Films, Radio : émissions 2013

Les jours heureux, ou les enjeux politiques du Conseil National de la Résistance.

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affiche_les-jours-heureuxEn salles depuis le 6 novembre, Les jours heureux est un film à voir absolument car il nous prouve que d’une situation réputée inextricable, voire désespérée, peut sortir un monde nouveau dont on oserait à peine rêver !

A travers les témoignages de grands résistants, des images d’archives rares et l’éclairage d’historiens, Gilles Perret nous livre ici un documentaire édifiant qui retrace l’histoire politique, trop peu connue car pas enseignée de la résistance et surtout le contenu révolutionnaire du programme du Conseil Nation de la résistance qui fut mis en œuvre à la libération. Une véritable révolution sociale servie par un Etat garant de l’intérêt général, qui tranche avec les faibles ambitions des hommes politiques d’aujourd’hui, que le réalisateur savoyard est allé interviewer.En effet, bien que les hommes politiques de tous bords aient tous évoqué le programmes du CNR dans leurs discours, dès que souhaite mettre en parallèle leurs actions et le contenu de ce texte, certains se braquent… Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Geraldo Pino : précurseur oublié de l’afro beat

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RGeraldo Pinoeconnu par le monumental Fela Anikulapo Kuti comme son premier vrai modèle musical, Geraldo Pino est pourtant considéré comme l’investigateur et l’inspirateur d’un genre musical développé par son confrère nigérian au début des 70’s : l’afro beat.

Né Gerald Pine le 10 Février 1939 à Freetown, capitale de la Sierra Leone, il se révolte contre son père avocat au Nigéria suite au décès brutal de sa mère et de sa sœur, afin d’opter pour la musique. 1961, Gerald forme son orchestre, The Heartbeats, fortement influencé par la musique pop anglaise et américaine. Très vite, le groupe gagne ses galons en jouant dans les clubs les plus en vue de Freetown et devient par la même occasion une des formations les plus riches et les mieux équipées d’Afrique de l’Ouest.

Se rebaptisant Geraldo Pino en 1962, l’artiste et son groupe ont droit à leur show à la télévision, fraîchement débarquée en Sierra Leone, puis le label Pino Records est crée dans la foulée et publie les premiers succès locaux tels « Zamzie » ou « Maria left for Waka ». Lire la suite et partager »

concert, Manifestations, Radio : émissions 2013

Détention arbitraire de Georges Ibrahim Abdallah : 30 ans ça suffit !

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georges_ibrahim_abdallahLa France qui, par la voix de ses dirigeants, aime à rappeler son attachement aux droits de l’homme et n’hésite jamais à donner des leçons à ce sujet, pourrait bien un jour se voir rappeler qu’elle détient sur son sol, l’un des plus ancien prisonnier politique….

Suzanne Le Manceau et Alain Pojolat, amis de Georges Ibrahim Abdallah membres actifs du collectif pour sa libération, nous rappellent de la situation odieuse du plus ancien détenu politique en France et la lutte qu’ils m… Un combat qui a du mal à trouver des relais médiatiques et qui est rendu d’autant plus nécessaire.

Pour marquer les 30 ans de l’arrestation de Georges, un grand rassemblement est prévu le samedi 26 octobre devant la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), où il est détenu loin des siens.

Militant communiste, il a fait partie de la résistance lorsque son pays le Liban a été envahi par « Israël » en 1978. Il a été blessé dans les combats. Il est un défenseur acharné de la cause palestinienne. Georges Ibrahim Abdallah est détenu en France depuis 1984, accusé de complicité dans l’exécution d’un fonctionnaire à l’ambassade israélienne et un attaché militaire américain.

Georges Ibrahim Abdallah, qui entame ce mois-ci sa trentième année de détention, est l’un des plus anciens prisonniers politiques au monde. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour acte terroriste en 1987, au terme d’un procès qui s’est déroulé dans des conditions contestables, il est toujours derrière les barreaux, bien que libérable depuis 1999, année de la fin de la période de sûreté assortie à sa peine.

Toutes ses demandes de libération ont été rejetées. Il a obtenu enfin le 21 novembre 2012 un avis favorable de la justice française à sa demande de libération, assorti d’un arrêté d’expulsion du territoire français. Cet arrêté n’a pas été signé par Manuel Valls et le Tribunal d’Application des peines a reporté sa décision. En avril 2013, sa demande de libération conditionnelle a été rejetée pour la 8e fois.

