Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Réflexion, avec Michel Koutouzis, sur notre système de gouvernement… qui n’a plus de démocratie que le nom !

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democratieDurant cette émission l’historien et ethnologue Michel Koutouzis nous rappelle quelques vérités oubliées quant à la démocratie athénienne dont l’occident se réclame sans pourtant en respecter les principes élémentaires.

Rappelant par exemple qu’au Ve siècle, de la règle de l’égalité entre tous les citoyens (même si leur nombre était restreint) découlait l’attribution des charges par tirage au sort (suffrage censitaire) et que l’ostracisme permettait de mettre au ban de la cité une personnalité trop présente dans la vie publique, notre interlocuteur démontre à quel point certains aspects du système censé régler nos existences sont occultés.

Ainsi ce que l’on nomme aujourd’hui « démocratie » est une coquille vide qui se pare d’un formalisme institutionnel exagéré pour mieux dissimuler le fait que les décisions importantes se prennent loin du peuple et contre lui.

« Crois et ne cherche surtout pas nous disaient les églises. Les démocraties européennes déclinent à l’infini : toutes les opinions se valent mais le marché dicte sa loi. Sommes nous si loin d’un pouvoir théocratique ? Ainsi, les vecteurs propres à la démocratie comme le progrès, la réaction, la conservation, la révolution, la radicalité, s’éclipsent au nom d’une bonne ou mauvaise voie, dépendant exclusivement de l’appréciation de cette technostructure de clercs – experts, eux mêmes imbus d’une religion qui n’ose pas dire pas son nom. »

Dénoncer cela et imposer le retour a la réelle démocratie n’est pas chose aisée. Mais accepter cet état de fait serait pire que tout : Français… encore un effort pour être citoyens !

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Livres, Radio : émissions 2013

Travail acharné, consommation illimitée, PIB, croissance : dé-croire en ces « valeurs » mortifères pour vivre en harmonie !

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decroissanceDans La mystique de la croissance. Comment s’en libérer, (Editions Flammarion), Dominique Méda s’attache à décrire l’origine (pas du tout « naturelle ») de notre engouement pour la croissance et ses  corollaires, la consommation illimitée, la pollution et la destruction suicidaire de la biosphère.

Elle dénonce le caractère anachronique et medapervers des indicateurs – tel le PIB – qui sont devenus nos fétiches… Le principale travail à accomplir pour inscrire nos sociétés et tout simplement notre suivie dans la durée est de rompre avec  nos croyances, liées à l’avènement de la modernité : le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l’augmentation des quantités, la passion de l’enrichissement personnel… Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l’économie, prisonnière de deux hypothèses délétères : le capital humain ou l’innovation technique pourront toujours se substituer au capital naturel, lequel n’a pas besoin d’être protégé en soi ; il suffit de donner un prix, une valeur monétaire, à la nature et de conserver les mêmes raisonnements économiques habituels pour résoudre tous les problèmes,  à décrire seule le monde que nous voulons. Il faut par exemple dresser un inventaire du patrimoine naturel de l’humanité que l’on souhaite protéger et décider collectivement d’un indicateur complémentaire au PIB mesurant les dégâts écologiques et sociaux. Les pays industrialisés doivent s’habituer à un monde de croissance faible et être capables de créer de l’emploi par la réduction négociée du temps de travail, par les gisements d’emplois de la transition énergétique et agricole, et par le développement des » services de bonne vie ». Mais seule la puissance publique pourra mener cette transition, de manière centralisée mais négociée. Un programme pour sauver la planète mais aussi redonner sens au travail. Et à nos vies.

couv-tempspleinLe travail, ou plutôt l’emploi salarié, c’est justement le thème du livre de Samuel Michalon , Baptiste Mylondo et Lilian Robin qui nous proposent dans Non au plein temps subi ! Plaidoyer pour un droit au temps libéré (éditions du Croquant), une analyse à contre courant de la place de l’activité salariée dans nos vies.  Eux-mêmes déserteurs du temps plein, les auteurs affichent un goût très modéré pour la fable du  « travailler plus » et préfèrent à la création d’entreprise celle de coopératives d’inactivité. À rebours des discours dominants mais en phase avec les aspirations d’un grand nombre de salariés, ces chantres de la valeur temps libre contestent joyeusement le primat accordé au marchand et à l’économie. Leur plaidoyer pour la reconnaissance d’un véritable droit à l’inactivité (entendu comme temps libéré à consacrer à… ce que bon vous semble) constitue une des déclinaisons concrètes d’une ambition plus grande, qui vise à repenser la place du travail dans notre société et à remettre au cœur du débat l’émancipation des individus et la justice sociale. Lire la suite et partager »

Agenda, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ..., Théâtre

Cassandre-Horschamp donne rendez-vous à ses lecteurs.

