Livres, Radio : émissions 2013

Axel Léotard ou la liberté d’être soi !

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axel leotardDans son dernier ouvrage le photographe et écrivain Axel Léotard a souhaité s’adresser au plus grand nombre. « Osez changer de sexe », qui vient paraître aux éditions La musardine, répond à toutes les questions qui taraudent les personnes qui se sentent concernées mais aussi, bien sûr, toutes les autres. Ici la curiosité n’est pas un vilain défaut, puisque l’on part du principe que c’est par la connaissance de l’autre que  passe la comprehension et le respect.

Car, comme ce livre a le mérite de le rappeler,  le trangenrisme concerne toutes les sociétés et les époques. Conçu comme un guide pratique, ce petit ouvrage décrit le processus médical qui peut amener un homme à devenir femme, ou une femme à devenir homme  (traitement, opérations…), mais aussi le parcours du combattant que cela représente dans notre pays où la « psychiatrisation » des trans est obligatoire.

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Il y est aussi question du regard des autres et de celui de la société sur ceux qui échappent à la norme binaire du féminin / masculin, notamment au travers des courts témoignages qui émaillent le texte. Alors, par un drôle de processus d’identification, même si l’on ne se sent pas directement concerné(e) par le sujet, les mots portent, ils travaillent en nous et l’on considèrent alors cette « minorité » des transsexuels et des transgenres, comme une porte ouverte vers d’autres mondes possibles . En cela, ce livre est un outil de transformation positive … de nos cerveaux ! Lire la suite et partager »

concert, Radio : émissions 2013

Marina, une voix qui mérite d’aller… jusqu’à vos oreilles !

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cover-marina_jusquamesyeuxSur la pochette de son nouvel album, auto-produit, celle qui s’affichait en frêle sylphide blonde sur la couverture de son précédent opus, s’est métamorphosée en oiseau de paradis.

Un signe sans doute que Marina a décidé d’affirmer sa personnalité et de  prendre son envol, guidée par son inspiration, son talent et sa ténacité.

Jusqu’à mes yeux est un recueil de chansons qui sont autant de cris du cœur, jetés sur le papier et mis musique par  la jeune auteur-compositeur-interprète. Dans les textes il est question d’écriture et de chanson, de la vie d’artiste et de la vie tout court, du monde aussi… Souvent acides ou mélancoliques les textes de Marina sont portés par sa voix au grain immédiatement reconnaissable, et par des mélodies simples et pures. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Buari 1975 : un voyage entre le Ghana et les USA

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r5878051141387063Musicien, chanteur, danseur, percussionniste  mais sportif accompli, Sidiku Buari est une sommité de la musique ghanéenne qui accédera à la gloire en réalisant l’incendiaire « Buari » en 1975 pour le compte du label RCA. Né à Accra dans les années 40, Sidiku devient un athlète capé d’une médaille d’argent sur 400m aux jeux panafricains de Dakar en 1963 et d’une médaille de bronze 2 ans plus tard en 1965 avec le relais 4x400m ghanéen à Brazzaville.

En 1966, il met de côté le sport pour un temps en partant étudier aux Etats-Unis, puis étudie la musique à la New York School Of Music et les arts de la décoration intérieure à Chicago. Il retourne néanmoins à ses premiers amours en pratiquant le baseball mais de manière non professionnelle.

Le virus de la musique étant en lui, Buari passe à la vitesse supérieure en 1975 en proposant un album mixant l’énergie brute du funk aux rythmes africains , le tout assuré par des musiciens hors pairs tels Bernard « Pretty » Purdie à la batterie, Gordon Edwards à la basse ou Paul Griffin aux claviers.

Les missiles musicaux sont nombreux comme « Karam Bani », « Iro Le Pa » ou « Advice From Father », et on peut considérer cet opus comme un des meilleurs disques d’afro funk de la décennie. Par la suite, il sortira 2 autres albums « Disco Soccer » (1977) et « Revolution » (1979), puis retournera dans son pays natal en 1984 pour ouvrir un club et dénicher de nouveaux talents. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Undisputed Truth : le laboratoire d’idées De Norman Whitfield

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Undisputed TruthQualifiés par leur label et par leur producteur de groupe expérimental, cantonné aux premières parties des grands noms de la Motown, Undisputed Truth ne mérite pas d’être dénigré de la sorte, bien au contraire.