Les autorités libanaises ont demandé des explications à l’ambassadeur de France. Le premier ministre libanais a qualifié ce report « d’injustifiable ». Lire la suite et partager »

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Promised Heights : le Troisième Chef D’œuvre De Cymande

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CymandeFormation multiculturelle venant de divers pays des Caraïbes tels La Jamaïque, Guyana ou St Vincent, créateurs d’un genre musical appelé « nyah rock » mixant avec maestria le jazz, le funk, le nyahbingi et le rock, Cymande est pourtant un groupe des plus méconnus et les plus sous-estimés de la décennie 70.Samplé par tout une pléiade d’artistes hip-hop tels Mc Solaar, De La Soul ou les Fugees, ils réalisent en 1974 un troisième album pour le compte du label Janus, le génial « Promised Heights »

Venant d’Angleterre mais partis faire carrière aux Etats-Unis, l’aventure débute le 18 Octobre 1971 lorsque le producteur John Shroeder, travaillant en collaboration avec Chess, découvre ce talent brut qui remplace un groupe de rock au pied levé dans un club du quartier de Soho. Bluffé par le professionnalisme de Cymande, Shroeder les prend immédiatement sous son aile et obtient une signature de contrat 1 an plus tard sur Janus Records.

L’album éponyme est réalisé et le single « The Message » atterrit à la 20ème place du Billboard. Dès lors, la griffe sonore de Cymande détonne par rapport aux productions soul et funk de la même époque avec ce mix subtil de percussions tribales saupoudrées de cuivres rutilants, le tout soutenu par une section rythmique impitoyable et une voix chaude gorgée de groove. Les influences rastafari traditionnelles sont présentes car plusieurs membres se revendiquent fils du mouvement de Jah.

La même formule est appliquée l’année suivante sur l’album Second Time Round (1973) qui contient des joyaux comme « Fug » ou « Bird », mais le 3ème LP « Promised Heights » atteint un degré d’exécution et de maturité encore plus exacerbé Lire la suite et partager »

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17 octobre, journée mondiale du refus de la misère : et si l’éradication de la pauvreté était un choix politique ?

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Comme chaque 17 octobre, la journée mondiale du refus de la misère est l’occasion de nombreux événements ayant pour but de mettre en lumière tous ceux qui se battent tous les jours contre la pauvreté, à commencer par ceux qui la subissent. Bert Luyts, délégué national adjoint d’ATD Quart Monde en France nous retrace le contexte et les enjeux de ce rendez vous de la solidarité et de l’affirmation publique d’une volonté de transformation de notre société.

Cette année le thème de la mobilisation du 17 octobre st la lutte couv povcontre les préjugés à propos des pauvres et de la pauvreté. Car le changement de société passera avant tout par un changement de regard et appréhension des plus fragiles d’entre nous. Pour l’occasion un livre intitulé « En finir avec les idées fausses et la pauvreté » vient de paraître. Ce livre répond point par point à plus de 80 de ces idées reçues sur la pauvreté. Alors que l’on accuse les pauvres d’être des assistés et des fraudeurs, il révèle par exemple que le montant des aides sociales non réclamées par ceux qui y ont droit s’élève à plus de onze milliards d’euros par an ! Lire la suite et partager »

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« La dette » démystifiée !

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L’excellent documentaire de Sophie Mitrani et Nicolas Ubelmann, « La dette », est conçu principalement autour de ces questions : d’où vient la dette et d’où vient la monnaie ?Quelles logiques et quels intérêts se cachent derrière ces mots ? Fruit de trois années d’enquête, le film tente de répondre à ces questions et montre comment le privilège de la création de monnaie a peu à peu été pris en main par les banques au détriment des Etats. En effet, au cœur de la « crise » dont on nous rappelle sans cesse qu’elle menacerai  l’édifice européen, sa monnaie et l’avenir de ses peuples, il y a ce qu’on appelle « la dette publique ». Pas un jour qui passe sans que l’on évoque les risques mortels portés par ce monstre menaçant notre avenir proche. Incongrues, excessives, nos dépenses publiques alimenteraient une dette exponentielle pouvant désormais exploser d’un jour à l’autre. Face à ce scénario catastrophe, depuis plus de 20 ans en Europe, la réponse des élites économiques, la fameuse troïka, a pour nom « austérité » : réduire les dépenses, trouver de nouvelles recettes en privatisant partout où c’est possible les services publics afin de réaliser des économies monétaires à court terme.