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cassandre 95A l’occasion de la sortie du numéro 95 de Cassandre Horschamp, l’équipe de cette revue belle et exigeante vous convie à une Grande conversation, au Grand Parquet le samedi 14 décembre.

L’occasion d’échanger et de « faire communauté » autour des thématiques développées dans la revue, mais aussi tout simplement de se rencontrer pour que les idées, les expériences et les points de vues se partagent et se diffusent… de manière sensible.

Au programme : Trois  heures partagées autour de trois expériences fortes d’un art aux prises avec la vie proposé par des  équipes artistiques qui vont nous faire partager des extraits de leurs derniers travaux, présenter des films sur leurs parcours et, bien sûr, dialoguer avec les personnes présentes dans la salle ! Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Films, Livres, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Egalité : 30 ans qu’on nous fait marcher ?

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marche-egaliteLors de l’émission du 2 décembre 2013 en partenariat avec la revue Hommes et Migrations, avec Marie Poinsot (rédactrice en chef de la revue H&M) nous analysons la commémoration des 30 ans de la  marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983. Que sont les enfants des marcheurs devenus, connaissent-ils les luttes de leurs parents ? Quel sens peut avoir une telle commémoration dans la société actuelle? Que demandaient les marcheurs de 83, puis ceux du mouvement convergence en 1984 ? Quid du « hold-up » de SOS racisme sur le mouvement ? Pour nous éclairer sur le sujet, Nadia Hathroubi-Safsaf, rédactrice en chef du Courrier de l’Atlas et auteure de « La longue Marche pour l’égalité » (Ed. Les points sur les i), qui retrace l’histoire de la marche et ses prolongements actuels ; Marilaure Mahé, marcheuse et auteure de En marche (roman, Ed Sokrys) qui apporte son témoignage personnel sur la réalité et la perception du mouvement à l’époque et analysera sa prise en compte (ou pas) au cours des décennies suivantes ; Mohammed Ouaddane, coordonnateur du réseau Mémoires-histoire en Île-de-France et membre du collectif national pour l’égalité des droits et la justice pour tou-te-s, qui appelle à un rassemblement à Paris le samedi 7 décembre et travaille à un programme comportant des propositions concrètes pour qu’enfin la France devienne un pays démocratique qui  n’exclut aucun de ses citoyens. Dans un entretien réalisé par Marie Poinsot, Ahmed Boubeker, sociologue à l’Université de Saint-Etienne, Centre max Weber, et contributeur du dossier chroniques sur La Marche dans le prochain numéro de Hommes et Migrations regrette que la mise en avant de la « lutte contre le racisme », une notion abstraite et consensuelle, ait occulté les légitimes revendications d’égalité de droits et de traitement   qui étaient celle des premiers marcheurs. Des extrait de l’excellent documentaire Lire la suite et partager »

Films, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Proche-Orient, ce que peut le cinéma !

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affichefestivalLa sixième édition de cette biennale consacrée à la découverte de films palestiniens, israéliens, libanais, iraniens, irakiens, égyptiens, libyens et syriens, se tient jusqu’au 8 décembre à Paris au cinéma Les trois Luxembourg. Le festival « Proche-orient, ce que peut le cinéma« , fondé par l’infatigable Janine Halbreich Euvrard, avec Carol Shyman, il y a plus d’une décennie pour tenter de contrebalancer les fantasmes et autres caricatures véhiculés par le traitement médiatique du conflit israëlo-palestinien poursuit aujourd’hui ce travail en élargissant le champ à l’ensemble du Proche-orient. Dédié cette année à la mémoire de Stéphane Hessel, qui l’a toujours soutenu, et parrainé depuis sa création par Leila Shahid, Dominique Vidal et Michel Warschawsky, l’événement est l’occasion de voir une quarantaine de documentaires, qui ont pour parti-pris d’aborder la situation géopolitique de la région par le quotidien de ceux qui y vivent. Favorisant ainsi la possibilité d’une identification ils ouvrent la voie à une approche sensible et concrète des problématiques, qui sont ensuite, chaque soir, développées au cours de  débats orchestrés par Dominique Vidal qui  nous en détaille le contenu dans cette émission.