A la fin des Années 60, Norman Whitfield, génial producteur des Tempations radicalise à jamais le son de la vénérable firme de Detroit Michigan en proposant sa vision de la soul en incorporant des éléments psychédéliques issus  du rock. C’est l’acte de  naissance de la « Soul Cosmique » qui grâce au succès de « Cloud Nine » prend son envol et balaie tout sur son passage.

Mais désireux de pousser ses expérimentations sonores, Whitfield, tel un savant fou, a besoin de cobayes. C’est pourquoi il convoque le groupe Undisputed Truth, Lire la suite et partager »

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Valère Staraseslki réveille les mémoires … et les consciences !

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Valere-Rois1Alliant sa passion pour l’Histoire et pour la vérité à son talent de  narrateur, le roman que Valère Staraselski nous livre ici avec L’adieu aux rois, paru aux éditions du Cherche Midi constitue un outil de réflexion essentiel qui, loin des clichés et des idéologies simplificatrices, rappelle utilement quels sont les fondements de notre société.

Dans ce huis-clos, qui met en scène quatre personnages et un chat, c’est un épisode oublié ou trop souvent déformé de la Révolution française qui nous est raconté d’une manière  précise et originale.

L’auteur exhume ces jours de l’automne 1793, durant lesquels, tandis que la France est assiégée de toutes parts et que règne la Terreur, les mausolées royaux vont être détruit . Dans une volonté de faire table rase d’une époque que l’on souhaite révolue, les cercueils des rois et des reines de France, des princes et des princesses et de tous les nobles dont les sépultures se trouvent à la basilique de Saint Denis vont être ouvert. Et les corps ou les restes humains qui en sont extraits seront jetés dans deux fosses communes creusées à proximité….

Dans  le livre de Valère Staraselki, c’est un témoin, Ferdinand Gauthier, royaliste  et catholique fervent, un personnage ayant réellement existé et qui fut organiste attachée à la basilique, qui vient chaque jour à Paris durant une semaine afin de narrer avec une précision teintée d’émotion les faits qui se sont déroulés sous ses yeux.

Le commanditaire de ce témoignage, l’avocat robespierriste Marc Antoine Doudeauville, Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Wilson Pickett : Escapade à Philadelphie !

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wilson_pickett_1970_02_12Chanteur au tempérament ombrageux, colérique et violent, mais véritable show man capable de mettre à genoux le public grâce à ses capacités vocales hors du commun caractérisé par des hurlements suraigus et à une énergie débordante, « The Wicked Pickett » est encore au sommet des charts en 1970 lorsqu’il décide d’enregistrer un album fabuleux, intitulé tout simplement « Wilson Pickett In Philadelphia ».

 Quatrième d’une famille comptant 11 enfants, Wilson voit le jour à Prattville en Alabama le 18 Mars 1941. Elevé à la dure par une mère qui le bat régulièrement, il trouve refuge dans la musique gospel comme choriste dans une église baptiste et décide de suivre son père à Detroit en 1955. C’est dans cette ville qu’il constitue son premier groupe The Violinaires. 1961, son camarade de classe Willie Schofield lui propose de se joindre aux Falcons, un ensemble vocal à l’excellente réputation incorporant en son sein Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Géostratégie des interventions militaires : l’éclairage de Michel Koutouzis

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ares-god-of-warA mille lieues des discours infantilisants des hommes politiques et du ressassement médiatique, l’historien et ethnologue Michel Koutouzis nous livre une analyse aussi pertinente que décapante des gesticulations occidentales concernant la guerre syrienne et plus généralement des motivations réelles des guerres d’intervention.