Pour tenter d’expliquer, de démystifier la dette et de proposer de solutions alternatives à la politique délétère présentée comme inéluctables, les réalisateurs ont fait appel à des universitaires, des économistes, sociologues, historien, citoyens, ministre, hommes politiques ou autres tels Benjamin Coriat, Pascal Canfin, Bernard Maris,  Patrick Viveret, Marie-Louise Duboin, Renaud Vivien,  Jean-Pierre Brard, Dominique Hollard, Christian Chavagneux, Gérard Foucher, Pierre Roba, Philippe Murer, Laure Quennouelle-Corre. A voir absolument ! Lire la suite et partager »

Agenda, concert, Radio : émissions 2013

Patrick Coutin, musicien au long cours

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De l’esprit des années 70 qui l’ont vu s’épanouir et s’ouvrir au monde, il a gardé un optimisme rieur ainsi que cette liberté inaliénable dont sont empreintes sa vie et ses chansons.

Patrick Coutin, qui aurait pu s’arrimer au succès du refrain qui l’a fait connaitre « J’aime regarder les filles », tube planétaire mille fois repris, a choisi au contraire de poursuivre sa route, comme si de rien n’était… La musique fait partie de son existence, qu’il soit producteur, (notamment de Dick Rivers ou des Wampas), auteur, chanteur ou instrumentiste… il poursuit sa route, la taille parfois à moins qu’il ne prenne la mer. Conscient que le monde lui appartient il se ballade, regarde toujours les filles, aime encore le Rock’n Roll et sème son humeur vagabonde à tous vents.

Justement, à propos de Danse, un des titres de son nouvel album, Patrick Coutin écrit ceci : « Je crois bien que j’ai cru, et peut être que je crois encore, que la musique et la danse peuvent porter tout à la fois la réflexion, la contestation, la révolution, le plaisir, le rêve, le don, la sagesse. C’est un truc de Hippies. Si le rock, l’amour, la marijuana avaient fait autant de mal que le pouvoir, la guerre, la haine, les psychotropes, ça se saurait. Je crois que le rock est un vecteur de force collective. Une salle de concert qui danse, c’est puissant, magique. je me verrai bien partir à l’assaut de l’Elysée avec un drapeau noir et une Kalachnikov… Il y aurait une gigantesque sono diffusant à fond « Street Fighting Ma, » ou « This is the end, my only friend… » Et on danserait sous les ors de la République. Bien sûr, on viderait la cave et le frigo »… En attendant les ors de la République on peut venir danser au Sunset (à Paris), où, le 16 octobre, Lire la suite et partager »

Chroniques de Vincent Turban, Radio : émissions 2013

Brother Soul : la Puissance de la Grosse Pomme

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Brother SoulVille incontournable de la scène funk des 70’s, reconnue pour sa tessiture sonore très urbaine et comptant en son sein des monuments du genre tels Mandrill, Brass Construction, Fatback Band, Creative Funk, Mother Night ou Cross Bronx Expressway pour les moins connus, New York City est un vivier de talents dont est issu la formation Brother Soul, originaire de Morrisania dans le Bronx.

Malheureusement peu connu, ce groupe n’a enregistré que 6 singles, extrêmement recherchés par les amateurs du genre pour divers labels entre 1972 et 1975. Formé à la fin de l’été 1969, le line-up est composé du bassiste-leader James Leroy Harris, des batteurs Philip White et Michael Baxter, des guitaristes Edgar Rodriguez (rythmique) et Emilio Aviles (lead), du claviériste Gregory Minifield, du percussionniste Raymond Ellington, des saxophonistes Steven White et Eddie Cotton et des trompettistes Donald Pinkney et George Ellington.

Brother Soul est un mix parfait entre les JB’s du Godfather Of Soul et Kool & The Gang selon Edgar Rodriguez, et la formation fait ses armes dans les lycées du quartier et les clubs qui sont légion dans cette partie de New York. Grâce à toute cette expérience acquise, le producteur Bill Moore les remarque et décide de les prendre sous son aile. D’abord comme backing band pour The 4th Kingdom puis comme artiste à part entière. Nous sommes alors en 1972 et le groupe enregistre « The Train Song » (Janion Records) qui passera totalement inaperçu. Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la Cimade, Manifestations, Radio : émissions 2013

La médiatisation du naufrage de Lampedusa provoquera-t-elle un changement de politique de l’Europe vis à vis des migrants ?

