatise au nom de « l’identité nationale », et une gôche qui se cache derrière le paravent de la laïcité pour en faire autant, les Musulmans sentent bien qu’en France ils leur faudra toujours s’expliquer, se justifier pour simplement pouvoir exercer ce droit fondamental qu’est celui de la liberté de conscience. Or le « Pays des droits de l’homme » semble s’asseoir allègrement sur cet aspect pourtant fondateur de notre république. C’est à partir de ce constat et que Nadia Henni-Moulaï a décidé d’écrire ce Petit précis de l’islamophobie ordinaire, paru aux éditions les points sur les i, dans lequel, fidèle à son gout pour les nouvelles (cf son ouvrage précédent : 1954-1962 La guerre d’Algérie – Portraits croisés), elle nous propose une série de scénettes de la vie quotidienne, inspirée de faits réels et dans lesquelles, s’insinue insidieusement des propos ou des gestes hostile à la religion musulmane. Il s’agit d’une sorte de chronique du racisme ordinaire nourri d’ignorance et de préjugés, largement relayés par les médias dominants.  Lire la suite et partager »

Les questions d'Antoine Tricot, Radio : émissions 2013

Les questions d’Antoine : #01 Peut-on juger de la démocratie à l’aune de la liberté de la presse ? Éléments de réponse(s) à travers l’exemple d’El Watan en Algérie.

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el watan_okPar Antoine Tricot :

« Nous allons parler de l’Algérie, de liberté d’expression et de dictature. J’avais envie de parler de l’Algérie pas pour une quelconque commémoration, comme on a l’habitude de le faire, mais juste parce que nous n’en savons presque rien. À peine se souvient-on que la guerre d’Algérie s’est terminée en 1962, que le pays a subit une guerre civile dans les années 1990 et qu’il est aujourd’hui gouverné par Abdelaziz Bouteflika.

C’est aussi l’occasion de parler, un peu, de propagande en essayant d’aller un peu plus loin que les poncifs qu’on a l’habitude d’entendre…

Tout est parti d’un tweet de Pierre Haski, le directeur du site Internet d’information rue89, qui, le 29 juin dernier, envoyait une photo de la Une d’El-Watan, un journal francophone algérien, titrant alors « Comment le pouvoir étouffe les droits de l’homme ». Pierre Haski accompagnait alors cette photo de cette exclamation: « On ne peut pas dire que la presse algérienne soit muselée !»

Et effectivement. À lire l’article qui accompagne cette Une d’El Watan, on n’a pas l’impression que la presse soit à la botte du pouvoir en Algérie. Le journaliste fait un vif compte rendu du dernier rapport du Collectif des familles de disparus en Algérie rendu à Paris, à la fin du mois de juin. Comme le rapporte El Watan, le document de 149 pages fait une description exhaustive des violations des droits de l’homme en Algérie ces dernières années. il souligne notamment les dysfonctionnements du système judiciaire, le renforcement des lois coercitives en juillet 2012 et la régression générale des libertés fondamentales. L’article évoque même des cas de tortures dans les commissariats du sud du pays. Lire la suite et partager »

Les questions d'Antoine Tricot, Radio : émissions 2013

Les questions d’Antoine : les musiques électroniques peuvent-elles avoir une portée politique ?

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07-2012-Variables-Release-Party-@-Ressort-Berlin_6Cette semaine, j’ai choisi de me demander si la musique électronique ou plutôt, les musiques électroniques peuvent être engagées politiquement ?

Tout d’abord, je veux qu’ il n’y aura pas dans cette chronique d’analyse acoustique, psychologique, métaphysique ou artistique de la musique électro. J’en serai bien incapable. Je me bornerai à me poser la question sur le plan sociologique et historique.

L’électro me semble être vraiment la musique de notre temps. La diversité de sa production à l’échelle mondiale est impressionnante actuellement. Mais elle reste méconnue dans le grand public et le plus souvent elle y est associée à de nombreux clichés et préjugés.

Pour beaucoup, la musique électronique se résume à un » boum boum » que certains jeunes écoutent dans les boîtes de nuit. Pourtant, la définition de la musique électronique recouvre une réalité très large et très complexe. Toute musique obtenue par la manipulation d’instruments numériques et de machines informatiques est considérée comme musique électronique. Ce qui est tout de même très vaste. À l’intérieur de cette définition des dizaines de styles se sont développés comme par exemple la « techno », la « deep techno », la « house », la « deep house », le « trip hop », la « trance », le « hardcore », l’« electronica » mais aussi le « ragga jungle », le « drum & bass », le « dub step », le « nu disco », l’ « ambient », l’ « experimental » et bien sûr la « minimale ». Et encore je n’en cite que quelques uns !

Je vous rassure, même quand on est amateur de musique électronique, il est parfois bien difficile de s’y retrouver dans ces catégories qui évoluent au fil du temps. Les différences de tous ces styles dépendent beaucoup de la rapidité du rythme, de la place accordée à la voix, ou de la profondeur des basses. Mais presque chaque type correspond à une technique musicale précise et a sa petite histoire. Par exemple la drum & bass correspond à une boucle de funk, une phrase musicales tirée d’un morceau de funk, lue à l’envers sur une platine vinyle et accélérée autour de 170 pulsations par minutes…

La raison qui m’a poussé à me demander si les musiques électroniques pouvaient avoir une portée politique est donc, en priorité, que je voulais profiter de cette chronique pour rendre justice à la créativité et à la diversité des musiciens d’électro. C’était aussi un peu par provocation. Dans les années 1960, le rock était associé au fantasme d’une jeunesse bonne à rien et décadente.