Effectivement, dès lors que l’on accepte de se poser de poser un regard calme sur la situation, en essayant d’intégrer des paramètres éludés, on réalise que le théatre des opérations est complexe : « Le nord-est syrien est sous le contrôle kurde. Cela inquiète la Turquie. Deux composantes djihadistes (ASL et Idlib), à l’est, au centre et à la frontière turque ont créé des zones autonomes et se tapent dessus quand elles peuvent. Une multitude de petits groupes fondamentalistes (sunnites en majorité) sillonnent le pays confondant révolution et prédation. Cela inquiète les Etats Unis et l’Europe. Une partie des villes et même le nord-est de Damas sont sous le contrôle fluide d’insurgés laïques. Ce qui inquiète aussi bien l’Iran que les pays du Golfe, gros mais sélectifs financeurs de l’insurrection. Le Hezbollah agit en profondeur sur le sol syrien aux côtés de l’armée syrienne. Cela préoccupe l’Europe et Israël. A l’intérieur de cette guerre, des mini guerres opposant kurdes et fondamentalistes, groupes djihadistes, laïques et religieux, Alaouites et Sunnites, participent au chaos tandis que des milices (chrétiens, sunnites, chiites, kurdes) fortifient bourgs puits, barrages et villages taxant au passage les routes et les chemins qui y mènent. Même ceux qui pendant des décennies se considéraient simplement syriens doivent aujourd’hui adosser au moins un des qualificatifs politico – religieux et/ou ethniques ci-dessus. L’action en profondeur des uns et des autres est quasi impossible. La guerre prend l’allure d’incursions punitives successives, de guerre de positions (aux dépends de ce qui reste des villes), et de bombardements massifs. Pour les uns comme pour les autres des secteurs de territoire incertains reliés par des corridors encore plus incertains et changeants. Un bon tiers des villes et de leurs infrastructures est totalement détruit, comme les systèmes d’irrigation, les réseaux électriques, les routes, sans oublier la destruction massive du patrimoine historique. D’ores et déjà, tandis que le pouvoir politique reste toujours en place, la Syrie est un pays détruit qu’un vingtième de sa population a déjà fuit. Il est aussi devenu un jouet de ses voisins (Israël, Turquie, Iran), se « libanise », tandis que le Liban reprend allègrement le chemin de la « grande catastrophe » Les pertes humaines sont énormes mais aussi, produit d’une multitude de guerres, invérifiables, d’autant plus que s’y ajoutent des règlements de compte, on « résout » des différents entre villages, familles, clans qui n’ont rien avoir avec les enjeux de la guerre elle même.

Complexe, les enjeux à l’extérieurs de la Syrie ne le sont pas moins : Israël, par exemple, a tout à perdre avec la chute de Bachar el – Assad mais tout à gagner d’un affaiblissement de l’Iran qui le soutient et du Hezbollah, acteur en Syrie et soutenu par l’Iran. La Turquie, par ses barrages anatoliens tient les vannes qui peuvent transformer en désert ou en jardins fleuris la quasi-totalité de l’espace agricole syrien. Mais elle craint aussi l’émergence d’un Etat kurde et celui de l’entité autonome en Iraq lui suffit amplement comme problème. Chypre possède sur son sol une base aérienne britannique mais, après avoir porté un coup bas aux sociétés offshore russes à son corps défendant ne veux pas aggraver ses relations avec la Russie. Tout comme la Grèce et la base américaine de Souda en Crète. La Russie et la Chine, qui ne s’embarrassent pas du concept de guerre juste quand elles interviennent à leurs marches (ou supposées l’être) savent rappeler aux alliances atlantiques qu’ils ont été largement abusés en Libye et que cela ne se reproduira plus. Faites ce que vous voulez insinuent-ils mais cela se fera aux dépends de vos propres concepts (guerre juste adossée par la communauté internationale).

Tous ceux qui « s’inquiètent », qui « restent préoccupés », ou affirment leur « indignation » oublient un peu trop vite qu’ils ont surtout « misé » sur une solution rapide des uns ou des autres, participant de la sorte à l’impasse. Naît alors la notion d’une « mort inacceptable » pour cacher l’acceptation de dizaines de milliers de morts et de la destruction massive d’un pays. On découvre soudainement que tuer par le gaz sarin est un casus beli, tandis qu’au même moment des bombardements massifs mais « admis » en tuent bien plus. Ce n’est plus la mort en soit mais cette mort spécifique qui mobilise, tandis que les médias et les opinions manipulées participent à ce jeu destructeur de leur propre entendement qui spécifie de manière morbide leurs résistances morales par rapport à ce désastre global. » Lire la suite et partager »

Expositions, Radio : émissions 2013

Le baromètre de la pauvreté pointe les femmes seules.