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lampedusa_cercueilsLe nouveau naufrage dans lequel ont péri ou disparu, le 3 octobre 2013, tout près de l’île de Lampedusa, au moins 300 personnes parmi les 500 passagers d’un bateau en provenance de Libye, n’est pas dû à la fatalité. Et c’est, hélas,un événement presque banal. En 2010, au même endroit, deux naufrages simultanés avaient provoqué près de 400 victimes. En 2009, 200 personnes se sont noyées au large de la Sicile. Pour les seuls six premiers mois de l’année 2011, le HCR estimait à 1 500 le nombre de boat people ayant trouvé la mort en tentant d’atteindre les rives de l’île de Malte ou de l’Italie. Depuis le milieu des années 90, la guerre menée par l’Europe contre les migrants a tué au moins 20 000 personnes en Méditerranée. La guerre ? Comment nommer autrement la mise en place délibérée de dispositifs de contrôles frontaliers destinés, au nom de la lutte contre l’immigration irrégulière, à repousser celles et ceux que chassent de chez eux la misère et les persécutions ?

Ces dispositifs ont pour nom Frontex (écouter l’émission consacrée à la campagne frontexit), l’agence européenne des frontières, qui déploie depuis 2005 ses navires, ses hélicoptères, ses avions, ses radars, ses caméras thermiques et bientôt ses drones depuis le détroit de Gibraltar jusqu’aux îles grecques pour protéger l’Europe des « indésirables ». Ou encore Eurosur, un système coordonné de surveillance qui, depuis 2011, fait appel aux technologies de pointe pour militariser les frontières extérieures de l’Union européenne afin de limiter le nombre d’immigrants irréguliers qui y pénètrent. Comment nommer autrement la collaboration imposée par l’Europe aux pays de transit des migrants – Libye, Algérie, Tunisie, Maroc – afin qu’ils jouent le rôle de garde-chiourmes et les dissuadent de prendre la route du nord, au prix de rafles, arrestations, mauvais traitements, séquestrations ? Lire la suite et partager »

Emissions en partenariat avec la revue "Hommes et Migrations", Expositions, Manifestations, Radio : émissions 2013, Rencontres, débats ...

Venez buller au musée de l’histoire de l’immigration !

Téléchargez l’émission du 7 octobre avec Marie Poinsot, Lionel Brouck, Peggy Derder, Hélène Bouillon, Anne-Hélène Hoog, Farid Boudjellal, Clément Baloup

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affiche_albumsDans cette émission en partenariat avec  la revue Hommes et Migrations,  nous abordons, avec Marie Poinsot,   la question des relations entre de la bande dessinée et l’immigration depuis un siècle.

A l’occasion de l’ouverture au Musée de l’Histoire de l’Immigration d’une exposition intitulée « Albums, des histoires dessinées entre ici et ailleurs«  le 16 octobre prochain, la revue à travers un petit dossier de chroniques, va montrer comment la bande dessinée peut rentrer dans les collections d’un musée consacré  à l’immigration et plus généralement comment y sont représentés la figure des immigrés et plus généralement des phénomènes migratoires.

Parce que le 9eme art est intimement lié aux migrations, émergeant il y a un siècle dans les milieux des migrants new-yorkais, il permet de raconter autrement des récits de vie qui sont parfois ceux de leurs auteurs, ou bien de leurs familles. Mais pas toujours.

Comment et pourquoi des musées choisissent-ils d’acquérir des planches de bande dessinée ou bien de concevoir des expositions autour de ce type de création ? Pour en parler, nous recevons Hélène Bouillon, responsable de la collection historique du Musée de l’Histoire et des Cultures de l’Immigration, co-commissaire de l’exposition « Albums » et Anne-Hélène Hoog, conservatrice au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris.

Et , bien sûr, on entendra ceux qui font des bandes dessinées puisque  Lionel Brouck, auteur d’un nouvel album « retour d’un voyage à l’envers »  qui raconte le retour d’un sans-papier malien chez lui après sa régularisation et Clément Baloup, auteur de deux tomes sur les mémoires des Viet kieu , sans oublier Farid Boudjellal, l’auteur de nombreux ouvrages dont, L’Oud, son premier récit et de nombreux albums consacrés au thème de l’immigration (Les soirées d’AbdullahMémé d’Arménie), à la crise du logement en France (L’Oud), au racisme (Juifs-Arabes,Jambon-beurLire la suite et partager »