Ainsi lors de l’ouverture était projeté A world not ours, de Mahdi Fleifel, le portrait à la fois world_not_ours_postertendre et sans concession  de trois générations d’exilés dans le camp de réfugiés d’Ain el-Hilweh, dans le sud du Liban, construit à la hâte en 1948 qui abrite aujourd’hui 70.000 réfugiés dans un km². Basé sur une multitude d’enregistrements personnels, les archives de la famille, et des séquences historiques, le film, motivé par l’histoire personnel du réalisateur qui a vécu dans le camp lorsqu’il était enfant,  est une étude sensible et éclairante de l’appartenance, de l’amitié et de la famille dans la vie de ceux pour qui la dépossession est la norme, et la nostalgie leurs vies quotidiennes. A world not ours a remporté de nombreux prix dans les festivals, et notamment le Peace Film Prize à Berlin 2013. La sortie du film en salles est prévue cette semaine mais hélas, sa distributrice en France, Amel Lacombes (Eurozoom), compte sur les doigts d’une seule main les salles qui ont accepté de le montrer. Censure ? Mépris ? Il s’agit plutôt d’indifférence… Au sens littéral du terme, puisque les programmateurs semblent porter un regard global sur tous les documentaires issus de cette région du monde, sans chercher à les distinguer ni à comprendre leurs spécificités. Comme si si toutes les productions se valaient et étaient interchangeables… Et justement le Festival Proche-orient, ce que peut le cinéma est là pour aiguiser et éduquer notre regard. A travers cet exemple, on comprend encore mieux son impérieuse nécessité ! Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Les riches : la vraie classe dangereuse !

Téléchargez l’émission du 25 novembre avec Michel Pinçon
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la-violence-des-riches

Avec La violence des riches, chronique d’une immense casse sociale (ed. La découverte), les inséparables sociologues Monique Pinçon Charlot et Michel Pinçon poursuivent leurs investigations à propos de la classe dominante. Après avoir notamment identifié leurs territoires, disséqué leurs modes de vie et mis au jour leurs réseaux au cœur du pouvoir économique et politique dans leurs précédents ouvrages, les auteurs s’attellent cette fois à la description des mécanismes de domination et d’accaparement des riches.

Ils décrivent avec précision la mise en place, à partir de 1983, par le gouvernement Mitterrand,  d’un véritable système permettant la privatisation des biens communs et le triomphe de l’idéologie néolibérale. Trois décennie plus tard, après qu’à la tête de l’Etat se soient succédé,  les hommes qui même affichaient des couleurs politiques et des discours différents, on ne peut que constater qu’ils ont tous poursuivi la même politique, au service des même intérêts : ceux de leur caste, celle des riches ! A ce propos Monique et Michel déterrent pour nous un livre édifiant, co ecrit (sous pseudo) par François Hollande et intitulé : La Gauche bouge 

Le pire, c’est peut être le cynisme et la désinvolture avec lesquels ils cassent sans le moindre scrupule le tissus industriel de notre pays,  sacrifiant des millions de vies, celles de ceux qui se retrouvent sans emploi,  sur l’autel d’une rentabilité financière à deux chiffres. Bien évidemment pas question de renoncer à la moindre part de ces immenses profits pour faire fonctionner les services publics dont ils sont pourtant bénéficiaires… Comme le démontrent les auteurs, la violence des riches se traduit aussi par leur refus de payer des impôts… A tel point que le manque à gagner pour la collectivité s’élèverait, au bas mot, à 40 milliards d’euros… Alors que l’on se plait à qualifier les plus pauvres de fraudeurs et de profiteurs, et que la justice envoie en prison les petits délinquants, on constate paradoxalement une étonnante bienveillance pour la délinquance financière alors même qu’elle a des conséquences délétères sur l’ensemble de la société.