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A l’occasion de la parution de la septième édition du baromètre du Secours populaire sur la perception de la pauvreté par les Français et les Françaises  dans Convergence, Fabienne Chiche, la responsable de la rédaction et Olivier Vilain, journaliste nous en détaillent les résultats. Sans surprise, les plus touchées par la pauvreté en France aujourd’hui sont les femmes. Emplois précaires, temps partiel subi, chômage…, les femmes paient un lourd tribut à la crise, mais aussi aux persistantes inégalités de genre. Résultat : elles sont plus affectées que les hommes par la pauvreté. Une injustice qui s’accentue au moment de la retraite. Partout, la pauvreté gagne du terrain. Et partout les femmes seules avec enfant(s) sont en première ligne, elles doivent lutter au quotidien ne serait-ce que pour tenir la tête hors de l’eau. Avoir un travail ne les met même pas à l’abri, car le plus souvent il s’agit de temps partiel non choisi, d’emplois précaires ou sous-payés. La vie devient un réel parcours du combattant, qu’elles affrontent sur fond d’éclatement de la famille. La pauvreté des enfants s’aggrave… Le nombre de ces familles monoparentales qui s’adressent au Secours populaire, augmente de façon considérable, effrayante.

Au delà de ce constat statistique, et de l’aide concrète que le Secours populaire apporte à ces femmes, à travers la publication d’un livret retraçant les portraits de 8 femmes « puissantes », malgré les difficultés qu’elles rencontrent, Fabienne Chiche et le photographe  David Paul Carr a souhaité leur donner directement la parole.  Car, derrière les statistiques officielles de la pauvreté, il y a des visages, des histoires, des parcours de vie. Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

War : Les années Burdon

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EricBurdonWarMixant avec talent le jazz, le funk, les rythmes latinos et le reggae, War fut une des formations les plus populaires des années 70 avec une pléthore de hits, accueillant en son sein Eric Burdon pendant une courte durée, allant de 1969 à 1971.

1962, deux étudiants originaires du quartier de Compton –South Central, Howard Scott (guitare) et Harold Brown (batterie) lancent un groupe appelé The Creators qui va évoluer avec l’arrivée du bassiste Morris BB Dickerson, du saxophoniste Charles Miller et du clavier Lonnie Jordan en 1965. The Creators font leurs armes dans divers clubs de Los Angeles et des environs et gravent leur premier morceau « Burn Baby Burn » pour le compte du label Dore.

En parallèle, le groupe backe Jay Contreli (saxophoniste et ex-membre de Love), s’enrichit de nouveaux membres, l’harmoniciste danois Lee Oskar et le percussionniste Papa Dee Allen et se rebaptise The Nightshift en 1968. Soudain tout s’accélère au cours de l’année suivante, car le producteur Jerry Goldstein organise une rencontre avec un de ses artistes, l’ex chanteur des Animals Eric Burdon, alors en perte de vitesse. Lire la suite et partager »

Radio : émissions 2013

Traduire n’est jamais « innocent » : l’analyse de Martin Schvartzapel.

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Pour son grand retour dans l’émission Liberté sur paroles, Martin Schvartzapel nous propose de réfléchir à la question de la traduction.

Pour savoir ce qu’il advient d’une œuvre sur la rive d’une autre langue, il s’intéresse tant aux « pertes » subies par le texte lors de son transfert vers l’autre langue qu’ à l’éclairage nouveau ( et enrichissant) que lui confère le regard du traducteur, mais aussi à sa réception dans un autre contexte, dans une autre société : là où on peut entendre chez l’autre ce qu’on avait oublié chez soi.

« Il s’agit de montrer comment les « intraduisibles » se manifestent. Ils s’incarnent d’une part en dehors du texte dans la circulation sociale comme autant de dispositif reflétant ces failles; et d’autre part en laissant des traces sur les textes mêmes sous la forme des signifiants qui chapeautent l’ensemble des significations, redistribuant les enjeux au delà des sens affichés. La traduction en tant que remise à plat des différents registres du langage, est une opportunité privilégiée de relecture. Mais rien n’assure que l’opération ne se réduise à tirer un rideau convenable sur une œuvre dérangeante.

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