De la même façon aujourd’hui, on représente souvent la jeunesse actuelle comme dépolitisée et l’image des jeunes, qui vont faire la fête, dans les boites de nuit, juste pour danser sur cette musique de sauvage qu’est l’électro, dans le simple but d’oublier le stress du boulot, et de leur vie quotidienne en s’enivrant jusqu’à plus soif, correspond bien à ce cliché. Dans ce cadre l’électro serait un défouloir, le contraire donc d’un acte politique.

Il y a du vrai dans cette image, mais comme d’habitude les choses sont un peu plus complexes dans la réalité que dans les imaginaires. On peut aller en club juste pour écouter un artiste particulier, comme on va à l’opéra pour écouter une pièce particulière dirigée par tel ou tel chef d’orchestre.

Et de la même façon que le chœur des esclaves dans l’opéra Nabucco de Verdi est devenu un hymne à la liberté qui fait vibrer le cœur de bon nombre d’italiens, on peut imagine qu’une composition de musique électronique puisse avoir une véritable portée politique. Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Lettres post et polémiques : face au rouleau compresseur du formatage des esprits, un « droit de réponse »existe !

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livrezohraAvocate depuis quarante ans, Zohra Mahi est avant tout une femme libre et déterminée à de laisser personne lui dicter sa conduite, et encore moins ses idées !

Du coup, dans son dernier ouvrage, décapant, « Lettres, post et polémiques », paru aux éditions Les points sur les i, elle écrit « tout haut » ce que tant d’autres, lobotomisés par le discours ambiant sans cesse martelé par les grand médias, n’osent même plus penser.

Face à cette pensée unique morne et mortifère, quoique bien utile à ceux qui la promeuve, Zohra Mahi oppose une salutaire réactivité.

Elle interroge les faits, les remet en perspective, s’autorise à décaler le point de vue. En effet, en tant que femme arabe de culture musulmane, elle revendique le droit de porter sur l’occident un regard africain résolument « décolonisé » ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Droit d’Asile : la nécessaire réforme promise doit tendre vers plus d’hospitalité

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LA CIMADE 20 JUIN 2013La crise du dispositif de l’asile en France s’est accentuée au cours de l’année dernière. Avec 61 468 demandes d’asile enregistrées en 2012, la demande d’asile augmente de 7 % par rapport à 2011. Malgré des renforts de personnel à l’OFPRA et à la CNDA, le délai d’instruction des demandes d’asile reste de dix huit mois en moyenne.

En amont de l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), la phase préalable de l’admission au séjour par les préfectures connaît de très graves dysfonctionnements. La majeure partie d’entre elles ne respectent plus le délai impératif de quinze jours et convoquent les demandeurs dans un délai de plusieurs semaines ou mois sans qu’ils puissent saisir l’OFPRA.

Le gouvernement précédent a utilisé l’arme des procédures d’exception (procédures Dublin, extension de la liste des pays d’origine sûrs, utilisation du nouveau cas de refus de séjour pour dissimulation d’identité ou pour empreintes inexploitables) pour tenter de diminuer le nombre des demandes. Près de 40% des demandes ont été ainsi traitées.

La saturation du dispositif national d’accueil s’accentue : malgré les 21 500 places existantes : seules 13 800 personnes entrent dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA). La création de 4 000 places en 2013 -2014 ne pourra pas résorber cette crise d’autant que la Cour de justice de l’Union européenne de Luxembourg a rappelé que les mesures d’accueil devaient être fournies à tous les demandeurs d’asile. Dans cette situation d’urgence, La Cimade se prononce pour une profonde réforme du dispositif du droit d’asile, que nous détaille Antoine Decourcelle.  Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Haïti, l’impossible indépendance ?

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Haïti est devenue, en 1804,  la première république indépendante de population majoritairement noire après l’abandon forcé de l’île par l’armée de Napoléon Bonaparte. Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes. Une liberté et une indépendance cher payée semble-t-il !  Car, si le monde a redécouvert l’existence d’Haïti et de sa misère lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010, Comme le montrent Olivier Vilain et Stéphanie Barzazi dans Haiti, de la perle au caillou, ce petit pays des Caraïbes était déjà, depuis des décennies, l’un des plus pauvres du monde. Plus de la moitié de la population y souffre de sous-alimentation, alors que la même proportion des habitants du pays sont des paysans. Comment cette île aux richesses qui semblaient inépuisables a pu devenir cette terre aride ? La malédiction n’existe pas. Aux raisons historiques liées à une indépendance chèrement conquise que la France et le monde occidental ne lui pardonneront jamais, s’ajoutent les maux d’une colonisation plus moderne, celle du libre échange, mais aussi d’une prégnance de l’aide humanitaire qui empêche toute reprise en main. En cela, Haïti symbolise le sort de nombreux pays pauvres. Lire la suite et partager »