Au delà de l’accaparement et de l’humiliation permanente, une autre violence, symbolique, s’exerce aussi par la tentative d’effacement de la mémoire ouvrière. On détruit ou détourne ses symboles, on occulte son histoire de l’enseignement officiel… Ôtant ainsi toute légitimité de la majorité des Français (et des autres peuples, puisque, évidement, ce système de domination est internationalement répandu) dans la construction de leur histoire commune…

Les Pinçon-Charlot, avec ce livre, nous obligent à regarder et à comprendre les pratiques de ceux qui nous maltraitent. En accompagnant des jeunes issus de classes populaires dans les quartiers chics, en décrivant moultes pratiques révoltantes, ils nous exhortent à ne pas renoncer. Il faut oser aller sur le terrain des dominants, mettre inlassablement le nez dans leurs affaires et, surtout, pour ceux qui n’ont pas hérité de privilèges, prendre conscience de la force de leur nombre et de la nécessaire solidarité de classe qui, à l’instar de celle des riches, permet d’agir et de se faire entendre, ensemble ! Pour qu’enfin ce soit les riches qui soient perçus comme la classe dangereuse ! Lire la suite et partager »

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Véolia, Auchan et Aréva, champions des pratiques douteuses et du cynisme !

Téléchargez l’émission du 25 novembre avec Juliette Renaud
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prix_pinocchioLa sixième édition des Prix Pinocchio organisée par Les Amis de la Terre, en partenariat avec Peuples Solidaires – ActionAid France et le Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID) s’est achevée le 19 novembre 2013 à la Java, où au terme d’un suspens qui durait depuis le lancement du vote public le 15 octobre dernier, se tenait la cérémonie de remise des Prix Pinocchio. Cette année, un nombre impressionnant d’internautes s’était mobilisés pour désigner leurs lauréats parmi les entreprises nominées : plus de 41 000 votes au total, soit plus du double des années précédentes. Veolia, Areva et Auchan sont les grands vainqueurs de l’édition 2013.

Juliette Renaud, chargée de campagne sur la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises aux Amis de la Terre, revient sur les exploits des lauréats et des nominés et nous explique les enjeux et la portée d’une telle manifestation.

Veolia a reçu le Prix Pinocchio dans la catégorie « Une pour tous, tout pour moi »  avec 39 % des votes, pour son implication dans des projets de privatisation de l’eau en Inde, en particulier à Nagpur. Alors que la multinationale se présente en héros apportant l’eau aux pauvres, sur le terrain, les échos sont bien différents : augmentation des tarifs, opacité des contrats de partenariat public-privé, retard des travaux, conflits avec les villageois et les élus locaux. Si Veolia semble réussir à retirer des profits de ces projets, l’eau, quand elle arrive jusqu’aux populations, est toujours livrée en camion-citerne…

Dans la catégorie « Plus vert que vert », Areva remporte haut la main le Prix Pinocchio avec 59 % des votes. Il faut dire que la multinationale du nucléaire avait osé l’inimaginable : ouvrir « Urêka », un musée à la gloire des mines d’uranium, et ce, sur le site d’anciennes mines du Limousin qui ont laissé un lourd passif environnemental et sanitaire. « Entrez dans l’aventure de l’uranium », propose ainsi Areva, sans aucun complexe par rapport aux graves impacts sociaux et environnementaux que continuent d’avoir ses mines d’extraction d’uranium dans le monde entier, notamment au Niger et peut-être bientôt sur le territoire des Inuits.

Enfin, avec 50 % des votes, le Prix Pinocchio de la catégorie « Mains sales, poches pleines »  a été décerné à Auchan. Le numéro 2 de la grande distribution en France refuse de reconnaître sa responsabilité et de participer à l’indemnisation des victimes de l’effondrement des usines textiles du Rana Plaza au Bangladesh, alors que des étiquettes de ses vêtements ont été retrouvées dans les décombres de cet accident qui a fait 1133 morts et encore plus de blessés, essentiellement des femmes. Auchan a admis qu’une partie de sa production y avait été sous-traitée de manière informelle et s’en dit victime. Or les entreprises donneuses d’ordre, comme Auchan, imposent à leurs fournisseurs des conditions intenables qui favorisent le phénomène de sous-traitance informelle. Lire la suite et partager »

Films, Livres, Radio : émissions 2013

Louis Joinet : homme de foi et de loi !

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Louis-JoinetLe parcours de Louis Joinet qui nous livre ses souvenir dans « Mes raisons d’Etat, mémoires d’un épris de justice » (aux éditions La découverte), est remarquable tant par son éclectisme que par sa remarquable cohérence. Après une enfance marquée par la Seconde Guerre Mondiale, l’Occupation et les bombardements à Nevers, où ses parents tiennent une épicerie, le jeune homme arrive à Paris, au début des années 1950, où il devient l’un des premiers éducateurs de rue pour enfants en difficulté. Appelé sous les drapeaux pendant la Guerre d’Algérie, Louis Joinet, affecté à l’enseignement des sous-officiers de carrière, vivra des moments dont il n’aura de cesse de tirer des enseignements tout au long de sa vie et de sa carrière. En mars 1961, il retourne à Paris, où il étudie le droit et intègre l’école nationale de la magistrature en décembre 1963. En stage à l’instruction au TGI de Paris, il participera, aux côtés du juge Zollinger, à la plus grande partie de l’affaire Ben Barka.

Passionné de droit, qu’il s’acharnera toujours à faire coïncider avec la justice,  il fonde, avec d’autres, le syndicat de la magistrature avec pour ambition d’informer le grand public sur le fonctionnement de la justice, et de restaurer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire. Cela conduit Louis Joinet à dénoncer le mystère qui entoure  l’administration pénitentiaire lorsque des émeutes éclatent en 1972 dans les prisons françaises.

Au fil des pages de son livre, on découvre en homme fidèle à ses amis, ceux des la Revue Esprit comme Foucault ou les saltimbanques, comme Ariane Mouchkine du Théatre du soleil et très soucieux de ne jamais décevoir Germaine, la femme de sa vie, une médecin militante au caractère aussi généreux que passionné.  Pour cet homme dont l’intégrité, jamais, n’a été prise en défaut, tirer de chaque expérience des enseignements qu’il met au service de tous est quelque chose de naturel ! Lire la suite et partager »

Livres, Radio : émissions 2013

Syndicats : comment leur financement les empêchent d’être un réel contre-pouvoir ?

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syndicatsAprès L’argent noir des syndicats, paru en 2008 (Ed. Fayard), Roger Lenglet et Jean-Luc Touly poursuivent dans  Syndicats, corruption, dérives, trahisons (Ed. First) leur travail d’investigation et de décryptage d’un système de financement délétère des syndicats qui conduit ces « corps intermédiaires » à agir parfois en défaveur de leurs adhérents. En effet, le financement des syndicats ‘est largement assuré aujourd’hui par les entreprises et l’Etat, et  les cotisations ne représente plus que la portion congrue (moins de 5%), ce qui constitue ni plus ni moins qu’un « conflit d’intérêt » et explique différentes pratiques « douteuses » : publicité surfacturées dans les revues syndicales, emplois fictifs, gestion hasardeuse des comités d’entreprise ou des organismes paritaires, aides directes des employeurs…

A travers de nombreux exemples rapportés par des lanceurs d’alertes, des hommes et des femmes intègres qui refusent de se laisser corrompre et souvent le paye très cher(harcèlement, licenciement, menaces…), les auteurs révèles ces pratiques et leurs conséquences en terme de désaffection des syndicats et d’affaiblissement pour ne pas dire d’annihilation des luttes nécessaire pour les droits et  les intérêts des salariés. Mais au delà ce ce constat alarmant, Roger Lenglet et Jean Luc Touly esquissent des pistes afin de redonner aux syndicats la liberté et les moyens d’agir, en s’appuyant sur leur base, composée de militants, pour la plupart, sincères et engagés. Loin de chercher à discréditer le syndicalisme, ce livre affirme au contraire sa force potentielle, qui peut être mesurée à l’aune des moyens considérables mis en oeuvre par les patrons pour les corrompre et en saper la légitimité ! Lire la suite et partager »

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Brouck et Madassa célèbrent la Liberté de circuler avec une BD !

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liberte-de-circuler-voyage-au-mali-avec-madassa-ex-sans-papiers A près des années de lutte pour obtenir ses papiers, c’est le temps du retour au pays pour Madassa, qui n’a pas revu sa famille restée au Mali depuis plus d’une décennie. Le dessinateur Brouck, qui avait déjà suivi et soutenu à la force du crayon les travailleurs sans papiers en grève dont Madassa faisait partie, a accepté l’invitation de ce dernier à la suivre jusque dans son village où il peut maintenant retourner voir les siens sans crainte de ne pouvoir revenir en France où il vit et travaille.

C’est le collectif 12, pour les droits des sans-papiers et de sa représentante, Bénédicte Kermadec, qui avaient soutenu les travailleurs sans papier en grève, qui a soutenu le projet de voyage au Mali de Brouck et lui a ainsi permis de nous rapporter son journal de bord dessiné afin de témoigner de la réalité, souvent méconnue des échanges tenus Lire la suite et partager »